🎬 « Aucun autre choix », un film de Park Chan-Wook

📅 Mardi 24 février 🕗 20h00📍 Tropiques-Atrium – Salle Frantz Fanon

✍️ Scénario : Park Chan-Wook, Kyoung-mi Lee
🎭 Avec Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Park Hee-soon
🎞️ 2026 – 2h19 | Comédie, Drame, Thriller | 🔞 Interdit aux -12 ans | ★★★★ |
🎬 Ceïba 2026

Madinin’Art en parle :

Avec Aucun autre choix, Park Chan-Wook signe son grand retour derrière la caméra et livre une satire sociale féroce, à la fois drôle, grinçante et profondément dérangeante.

You Man-su est un cadre modèle dans une usine de papier. Il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison : une existence confortable, parfaitement ordonnée. Mais lorsque son licenciement brutal vient fissurer cette façade idéale, son univers s’effondre. Incapable d’accepter la perte de son statut social et l’humiliation qu’elle implique, il en vient à une conclusion radicale : pour retrouver sa place, il n’a aucun autre choix que d’éliminer ses concurrents…

Entre comédie noire, thriller et satire sociale, le film explore avec une ironie mordante les ravages de la compétition ultra-libérale, le poids écrasant du travail et la fragilité des identités construites sur la réussite professionnelle. Certains y voient une résonance contemporaine avec Parasite, non par imitation mais par la force de son regard sur les fractures sociales et son potentiel de film marquant, promis à une reconnaissance internationale (déjà 3 nominations aux Golden Globes).

Porté par l’interprétation intense de Lee Byung-hun — salué pour son incarnation d’un homme ordinaire basculant dans l’extrême — et par la présence remarquable de Son Ye-jin, le long-métrage impressionne par sa mise en scène virtuose, parfois qualifiée de baroque, inventive et vertigineuse. Le mélange des genres — satire, thriller, touches de body horror — maintient une tension constante jusqu’à la dernière minute.

Les spectateurs familiers du cinéma de Park Chan-Wook retrouvent son style singulier et son sens aigu de la provocation esthétique et morale. Certains critiques évoquent même un écho au film Le Couperet de Costa-Gavras, auquel l’œuvre est dédiée, pour sa peinture acerbe d’un homme prêt à tout pour sauver sa place dans un monde impitoyable.

Cependant, si beaucoup saluent l’ambition et la puissance satirique du film, d’autres regrettent une trame narrative qui s’étire sur ses 2h19 et un propos politique parfois jugé trop en retrait. Certains spectateurs, comparant le film aux précédentes réussites du cinéaste comme Decision to Leave ou Mademoiselle, estiment que l’ensemble manque de surprise ou d’enjeux dramatiques plus marqués.

Qu’il soit perçu comme un chef-d’œuvre caustique ou comme une œuvre inégale mais ambitieuse, Aucun autre choix ne laisse pas indifférent. Park Chan-wook y dissèque avec ironie et cruauté les dérives d’une société obsédée par la réussite, posant une question aussi simple qu’inquiétante : jusqu’où irions-nous pour ne pas échouer ?

*****

La presse en parle :

Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
L’acteur Lee Byung-hun est parfait en tueur imparfait, dans un registre burlesque aussi bien exécuté que les meurtres qu’il veut accomplir au fil d’un récit insensé.

Konbini par Konbini
Satire sociale, thriller, humour slapstick et scènes horrifiques : le cinéaste coréen illustre à nouveau sa capacité à jongler entre les genres, pour créer une œuvre à la fois dense et ultra-divertissante.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet
Le formalisme du réalisateur n’écrase pas la tonalité extrêmement ,allègre du film, méli-mélo de genres, satire cinglante, comédie absurde, thriller drôle, et film de body horror.

Première par Frédéric Foubert
L’une des grandes forces du film tient dans la façon dont Park déjoue l’argument programmatique (une liste de gens à tuer, façon Kill Bill ou La Mariée était en noir) en privilégiant les chemins de traverse, en dilatant le temps, en peaufinant le portrait de son antihéros au fil de ses rencontres en miroir avec ses victimes, en retardant méticuleusement le moment du passage à l’acte.

Télé Loisirs par M.L.Prodigieux.

Voici par La Rédaction
Déjà adapté par Costa-Gavras en 2005, le roman Le Couperet offre un matériau idéal au maître sud-coréen Park Chan-wook (Old Boy), qui en fait un thriller tour à tour tendu, tragique et hilarant, mais aussi une satire acide du capitalisme. Un must !

20 Minutes par Caroline Vié
Une fable cruellement ironique sur le monde actuel en Corée du Sud ou ailleurs.

Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Un jeu de massacre aussi cynique que jubilatoire.

CinemaTeaser par Emmanuelle Spadacenta
Est-ce trop ? Trop de cinéma ? Trop de détails ? Trop de construction ? Trop de plans qui interrogent et trop de références qui nous échappent ? Peut-être. Mais AUCUN AUTRE CHOIX fonctionne aussi comme la comédie, noire et premier degré, qu’elle est. En cela, Lee Byung-hun – sur toutes les lèvres en cette période des awards – fait un héros pathétique magistral.

Culturopoing.com par Noëlle Gires
Si « Aucun autre choix » n’a ni la fiévreuse férocité d’ »Oldboy », ni le romantisme hitchcockien échevelé de « Decision to Leave », la maestria formelle de Park Chan-wook demeure intacte : splendeur des fondus enchaînés, superpositions et juxtapositions des espaces, art de faire coexister deux scènes à la fois, d’abolir les frontières entre lieux et personnages pour créer un continuum d’une grande élégance. Ces éléments, qui sont sa signature, s’accordent admirablement au propos du film.

Ecran Large par Mathieu Jaborska
Une fable sociale sous forme de rituel capitaliste, dont les effusions comiques traduisent plutôt un malaise particulièrement contemporain.

Elle par Françoise Delbecq
Une comédie noire à mourir de rire.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
Avec ce savant mélange des genres, le film, très réussi, sert un propos sérieux, profond, sur la condition humaine et la brutalité d’un monde, pourtant si beau, en perdition.

L’Humanité par Michaël Mélinard
Drôle, subversif, indélicat, Aucun Autre Choix dynamite l’illusion d’un épanouissement corrélé à la prospérité économique d’un foyer qui tient davantage d’une imagerie publicitaire que d’un véritable bien-être.

L’Obs par Nicolas Schaller
Fidèle au style et aux marottes du cinéaste tout en étant totalement imprévisible, à cheval entre farce sociale et romantisme tragique, ce film unique repose entièrement sur sa mise en scène et déconcerte, pour notre plus grand plaisir de spectateur.

La Tribune Dimanche par Aurélien Cabrol
Une tragédie qui revendique et le burlesque et le grotesque et s’intitule Aucun autre choix, histoire d’enfoncer un peu plus le clou de l’inéluctable.