Comment et pourquoi l’IA va-t-elle bouleverser l’économie et impacter l’emploi, voire profondément influencer l’avenir des compétences professionnelles en Guadeloupe et Martinique, en raison de l’absence d’anticipation politique ?
— Par Jean-Marie Nol —
Aux Antilles françaises, et plus particulièrement en Guadeloupe et en Martinique, le débat sur l’emploi est devenu un révélateur brutal de la querelle identitaire et des déséquilibres structurels qui minent ces économies depuis des décennies. À mesure que les difficultés d’insertion des jeunes générations s’aggravent, une colère sourde s’exprime contre ce qui est perçu comme une préemption et une occupation croissante des emplois disponibles par des travailleurs et des cadres venus de France hexagonale. Même l’État français en tant qu’employeur, est fréquemment accusé de préférer recruter des « métros » aux postes à responsabilité. Ce ressentiment, souvent interprété comme un simple rejet de l’« extérieur qui envahit nos territoires», masque pourtant une réalité plus profonde et plus dérangeante : l’inadéquation persistante entre les formations dispensées localement, les compétences réellement disponibles sur le territoire et les besoins d’un marché du travail en pleine mutation technologique. Le recrutement de personnes originaires de l’Hexagone aux postes d’encadrement du secteur privé et public outre-mer est fréquemment justifié par leurs qualifications : les personnes nées et instruites dans les DOM ayant des niveaux de diplômes et de compétences en moyenne inférieurs, elles ne seraient pas en mesure de répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée du secteur privé et public.

Un retard structurel des supermarchés français face aux exigences climatiques et alimentaires européennes


Une ribune collective a été publiée dans Le Monde le 28 janvier 2026, signée par des responsables d’ONG environnementales, de collectifs citoyens et de représentants des peuples autochtones. Elle s’inscrit dans le débat parlementaire autour d’une proposition de loi examinée au Sénat le 29 janvier 2026, visant à lever l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures dans les territoires d’outre-mer, interdiction issue de la loi Hulot de 2017.
Pourquoi l’accord du Mercosur est une chance à saisir pour le développement économique des Antilles-Guyane ?
— Par Jean-Marie Nol —
Des effets pervers de la dangereuse fuite en avant des élus dans l’exercice des compétences locales ?
Rapport Oxfam 2026 : l’ascension des milliardaires menace la démocratie mondiale
Comment l’égoïsme et l’individualisme inhérent au modèle économique du néo libéralisme fracture la société antillaise et la conduit désormais à une violence inarrêtable ?
Un nouveau monde est entrain de naître aux Antilles : lignes de force, lignes de fracture ?
Le nouvel ordre mondial qui se dessine devrait inciter les élus et intellectuels Antillo – guyanais à l’heure de nouveaux choix parmi les plus clairvoyants.
Le droit international est mort : alors quels enseignements tirer pour les Antilles françaises du retour de la politique du Big Stick des USA dans la caraïbe et notamment au Venezuela ?
En 2026 , la surprenante résilience matérielle de la classe moyenne des Antilles à la crise ne doit pas être masquée par des considérations politiques et idéologiques.
La Commune du Lorrain (Martinique) informe la population de la réalisation de l’enquête statistique « Consommation et budget », également appelée Enquête Budget de famille, menée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Le combat contre la vie chère est une impasse tant que le modèle économique antillais demeure inchangé.
Ary Chalus vs Guy Losbar, où l’art de la rupture consommée sans le dire ouvertement, mais à demi mot
Les fêtes de fin d’année approchent, et avec elles, l’espoir de déguster des plats traditionnels à base d’ignames locales. Pourtant, cette année encore, les tables martiniquaises risquent de se voir privées de cette précieuse racine, autrefois symbole de notre culture culinaire. Si les ignames péyi, cultivées sur notre sol, ont toujours occupé une place de choix dans les assiettes locales, la production s’effondre sous le poids de deux maladies dévastatrices : la rouille et l’anthracnose.
Le groupe Bernard Hayot (GBH), acteur majeur de la distribution et de l’automobile en outre-mer, fait désormais l’objet d’une information judiciaire ouverte par le parquet national financier. La procédure, engagée au mois d’août et confiée à des juges d’instruction parisiens, porte sur des soupçons d’escroquerie en bande organisée, d’abus de position dominante et d’entente, en particulier dans le secteur automobile ultramarin.