Chapitre XIV
Le Maître et le disciple
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« Mon champ, dit Goethe, c’est le temps » Voilà bien la parole absurde. Qu’est-ce en effet que l’homme absurde? Celui qui, sans le nier, ne fait rien pour l’éternel. Non que la nostalgie lui soit étrangère. Mais il lui préfère son courage et son raisonnement. Le premier lui apprend à vivre sans appel et à se suffire de ce qu’il a, le second l’instruit de ses limites. Assuré de sa liberté à terme, de sa révolte sans avenir et de sa conscience périssable, il poursuit son aventure dans le temps de sa vie… »
(Albert Camus, Le mythe de Sisyphe)
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J’ai poussé la petite barrière en bois rustique, recouverte de plaques de tôle métallique d’une épaisseur moyenne. En un rien de temps, pourrais-je dire, j’étais devenu un habitué de cet endroit calme et accueillant, qui stimulait ma plasticité cérébrale, ravivait la flamme de mon esprit perturbé, et ramonait les muscles de mon corps affaibli, déconforté, asthénisé. Le chien de garde, Nicky, avec sa queue en faucille légèrement recourbée sur son dos, est venu, comme à l’ordinaire, se frotter contre mes jambes légèrement pliées.

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Le 27 février 2025, les parents, les collègues et les lecteurs de Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d’Argent, alias Frankétienne, l’ont accompagné à sa dernière demeure avec une profonde tristesse. L’enfant de « Ravine-Sèche » allait célébrer sa quatre-vingt-neuvième année d’existence le 12 avril prochain, dans une capitale en lambeaux, méconnaissable, pariatisée, livrée pieds et mains liés, – comme le Fils de l’Homme à Hérode Antipas –, aux lycanthropes d’Hadès et de Perséphone, le dieu et la déesse des enfers. Franck Étienne a traversé, – pour reprendre le jargon utilisé dans le vaudouisme –, sans avoir accompli son rêve : obtenir le prix Nobel de littérature. Peut-être, entrera-t-il dans l’histoire à l’instar de l’écrivain suédois nobélisé à titre posthume en 1931, Erik Axel Karlfeldt, – quoique celui-ci l’eût refusé de son vivant en 1918 –, pour son ouvrage Cor d’Automne (Höstorn), paru pour la première fois en 1927. Car, dans bien des cas, la mort n’est pas arrivée à gommer l’opiniâtreté des « obsessions subjuguantes ». Et puis, « mieux vaut tard que trop tard !»
— Otè : Robert Berrouët-Oriol (*) —
— P
— Par Yves Untel Pastel —
Ay ch… ti chènapan !
Pleure Mon Fils
Ma pauvre île
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Fil laviya
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
— Par Robert Berrouët-Oriol
Le linguiste américain 
Le temps qui passe
Préface
Procès de la télé française
— Par Jean-Bernard Bayard —