Catégorie : Expositions

Exposition : « Hurler les failles »

Du 13 janvier au 14 février Tropiques Atrium Galerie La Véranda

Cette nouvelle exposition collective réunit 18 artistes du PABE et leurs invité.e.s autour d’un mot aussi secret que profond : La faille.
Brisure géologique, fêlure intime, fracture sociale, rupture de la mémoire, naissance, mort …
« Sans aucun doute, nous traversons une période durant laquelle susurrer nos douleurs importe peu. Il nous faut les hurler, et ceci avec une rage foudroyante, pour enfin sortir de profondes somnolences toutes les failles vives du monde. »*
Inspirés des mots du poète Haïtien, Jean Erian Samson, les artistes explorent la tension fertile entre ce qui se brise et ce qui se révèle, à travers des médiums aussi divers que la peinture, la céramique, la sculpture, l’installation, l’art textile, la calligraphie.
À la croisée du Kintsugi et de la pensée stoïcienne, la faille devient ici dynamique de création, lieu de transformation parfois même de sublimation.
Cette exposition propose de regarder en face ce qui se fend, ce qui cède, ce qui échappe.
De comprendre comment, dans la blessure, une lumière peut surgir.
De laisser apparaître les failles en nous, dans le monde, dans la matière, non comme des défauts à gommer, mais comme des lignes de vérité, des fragments d’humanité, des territoires à habiter.

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Hurler les failles : Conférence autour de DO-KRE-I-S et d’une exposition

Mardi 13 janvier 2026, 18h30, Tropiques-Atrium

Dans le cadre de l’exposition collective du PABE, « Hurler les failles » (13 janvier-14 février 2026)

« Sans aucun doute, nous traversons une période durant laquelle susurrer nos douleurs importe peu. Il nous faut les hurler et ceci avec une rage foudroyante, pour enfin sortir de profondes somnolences toutes les failles vives du monde. »*. Ce constat initial a été établi en 2024 dans le cadre d’un échange éditorial entre Yara Ligiéro, artiste plasticienne brésilienne, et Jean Erian Samson, poète haïtien. Une correspondance qui a pour titre « Hurler les failles » et qui offre une série de réflexions sur le rôle de l’art et de la littérature dans les mouvements culturels politiques et artistiques contemporains dont la revue DO-KRE-I-S demeure un foyer dynamique.

La pertinence des revues culturelles dans les luttes d’émancipation mérite donc d’être éclairée. Il apparaît ainsi que de nombreuses études consacrées à ces objets démontrent que la revue comme support éditorial collectif transcende sa fonction de simple vitrine – surtout quand celle-ci émerge des « périphéries ». Elle dépasse donc son rôle de catalogue de « nouvelles voix à promouvoir » pour former des communautés engagées.

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Taïnos et Kalinagos : une exposition et un livre

— par Selim Lander —

La Fondation Clément à la Martinique organise à côté des expositions mettant en valeur les artistes caribéens contemporains des événements prestigieux en relation avec d’autres institutions. Après Télémaque et Le Geste et la Matière avec le Musée Pompidou (2016 et 2017), Afrique (2108 avec la Fondation Dapper), Révélation ! (2025 avec la République du Bénin) c’est cette fois d’un retour aux sources les plus lointaines de la création dans l’archipel caribéen qu’il est question, en collaboration avec le Musée du Quai Branly. Plus de 300 pièces sont rassemblées en provenance des collections européennes mais aussi bien américaines, dominicaines, portoricaines, guadeloupéennes et bien sûr martiniquaises, sous le commissariat d’un ancien directeur du Musée de l’Homme, André Delpuech qui signe plusieurs articles du catalogue.

Les catalogues sont souvent comme ces beaux livres qu’on range dans un coin pour ne plus les consulter. Celui de cette exposition devrait connaître un sort différent et devenir un ouvrage de référence concernant une ou plutôt des civilisations à propos desquelles on manquait jusqu’ici cruellement d’informations aisément accessibles, sachant que ni le livre ni l’exposition ne pourront lever tous les secrets de sociétés sans écriture et dont les seuls témoignages dont nous disposions par les récits des premiers colonisateurs (soldats ou plus souvent membres du clergé) ne portent que sur la période la plus récente de leur histoire, comme celui du Père Breton (1665), lequel a laissé de précieuses informations et même un dictionnaire callinago-français.

