Littératures

La littérature : quel prix?

— Par Alain Nicolas —

Avec l’attribution du Wepler à Lucie Taïeb et de sa mention à Bruno Remaury, les jurys des prix d’automne ont presque tous rendu leur verdict. Premier bilan de la cuvée 2019.

La course aux prix tire à sa fin. Si quelques couronnes (les prix des lycéens, l’Interallié, le Flore) attendent encore leurs lauréats, les grandes tendances se sont confirmées avec l’attribution du prix Médicis le 8 novembre et du prix Wepler-Fondation La Poste hier. Avec Luc Lang et Lucie Taïeb, deux beaux romans ont été couronnés, et attribués à des auteurs soutenus depuis longtemps par les critiques de l’Humanité. De « La Tentation » (Stock), notre chroniqueur disait dans sa chronique « Sans doute aucun, ce texte inspiré et ample, au souffle puissant, s’affirme comme l’un des plus convaincants de la rentrée. » Une conviction qui a manifestement été celle du jury du Médicis, qui a distingué le douzième roman d’une œuvre forte, délibérément tournée vers la fiction et le travail de la langue. « Les grands cerfs », de Claudie Hunzinger « avant tout une œuvre littéraire, magnifiquement écrite, qui met au centre l’engagement de l’écrivain et ses difficultés à embrasser un réel mouvant, avec un refus absolu du manichéisme », selon notre critique, a reçu le prix Décembre, et « Civilization », de Laurent Binet, romancier dont nous louions « l’invention foisonnante » le Grand Prix du roman de l’Académie Française.

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Littératures : nouveautés du 10 novembre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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« Le papillon pétrifié », de Delphine-Laure Thiriet

 
Son premier roman, publié en 2018, Les bokits de Jo l’Antillais a connu un joli succès en librairie.
A noter que cette série est la première série POLAR antillaise.
 
L’auteure qui a vécu plusieurs années aux Antilles et qui vit en Corse depuis peu, sera en dédicace à Marie-Galante le 9 novembre et en Guadeloupe du 10 au 16 novembre 2019.
– Titre : Le Papillon pétrifié
– Collection : POLAR-ADO
– Format : 130 X 200
– Auteur : Delphine-Laure Thiriet
– Editeur : Caraïbéditions
– Date de sortie en librairie : 7 novembre 2019
– ISBN : 9782373110647
– Prix TTC : 13,00 € TTC
– Public : Adolescents
– Résumé : Tout juste arrivés de Guadeloupe, Roman, Anatole, Indya et Domitille, les RAID, se trouvent au cœur d’une nouvelle enquête à l’occasion d’un voyage scolaire en Martinique. Bien des personnes semblent s’intéresser à un vol commis en 1902 dont le butin inestimable n’a jamais été retrouvé, notamment une broche très précieuse… À l’ombre de la Montagne Pelée, les mystères s’épaississent, tandis qu’est remontée de l’épave du Roraïma une cassette qui ne sera ouverte qu’en fin de semaine.

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Partenariat créole/français – Plaidoyer pour un bilinguisme de l’équité des droits linguistiques en Haïti

— Par Robert Berrouët-Oriol, Linguiste-terminologue —

L’épineuse question linguistique en Haïti, telle qu’analysée par l’éminent linguiste et enseignant Pradel Pompilus dans « Le problème linguistique haïtien » (Éditions Fardin, Port-au-Prince, 1985), continue de préoccuper un grand nombre de personnes en Haïti, au premier chef des enseignants, des chercheurs et des administrateurs du système éducatif. Les données de ce « problème linguistique » ne sont pas toujours bien établies pour certains, et les perspectives et enjeux défendus par plusieurs ne bénéficient pas nécessairement de l’éclairage des sciences du langage. Par exemple, l’Académie du créole haïtien, l’AKA, s’est révélée incapable depuis sa création prématurée en 2014 de dépasser le slogan « bay kreyòl la jarèt », horizon réducteur et idéologie unilinguiste frileuse conforme à la réalité que l’AKA ne dispose d’aucun mandat d’aménagement simultané de nos deux langues officielles, le créole et le français (voir là-dessus notre article « Maigre bilan de l’Académie du créole haïtien (2014-2019) : les leçons d’une dérive prévisible », Le National, 5 avril 2019). Aussi, interroger le « problème linguistique haïtien » revient également aujourd’hui à examiner la perspective d’un novateur partenariat entre le créole et le français pour mieux comprendre la vision et les exigences d’un futur bilinguisme de l’équité des droits linguistiques en Haïti.

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« Il faut rendre son indépendance à la littérature africaine »

Un collectif de personnalités, le Front de libération des classiques africains, défend l’idée, dans une tribune au « Monde », que les œuvres majeures de l’Afrique francophone ne soient plus seulement éditées à Saint-Germain-des-Prés.

