Echos d’éco

Pour une économie radicalement pluraliste

— Par Christian Chavagneux, Nicolas Postel, André Orléan —


Les controverses entre des économistes ne sont pas une chose récente. On peut même dire qu’elles ont toujours existé. John Maynard Keynes remarquait déjà en son temps que les économistes se répartissaient en deux groupes principaux : ceux qui croient que le système économique s’autorégule et ceux qui rejettent cette idée. Ces querelles n’ont jamais disparu. On a pu encore en faire l’expérience récemment à propos de la loi travail. Dans la presse, deux tribunes pourtant signées par nos meilleurs économistes y défendaient des positions opposées : dans la première, Jean Tirole, prix Nobel, la jugeait favorablement alors que, dans la seconde, Thomas Piketty déclarait que la loi travail ne réduira pas le chômage. Voilà une situation bien embarrassante, non seulement pour les citoyens qui ne savent plus quoi penser, mais également pour les économistes qui voient alors mise en défaut leur supposée capacité, en tant que scientifiques, à dire ce qui est vrai.…

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L’économie sociale et solidaire : base d’un nouveau modèle de développement !

— Par Jean-Marie Nol, économiste-financier —

La Guadeloupe et la Martinique sont à la croisée des chemins , et cela a été bien compris par la collectivité territoriale de Martinique (CTM) qui a mis comme point central de l’ordre du jour à sa dernière plénière , l’économie sociale et solidaire , comme un enjeu majeur de développement . Force est de constater que l’analyse des défis auxquels notre modèle économique et social au sens large est confronté a été absente du débat politique des élections législatives jusqu’à présent. Elle n’a donc pu être à l’origine de proposition de réformes susceptibles de contribuer à son adaptation compte tenu de la situation des finances publiques et de l’évolution de l’environnement économique de la France. Au cours de ce dernier siècle,avec la départementalisation , nous avons progressivement édifié un modèle politique, social et économique fondé sur quelques principes simples mais d’immense portée : le progrès économique et social basé sur les transferts publics en provenance de la France destiné à dynamiser la consommation .…

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Numérique et chômage : une jeunesse désillusionnée et inquiète de l’avenir !

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

La prochaine décennie, marquée par une mutation vers l’économie numérique, va bouleverser la structure de l’emploi en Outre-Mer . Alors que le chômage est au plus haut, comment la jeunesse peut espérer se préparer au mieux pour l’avenir ?
Hier dans le journal économique les Échos daté du 2/05/2017 , la Banque mondiale faisait état d’une terrible prédiction sur l’emploi :« L’automatisation pourrait faire disparaître près de 70 % des emplois dans les pays en voie de développement, selon le directeur de l’institution.
Voila de quoi relancer les polémiques sur la robotisation de l’économie. Le Président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a ainsi annoncé que les deux-tiers des emplois aujourd’hui existant dans les pays en voie de développement devraient disparaître avec l’automatisation de l’économie. »

Pour Jim Yong Kim, ces destructions d’emplois vont toucher tous les pays, développés et pauvres, notamment les pays plus tournés vers l’industrie et les services.
Le président de la banque mondiale n’en est pas à sa première sortie sur le sujet, alors que les débats se multiplient, notamment en France.…

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De la famine en Afrique… aux stocks céréaliers dans le monde!

— Par Gérard Le Puill —
L’appel lancé le 25 avril à Genève par le secrétaire général de l’ONU pour trouver des fonds afin de venir en aide aux millions de personnes victimes de la famine en Afrique n’a guère trouvé d’écho cette semaine dans les médias français. Alors que des millions de tonnes de céréales dorment dans les silos, seuls 15% des fonds attendus par l’ONU depuis son appel de février dernier ont été collectés pour venir en aide à 30 millions d’Africains dont la vie est mise en danger par le manque de nourriture.

