Festivals

Hassane Kassi Kouyaté: «Les Francophonies à Limoges étaient un choc positif pour moi»

— Par Siegfried Forster —

Un nouveau nom, un nouveau lieu, un nouveau directeur… Le Festival « Francophonies en Limousin », l’un des événements artistiques majeurs de la francophonie, ouvre ce mercredi 25 septembre ses portes à Limoges, en France, avec une nouvelle identité : « Les Zébrures d’automne ». Entretien avec Hassane Kassi Kouyaté, 55 ans, auteur, acteur, conteur et metteur en scène burkinabè, désormais à la tête des « Francophonies – des écritures à la scène », l’institution nommée pôle de référence nationale pour la francophonie.

RFI : Rituels vagabonds, la création participative de la chorégraphe martiniquaise Josiane Antourel ouvre le Festival Les Zébrures d’automne. Est-ce que cela signifie un nouveau rôle pour le public ?

Hassane Kassi Kouyaté : Oui. Pour moi, chaque Festival Les Zébrures d’automne commencera par un spectacle participatif, commandé à un créateur. Il travaillera avec les associations de la ville, du département, de la région, et des amateurs. Pour créer un spectacle qui fédère les âges et les publics différents.

Pour la première fois dans l’histoire de ce festival, il ne s’appelle plus Les Francophonies en Limousin, mais Les Zébrures d’automne.

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À Bussang, la nécessaire transgression de « Suzy Storck »

Théâtre du Peuple de Bussang jusqu’au 7 septembre 2019,

— par Janine Bailly —

De Magali Mougel : « Suzy Storck » et  «Lichen »

De tous les spectacles vus cet été, il me restera indélébile, comme un souvenir stupéfait, les images, la colère et les mots de « Suzy Storck », une pièce écrite par Magali Mougel, jeune dramaturge rentrée au bercail après diverses pérégrinations. Bien lui en prit puisque Simon Delétang a choisi de la mettre en lumière, aux côtés de Calderón de la Barca, renouant par-delà le temps avec la « tradition Pottecher », qui voulait voir chaque année en ce théâtre une production dramatique du cru. Mais non content d’assumer la mise en scène, le directeur du Théâtre du Peuple a décidé d’être présent sur le plateau, aux côtés de ses trois acteurs incarnant Suzy, sa mère et son mari, pour y tenir à lui seul le rôle du chœur. Grave et noir choryphée de lui-même, et sans émotion apparente mais adoptant le ton, la posture et le costume sombres de la tragédie, il commente les faits, guide notre appréhension et notre compréhension de l’histoire.

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Le Théâtre du Peuple, entre obéissance et transgression

« La vie est un rêve », de Pedro Calderón de la Barca

— par Janine Bailly —

Au bourg de Bussang, quand je sirote mon café matinal au seul petit bar du coin, qu’à l’heure de l’apéritif je me mêle incognito aux buveurs du soir pour un vin d’Alsace obligé, je m’émerveille d’entendre parler théâtre, de trouver là ornant le mur un portrait au fusain d’Antonin Artaud ; d’apprendre qu’il fut autrefois dessiné par cette jeune femme au comptoir : entre douceur et autorité, elle règne autant sur les « natifs » du lieu que sur les « étrangers », amateurs de théâtre venus de nombreux « ailleurs » rejoindre la population locale dans sa ferveur inchangée pour la scène. Car telle est la magie de Bussang, qui vit naître et croître et perdurer le Théâtre du Peuple, qui sur des gradins de bois assez peu confortables si l’on ne s’est pas muni du traditionnel coussin de l’année, réunit des publics issus d’horizons divers, réalisant cette belle utopie d’un « théâtre pour tous ».

