Festival international du film documentaire en Martinique

Du 20 au 28 avril 2018 à Fort-de-France et en communes

Pour sa 2e édition du 20 au 22 avril 2018 au Palais des Congrès de Madiana, le Festival International du Film Documentaire de Martinique Les Révoltés du Monde vous propose une sélection de 7 documentaires récents et inédits en compétition pour les 3 prix du festival (professionnel, public et jeune), et 3 documentaires consacrés aux musiques des afro-descendants dans la section hors compétition.

Les films et le calendrier ci-après

Les nouveautés

Nouveau vecteur fort de cette édition, le Festival proposera des masterclass aux professionnels de l’audiovisuel et aux lycéens en option cinéma, centrées sur les thèmes de la production et de la création de films documentaires. Une table ronde permettra au grand public de rencontrer des réalisateurs autour de leurs oeuvres.

L’éducation à l’Histoire des afro-descendants

Au coeur de l’identité du Festival, les projection-débats dans les établissements scolaires de films documentaires en lien avec les programmes pédagogiques sepoursuivront, ainsi que celles au Centre pénitentiaire de Ducos.

Le festival mets en place des rencontres, entre professionnels du métier du cinéma, entre les réalisateurs et le grand public, et dans les milieux scolaire et carcéral. Ce festival est porté par l’association Protéa. L’association Protea-Les Révoltés de l’Histoire est active depuis plus de 7 ans. Son objectif est de mieux faire connaître l’histoire et la culture des Afro-descendants, des peuples d’Afrique et des sociétés ultramarines à travers des projections-débats de films documentaires et de concerts. Elle fait découvrir au grand public et aux élèves de collèges-lycées et primaires des documentaires portant sur ces thèmes.

Les lieux

Le festival se déroulera au Palais des Congrès de Madiana les 20/21/22 avril, et en communes du 23 au 28 avril. En effet, le Festival se rendra dans la semaine du 23 avril dans sept communes partenaires qui ont sélectionné des documentaires parmi ceux projetés à Madiana. Gratuites et précédées d’une animation musicale, ces projections hors-les-murs seront suivies d’un débat en présence d’un(e) historien(ne) ou d’un(e) spécialiste. De belles rencontres en perspective ! Voir détail partie « Evénements ». Au coeur de l’identité du Festival, les projection-débats dans les établissements scolaires de films documentaires en lien avec les programmes pédagogiques se poursuivront, ainsi que celles au Centre pénitentiaire de Ducos.

Conditions

Renseignements 0696 90 45 00 Réservation www.madiana.com Prix des places Avant chaque séance à Madiana : 5€ Préachat à Madiana et sur www.madiana.com : 3€ Pass Festival10 films: 10€/Gratuit en communes Étudiants, chômeurs, – de 20 ans et+ de 65 ans: 1€

 

Les films et le calendrier

 

La rue est nôtre

Etats-Unis / 2017 / durée : 1h43 / VOSTF Réalisation : Saabah Folayan, Damon Davis

 Résumé : A Ferguson, quand Michael Brown est abattu le 9 août 2014 par la police et que son corps est laissé sur la voie publique pendant plusieurs heures, c’est un point de non-retour pour les résidents du County de Saint-Louis, Missouri. Deuil, tensions interminables et colère ravivée rassemblent les membres de cette communauté autour d’une veillée qui deviendra un mouvement de protestation majeur

Récompense : Prix du meilleur documentaire 2017 au Minneapolis St Paul International Film Festival (USA)

Voir la bande annonce

 

 

Vendredi 20 avril à 18h00

– Soirée d’ouverture au cinéma Madiana en présence de la réalisatrice Sabaah Folayan

  Mama Africa : Miriam Makeba (Hors compétition)

Hommage à Miriam Makeba 

Finlande / 2011 / 1h30 / VOSTF Réalisation : Mika Kaurismäki

Résumé : Miriam Makeba (1932-2008) a inspiré des musiciens du monde entier et enthousiasmé un public international. Elle est néanmoins toujours restée fidèle aux racines africaines de sa musique. Elle fut contrainte à l’exil dès 1959, après avoir contribué à un film documentaire critiquant l’apartheid, COME BACK, AFRICA. Harry Belafonte l’aida à venir aux Etats-Unis où elle se produisit entre autres en 1962, à une réception pour l’anniversaire de John F. Kennedy, et en 1967, avec son premier hit international, « Pata Pata ». Lorsqu’elle épousa en 1968 le militant des Black Panthers Stokely Carmichael, elle se retrouva dans le collimateur du FBI et s’installa en Guinée d’où elle continua à s’engager contre le régime blanc de l’apartheid dans son pays. Le film présente l’itinéraire de cette artiste hors norme, qui fit fureur sur le plan musical pendant plus de cinquante ans, à l’aide de séquences documentaires rares et de nombreuses interviews.

