— RS n° 425 lundi 15 décembre 2025 —
L’élément nouveau de la situation des municipalités de Martinique, découle de l’évolution de la configuration politique globale. Cette dernière reste à mettre en rapport avec les évolutions économiques, sociologiques, géographiques lourdes, sur lesquelles il conviendra de revenir. Pour l’heure, disséquons-en l’aspect politico-institutionnel.
Par rapport aux époques d’affrontements idéologiques évoqués dans notre précédente édition (RS n°424), la nouveauté est la succession des recompositions politiques avec leurs conséquences au niveau des luttes municipales. Au grand clivage autonomistes/assimilationnistes (PCM/PPM versus DROITE/PS), a succédé le fort conflit PPM/MIM. Cette querelle a structuré la vie politique de façon très pesante.
Il a signifié la course effrénée aux alliances, menée par chaque camp. Le système électoral antidémocratique régnant encore (barre pour fermer la route aux courants minoritaires, et prime pour transformer le courant arrivé en tête en courant dominant absolu) a aggravé les choses.
Dans les alliances extravagantes conclues de part et d’autre, celle réalisée entre le MIM et la droite de Monplaisir mérite une mention spéciale par l’ampleur de ses effets délétères sur le « mouvement anticolonialiste » au sens large.

Les migrant.es fuient la misère, la dictature, les menaces de mort…mais ils affrontent ici une autre violence : celle des files d’attente, des dossiers refusés, des droits suspendus…d’une administration qui les jette dans des situations inhumaines…
— Par Sabrina Solar —
Analyse inédite du rôle historique de la bourgeoisie locale dans la perte de contrôle de l’économie de la Guadeloupe .
— Par Jean Samblé —
Le documentaire Le Jour se lèvera (Douvan jou ka lévé) de la réalisatrice haïtienne Gessica Généus a remporté le Prix du public lors de la première édition du Festival international du film documentaire Outre-mer, organisée à Paris du 10 au 14 décembre. Cette distinction, attribuée à l’issue d’un vote du public tout au long du festival, est venue clore cinq jours intenses de projections, d’échanges et de débats autour des réalités ultramarines.
C’est avec une profonde émotion que nous rendons hommage à Liliane Chauleau, historienne et chercheuse dont l’œuvre a durablement enrichi la connaissance de l’histoire sociale, religieuse et culturelle de la Martinique et des Antilles.
— Par Robert Saé, Responsable aux affaires extérieures —
Qu’en est-il pour la production de l’eau de boisson en Martinique ?
— Par
— Par Anne Muxel , 

— Par Jean Samblé —
Fil laviya
Hanouka 2025 se déroulera du dimanche 14 décembre au lundi 22 décembre, une période de huit jours marquant l’une des fêtes les plus sacrées et lumineuses du judaïsme. Connue sous le nom de « Fête des Lumières », cette célébration rappelle un épisode crucial de l’histoire juive et est un moment de rassemblement familial et spirituel.
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Gilbert Pago, historien et militant.
La militante iranienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, a été arrêtée en Iran le 12 décembre 2025, au cours d’une cérémonie en mémoire de l’avocat Khosrow Alikordi, récemment décédé. L’information a été confirmée par son comité de soutien sur le réseau X (anciennement Twitter), et par son avocate française, Me Chirine Ardakani. Selon des sources fiables, Narges Mohammadi a été violemment interpellée par les forces de sécurité iraniennes, qui l’ont frappée et saisie par les cheveux, lors d’un rassemblement en hommage à Alikordi, dans la ville de Mashad, dans l’est du pays.
Histoire improbable d’une rencontre avec Samuel Beckett
— Par Camille Loty Malebranche —
— Par Robert Berrouët-Oriol
Le 10 décembre 2025, le son cubain a été officiellement inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, une reconnaissance bien méritée pour ce genre musical qui incarne l’âme de Cuba. Véritable pilier de la musique cubaine, le son est plus qu’un style musical : c’est un reflet de l’histoire, de la culture et de l’identité de l’île. Il a traversé les siècles, fusionnant des influences espagnoles et africaines pour créer un son unique qui, dès les années 1930, a conquis le monde entier.
En 2025, le Compas (ou Konpa, ou Konpa Dirèk) a été officiellement inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, une reconnaissance qui célèbre à la fois son héritage musical et son impact social profond. Ce genre musical, véritable vecteur d’identité pour Haïti et ses communautés, incarne plus qu’une simple forme de divertissement : il représente l’âme du peuple haïtien et joue un rôle central dans la culture et l’histoire de ce petit pays des Caraïbes.