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Le Biguine Jazz Festival : un gala de clôture très réussi

— Par Roland Sabra —

Inauguré au début de cette année l’Apoloosa Arena du François accueillait la dernière journée du Biguine Jazz Festival 2019, dans son écrin de verdure d’un hectare étagé en terrasses surplombant les deux-cents-quatre-vingts mètres carrés de la scène. Belle réalisation qui par ailleurs et ce n’est pas la moindre de ses qualités offre aux ingénieurs du sons de belles possibilités de réglage. La clémence de la météo a fait en sorte que les sorties de parapluies soient rares et très brèves. Ce gala de clôture était dédié à Maurice Jallier récemment décédé.

C’est Xavier Belin en quartet « Pitkapi » avec Laurent Emmanuel Bertholo (batterie), Elvin Bironien (basse), Alexis Valet (vibraphone), qui ouvraient le premier set dans ce va-et vient entre modernité des racines et tradition déstructurée qui caractérise ce travail, notamment dans une articulation singulière batterie/ti-bwa. Plus que la martiniquité soulignée avec insistance de ses acolytes, émerge la composition de ses morceaux autour d’une narration, comme celle de ces deux garçons, voleurs de quénettes, qui n’aimaient que deux choses, manger et prendre tous les meubles de leur grand-mère pour des ti-bwas.

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Il y a un demi siècle : Woodstock

Le Festival de Woodstock (Woodstock Music and Art Fair, ou Woodstock) est un festival de musique et un rassemblement emblématique de la culture hippie des années 1960, organisé à Bethel (État de New York) sur les terres du fermier Max Yasgur, à une cinquantaine de miles (75 kilomètres) au sud-ouest de Woodstock. C’est un des plus grands moments de l’histoire de la musique populaire, classé par le magazine Rolling Stone parmi les 50 moments qui ont changé l’histoire du rock ‘n’ roll.

Organisé pour se dérouler du 15 au 17 août 1969 et accueillir 50 000 spectateurs, il en accueille finalement environ un demi million, et se poursuivit un jour de plus, soit jusqu’au 18 août 1969 au matin. Le festival accueille les concerts de 32 groupes et solistes de musiques folk, rock, soul et blues. Le budget de rémunération des artistes atteignit au total dix millions de dollars.

L’événement a été immortalisé par le film Woodstock de Michael Wadleigh, les photos d’Elliot Landy, l’album tiré du film et enfin la chanson de Joni Mitchell Woodstock qui commémore ces journées et qui est reprise par Crosby, Stills, Nash and Young.

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Le Biguine Jazz Festival : une 4ème étape à oublier 

— Par Roland Sabra —

Pas facile de se garer près du Kinky mango coincé entre entre un vendeur de pièces automobiles et un marchand de matériaux de construction. Les places sont peu nombreuses et les boutiquiers des environs veillent sur la rareté.

Le Kinky mango s’organise autour de deux niveaux. Au rez-de-chaussée le bar et quelques tables, à l’étage la salle du DJ et là aussi quelques tables le long des murs. Sur les murs, côté plaine du Lamentin des lambris en plastique, jaune, orange, bleu, vert. De l’autre côté se trouve le DJ dans une vague case de bambou en surplomb dans un décor de fleurs défraîchies, occupée par une femme qui en impose, plongée dans la gestion des platines, indifférente à un public en rapport avec le nombre de places de parking. Entre les deux, un autre espace bar avec ses barmaid et ses barmen qui feront la salle mollement sans mettre la pression sur les clients qui se font attendre. Au plus fort de la soirée ils seront six ou sept douzaines, très souvent en couples homme/femme, femme/femme, des trentenaires en majorité avec quelques déclinaisons dominos.

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Le Biguine Jazz Festival : une 3ème étape en mode mineur.