Les débats qui se déroulent en France dans le cadre de l’élection présidentielle ont relégué au second plan des questions comme la chute des cours pour les principaux produits agricoles dans le cadre du marché mondial d’une part et la famine qui sévit dans la Corne de l’Afrique d’autre part. Le 25 avril, le secrétaire général de l’ONU a lancé un cri d’alarme à propos d’une famine qui frappe désormais 17 millions de personnes au Yémen, soit environ 3 millions de plus qu’au mois de février dernier.…

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Guyane : vivrons-nous bientôt la fin de l’État Providence ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —
Le jugement, sans appel, semble déjà rendu : La société Antillaise se sent mal,et pourtant , d’un point de vue matériel, elle va nettement mieux qu’avant les années 60/70. L’espérance de vie est passée de 61 ans en 1960 à plus de 80 ans aujourd’hui, les Guadeloupéens et Martiniquais  sont plus diplômés ( environ 40 % ont le baccalauréat, contre 5,5 % en 1962), plus riches (le salaire annuel moyen était de 28.000 euros en 2015, contre 4300 euros en 1950) et mieux équipés (par exemple, tous les ménages ont un réfrigérateur, contre 5 % en 1958). L’amélioration du niveau de vie est incontestable ,mais aujourd’hui nous vivons la fin du cycle idéologique du progrès économique et social d’après-guerre, celui qui a porté l’État-providence. Notre logiciel y était fondé sur la réparation : laisser le capitalisme produire la richesse et corriger a posteriori les inégalités qu’il génère, à travers la redistribution de l’État-providence. Nombre d’économistes estiment qu’il ne faut pas réduire l’État Providence à la simple protection sociale car « l’on met de côté les trois autres piliers de l’État social: les services publics, 30 % des emplois en France, c’est absolument colossal, le droit du travail et puis toutes les politiques économiques, budgétaires, monétaires, commerciales, politiques de revenus qui se sont développées au cours du XXe siècle . Il y a moins d’une dizaine d’années, on admettait communément que l’État était capable de faire face à tous les problèmes importants des sociétés de type post colonial  avancé comme les Outre-Mer. 

Il réglait les fluctuations de l’économie et semblait, en outre, garantir sur le long terme une croissance rapide et à peu près équilibrée en recourant aux instruments d’une planification souple basée sur une politique ambitieuse de transferts publics .…

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Guyane : constat d’une crise qui restera profonde et qui sera durable !

— Par Jean-Mrie Nol, économiste financier —

Depuis le 27 mars dernier, la Guyane vit au rythme d’une grève qui semble près de se terminer en eau de boudin . Entre revendication d’un peuple dans la tourmente et proposition du gouvernement , il semble que la Guyane se dirige dans une impasse .                                                                                 
Le consta

t de la situation est sans appel : Services publics en déliquescence , insuffisance des infrastructures actuelles , immigration mortifère ,vie chère, chômage important des jeunes ,dépendance accrue au spatial , demande illusoire de plus d’autonomie pour régler les problèmes dans le contexte actuel : La Guyane est à la croisée des chemins avec un mouvement social qui semble se diriger vers une sortie de crise non maîtrisée !  La principale source de tous les problèmes de la Guyane est incontestablement l’immigration incontrôlée et ça on ne le dit pas assez ! La Guyane est un territoire qui maîtrise très mal ses frontières avec une immigration provenant majoritairement du Brésil , du Guyana , ou du Suriname.…

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La robotisation détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée, selon une étude

— Par Luc Lenoir —
Deux chercheurs du Massachussetts Institute of Technology (MIT) et de la Boston University viennent de publier une étude sur les effets de la robotisation sur l’emploi. Contrairement à leurs précédentes recherches, leurs conclusions sont assez inquiétantes.

Les robots tuent-ils nos jobs? En passant de la théorie à l’analyse empirique sur l’évolution du secteur industriel, deux chercheurs du MIT et de la Boston University sont largement revenus sur leurs conclusions. En mai 2016, la publication de Daron Acemoglu et Pascual Restrepo affirmait que l’apparition des robots dans un secteur se traduirait par une création d’emplois qualifiés qui recyclerait les anciens métiers manuels, et que la transition serait bénéfique pour le niveau de rémunération.Leurs nouveaux travaux, publiés ce mois de mars 2017, prennent appui sur une observation de l’emploi industriel aux Etats-Unis entre 1990 et 2007. Les résultats semblent contredire largement les théories précédentes, les deux chercheurs affirmant désormais: «nous constatons un effet négatif sérieux et marqué des robots sur l’emploi et les salaires».…

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Clause Molière : «C’est une discrimination», accuse la commissaire européenne à l’emploi

Marianne Thyssen, commissaire européenne à l’Emploi, revient sur la polémique sur les travailleurs détachés et les mesures prises par certaines régions françaises pour contourner la directive.