— Tribune. —

Rentrée scolaire. A Dakar, pour Sokhna, L’Aventure ambiguë, de Cheikh Hamidou Kane, est frappé d’un « 10-18 ». A Niamey, L’Enfant noir, de Camara Laye, alourdit de Plon le sac de Makéda. A Abidjan, on s’éclaire au Seuil avec Les Soleils des indépendances, d’Ahmadou Kourouma, et on achète à Hachette Le Vieux Nègre et la Médaille, de Ferdinand Oyono. Douala, N’Djamena, Lomé, Ouagadougou, partout, au sud francophone du Sahara, les classiques de la littérature éveillent, édifient, enseignent en étant frappés du sceau de maisons d’édition concentrées le long de la Seine. Une vision esthétique, politique, philosophique, historique du monde s’est ainsi constituée sur plusieurs générations. Peu de gens relèvent la charge symbolique d’un tel anachronisme.

Ces œuvres sont à la fois causes et conséquences de la colonisation. Elles ont « naturellement » été portées par les maisons d’édition d’une métropole héritière d’une longue tradition littéraire écrite.

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En 1959, le Goncourt au «  Dernier des justes » faisait resurgir les zones d’ombres de notre histoire collective

— Par Malka Marcovich, historienne —

Il y a soixante ans, le prestigieux prix littéraire couronnait le roman « Le Dernier des Justes ». Salué comme une œuvre importante de la mémoire de la Shoah, il suscitera alors une « curée inouïe », dans un contexte de rapprochement franco-allemand et de résurgence de l’antisémitisme, souligne l’historienne Malka Marcovich dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Le 16 novembre 1959, le prix Goncourt est décerné à André Schwarz-Bart (1928-2006), écrivain apparu soudainement sur la scène médiatique pour son roman Le Dernier des Justes (Seuil). Cette épopée, que d’aucuns compareront à La Légende des siècles, de Victor Hugo (1859), retrace les errances et persécutions d’une lignée de « Justes » [thème puisé dans la légende talmudique] depuis le XIIe siècle jusqu’à 1943, au seuil de la chambre à gaz. Véritable bombe dans le paysage médiatique de l’époque, ce fut aussi un moment de curée inouï, qui n’a rien à envier aux violences que l’on connaît aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Cette fulgurance littéraire cristallise un ensemble d’événements dont nous sommes aujourd’hui les héritiers.

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Le prix Goncourt 2019 décerné à Jean-Paul Dubois

Le prix Goncourt a été décerné ce lundi à Jean-Paul Dubois pour « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon ». Une consécration synonyme de gloire, mais aussi de nouveaux revenus puisqu’elle entraîne des ventes importantes pour le lauréat, suivie ensuite d’une tournée internationale de dédicaces. Quatre écrivains étaient en course pour le prix Goncourt 2019 le plus prestigieux du milieu littéraire français : Amélie Nothomb, Jean-Luc Coatalem, et Olivier Rolin étaient aussi dans la course.
Le jury de l’académie Goncourt est présidé par Bernard Pivot et se compose d’Eric-Emmanuel Schmitt, Didier Decoin, Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Virginie Despentes, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.
Le prix Renaudot a été remis à Sylvain Tesson pour « La Panthère des neiges ».
Le Renaudot de l’essai a été remis à Eric Neuhoff, pour « (Très) très cher cinéma français »

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Littératures : nouveautés du 3 novembre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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Vision du monde

— Par Philippe Pilotin —

J’ai croisé le monde !
Je l’ai interpellé,
Mais il ne m’a pas regardé,
Pourtant il n’était pas aveugle.

J’ai approché le monde !
Je lui ai tendu la main,
Mais il ne l’a pas serrée,
Pourtant il n’était pas manchot.

J’ai rencontré le monde !
Je l’ai salué,
Mais il ne m’a pas répondu,
Pourtant il n’était pas sourd.

J’ai croisé le monde !
Je lui ai adressé la parole
Mais il n’a pas réagi,
Pourtant il n’était pas muet.

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« Les amants de Saint-Pierre », un roman de Pierre-Étienne Maincent

Fièvre ardente en Martinique

Né en 1882, Alfred est un enfant chti, pauvre et délaissé. Vif et curieux, il est remarqué par son instituteur, un « hussard noir de la République », qui lui révèle son potentiel, l’incite à la lecture et aux valeurs laïques et républicaines.

L’œuvre de Victor Hugo sera une découverte qui l’amènera à prendre en main son destin, en s’échappant du domicile parental à douze ans. En passant par les champs de blés de Seclin jusqu’aux cabarets parisiens, dont celui d’Aristide Bruand, il se retrouve en Martinique. Là, il vit un amour passionnel avec une jeune noire marquée par le passé esclavagiste de son pays. Mais l’aventure n’est pas sans risque : l’homme en noir, bras armé d’une vieille rancune parisienne, va le poursuivre jusque sur son île d’adoption.

Pierre-Étienne Maincent est un écrivain qui tient à la musique. La musique des mots qui guide sa plume et la musique classique qui enrichit son inspiration. Il dit souvent qu’il entend ses romans lorsqu’il est penché à son bureau, couchant les phrases sur le papier.