— Par Roland Sabra —

Était-ce une bonne idée ? La salle est plus habituée à recevoir des séminaires, des cocktails, des repas de mariages, des anniversaires que des concerts de jazz. Maquillée de deux douzaines de tables pour faire club de jazz, elle laissait transparaître son usage habituel, impersonnel à souhait pour accueillir les manifestations diverses auxquelles elle est dédiée. Le billet donnait droit le s’asseoir et de commander boissons et nourritures. Ce qu’a fait la toute petite centaine de commensaux qui avaient réservé, sous le regard de celles et ceux qui n’avaient pas ce privilège et qui du coup durent attendre plus d’une heure la fin des agapes pour que la prestation de Yusan commence. Depuis 2016, année de sa formation, le groupe avance, creuse, approfondit ses compositions qui paraissent aujourd’hui beaucoup plus élaborées avec cette particularité si présente dans un autre domaine de la logique associative, celle de la conjugalité antillaise, pour ne pas la nommer, en ce qu’elle promeut, et systématise parfois : un ensemble/séparément. Les échanges entre les instrumentistes sont intenses et manifestent de fortes personnalités qui donnent dans certains morceaux, pas dans tous, l’impression de prévaloir sur le groupe.

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Le Biguine Jazz Festival au François

Jeudi 15 août 2019 à partir de 15 h à l’Appaloos’Arena. Le François

Xavier Belin & Pitakpi à 15h 30

Xavier BELIN, né en 1993, est un pianiste Martiniquais. C’est sous l’impulsion de son père, ayant fait du piano, qu’il commence à prendre des cours du même instrument dès l’âge de 7 ans avec notamment Bernard BEAUNOL RICHARD.

A 15 ans, après s’être intéressé au jazz et aux musiques traditionnelles de son ile, il choisit d’intégrer la section musique du lycée de Bellevue. Lieu qui lui permettra de rencontrer des musiciens, de participer à de multiples concerts et de parfaire ses connaissances en musique.

En 2011, Xavier obtient son baccalauréat et s’envole vers Paris, où il intègre l’American School of Modern Music maintenant connue sous le nom de l’IMEP (International Music Educators of Paris). Il y apprendra notamment l’harmonie jazz, les rudiments de l’improvisation et les techniques d’arrangements avec des professeurs reconnus comme Peter GIRON, Rick MARGITZA et Manuel ROCHEMAN. Il en ressort diplômé et surtout major de sa promotion en juin 2015.

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Le Biguine Jazz Festival au Lamentin avec Sly Johnson

Mercredi 14 août 2019  à partir de 19h au Kinky Mango, Haut de Californie, Le Lamentin

Sly Johnson est un caméléon, auteur – compositeur, chanteur époustouflant et surtout maître du beat box Sly est aussi un DJ reconnu pour des sessions de DJ set hors du commun! Venez découvrir cet artiste aux multiples facettes en avant première dans l’agréable et branché club du Kinky Mongo en Martinique !

Lire aussi : Sly Johnson, la quintessence du chant— Par Fara C. —

Sly Johnson, anciennement Sly the Mic Buddah, de son vrai nom Silvère Johnson, né le 26 juin 1974 à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, est un rappeur, chanteur français, ancien membre du collectif de rap français Saïan Supa Crew1 et Simple Spirit.

Biographie
Sly est né le 26 juin 1974 à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, au sud de Paris. Il est le frère ainé de l’acteur Loup-Denis Elion, qui interprète Cédric dans la série télévisée Scènes de ménages. Sly commence sa carrière musicale en 1997, au sein du collectif Saïan Supa Crew, avec lequel il participe à trois albums en tant que rappeur sous le nom de Sly the Mic Buddah3.

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Biguine Jazz Festival : une 2ème étape sous le signe des femmes, en force, finesse et subtilité.