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Exposition : Mini Formats des Avents

Jusau’au 10 janvier | Cabinet médical des  Drs Jean-Laurent

— Par Philippe Charvein —

Rassemblées dans la pièce principale du Cabinet médical des Dr Charles JEAN-LAURENT et Dr Medhi JEAN-LAURENT, les œuvres qui constituent l’exposition : « Mini Formats des Avents » déclinent – à l’envi – leurs formes, leurs couleurs et leurs messages.

D’un point de vue symbolique, elles apportent douceur et bien-être aux femmes accueillies dans ce cabinet et qui souvent… « attendent » un heureux évènement…redoublant ainsi le travail des praticiens dont la tâche consiste précisément à veiller au bien-être physique et mental de leurs patientes au seuil d’un tournant existentiel et humain.

Notons la présence de petits textes poétiques qui viennent redoubler le « discours » pictural, démultipliant dans le même temps les possibilités de l’Art invitant l’humain à redécouvrir les siennes.

Dix artistes, en effet (Victor ANICET, Julie BESSARD, Nadia BURNER, Carole BUTTIN, Marie GAUTHIER, Karine JOSEPH-ROSE, HAMID, ISKIAS, Pierre MONTAGARD, Martine PORRY), nous proposent des réalisations diverses, relevant aussi bien du dessin, du collage, de la peinture que de la céramique.

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Aux origines de la Caraïbe : Taïnos & Kalinagos

Du 14 décembre 2025 au 15 mars 2026 à !a Fondation Clément. Le programme!

L’exposition Aux origines de la Caraïbe : Taïnos & Kalinagos est la première à proposer une vision aussi complète des premiers peuplements de la région et des deux grandes sociétés amérindiennes présentes lors de l’arrivée des Européens à la fin du XVe siècle. Elle retrace plus de 6 000 ans d’histoire, éclairant les cultures, les savoir-faire et les croyances qui ont façonné les civilisations antillaises.

Elle offre une lecture renouvelée du passé des Taïnos et des Kalinagos, de leur rencontre brutale avec les conquistadors, mais aussi de leur héritage jusqu’à aujourd’hui. Bien qu’ils soient souvent simplifiés par les récits scolaires ou touristiques, ces peuples possédaient des cultures complexes, profondément enracinées dans une histoire longue faite de migrations, d’échanges et d’innovations. Les Taïnos occupaient alors les Grandes Antilles, les Bahamas et le nord des Petites Antilles, tandis que les Kalinagos vivaient dans le sud de ces dernières.

Une histoire millénaire

Les premiers habitants de la Caraïbe arrivent entre le IVe et le Ve millénaire av. n. è., probablement depuis l’Amérique centrale ou en longeant l’arc des Petites Antilles, alors relié au Venezuela par un niveau marin plus bas.

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Siyonnaj : 1ère exposition de l’artiste Syal.

Du 6 au 26 novembre à l’Insolite, rue Garnier Pages, FdF

Vous avez déjà pu voir ses oeuvres sur les murs de la ville à travers des projets collectifs. Cette fois-ci, Syal, s’expose pour la première fois en solo, avec un commissariat de Medhi Michalon et Kelly Barast et nous ouvre les portes de sa forêt enchantée, au coeur du vivant. Feuilles séchées, fragments de bois, encres végétales et pigments deviennent matière pour recomposer le vivant. Siyonnaj est un carnet de passages, à la manière d’un herbier contemporain où chaque oeuvre est une halte et chaque feuille tombée, une empreinte laissée, l’exposition est à découvrir jusqu’au 26 novembre, au bar l’Insolite à Fort-de-France.

A propos de l’artiste Syal

Dessinatrice et peintre autodidacte, Alice Arnaud s’intéresse aux relations entre les êtres vivants. Elle passe sa jeunesse en banlieue parisienne, où elle suit des études scientifiques, tout en ayant la passion du dessin. Un coup de coeur pour la forêt tropicale l’amène dans les Antilles, en Guadeloupe, puis en Martinique, où elle devient botaniste de terrain. Fascinée par la beauté du végétal, elle ramasse des feuilles mortes et autres trouvailles en forêt, qu’elle commence à mettre en valeur dans des tableaux.

