— RS n° 444 lundi 27 avril 2026 —
La bourgeoisie, ses politicienNEs et ses journalistes de service ne chôment pas. La fureur qui les anime contre le 1er mai, qu’ils veulent banaliser, folkloriser, voire abolir, est sans répit. Rarement, l’humanité a eu un tel besoin des valeurs qui ont fait naître et vivre la journée internationale de lutte des travailleurs/ses, malgré les coups, les répressions, les manœuvres mystificatrices, le sang innocent versé. Les cinq pendus à Chicago en 1886, les neuf tués de Fourmies (nord de la France) en 1891, la terrible répression à Paris en 1906, les trente-trois communistes abattus à Berlin lors du « Blutmai » en 1929, les mobilisations du 1er mai 1945 en Algérie qui augurent l’immonde bain de sang colonial de Sétif, pour ne prendre que quelques exemples des 1er mai réprimés, nous imposent de confronter les idéaux des martyrs d’hier avec les dures réalités d’aujourd’hui. Un mouvement prolétarien en expansion réclamait sa part dans les richesses qu’il créait, comme un acompte en attendant l’avènement des jours heureux.
Aujourd’hui, sous les bombardements en Iran, au Liban, à Gaza, en Ukraine, au milieu des cris des suppliciéEs du Soudan, du Congo, nous avons le cœur meurtri par le spectacle horrible des gangs semant la désolation en Haïti où des parents vendent leurs enfants pour éviter qu’ils ne meurent de faim, et où le seul aéroport international est contrôlé par…les USA.
Sidérés par le génocide en Palestine et l’écocide dans tout le proche Orient, angoissés par la perspective d’une crise financière, économique et sociale, en comparaison de quoi nos tracas face à la « vie chère » ne seront que des peccadilles, avec une toile de fond où les forces du grand Capital international, lorgnant toujours davantage vers la « solution » fasciste, il apparaît de plus en plus massivement que survie et émancipation de l’Humanité ne font qu’un.
Sous l’effet de ces évolutions lourdes et aussi d’une meilleure compréhension que le capitalisme est le nœud qui maintient ensemble l’essentiel des oppressions, le 1er mai est devenu, au-delà du mouvement ouvrier socialiste qui l’a créé en 1889, à l’occasion du centenaire de la grande révolution de 1789, le moment et le lieu du rassemblement de l’humanité opprimée. Féministes, Écologistes, Anticolonialistes, Antiracistes, DiscriminéEs de toutes sortes, Anticapitalistes de toujours, le 1er mai est notre jour.
À certaines périodes, la fidélité au combat exemplaire de la partie la plus courageuse et la plus lucide de nos ancêtres a pu être notre motivation première.
Aujourd’hui les calamités du présent, les menaces du futur, sont devenues le carburant essentiel de nos mobilisations.
Annou lévé têt ! Annou gadé yo an fas ! Nou pa pè ! Annou maché anlè yo! Prèmié mé, sé ta nou ! Travayè é pèp toupatou, annou sanblé, annou mobilizé !
1er mai, à l’appel, de l’intersyndicale :
toutes et tous dès 8h à la Maison des syndicats !
Le GRS, RESPÉ, Plusieurs partis, mouvements et associations appellent également à ce grand rassemblement ouvrier et populaire.
Histoire du 1er mai :
un public peu nombreux mais passionné et actif !
Les participantEs ne se comptaient pas par centaines mais les petites dizaines de camarades présentEs ont montré un vif intérêt, ont participé au débat et…en redemandent !
JEUDI 30 AVRIL 18H
MEETING POUR CUBA
Organisé par « Lyannaj Matinik Pou Kiba. Solidarité ! »
Salle Lumina Sophie au bourg de Rivière-Pilote.
Expositions de photos, exposés, respiration musicale, débat.
Vini an mas !
Léon XIV répond à Trump
Nous avions déjà signalé le ferme soutien du pape actuel aux évêques résistant aux USA à la rage anti-immigréEs de Trump. Alléluia !
Aujourd’hui, de passage en Afrique, Léon XIV a mis les points sur les i concernant le bellicisme impérialiste. Réjouissant !
« Je n’ai pas peur de l’administration Trump… ».
« Les maîtres de la guerre prétendent ne pas savoir qu’il suffit d’un instant pour détruire, alors qu’une vie entière ne suffit pourtant pas à reconstruire. Ils ferment les yeux sur le fait que des milliards de dollars sont dépensés pour tuer et détruire tandis que les ressources nécessaires à la guérison, à l’éducation, à la restauration sont introuvables ».
« Malheur à ceux qui manipulent la religion et jusqu’au nom même de Dieu pour leur propre profit militaire, économique et politique, entraînant ce qui est sacré dans l’obscurité et la souillure ». Bidim !