La polémique sur la clause Molière s’est invitée dans la campagne présidentielle. Bernard Cazeneuve a fustigé une «clause Tartuffe», tandis que les présidents (LR) des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Ile-de-France, Normandie ou Hauts-de-France voient dans le fait d’imposer la langue française sur les chantiers faisant l’objet d’un marché public un moyen de lutter contre le dumping social des travailleurs détachés. Mais cette mesure est-elle conforme à la réglementation européenne ? La commissaire européenne à l’Emploi et aux Affaires sociales, la Belge Marianne Thyssen, sort pour la première fois du silence.

Travailleurs détachés

Plusieurs candidats à la présidentielle menacent de ne plus appliquer la directive sur les travailleurs détachés en France. Que leur répondez-vous ?

Marianne Thyssen. Que ce n’est pas une bonne idée. Supprimer la directive, ce n’est pas supprimer le détachement des travailleurs, cela veut dire qu’il n’y a plus de règles.…

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Document. La révolution keynésienne à l’ouvrage

La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, le livre célèbre de l’économiste britannique, est rééditée, quatre-vingt ans après sa première publication.

«La révolution keynésienne est l’événement le plus important de la science économique au XXe siècle », assurait en 1988 Paul Samuelson, l’un des trop nombreux Prix Nobel d’économie états-uniens, reprenant à son compte le propos d’un autre Prix Nobel, Lawrence Klein. Il devait certainement avoir à l’esprit l’apport de l’œuvre majeure de l’économiste anglais John Maynard Keynes, que les éditions Payot viennent de rééditer.

Keynes est effectivement apparu comme un homme de rupture avec l’économie libérale, d’autant qu’il était lui-même imprégné de cette tradition. Une rupture qu’annonce le titre même de l’ouvrage paru pour la première fois en 1936. En effet, il n’est pas libellé par hasard, les trois mots constituant la matière première de l’ouvrage. « L’emploi » : les économistes classiques sont incapables d’expliquer le chômage de masse. Le marché s’équilibrant par lui-même, le chômage ne peut être que « volontaire ».…

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Hyves Hayot est mort

 — par Roger de Jaham —

Yves Hayot s’est éteint dans la nuit de vendredi à samedi à son domicile du François, entouré des siens, à l’âge de 90 ans.

Aîné d’une famille de quatre sœurs et deux frères, doté d’une forte personnalité, Yves Hayot aura considérablement marqué de son empreinte plusieurs grands secteurs économiques de la Martinique et, au-delà, des Outre-Mer.

Succédant à son père Léon Hayot, il fut d’abord le très jeune dirigeant de l’usine sucrière du Francois. Puis, après l’acquisition de l’usine du Lareinty, Yves Hayot aura été le dernier industriel privé du sucre de la Martinique, avant que cette activité ne soit reprise par les collectivités locales.

Reconverti dans la production de rhum, co-fondateur du Coderum, il aura longuement présidé cette organisation de distillateurs de la Martinique. Propriétaire de la distillerie du Simon et des Rhums HSE, Yves Hayot restera comme l’un des très grands professionnels de la culture de la canne à sucre et des métiers du rhum, auxquels il était attaché par dessus tout.…

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Aide financière pour l’achat d’un vélo électrique

— Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) —

Vous voudriez aller au travail en vélo mais vous avez des doutes sur vos capacités physiques pour y parvenir ? Vous pouvez acheter un vélo à assistance électrique et bénéficier d’une aide d’État. Un décret et un arrêté ont été publiés en ce sens au Journal officiel du 18 février 2017.
Cette nouvelle aide, en place jusqu’au 31 janvier 2018, s’adresse à toute personne majeure domiciliée en France.

Son montant est fixé à 20 % du coût du vélo sans dépasser 200 €.

Attention néanmoins, le vélo doit répondre à certaines conditions :
être neuf ;
ne pas être muni de batterie en plomb ;
être équipé d’un moteur auxiliaire électrique dont l’alimentation est réduite progressivement et finalement interrompue lorsque le vélo atteint la vitesse de 25 km/h.