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« Femmes noires ». Exposition de Karine Joseph-Rose

— — Par Philippe Charvein — —

L’exposition de Karine JOSEPH-ROSE est construite autour d’un impératif : célébrer les femmes noires dans leur diversité par le biais de leurs visages. Visages multiples, saisis dans leurs déclinaisons les plus diverses ; vecteurs des expressions les plus diverses, elles aussi ; que ce soit la sérénité, la détermination, le défi ou le bonheur.

Autant d’expressions traduisant une volonté, chez l’artiste, de promouvoir une identité féminine se déployant, s’exposant au regard de tous ; une identité féminine affirmant et affichant sa présence envers et contre tout.

Derrière ces nombreux visages, sublimés pour la plupart, se trouve cette volonté, chez Karine JOSEPH-ROSE, d’inscrire cette identité féminine dans un absolu aux allures d’éternité ; dans une sorte de renaissance perpétuelle, préservée des affres de l’oubli et du néant ; de là l’emploi du procédé de la « technique mixte » (impliquant également celui de la « tempéra ») par le biais duquel des couches de peinture se superposent à d’autres, sans risque d’effacement pour telles ou telles.

La préoccupation majeure de Karine JOSEPH-ROSE est de mettre en lumière un visage féminin inscrit dans un processus de renaissance permanent.

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Patricia Lollia, un parcours entre reconnaissance et nouvelles perspectives

Le Salon international Business Art Fair s’est tenu du 24 au 26 octobre à l’Espace Nesle, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris, à l’occasion du week-end d’art contemporain de la capitale.
L’événement a réuni une centaine d’artistes de différents horizons et a mis en avant la diversité des expressions artistiques actuelles.

Le collectif Art Freedom, dirigé par Mélissa Biron, a une nouvelle fois assuré la présence d’artistes ultramarins au sein du salon. Trois créatrices originaires de Guadeloupe et de Martinique y ont présenté leurs œuvres : Patricia Lollia, Jorgi et Marie-Françoise Luce.

Originaire du Gosier, Patricia Lollia participait pour la seconde fois à un salon parisien. Elle y a présenté une fresque mettant en scène quatre femmes antillaises, dans la continuité de sa démarche artistique intitulée « Une œuvre, une histoire ».
Son travail a été récompensé par le troisième prix du jury, une distinction saluant la qualité de sa recherche plastique et la singularité de son univers.

« Il est important que les artistes guadeloupéens soient visibles sur la scène nationale et internationale.

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Roxane Mbanga – NOIRES

— Par Sarha Fauré —

Roxane Mbanga (née à Paris en 1996) est une artiste pluridisciplinaire d’origine guadeloupéenne, camerounaise et française, vivant et travaillant à Paris.
Diplômée de la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam, elle développe une pratique à la croisée de la mode, du cinéma, du graphisme, de la photographie, de l’écriture et de la performance.
Son œuvre, profondément nourrie par son héritage multiculturel, interroge la représentation des corps noirs féminins et la manière dont ils sont perçus, vécus et racontés à travers différentes géographies.

Artiste-conteuse, Roxane Mbanga collecte et tisse les récits de femmes aux identités plurielles, transformant leurs paroles en installations sensibles où s’entrelacent intime et politique.
Elle a été récompensée par les prix Lichting et Rietveld Reviewed (2021) et a présenté son travail à la Fondation H à Paris, au Musée National du Cameroun à Yaoundé, à la San Mei Gallery à Londres, au Musée Van Gogh à Amsterdam et à la Stewart Hall Gallery à Montréal.
En 2022, sa conférence TEDx “Wearing Your Nudity” a marqué un tournant dans sa réflexion sur le corps et la vulnérabilité.

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« Femmes Noires », de Karine Joseph-Rose

Par Marie Gauthier

Au travers d’une galerie de portraits peints, Karine Joseph-Rose nous présente une célébration des femmes noires. Plutôt que la ressemblance à un modèle, l’artiste choisit de peindre des visages sans identité précise, plutôt imaginaires, à la fois singuliers et universels. Au-delà des caractéristiques physionomiques, elle révèle une notion plus abstraite du portrait par le visage, juste le visage et ses expressions.