— Par Roland Sabra —

D’abord il y eut cette heureuse imprévue, Luan Pommier, présentée par celle qui fût sa professeur au lycée en Guadeloupe avant qu’elle n’intègre directement en 2éme année l’école Américaine de Musique à Paris, pas pour longtemps, elle sera dès la rentrée, dans cette même école mais à Berkeley aux États-Unis tant son talent est évident. Privée de vue, elle a développé une sensibilité musicale hors paire qu’elle lance comme un pavé, aux oreilles du public dès son deuxième morceau, une reprise émouvante, bouleversante de ce monument de la chanson française qu’est « L’hymne à l’amour » d’Edith Piaf. Il fallait oser. Celles et ceux qui, avant elle l’on fait , de Johnny Halliday(!) à Céline Dion en passant par Mireille Mathieu en font la démonstration à leur dépens : qui s’y frotte s’y pique. Et bien cette très jeune femme a pris, toute en sensibilité, en pudeur retenue, la vague de cet hymne à l’amour pour l’emmener sur les rivages de la soul et du jazz faisant entendre au-delà des notes et des mots, entre le blanc et noir des touches du clavier qu’elle porte en elle et sur elle, une déchirure maîtrisée, apaisée par sa mise en musique.

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Le Biguine Jazz Festival à Schœlcher

Mardi 13 août 2019 à partir de 20h Arobase (Casino Batelière)

Yusan (Héritage en coréen)
Biguine Jam Session

Pour la seconde fois, la célèbre salle de concert du Casino Batelière recevra le Biguine Jazz Feqtival pour une soirée originale et conviviale! Au programme, concert en exclusivité d’un des groupes les plus prometteurs de la scène parisienne suivi d’une Jam Session déjà incroyable!

L’histoire de ce groupe a un lien très étroit avec le Festival Biguine Jazz. En effet, « Yusan » est tout simplement une transformation du backing Band de Erik Pédurand appelé « The Keeys » qui en 2015, au travers d’un résidence organisée par le Biguine Jazz, à réalisé l’EP « Tribute to Mona ». Forte de ces expériences passées, une partie des musiciens de the Keeys ( Ralph Lavital, Gwen Ladeux, Mathieu Edward,) Décide de créer leur propre musique et de suivre leur propre chemin. Ils intègrent trois autres musiciens à la formation , Kevin Jubert au Clavier, Nkia Asong au Chant, et Romain Cuoq au saxophone ténor.

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Très belle soirée d’ouverture du Biguine Jazz Festival : entre tradition et innovation

— Par Roland Sabra —

La salle était pleine à craquer, rarement une soirée d’ouverture du Biguine Jazz Festival a réuni autant de monde. Déjà sur la route, il était possible de se rendre compte de l’affluence : plus d’une heure pour faire le trajet entre Fort-de-France et la Pointe du Bout. Il ne fallait pas avoir raté la navette de 19h !

C’est Chris Combette qui ouvre la soirée après avoir rendu un hommage appuyé au fondateur du Festival, Christian Boutant dont il rappelle le soutien déterminant dans l’attribution du Prix de la Sacem en 1996 pour sa chanson Lè Siel Si Ba qui marquera un tournant important dans sa carrière.

Il est solidement soutenu par une guitare solo ( Eric Bonheur), une basse (Patrick Plénet), une batterie (Eric Valérius) et une percussion (Georges Mac). Très vite le public va constater les limites de l’acoustique de la tente posée dans les jardins de l’hôtel Bakoua. Mais cela, somme toute, a peu d’importance tant l’enthousiasme de Chris Combette et l’énergie déployée sur le podium sont communicatifs.

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Le Biguine Jazz Festival au CDST, le 11 août à partir de 15h

The Ting Bang, Selkies, Max Mona, Mae Defays & Clelya Abraham

The Ting Bang

The Ting Bang inscrit son univers musical dans une lignée ancestrale, là où d’autres voient une opposition entre modernité et tradition. Ce groupe de trois artistes Martiniquais, fait figure d’ovni, tant par sa formation atypique que son positionnement. Ils livrent au monde dans un langage contemporain, ce que la Martinique a à offrir de plus authentique, singulier et profond : Le Bèlè. Tantôt outils de résistance, témoin du réel ou expression libératrice, The Ting Bang marche dans les traces porteuses d’espoir de cet héritage. The Ting Bang est surtout une approche artistique naturelle et audacieuse du Bèlè à travers l’alchimie chirurgicale de ces trois artistes et musiciens talentueux, la chanteuse et envoûtante Maleïka Pennont au chant, le prodigieux tambouyé Johan Lebon et le compositeur, beatmaker et tambouyé Dj Noss! Le Biguine Jazz Festival se réjouit de proposer à son public, ce groupe innovant à découvrir sur la scène du CDST à Saint-Pierre !