Cette aide sera soit déduite du prix d’achat, soit remboursée après achat par le biais de l’Agence de services et de paiement (ASP) (un téléservice dédié va être mis en ligne sur le site de l’Agence très prochainement).…

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A Marie-Galante, les planteurs de cannes très inquiets pour leur avenir

Pointe-à-Pitre – La situation des planteurs de canne de Marie-Galante, en Guadeloupe, sera « catastrophique même si la convention permettant de débloquer les fonds pour l’usine de sucre est signée » a estimé samedi le directeur de la coopérative des 1.800 planteurs de Marie-Galante, qui ont bloqué l’île vendredi.

Les planteurs de Marie-Galante souhaitaient par ce blocage alerter la population sur leur situation, menacée par le retard pris dans le démarrage de la récolte sucrière, conditionnée à la remise en route de l’usine, en attente du versement d’aides publiques, via une convention portant sur 2016-2017 et qui n’a pas encore été signée.

« Au mieux la campagne démarrera fin mars, et s’achèvera en pleine saison des pluies », ce qui conduira à « une perte de récolte 30 à 40.000 tonnes de cannes », a expliqué à l’AFP Thierry Orfèvres, directeur de la Sicama.

La dernière convention qui courait jusqu’en 2015 imposait d’augmenter la productivité des planteurs de 62.000 t de cannes à 150.000 t. « Nous l’avons fait et nous avons investi pour cela, nous ne pouvons pas perdre d’argent », affirme Thierry Orfèvres.…

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La ni an bizness ka fêt! (Suite : réponse à Marinette Torpille)

— Par A3C —

« C’est la raison pour laquelle nous avons entrepris une démarche auprès de l’Etat, qui est de racheter les dettes sociales et fiscales pour leur permettre de rénover et d’investir. Ces dettes devant être remboursée sur le long terme. » Mme Marinette Torpille F.-A. 19 janvier 2017

 Décidément, l’entrefilet de France-Antilles dans l’interview de Marinette Torpille de  « An nou ba péyi a an chans », tellement petit qu’on aurait pu ne pas le voir, n’en finit pas de faire des remous.
Après le courrier de l’Association des Consommateurs et des Citoyens de la Caraïbe, paru notamment dans Politique Publique , MadininArt et sur le net, et l’interview de Max Orville président du Modem Martinique par Maurice Violton dans SawKadi du 8 février dernier , force est de constater que l’agitation a été forte au Gran Samblé puisque Marinette Torpille n’aurait pas décoléré -apprenons-nous- et que mission lui a été donnée d’obtenir un droit de réponse par Maurice Violton dans SawKadi du 10 février.…

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La ni an bizness ka fêt!

— Par A3C —
« C’est la raison pour laquelle nous avons entrepris une démarche auprès de l’Etat, qui est de racheter les dettes sociales et fiscales pour leur permettre de rénover et d’investir. Ces dettes devant être remboursée sur le long terme. » Mme Marinette Torpille F.-A. 19 janvier 2017

La nouvelle aurait pu passer complètement inaperçue ! Dans une interview dans le F.A. du 19/01/2017, la conseillère exécutive chargée du développement économique déclare  avoir demandé à l’Etat de pouvoir racheter les dettes fiscales et sociales des hôteliers pour leur permettre de rénover et d’investir. 

Cette demande au fond n’est pas nouvelle. En 2010, lors d’une conférence à Batelière, en présence de l’ancien Président de la République Nicolas SARKOZY, cette doléance avait été plaidée par Yan MONPLAISIR, chef d’entreprise en charge à l’époque du secteur hôtelier du groupe MONPLAISIR et aujourd’hui 1er vice-président de l’assemblée de Martinique. La réponse de l’Etat fut alors d’y répondre au cas par cas.

Plus récemment, nous avons tous lu qu’un grand groupe hôtelier de la place, avec le concours et le soutien de l’ancien Conseil régional, avait obtenu l’abandon partiel d’une créance de millions d’euros de ses dettes sociales et fiscales moyennant un transfert de patrimoine au profit de l’Etat.…

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La semaine de 4 jours et/ou de 32 heures, de quoi parle-t-on?