Tour à tour, tristes, en colère, volontaires, pensives, engagées, fières, rêveuses, retirées, hautaines, ces représentations de femmes noires, expriment leur désir ferme d’être respectées et reconnues dans le regard d’autrui. Mais surtout, en dépit de toutes les situations chaotiques du monde, elles affirment leur désir de transmettre les valeurs féminines d’accueil, d’écoute, de tendresse, de soutien, tout ce qui peut créer le lien à l’intime de soi et à l’autre, tout ce qui peut nourrir l’espoir de paix pour notre humanité.

Par des jeux d’ombres et de lumières, les œuvres peintes à l’acrylique sur toile montrent des modelés maîtrisés. Les fonds, abstraits quand ils existent, ne servent qu’à recentrer l’intérêt sur le visage qui souvent prend toute la surface de l’œuvre.

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Exposition : Héroïnes de la Caraïbe

Par Philippe Charvein

Héroïnes de la Caraïbe : tel est le nom de cette exposition collective dont la finalité est de remettre en lumière, tout en les célébrant, des figures féminines caribéennes ; qu’elles soient martiniquaises, haïtiennes ou guadeloupéennes.

Cinq femmes de la Caraïbe sont donc mises en avant par les cinq artistes féminines conviées à l’occasion de cette exposition : Glawdys GAMBIE, JADDICT, Linda MITRAM, Shanon BARRO et Stéphanie DESTIN.

Cinq femmes qui, sous les différents médiums utilisés par les artistes, retrouvent un visage ; leur visage au moyen duquel elles affichent et réaffirment une identité et une présence que l’histoire et le temps avaient reléguées au second plan ou à l’oubli.

Par le biais de ce visage ainsi restauré par les artistes, nous redécouvrons la place et le rôle que chacune de ces femmes a joué à un moment donné de notre histoire ; qu’il s’agisse de la lutte contre l’esclavage ou de la défense des arts et de la culture, vecteurs précisément d’une identité à la fois noire et plurielle.

Elément central s’agissant de cette exposition : l’utilisation de moyens modernes et des nouvelles technologies « démultipliant » les possibilités dans la restitution du visage de ces femmes ; dans la restitution d’une destinée humaine, en fin de compte, parvenant à une forme d’éternité.

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Une étoile dans le ciel antillais !

3 expositions : Paris, Dakar et Atlanta.

— Par Alex Lollia (*)

Derrière le pinceau de Patricia Lollia se cache une psychologue scolaire de talent qui a choisi de révéler son autre facette ,il y a quelques années.

Depuis, son style singulier, à la croisée de Picasso et de la peinture naïve haïtienne, a conquis un large public qui suit avec enthousiasme ses créations multiples et toujours surprenantes.

La notoriété de Patricia Lollia dépasse désormais les frontières de la Guadeloupe, son archipel natal.

Après avoir illuminé les cimaises de Genève et de Londres, l’artiste se prépare à conquérir Paris.

Trois expositions prestigieuses l’attendent ; chacune offrant un éclairage unique sur son univers créatif.

*Du 26 au 28 Septembre, la galerie « Libre est l’art » l’invite à exposer ses « Petits Portraits » au Salon « Expo 4art » à La Halle des Blancs Manteaux (Paris 4). Les visiteurs pourront découvrir les dernières créations de l’artiste et apprécier son langage plastique.

*Ensuite, du 24 au 26 Octobre, Patricia Lollia sera présente au Salon « Business Art Fair » à l’Espace de Nesles (Paris 6).

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Vernissage de l’exposition itinérante 490 : Une réflexion artistique sur la fragilité du littoral martiniquais

Vendredi 26 septembre 2025 à 18h00 à Sainte-Marie.

La Station Culturelle, en partenariat avec le Parc Naturel Marin de Martinique (PNMM), le Conservatoire du littoral, et le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition « 490 », le 26 septembre 2025 à 18h00 à Sainte-Marie.

