18 décembre : Journée internationale des migrant.es

Les migrant.es fuient la misère, la dictature, les menaces de mort…mais ils affrontent ici une autre violence : celle des files d’attente, des dossiers refusés, des droits suspendus…d’une administration qui les jette dans des situations inhumaines…

Disons non aux violencs administratives :

⁃ titres de séjour bloqués / refusés sans explication

⁃ dossiers perdus, lointains rendez-vous pas toujours honorés

⁃ -droits sociaux suspendus brutalement ( CAF/Santé/ emploi )

Non aux violences sociales

⁃ Accès limité au logement et aux soins

⁃ Isolement, pauvreté, souffrance psychique…

⁃ Femmes et enfants en première ligne de la précarité

Non au racisme et à la xénophobie

⁃ les Haïtiens.nes/Dominicain.es/ Saint.es Lucien.nes /Vénézuélien.es…qui composent la grande partie de la population migrante en Martinique sont nos frères et soeurs partageant la  même histoire.

Exigeons

⁃ le respect de leurs droits fondamentaux

⁃ Letraitement plus rapide des demandes de titres

– L’accès réel aux soins, au logement, à un emploi.

– la fin des violences administratives

– La prise en compte du travail des associations

ASSOKA – Asosyasion solidarité Karaïb

Défense du droit aux originaires de la caraïbe à résider et à travailler en Martinique, défense des droits matériels et moraux des immigrées/és résidant en Martinique, la sensibilisation de la population martiniquaise sur la réalité de l’immigration, le développement des relations de solidarité et d’amitié entre les peuples de la caraïbe

82 Rue Moreau de Jones 97200 Fort-de-France
97200 FORT-DE-FRANCE
Tél./Fax : 0596.71.67.30

assokaraib@yahoo.fr

L’ASSOKA, Association Solidarité Karaïb (Asosyasion Solidarité Karaib), est une organisation engagée depuis de nombreuses années en Martinique pour la défense des droits des travailleurs migrants et des personnes étrangères en situation de précarité. Son action s’inscrit à la croisée de l’accompagnement social, de l’assistance juridique et du plaidoyer auprès des pouvoirs publics, avec un objectif central : faire respecter le droit et la dignité des personnes migrantes.

Historiquement, l’ASSOKA s’est illustrée par des enquêtes de terrain approfondies, notamment sur les conditions de travail des coupeurs de canne étrangers. Ces travaux ont mis en lumière des pratiques de recrutement souvent opaques, des contrats mal expliqués ou inaccessibles aux salariés, des conditions de logement et de travail difficiles, ainsi qu’une méconnaissance généralisée des droits sociaux. À travers ces enquêtes, l’association a dénoncé les déséquilibres de pouvoir entre employeurs, administration et travailleurs saisonniers, et l’injustice d’un système dans lequel des salariés cotisent sans pouvoir bénéficier pleinement des droits correspondants.

Aujourd’hui encore, l’ASSOKA accompagne quotidiennement les immigrés caribéens dans leurs démarches auprès de la préfecture, qu’il s’agisse de demandes d’asile, de titres de séjour ou de renouvellements administratifs. Les ressortissants haïtiens constituent la majorité des personnes suivies, en raison de difficultés spécifiques et récurrentes : lenteur des procédures, refus difficiles à comprendre, obligations de quitter le territoire français, impossibilité de travailler légalement pendant l’instruction des dossiers. L’association constate que ces situations exposent les personnes concernées à l’exploitation économique et à une grande insécurité sociale.

Face aux crises humanitaires, notamment en Haïti, l’ASSOKA joue également un rôle d’alerte et d’interpellation des autorités. Elle demande la suspension des expulsions lorsque les conditions de sécurité dans les pays d’origine rendent tout retour dangereux ou inhumain, et rappelle l’existence de dispositifs juridiques comme la protection subsidiaire. Son discours n’est pas celui d’un accueil sans règle, mais celui de l’application juste et humaine des lois, dans le respect du droit national et international.

L’ASSOKA est à la fois une vigie, un soutien concret pour les personnes migrantes et une voix critique qui rappelle que le travail, la contribution à la société et l’ancienneté sur le territoire doivent ouvrir des droits effectifs. Elle défend l’idée qu’une intégration digne et durable passe par l’accès au travail, à la protection sociale et à la reconnaissance pleine et entière des personnes étrangères vivant en Martinique.