La semaine de quatre jours est une revendication économique et politique pronant une semaine de travail standard réduite à quatre jours au lieu de cinq. Lancée dans les années 1990 en Europe, et soutenue par des hommes politiques tels que Jacques Delors ou Gilles de Robien, elle est l’une des quinze propositions du Collectif Roosevelt.

Le principe est de mieux partager le temps de travail, y compris dans le secteur privé, ce qui conduit à engager de nouvelles personnes, et par là à réduire le chômage tout en dégageant du temps de loisir supplémentaire pour les salariés. On parle alors de « partage du temps de travail ».

La formule a été initiée et véhiculée par Pierre Larrouturou dès 1993. Elle a été mise en application par la droite en 1996, avec une loi facultative votée à l’initiative de Gilles de Robien, la loi Robien sur l’aménagement du temps de travail, qui a été abrogée avec la promulgation des lois Aubry.…

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Vers la création d’un revenu universel en France ?

— Par Par Nadia Belrhomari —

Évaluer le bien fondé d’un revenu universel qui permettrait à chacun de percevoir une somme minimale lui permettant de vivre décemment… C’est l’une des 20 pistes proposées par le CNNum, le Conseil national du numérique, dans son rapport sur « l’emploi et le travail à l’heure du numérique », remis hier à la ministre du Travail. Focus sur cette mesure que l’on dit novatrice…

Le revenu universel, une idée nouvelle ?

Une idée nouvelle ? Pas si sûr que ça en réalité. Car qu’il s’agisse du revenu de base, de l’allocation universelle ou encore du revenu universel, tous ces termes désignent en réalité une vieille idée : verser à chaque citoyen un revenu. En France, dans les années 90 déjà, des mouvements de chômeurs en avaient fait une revendication majeure, au point qu’un rapport parlementaire avait été publié au début des années 2000 sur ce sujet. Des personnalités politiques s’étaient aussi emparées de ce qui apparaissait alors, déjà comme une nouveauté.…

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EDF Martinique : le coup de grâce

— Par Yvon Joseph-Henri, président de A3C —

L’électricité peut tuer, tout le monde le sait, au moins depuis le décès de Claude François électrocuté pour avoir voulu changer ou manipuler une ampoule défectueuse tout en étant encore dans son bain.

EDF Martinique fait mieux : elle tue les entreprises.

Mme H tient un commerce artisanal de glace à dans le Sud de la Martinique. Le passage de Matthew, il est vrai peu prévisible à cette période de l’année provoque une coupure de courant. Qu’à cela ne tienne : les congélateurs de Mme H peuvent tenir 8 heures.

Las ! C’est 30 heures que dure la coupure ! Son stock de glace, 320kg détruits, elle doit le placer dans un camion frigorifique pour tenter de le sauver. Rien ne la sauve. On ne recongèle pas un produit dégelé et surtout de la glace en Martinique. Outre le montant enduré de la perte exploitable, celui de la location du camion frigorifique, la facture de la décharge le refus de son assurance de la couvrir et des banques de l’aider, elle se voit au RSA et perd tout son travail !…

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Essai. L’Afrique sous servitude monétaire

— Par Jean Chatain —

L’ouvrage, soutenu par la Fondation Gabriel-Péri, analyse les diktats du Trésor français.

Créé en 1945, le franc CFA désigna d’abord la monnaie des « colonies françaises d’Afrique » ; une appellation qui, convenons-en, sonnait fâcheusement lorsque l’ère des indépendances fut formellement venue. D’où ce tour de passe-passe : le sigle est maintenu, mais est ­désormais censé se traduire par « franc de la communauté financière africaine ». Depuis, le franc français a disparu, mais le CFA perdure, symbole d’économies maintenues sous la coupe d’une tutelle en passe de se dédoubler : française et européenne…
L’héritage de la colonisation

La distinction entre monnaie métropolitaine donneuse d’ordres (le FF, franc français, hier, l’euro aujourd’hui) et monnaie serve (le CFA) reflète la nature spécifique des structures de l’économie coloniale, cantonnée au rôle exclusif de fournisseuse de matières premières. Ainsi les banques centrales africaines sont-elles contraintes de déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor français sous prétexte de garantie de convertibilité de leur monnaie.…

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Madinina, l’île aux fleurs…fanées ?