Cet événement gratuit et ouvert à tous·tes proposera un programme varié incluant un discours des officiels, des artistes et des projections autour d’un buffet convivial. Visible du 26 septembre au 19 octobre, cet évènement marquera la troisième étape de l’exposition itinérante, qui explore la fragilité du littoral martiniquais à travers trois axes temporels : passé, présent et futur. « 490 », comme les 490 kilomètres de côtes qui dessinent l’île. Ce projet artistique propose une réflexion sur la transformation du littoral, en mêlant sciences, art et participation citoyenne. À quoi ressemblera le littoral martiniquais dans le futur ? L’exposition présente les oeuvres créées lors d’une résidence d’artistes qui s’est tenue du 8 septembre au 8 octobre 2023 sur quatre sites emblématiques : Cap Macré (Le Marin), Quartier Canal (Ducos), Anse Charpentier (Sainte-Marie/Marigot), Les Abymes (Le Prêcheur).

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Claude Henry, la poésie en couleurs au Diamant

— Propos recueillis par Rodolf Étienne —

Installé au Diamant, Claude Henry, artiste peintre martiniquais, a ouvert son atelier-galerie « Aux Couleurs Locales » face à la mer. Anciennement installé à Gallochat, il a choisi ce nouveau lieu « séduit par la sérénité et la solidarité des habitants ».

Rodolf ETIENNE : Tu as entamé ta carrière d’artiste peintre en France, avant de t’installer en Martinique. Pourrais-tu nous présenter ton parcours ?

Claude HENRY : Oui, j’ai tenu un atelier-galerie d’abord en France, à Biot, dans l’arrière-pays de Nice. Je l’avais ouvert avec un ami. Nous y avons travaillé ensemble. C’était un village artisanal, qui est devenu un village de souffleurs de verre réputé. Puis, les choses se sont enchaînées et je suis rentré au pays, ici, en Martinique.

R.E : Et quelque chose s’est passée en Martinique, quelque chose qui a changé ton style ?

C.H : Ah ben là, j’ai retrouvé, justement, une Martinique riche en culture. Oui, il y avait de quoi faire. Il suffit d’observer autour de soi pour découvrir toute la richesse identitaire. Il faut que nous soyons tous fiers de cette identité, qui est riche, riche en couleurs, mais aussi riche en joie de vivre.

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La yole dans l’œuvre de Claude Henry

Claude Henry : artiste peintre

À travers une série de toiles expressives et lumineuses, Claude Henry célèbre la force des marins, la danse des voiles, l’énergie du vent… et l’âme d’un peuple tout entier. Sa peinture, empreinte de lumière caribéenne et de couleurs éclatantes, fait respirer la mer et vibrer la mémoire.

La yole, symbole vivant

Bien plus qu’une embarcation, la yole devient, sous les pinceaux de Claude Henry, un symbole vivant de liberté, de courage et de culture. Chaque tableau incarne le mouvement, l’émotion, la tradition. L’artiste vous invite à un voyage sensible entre mer, patrimoine et création.

Un moment de partage

Cette exposition, accessible gratuitement pendant toute la durée du Tour, s’adresse autant aux amateurs d’art qu’aux passionnés de la mer, aux supporters des équipages ou aux simples curieux de passage. Vous pourrez échanger avec l’artiste dans une atmosphère conviviale, prolonger l’expérience autour de jus locaux frais de saison, et célébrer ensemble notre patrimoine maritime et culturel.

La yole comme sujet plastique et politique

La yole n’est pas, pour Claude Henry, un simple objet nautique. Elle est le reflet d’une culture vivante, d’une résistance, d’une mémoire collective.

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Le Rendez-vous des Yoles

La yole dans l’œuvre de Claude Henry

Tour des Yoles Rondes de Martinique 2025 (27 juillet – 03 août)

Exposition Atelier-Galerie de l’artiste, 4 rue des Arawaks, Diamant. Entrée libre.

La yole, chez l’artiste-peintre Claude Henry, est bien plus qu’une simple embarcation, c’est un symbole vivant de liberté, de courage et de culture.

À travers ses toiles, l’artiste capte l’énergie du vent, la danse des voiles, la force des marins.

Ses couleurs vibrantes, sa lumière caribéenne et son trait expressif font de la yole une icône créole, entre mouvement, mémoire et émotion.

Une peinture qui fait respirer la mer.

LE RENDEZ-VOUS DES YOLES avec Claude Henry au Diamant

Tour des Yoles Rondes de Martinique 2025 (27 juillet – 03 août)

À l’occasion du Tour des Yoles, Claude Henry, artiste peintre d’origine martiniquaise, vous donne rendez-vous pour un hommage vibrant à la yole ronde à travers une exposition exceptionnelle de ses œuvres.