17 récompenses et nominations : Athen International Film Festival (Grèce) – Berlin International Film Festival (Allemagne) – Edinburgh International Film Festival (Ecosse) – Film Festival Gent (Pays-Bas) – Hot Docs Film Festival (Canada) – Festival International Black Film de Montréal

(Canada) – Rio de Janeiro International Film Festival (Brésil) – Seattle International Film Festival (USA) – Sidney Film Festival (Australie) – Vancouver International Film Festival (Canada) – Viennale (Autriche) 

 

 

Vendredi 20 Avril à 20h30

Soirée d’ouverture au cinéma Madiana en présence de l’historien Amzat Boukari-Yabara

Jeudi 26 Avril à 19h00

à Rivière-Salée au Centre culturel du bourg
– 1ère partie musicale par Bèlya
– Débat avec l’historien Amzat Boukari-Yabara suivi d’un verre de l’amitié

 

 

Shashamane Italie / 2016 / durée : 1h20 / VOSTF Réalisation : Giulia Amati

Résumé: La Terre Promise ? Pour certains, elle se trouve en Éthiopie. Il s’agit de Shashamane, à 250 kilomètres de Addis Abeba, offerte par l’empereur Hailé Selassié en 1948 à tous les Africains qui, disséminés dans le monde à cause de l’esclavage, auraient souhaité rentrer dans leur patrie. Et certains sont rentrés : du Japon aux Caraïbes, de l’Amérique à la Suède. Ce film est leur histoire, au travers des voix de ceux qui ont réussi et de ceux qui y ont repensé, de ceux ont été déçus et ceux qui cherchent encore une utopie.

 Nomination : Trinidad + Tobago Film Festival 2017 (Trinité et Tobago)

 

 

Samedi 21 Avril à 11h00

au cinéma Madiana en présence de l’historienne Giulia Bonacci

Samedi 28 Avril à 19h00

soirée de clôture aux Anses d’Arlet, Paillote du bourg
– 1ère partie musicale de Sista Blunty
– Débat avec l’historienne Giulia Bonacci suivi d’un verre de l’amitié

 

 

Mariannes Noires France / 2016 / durée : 1h23 / VF Réalisation : Mame-Fatou Niang, Kaytie Nielsen

Résumé : La dernière vague de violence et la montée du nationalisme en France ont fait ressortir la question identitaire sous le couvert et ont alimenté des débats houleux. Dans Mariannes Noires, sept femmes d’origine africaine, nées en France, remettent en question leur identité et les attentes placées sur elles, par la société française.

 Nominations : Sélection au FIFDA (France) , au Montréal Black Film Festival (Canada) , au San Francisco Black Film Festival (USA), au Festival CinéBanlieue Paris (France), au Festival des Pays d’Afrique d’APT (France)

 

 

 

Samedi 21Avril à 14h00

au cinéma Madiana en présence de la présidente de I’UFM Rita Bonheur

 

 

Maman Colonelle RDC, France / 2017 / durée : 72 minutes / VF et VOSTF Réalisation : Dieudo Hamadi

Résumé : La Colonelle Honorine travaille au sein de la police congolaise où elle est chargée de la protection des enfants et de la lutte contre les violences sexuelles. Alors qu’elle travaille depuis 15 ans à Bukavu, à l’est de la RDC, elle apprend qu’elle est mutée à Kisangani. Sur place elle se trouve face à de nouveaux enjeux. À travers le portrait de cette femme d’un courage et d’une ténacité hors du commun qui lutte pour que justice soit faite, le film aborde la question des violences faites aux femmes et aux enfants en RDC.

Récompense : Grand prix Cinéma du Réel 2017 (France)

à Sainte-Luce, – 1ère partie musicale « Christina GOH en live » Débat suivi d’un verre de l’amitié 

 

Samedi 21 Avril à 17h00

au cinéma Madiana

Lundi 23 Avril à 18h00

à Sainte-Luce, Hôtel de Ville

 

La Martinique, seconde patrie du « Konpa » ? (hors compétition, avant-première) France / 2018 / durée : 1h30 / VF et VOSTF Réalisation : Miguel Octave et Fabrice Paimba

 Résumé : Les Antilles sont une très importante zone de brassages culturels. Les musiques venues d’Afrique, d’Europe et des Amériques s’y croisent mais la grande force de cette région est qu’elle a toujours généré de nouvelles musiques : La Biguine, le Reggae, le Calypso, le Dance- Hall, les rythmes cubains… Dans les années 60, un courant musical, né des bals populaires haïtiens, déferle sur les Antilles Françaises. Il marquera, de façon indélébile, la vie artistique et dansante de la région : le Compas Direct ou Konpa en graphie créole. Adulé par certains, décrié par d’autres, le Konpa règnera en maître sur le milieu musical martiniquais jusqu’aux années 80, où il sera détrôné par le Zouk.