— Par A3C —

L’annonce en pleine période de trêve des confiseurs de la suppression de 25 postes pour la rentrée prochaine ne semble guère émouvoir plus que cela la population martiniquaise et ses élus. Il faut dire qu’au fil des années et depuis 2007 ce sont des milliers de postes qui ont été supprimés en Martinique. Le nombre d’ailleurs importe peu en soi.

Ce qui importe, ce sont les conséquences de ces mesures sans précédent dans l’histoire de la Martinique et de l’Education Nationale.

Car, ces suppressions de postes ont beau –nous criera-t-on – n’être que la conséquence d’une baisse sensible de la natalité, elles sont aussi un moyen de relever le nombre d’élèves par classe – notamment en collège – . Or, compte tenu déjà des difficultés en matière scolaire en Martinique, cette augmentation des élèves par classe n’augure rien de bon. On nous dira bien sûr que nous sommes encore loin des chiffres de la France hexagonale mais nous savons aussi parfaitement que notre population est socialement sinistrée, et bien plus qu’en France hexagonale.…

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Lettre ouverte au Maire de Schœlcher

 — Par l’A3C —

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Monsieur le Maire,
Il ne fait pas de doute que la ville de Schœlcher dispose de nombreuses écoles, dans l’ensemble non seulement bien gérées par chaque directeur et son équipe pédagogique, mais dont le fonctionnement administratif et notamment le service de restauration ainsi que les services annexes de garderie et de TAP sont plutôt mieux gérés qu’ailleurs.
Malgré ces éléments force est de constater que la gestion du paiement des repas et des activités est un sujet de fort mécontentement.
Depuis plusieurs mois le site de la mairie de Schœlcher est en panne et nombreux sont les parents en colère. En effet, il faut faire des queues sans fin pour pouvoir acquitter le repas de ses enfants pour le mois suivant. Est-il scandaleux, au XXIème siècle, de demander à pouvoir gérer le repas et les activités de ses enfants par internet ? Est-il scandaleux de demander à ce que le choix des jours de cantine et les formes d’activités TAP soient effectués par internet et qu’on puisse alors payer le tout par carte bancaire ?…

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Le renoncement de Hollande ou la fin d’un cycle économique et politique !

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier. —

terre_flecheFrançois Hollande a annoncé, jeudi 1er décembre en direct de l’Elysée, qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle en 2017. Dès le départ, il y avait un vice de forme. L’élection de François Hollande devait assurer la convergence des gauches, elle sera une machine à produire de la divergence !

La course à la succession de François Hollande s’annonce d’ores et déjà destructrice pour un parti socialiste et une gauche aux fractures désormais béantes .Une fracture sociale s’est progressivement traduite par une fracture politique, qui concerne aujourd’hui la France. Il existe donc maintenant à l’évidence en France une fracture politique doublée d’une fracture sociale et culturelle. Cette situation nouvelle nous interpelle à plus d’un titre etIl y a trois questions à se poser: Où en sommes-nous dans le cycle économique actuel ? Quel type de ralentissement allons-nous avoir ? Et, enfin, quel est le pronostic vital pour le modèle social dont François Hollande dans sa dernière allocution télévisée estime que  » le projet que porte François Fillon met en cause notre modèle social et nos services publics sans aucun bénéfice, au contraire, pour notre économie et avec un risque d’aggravation des inégalités. » ?…

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Huile de palme en Indonésie : les grandes marques doivent agir !

huile_de_palme_enfant2Le plus grand producteur mondial d’huile de palme est l’Indonésie, où nous avons documenté de graves violations des droits du travail dans les plantations détenues par Wilmar et ses fournisseurs : travail forcé, travail des enfants, discriminations…

Pourtant, Colgate-Palmolive, Kellogg’s, Nestlé, Reckitt Benckiser, Procter & Gamble et Unilever garantissent aux consommateurs qu’ils ne tolèrent aucune exploitation des travailleurs dans leur chaîne d’approvisionnement d’huile de palme.