Couleurs éclatantes, voiles gonflées, scènes de mer en mouvement… Claude Henry célèbre la beauté, la force et la symbolique de la yole, dans une série de toiles inédites inspirées par cet emblème de notre culture créole.

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Manuel Mendive à la Fondation Clément

— Par Selim Lander —

La Fondation Clément offre aux Martiniquais le plaisir d’une belle redécouverte avec cette grande exposition rétrospective consacrée à un plasticien cubain, né en 1944, auteur d’une œuvre considérable couronnée de nombreuses récompenses et que les Cubains comparent par son importance à un Wifredo Lam. Plaisir de contempler des formes inédites dans le paysage de l’art caribéen contemporain. Certes, on avait déjà beaucoup vu de figures anthropo- ou anthropozoo-morphes mais celles-ci sont différentes, des êtres composites, difformes qui ne nuisent pas à l’équilibre, à l’harmonie du tableau ou de la sculpture.

Mendive a expérimenté de nombreux supports, carton, tissu, bois, métal pour ses peintures. Quant à ses sculptures elles ont souvent une structure souple en chiffon, pour d’autres une sculpture en ciment recouverte de toile, d’autres enfin sont en bronze.

Au premier abord, on peut se demander quelle est la signification cachée de ces œuvres étranges. Des titres qui évoquent les divinités de la santeria nous mettent sur le chemin. Dayneris Brito qui signe le texte de présentation dans le catalogue précise que Mendive est porteur d’« une éthique de résistance fondée sur la spiritualité, un programme poéticio-politique qui ne nie pas la dévastation du présent mais la confronte par une autre logique […], d’« une esthétique vitaliste et guérisseuse ».

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« Âmes en Mutation » : Le vivant à l’épreuve de la lumière

— Par Marie Gauthier —

Objets inanimés, avez-vous donc une âme
qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?

Alphonse de Lamartine

La persistance du magico-religieux dans les mornes de Martinique imprègne l’enfance et l’adolescence de Jérémie Priam. Dans sa pratique artistique, il interroge le vivant dans ses complexités et ses métamorphoses, la métaphysique, les liens entre l’esprit et la matière.

Ses œuvres sont des images monochromes bleues obtenues par contact d’éléments organiques, d’images ou d’objets, sur un papier enduit d’un mélange chimique spécifique qui le rend sensible à la lumière. Ce procédé photographique ancien, appelé cyanotypie, ne requiert pas d’appareil photo. L’image n’est pas non plus dessinée manuellement, elle apparaît par solarisation, en interposant l’objet entre la lumière et le support qui sera ainsi sensibilisé. Par ce procédé technico-scientifique, Jérémie Priam montre l’image auratique* d’organismes animés, d’ordinaire invisible.

L’artiste associe cette technique ancienne à l’infographie qui lui offre les internégatifs à partir desquels il fabrique ses cyanotypes.

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« Âmes en Mutation », de l’artiste plasticien performeur Jérémie PRIAM

« Âmes en Mutation »
Exposition d’arts plastiques
Du 28 juin au 13 septembre 2025
Cabinet médical Etang Z’Abricots – Port de plaisance –
Bat. Perle 1er étage – porte 4 – interphone 4 – 97200 Fort de France

Organisée par Muryelle MOULFERDI, et Marie GAUTHIER, sous l’égide des médecins mécènes, Docteurs Charlie et Medhi JEAN-LAURENT, l’exposition dans la salle d’attente du cabinet médical, rassemble une trentaine d’œuvres (cyanotypies et sculptures) de l’artiste plasticien Jérémie PRIAM, intitulée ÂMES en MUTATION.

A l’heure des intelligences artificielles, il est bon de se questionner sur la nature du vivant. C’est ce que fait le plasticien martiniquais Jérémie PRIAM, qui par le biais des cyanotypies, scrute et révèle cette particularité que sont les champs énergétiques des organismes, notamment dans ses œuvres ici présentées à partir d’images de végétaux et d’animaux. Certains rangeraient dédaigneusement ces phénomènes du côté de l’animisme. En dévoilant à nos yeux l’invisible, l’artiste nous permet de regarder plus consciemment la nature, et nous offre l’occasion et la nécessité de changer nos regards et surtout nos attitudes, face à cette dimension sacrée du vivant.