Selkies

Né en 2015, Selkies est la rencontre de trois chanteuses musiciennes à la recherche d’un nouveau son vocal.

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Le Biguine Jazz Festival à l’hôtel Bakoua aux Trois-Îlets

Chris Combette, Erik Pédurant & Mario Canonge le 9 août à partir de 20h.

Chris Combette:

Chris Combette, né en 1957 à Cayenne, est un chanteur originaire de la Guyane. Souvent qualifiées de caribéennes, ses compositions sont pétries de toutes les sonorités qui forgent le répertoire créole : biguine, mazurka, zouk, salsa, calypso, reggae ou bossa nova…

Chris Combette passera les six premières années de sa vie au Havre, avant de partir vers Fort-de-France, en Martinique. C’est lors de son adolescence dans les Caraïbes qu’il découvrira sa passion pour la musique.

Au début des années 1970, il fonde, avec son frère Charles et Yvon et Jean-Claude, deux de ses cousins, son premier groupe : Les Agils. Il est à la basse. Les Agils sont surtout inspirés par le Rico Jazz, un orchestre de bal. C’est d’ailleurs dans ce style que Chris Combette commencera sa carrière.

En 1975, il quitte la Martinique pour aller poursuivre à Montpellier, et plus tard à Paris, des études scientifiques. Lors de ce voyage, il écrit sa première chanson, Pas ça.

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Le Biguine Jazz Festival 2019

Du 9 au 15 août 2019 en Martinique

— Présentation par Christian Boutant, directeur du festival —

L’équipe du Biguine Jazz Festival est une fois de plus très heureuse de proposer une programmation innovante portée par la volonté de vous faire vivre et partager des moments exceptionnels de grandes musiques.

Voir le programme ci-après

Cette 17e édition va donc confirmer les valeurs qui ont fait notre succès sans cesse croissant durant ces dernières années.Biguine Jazz est le premier festival consacré prioritairement à ce qu’il est convenu de découvrir sous les vocables jazz créole ou de jazz afro-caribéen.

Ainsi tout en étant ouvert à la grande famille du jazz international, notre festival constitue une scène, un espace d’un jazz nouveau, enraciné dans des expressions rythmiques et culturelles issues du métissage.

Entre enracinement et universel, les artistes de cette édition 2019, majoritairement issus des espaces créolophones et caribéens, vous proposeront des voyages musicaux exaltants et des performances scéniques époustouflantes.

Venez rencontrer des artistes de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Réunion, de Trinidad, de l’Afrique et des Etats-Unis!Cette 17e edition est encore plus que les autres l’occasion pour tous de provoquer la « rencontre » avec des univers musicaux foisonnants pour les initiés et contagieux pour les néophytes !

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« L’envol » de la Cie Remue Ménage

Dimanche 28 juillet 2019 dès 19h à Fort-de-France

« Tous ces buveurs d’azur faits pour s’enivrer d’air,
tous ces nageurs charmants de la lumière bleue. »
Victor Hugo, Liberté

Depuis plus de quinze ans, la compagnie Remue Ménage crée des mondes oniriques lumineux en mouvement, et des spectacles scéniques de cirque s’adressant à tous les publics, associant divers arts : cirque, danse, musique, travail de masque et de marionnette.Ce mélange des disciplines est une richesse qui nourrit toute notre matière artistique et scénique. L’accent est mis sur un visuel fort, plaçant la conception de personnages et de structures mécaniques extraordinaires à la base de la création. Chaque fresque vivante est ainsi mise en mouvement par un travail chorégraphique original investissant l’espace urbain.