A l’attention de :

M.Cook, PDG de Colgate-Palmolive Company,

M. Bryant, PDG de One Kellogg Square,

M. Bulcke, PDG de Nestlé,

M.Taylor, PDG de Procter & Gamble,

M. Kapoor, PDG de Reckitt Benckiser,

M. Paul Polman, PDG d’Unilever,

Le 30 novembre, Amnesty International a publié son rapport « The great palm oil scandal: Labour abuses behind big brand names”, qui révèle que les plus grandes marques agroalimentaires et ménagères du monde vendent des aliments, des cosmétiques et d’autres biens de consommation courante contenant de l’huile de palme dont la production est entachée de scandaleuses atteintes aux droits humains en Indonésie.…

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De l’urgence absolue de revoir notre vision du futur aux Antilles !

— Par Jean-Marie Nol, éonomiste-financier —

demain-2Le modèle économique et social Français, sous sa forme actuelle, habitue les citoyens de Martinique et Guadeloupe à un train de vie qui n’est virtuellement plus abordable car il est financé à crédit depuis 1974, date du dernier budget voté à l’équilibre. Depuis, la dette à littéralement explosée et pourrait alors devenir insoutenable. La solution ne peut être que radicale : la poursuite de réformes structurelles lourdes tout en continuant à marche forcée la réduction des déficits.

Le modèle social français, cumulait déjà deux principaux défauts et ce bien avant la crise économique actuelle. En premier lieu, les dépenses publiques sont bien trop élevées. Elles représentent 57% du PIB, un niveau parmi les plus élevés d’Europe et supérieur à celui de la Suède. Le poids de ces dépenses – tout comme celui de la dette, qui dépasse les 95 % du PIB – rend la France vulnérable à une remontée des taux d’intérêts. Une réduction des dépenses publiques de l’ordre de celle annoncée par François Fillon soit 110 milliards d’Euros concernera l’ensemble de la population française à des degrés divers : elle suppose l’absence de remplacement de la plupart des fonctionnaires partant à la retraite et la recomposition d’une partie des services, notamment territoriaux, de l’État et de ses opérateurs, une rationalisation de l’action des collectivités locales et une mise à jour importante des parcours de soin.…

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La Maif est-elle encore une mutuelle?

— Par A3C —
maif_declinantTout le monde connaît la Maif, une mutuelle qui doit son existence aux anciens instituteurs secrétaires de mairie qui cherchaient à se couvrir de différents problèmes qu’ils rencontraient, dans les années qui suivirent l’après-guerre. Pendant des années, la Maif fit figure de référence en matière d’assurance, tout comme la MGEN en matière de mutuelle médicale. Les autres assurances dénonçaient les adhérents « captifs » et hors norme qu’étaient les membres de l’Education nationale population au comportement privilégié. On se souvient aussi que la Maif, pendant longtemps, ne couvrait pas les Dom, et notamment la Martinique, malgré le nombre de personnels de l’Education Nationale dans l’île !
Aujourd’hui, force est de reconnaître que la Maif tend à n’être plus que l’ombre d’elle-même. Trop souvent la réponse – lorsqu’il y a une réponse ! – n’est pas à la mesure des attentes des sociétaires.
Remboursement, indemnisation ?
Ainsi l’Association des Consommateurs et des Citoyens de la Caraïbe a été saisie par une sociétaire de la Maif après un vol à son domicile.…

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« Share Stevia », une campagne internationale contre la biopiraterie

steviaLa campagne, d’envergure internationale diffusée en 5 langues, a pour objectif de rendre justice aux peuples autochtones détenteurs de savoirs ancestraux en encourageant les entreprises biopirates à entrer en négociation avec ces peuples.

La campagne est lancée alors que de plus en plus de boissons allégées en sucre et de produits peu caloriques inondent le marché, et utilisent des édulcorants dérivés de la plante Stévia pour satisfaire la demande des consommateurs.

La Convention sur la diversité biologique et le Protocole de Nagoya stipulent que les détenteurs de savoirs traditionnels sur la biodiversité ont le droit de tirer profit des connaissances qu’ils ont développées, protégeant ainsi les communautés autochtones d’actes biopirates. Mais alors que les glycosides de stéviol, édulcorants à base de Stévia utilisés par les entreprises multinationales, sont issus de la tradition guaranie, ces peuples n’ont reçu aucune compensation pour les ventes de produits contenant de la Stévia, ce qui représente pourtant un marché de plusieurs milliards de dollars US par an !…

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