à Saint-Joseph, 1ère partie musicale de Marius Modeste – Débat avec le réalisateur Miguel Octave suivi d’un verre de l’amitié

 à Saint-Pierre, 1ère partie musicale annoncée prochainement – Débat avec le musicien Michel Thimon suivi d’un verre de l’amitié

 

Samedi 21 Avril à 20h00

au cinéma Madiana en présence du réalisateur Miguel Octave

Mercredi 25 Avril à 19h00

à Saint-Joseph, Centre culturel Marcé Belle Etoile –

Vendredi 27 Avril à 19h00

 à Saint-Pierre, Espace du Marché Place Bertin-

  Citoyens bois d’ébène France / 2017 / durée : 1h15 (inédit) / VF Réalisation : Franck Salin

Résumé : Le Dr Emmanuel Gordien est un militant de la mémoire. Avec son association, le CM98, il restitue aux antillais l’histoire et les noms oubliés de leurs aïeux esclaves dont il réhabilite le souvenir. Une démarche étroitement liée à sa quête personnelle. Le film explore une aventure humaine porteuse d’immenses espoirs : ceux d’une mémoire apaisée et d’une réconciliation des descendants d’esclaves avec l’Afrique, la France et leur propre passé.

Récompense : Mention spéciale section documentaire international au festival Vues d’Afrique de Montréal (Canada)

 

à Sainte-Marie, 1ère partie musicale des musiciens de la maison du Bélè- En présence de Pascal Pibidi – Débat suivi d’un verre de l’amitié

 

Dimanche 22 Avril à 11h00

au cinéma Madiana en présence de l’historien Bruno Maillard

 

Vendredi 27 Avril à 19h00

à Sainte-Marie, Habitation Saint-James –

 

 

 

Rumble: les amérindiens qui ont remué le monde

Canada / 2016 / durée : 1h43 / VOSTF Réalisation : Catherine Bainbridge.

Résumé : Rumble explore la manière dont les influences amérindiennes ont toujours fait partie intégrante de l’histoire de la musique populaire américaine, et ce malgré les tentatives répétées de censures culturelles de la part des gouvernements successifs des Etats-Unis quant aux cultures aborigènes.

Récompenses :

– Prix spécial du Jury (meilleur documentaire) 2017 au Festival Sundance (USA)

– Prix du public (meilleur documentaire et meilleur documentaire canadien) 2017 au Hot Docs Festival (Canada)

– Meilleur documentaire musical 2017 au Boulder International Film Festival (USA)

– Prix du public (Biografilm Music) 2017 au Biografilm Festival (Italie).

Le Carbet,- 1ère partie musicale par Bèlya
– Débat suivi d’un verre de l’amitié

 

 

 

Dimanche 22 avril à 14h00

au cinéma Madiana

Mardi 24 avril à 19h00

Le Carbet, Paillote du bourg

 

  Gamin 23 : enfances perdues au Brésil

Brésil / 2016 / durée : 1h19 / VOSTF Réalisation : Belisario Franca

Résumé : Après avoir découvert des briques marquées de croix gammées dans une ferme de l’Etat de São Paulo, l’historien Sidney Aguilar part à la recherche de la vérité concernant 50 orphelins noirs qui ont été tenus en esclavage dans les années 30 par une grande famille proche de l’idéologie nazie.

Récompenses : Grand prix du cinéma brésilien du meilleur film (Academia Brasileira de Cinema) Grand prix du cinéma brésilien du meilleur montage (Academia Brasileira de Cinema)

 

 

Dimanche 22 avril à 17h00

au cinéma Madiana

 

  Sur un air de révolte (hors compétition)

 France / 2013 / durée : 1h28 / VF et VOSTF Réalisation : Franck Salin

Résumé : La musique a coutume d’accompagner étroitement l’ébullition sociale en Guadeloupe. Du 20 janvier au 4 mars 2009, l’île a connu 44 jours de grève générale, un intense mouvement de protestation : un air, repris en choeur par la foule, revenait sans cesse : « La Gwadloup sé tan nou, La Gwadloup sé pa ta yo » (La Guadeloupe est à nous, elle n’est pas à eux). Il a suscité une polémique : certains y ont entendu un cri de révolte, tandis que d’autres l’ont perçu comme un chant raciste. A travers une exploration musicale, le film de Franck Salin fait échos de la place sociale et culturelle de la musique et du chant dans la culture guadeloupéenne. Art, moyen d’expression, mais aussi outil de revendication et arme, la musique peut-être politique quand elle est aussi art.

Nominations : Sélection hors-compétition au FIPA (France) Sélection compétition documentaires au Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (Burkina Faso) Sélection au Festival International du Film des Droits de l’Homme (France)

 

 

Dimanche 22 avril à 19h30

Soirée de clôture au cinéma Madiana avec l’intervention de Franck Salin