L’Envol est une expérience insolite, une invitation à poser un regard nouveau sur nos rues.
Un merveilleux cortège, un monde imaginaire s’y déploie : une cour de personnages déjantés, des oiseaux précieux et superbes, tels des vitraux suspendus au firmament.

Ils nous emportent avec leur danse aérienne et par leur vitalité dans une envolée lyrique pop-rock.

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Carnaval des arts : le programme

Dimanche 28 juillet 2019 à partir de 15h à Fort-de-France

=> 15 h, pelouse de la Savane : Village des enfants avec ateliers dessins, cerfs volants, sculpture sur ballon, master class hip hop, arts du cirque, jeux ludiques et éducatifs, atelier et spectacle de marionnettes
=> 16 h 30, ça bouge dans les rues : déambulation de l’atelier masques du Sermac ; groupes à pieds Welle band, Pom pom c chann, Karnival all star, Gwoup 231, Charivari, Otantik gerikan band
=> 18 h 30, chanté péyi avec KZO, dans les rues
=> 19 h, « L’Envol », un spectacle onirique qui nous invite à « L’Envol ». déambulations lumineuses par la Compagnie Remue Ménage
=> 20 h 30, la ville en musique, avec 4 lieux, 4 styles et 4 lives :

– Le plateau zouk Savane (côté statue Desnambuc) : Made In Mizik, Jacques d’arbaud, Lorenz, Eddy Marc

– Le plateau traditionnel place de l’Enregistrement : Joël Lutber et Pascal Pidibi

– Le plateau musique sacrée à la cathédrale Saint-Louis : Roseline Cyrille

– Le plateau salsa sur l’esplanade de la tour Lumina : Como Antes

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Festival International de Théâtre de Almada : les articles de Janine Bailly

Le festival d’Almada, côté monologues

« Si c’est un homme » (Se isto é um homem) & « Jeanne d’Arc » (Joana d’Arc)

— Par Janine Bailly —

Le festival d’Almada ne se limite pas à une forme de spectacle, mais se déploie de la performance exceptionnelle abondamment commentée et saluée d’Isabelle Huppert, dans Mary disse o que disse, jusqu’à des créations plus intimes, pièces sans afféteries, sans déploiements excessifs de décors ni vidéos projetées, mais extrêmement belles, nécessaires et touchantes dans leur volontaire dénuement.

Qui ne connaît, n’a lu, ou n’a eu écho du texte de Primo Levi intitulé « Si c’est un homme », « Se isto é um homem », « Se questo è un uomo ». Le titre de l’ouvrage est extrait du poème Shema, écrit sur une plaque commémorative à Livourne, et qui appelle à la transmission, aux générations futures, de la mémoire de l’holocauste. Témoignage autobiographique, essentiel à notre époque de recrudescence en certains pays de mouvements fascistes ou antisémites ou d’extrême-droite, le livre est considéré comme un des plus importants du vingtième siècle. L’auteur se souvient, suscite la mémoire vive de son internement, parle de sa survie dans le camp d’extermination d’Auschwitz, où il fut déporté et détenu de février 1944 jusqu’à la libération du camp en janvier 1945, après avoir été arrêté parce que membre de la résistance italienne au fascisme.

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À Almada, une question essentielle  : « De quoi sommes-nous faits ?! »

— par Janine Bailly —

Une des qualités du festival d’Almada, et non des moindres, est de faire se rencontrer, sans avoir aucunement à craindre la comparaison, le théâtre lusophone dans sa contemporanéité et les théâtres différents venus d’autres pays, théâtres émergés d’autres continents, certains nous disant être pour la première fois invités hors de leur pays d’origine. Ainsi la proposition « Do que é que somos feitos ?!, De quoi sommes-nous faits ?! », nous est offerte par la « Compagnie 1ER Temps » originaire de Dakar et jointe à la « Compagnie ABC » de Paris. Une création riche de sens, et qui comme tout bon spectacle, ne se donne pas dans l’instant à comprendre tout entière. 