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« bleu », quand l’art se fait cri et mémoire

— Par Marie Ozier-Lafontaine —

Dans la salle d’attente d’un cabinet de gynécologie, en Martinique, les patientes se surprennent à s’arrêter. À lire. À ressentir. L’artiste et poétesse Nadia Burner y présente BLEU, une exposition intense, organique, qui plonge dans les blessures du féminin et dans la mémoire collective caribéenne.

Le bleu des hématomes, le bleu des mers, celui des silences et des cris étouffés. Tout au long de ce parcours intimiste, Nadia Burner donne corps à ce qu’on ne dit pas, ou plus : la douleur des mères, l’oppression des femmes, les combats trop souvent tus. “J’ai voulu qu’ici, dans cet espace si symbolique, les femmes puissent se reconnaître, se rappeler que le combat n’est jamais fini”, confie-t-elle.

Deux séries se répondent, chacune composée de linogravures et de vers créés pour l’occasion. La première, autour des marches blanches, rend hommage aux mères d’enfants disparus. Une armée de conques de lambi, en linogravure, rythme les murs — motif de deuil et de transmission. Chaque gravure est accompagnée de poèmes ciselés, autant de voix têtues contre l’effacement.

Suspendue au centre, une conque véritable, brutale, crie dans le vide, comme ces marches silencieuses qui résonnent face à l’indicible.

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PooL Art Fair Guadeloupe

13, 14 & 15 juin 2025

Since 1847
Inspiré du salon des indépendants de Gustave Courbet en 1846, le salon PooL Art Fair est né à New York en 2000 sous le nom de New York Independent Art Fair. Il a été renommé à sa 2ème édition en 2004. Cette édition s’est tenue au Four Points Hotel à la West 25ème rue. Notre ambition de départ était d’offrir une vitrine au grand nombre d’artistes non représentés par une galerie.

La première édition Guadeloupéenne a vu le jour à la galerie T&T Art Contemporain à Basse-Terre, la deuxième à Manioukani Bouillante.

Les deux autres, à l’hôtel Fleur d’Épée avant de trouver le lieu le plus approprié, le terminal de croisière. Cela nous a permis de servir un nombre grandissant d’artistes et d’accueillir des dizaines de milliers de visiteurs.

Année après année, le salon ne ne cesse de grandir, affirmant avec passion son rôle clé dans le développement du monde de l’Art en Guadeloupe. Un rendez-vous incontournable, selon la presse, pour les amateurs comme pour les professionnels en quête de découvertes artistiques.

PooL Art Fair est le seul salon d’art contemporain de la Caraïbe (y compris les grandes îles) et la scène de l’art de Guadeloupe est probablement la plus active.

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« Disco, I’m coming out » : quand la fête devient un manifeste

Philharmonie de Paris, jusqu’ au 17 août 2025

— Par Sarha Fauré —

À la Philharmonie de Paris, l’exposition Disco, I’m Coming Out redonne à la musique disco ses lettres de noblesse en révélant la profondeur sociale, politique et culturelle d’un genre trop souvent réduit à ses boules à facettes. Loin des clichés, ce parcours immersif revient sur les origines et l’héritage d’un mouvement né au cœur de l’Amérique des années 1970, dans les clubs underground où convergent les luttes des communautés afro-américaines, latinos et LGBTQ+.

Un phénomène musical né de la résistance

Portée par l’élan des mouvements Black Pride, féministes et LGBTQ+, la culture disco s’enracine dans une histoire collective de réappropriation et d’affirmation. Héritière directe de la soul, du funk, du gospel et des rythmes afro-latins, cette musique devient rapidement un exutoire, un cri de liberté pour celles et ceux que la société marginalise. Des divas puissantes aux DJ visionnaires, la piste de danse devient un théâtre d’émancipation où chacun·e peut être pleinement soi-même.

Une expérience multisensorielle et politique

Scénographiée par le duo GGSV, l’exposition déploie un espace spectaculaire inspiré des clubs mythiques comme le Paradise Garage.