La danseuse Clarisse Sagna, le guitariste Press Mayindou, l’écrivain et pédagogue Kouam Tawa, le danseur chorégraphe Andréya Ouamba composent, sur la mise en scène de Catherine Boskowitz, une sorte d’opéra-rock baroque et déjanté pour nous parler de choses graves et sérieuses, du Congo ou du Sénégal, pour nous dire l’Afrique comme elle va, nous dire aussi le monde dans toutes ses blessures mal cicatrisées comme dans ses problèmes actuels, montée des extrêmes-droites, émergence de nouveaux dictateurs, obéissance aveugle des peuples…

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Festival d’Almada : dernières nouvelles de la guerre !

— par Janine Bailly —

« Guerra et terebintina, Guerre et térébenthine »

Venue de Bruxelles, la Needcompany présente, dans une adaptation et mise en scène de Jan Lauwers, la pièce « Guerra et terebintina, Guerre et térébenthine » tirée du roman éponyme que publia en 2014 Stefan Hertmans, qui obtint un vif succès et fut vite traduit en diverses langues. Sa genèse particulière se fit quand Jan, dans les années quatre-vingts, reçut de son grand-père les deux cahiers dans lesquels il avait, au cours des dix-sept années suivant le traumatisme de la Première Guerre Mondiale, relaté sa vie avec obstination et grande fidélité. Le spectacle, qui travaille sur la mémoire, intime et collective, comporte trois périodes, une première évoquant l’enfance du grand-père Urbain Martien, la deuxième figurant la guerre de tranchées à laquelle il participa, la troisième relatant la dernière période de sa vie, sentimentale, picturale et familiale.

Une mise en scène originale et efficace, une scénographie travaillée, une tension constante se révèlent propres à soutenir d’un bout à l’autre notre attention, comme à faire surgir notre émotion.

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Au festival d’Almada : des difficultés du vivre en famille

— par Janine Bailly —

« Franito », « Lovers – Vencedores », « Un impossible amour, Um amor impossível »

Patrice Thibaud et Jean-Marc Bihour, à l’origine au théâtre de Nîmes en France, puis au théâtre de Chaillot ont créé « Franito », pièce au titre éponyme du prénom donné à l’un des deux acteurs, celui qui aussi est danseur, le troisième présent sur scène étant le guitariste. Et c’est un double propos qui nous est tenu puisque nous découvrons, au rythme du flamenco andalou qui sous-tend l’ensemble, le conflit générationnel entre mère et fils autant que les dérives d’un système matriarcal en pays de tradition et culture latines, un système fécondé dans l’utérus féminin. Le fait que le rôle de la mère soit tenu par un comédien corpulent mais de corps souple, emperruqué, aux mimiques exagérément expressives, ajoute à la dimension critique qui pourrait ressortir au grotesque dans les allusions sexuelles par exemple, mais sans jamais tomber dans l’excès de caricature. Tendre et touchant, le portrait  ne saurait cependant se résoudre d’autre façon que par la disparition de la mère, sa tête repliée sur la poitrine opulente après que le prénom de Franito aura été sur tous les tons repris en leitmotiv.

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S’écouter, et surtout s’entendre…

Le programme du 48ème Festival Culturel de Fort-de-France

— Présentation par Didier Laguerre, Maire de Fort-de-France —

Échanger pour la construction d’une société bienveillante où chacune et chacun se sentira à sa juste place, telle est la solide devise qui anime le Festival Culturel de votre Capitale !

Télécharger le programme

Eh oui, comme partout ailleurs, Fort-de-France connait les affres de l’austérité budgétaire ô combien contraignante, quant à la poursuite de ses politiques publiques sociales et culturelles. Mais Foyal continue vaille que vaille, “grif an tè”, de s’affirmer Ville forte et fière du haut de ses 350 ans.

Ces nombreuses années l’ont bonifiée ; ainsi elle poursuit sa route, cadencée au pas du Monde, et garde le cap d’une politique culturelle structurante, nourricière, face à la montée de désordres identitaires de tous bords.

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