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Trente ans de « Recherches en Esthétique », ça se fête – Une exposition à l’Atrium

— Par Selim Lander —
Recherches en Esthétique a trente ans, trente années au cours desquelles le numéro annuel a paru sous la même forme avec une régularité métronomique. Un exploit dans l’absolu et a fortiori dans un domaine aussi élitiste que l’esthétique. Ainsi la Revue d’Esthétique, certes plus ancienne puisque créée en 1948, a-t-elle connu de nombreuses vicissitudes, changements de périodicité (trimestrielle, semestrielle), de forme et d’éditeur, cessant même de paraître en 2004 avant de renaître en 2008 sous l’intitulé Nouvelle Revue d’esthétique. Il a existé naturellement depuis longtemps des magazines qui rendaient compte des expositions (à l’instar de votre Madinin’art !), enrichis de quelques articles plus fouillés, comme Beaux-Arts (créé dès 1923, qui a cessé de paraître en 1944), Artpress (créé en 1972), Beaux-Arts Magazine (créé en 1983) mais il s’agit de magazines grand public ayant certes leur utilité, qui ne sont pas contrairement aux revues l’œuvre d’universitaires à la pointe de la recherche dans leurs domaines (histoire de l’art, art contemporain, cinéma, …).

De surcroît, cette belle revue au format A4, dirigée par le professeur Dominique Berthet, est conçue et publiée à la Martinique, petite « collectivité territoriale » de l’outre-mer français.

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Quatre expositions (plus une) à la Fondation Clément

— Par Selim Lander —

Festival de tableaux, de photographies, de couleurs, de formes, d’inspirations les plus variées jusqu’au 15 juin à la fondation Clément. Des photographies de la Martinique, des tableaux de la Guadeloupe, de Sainte-Lucie et de la Martinique.

Antoine Nabajoth – Pawòl Tras

Le plus ludique, Antoine Nabajoth, né en 1964 aux Abymes (Guadeloupe), titulaire du DNSEP et du Capes d’arts plastiques, pratique une peinture décomplexée avec des flamboiements de couleurs, une peinture intense qui accroche les regards même les plus blasés, des personnages dont Alexandre Alaric, dans le catalogue, souligne à juste titre « l’altérité radicale ». L’intitulé de la présente exposition, Pawòl Tras (après Pawòl an kanncette même année au Memorial Acte à Pointe-à-Pitre), des « traces de paroles » évoque immédiatement la traduction picturale de la mémoire d’anciennes paroles (dont il ne reste que des traces), celles d’un peuple brutalisé par l’histoire. Alexandre Alaric propose pourtant une autre explication : ces peintures – « éclats de jouissance-puissance » – qui, d’une certaine manière, agressent le spectateur ne sont pas récriminations d’un passé esclavagiste mais affirmations d’une résistance ici et maintenant.

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« Lumières de la forêt » – Michèle Arretche au Créole Art Café

— Par Selim Lander —

Nouvelle exposition de Michèle Arretche dans ce qui est un peu son lieu, le Créole Art Café de Saint-Pierre, un ancien hôtel d’avant 1902, dûment restauré et décoré avec des objets d’antan lontan, devenu désormais à la fois un lieu où l’on peut se restaurer, acquérir des produits du terroir et admirer des œuvres d’art, puisque les expositions s’y succèdent à l’étage, à l’emplacement des anciennes chambres.

Michèle Arretche est bien connue des amateurs d’art martiniquais parmi lesquels elle compte nombre de fidèles collectionneurs. Ils seront curieux de découvrir dans l’exposition qui vient d’ouvrir des tableaux différents des peintures auxquelles ils sont habitués, même si la nature martiniquaise sublimée par l’artiste y est toujours présente. La nature ou plutôt la forêt mystérieuse et profonde avec, ici ou là, une case perdue dans la végétation, la silhouette d’un homme seul dans l’immensité, une bicyclette, mais tout cela en miniature, comme écrasé par un monde d’arbres, de plantes devant lequel les humains se font tout petits… Images d’un paradis perdu, celui de la Genèse. C’est sans doute cela, cette réminiscence d’une nature sauvage dont nous pouvons encore trouver la trace ici ou là mais qui est partout ailleurs polluée, massacrée, qui fait la qualité principale et la beauté des tableaux de Michèle Arretche.

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