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Kréyol matjé-palé (Espésial dédikas ba Stéphen Jean Holana)

— Par Daniel M. Berté —

(R1) Anlè Sipèw Radio
Nou di sa an Kréyol

Nou palé nou matjé
Pou Pèp Matinitjé
Nou matjé dénonsé
Lé problèm ki pozé (R1)

Nou dénonsé kriyé
Pou pèp YO espwaté
Nou kriyé sipòté
Pou nou té sa endé (R1)

Nou sipòté ralé
Manmay ki YO pijé
Nou ralé nou pousé
Frè ek sè ankayé (R1)

Nou pousé nou djélé
Pou yo pé respèkté
Nou djélé ekzijé
Pou trapé dignité (R1)

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Littératures: nouveautés du 27 octobre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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Les Journées de la Langue Créole et du Livre: 1ère édition en Martinique

Dans le cadre de ses politiques de développement culturel, de valorisation de la langue créole et de soutien du livre, la Collectivité Territoriale de Martinique organise les Journées de la langue créole et du livre en Martinique, Pawol palé, Pawol matjé atè Matinik, du 24 au 26 octobre 2019, à l’Hôtel de la CTM et ses sites culturels (Bibliothèque Schœlcher, Bibliothèque de Prêt, Domaine de la Pagerie, Archives…).

Il s’agit pour la collectivité de fédérer un projet autour des professionnels du livre et acteurs de la langue créole et de leur donner des moyens d’expressions à travers un espace dédié.

Cette manifestation, fruit d’un travail collectif, constituent un cadre d’échanges d’une grande richesse par sa diversité et son contenu. Des rencontres, débats, animations et spectacles sont programmés et rythmeront les 3 jours.

Ces journées permettront de créer du lien entre les acteurs de la langue créole, les acteurs du livre, mais aussi entre ces mêmes acteurs et le public martiniquais.

Des activités sont organisées en direction du jeune public avec un focus sur le numérique, le dessin, les ateliers artistiques.

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Littératures : nouveautés du 20 octobre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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L’enseignement des langues en Haïti et les défis actuels de l’aménagement linguistique

— Par Robert Berrouët-Oriol, Linguiste-terminologue —

Parus récemment à Port-au-Prince, deux articles ont retenu l’attention des enseignants et des linguistes : « Haïti-Enseignement : près de 7 années passées à étudier pour rien l’anglais et l’espagnol à l’école » (Le National, 9 octobre 2019), et « Enseignement des langues : le système tient à ce que les apprenants réussissent aux tests d’évaluation » (Le National, 16 octobre 2019). L’idée centrale du premier article est bien résumée dans le titre et cible les difficultés chroniques et systémiques de l’apprentissage de l’anglais et de l’espagnol au cycle secondaire et au 3e cycle de l’École fondamentale, tandis que le second article renvoie à l’idée d’une surreprésentation de la réussite scolaire au détriment de l’acquisition de la compétence linguistique des élèves. Les deux articles ont le mérite de remettre en lumière l’inadéquation des méthodes d’apprentissage qui n’ont pas jusqu’ici fait l’objet d’une évaluation scientifique exhaustive.

Ces deux articles renvoient implicitement à une problématique plus large, celle de la toute relative et combien parcellaire connaissance de la réalité de l’enseignement des deux langues officielles d’Haïti, le créole et le français, et également celle de l’apprentissage, au cycle secondaire et au 3e cycle de l’École fondamentale, des langues sœurs régionales que sont l’espagnol et l’anglais.

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Eya pou Jid ! (60 J pou Duranty)

— Par Daniel M. Berté —

Jid !… Misié Jid!… Joy jéyan
Ki jèwmé an jaden lé matjè !

Pa jen jestikilé
Janmen fè kon jandam
Ka kouri ba janbèt

Pa jen fè kon jako
Ki valé an jennton
Ek pa sa dijéré’y

Jid !… Misié Jid!… Joy jéyan
Ki jèwmé an jaden la matjans !

Jid labouré jachè
Pou produi dé jwayo
Ki rann dé moun jaja

Ni yonndé ki japé
Pou té mòdé jaré’y
Mé karava’n ja lwen

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Dé pwen nwè

— Par Daniel M. Berté —

Dé pwen nwè lévé wo
Adan siel Mexico
Dé nonm nwé protesté
An fas li mond antié

Dé pwen nwè senbol cho
Akondi sé flanbo
Stati Lalibèté
Pou chimen sa kléré

Dé pwen nwè, mé limiè
Adan ségrégasion
Té ka met Nèg dèyè
Menm si yo té chanpion

Dé pwen nwè protesté
Kont diskriminasion
Neg té ka sipòté
Adan pli gran nasion

Dé pwen nwè pou montré
Ki magré loprésion
Neg ki ni volonté
Sa fè protestasion

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Littérature : nouveautés du 13 octobre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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Les prix Nobel de littérature 2018 et 2019 attribués à Olga Tokarczuk et Peter Handke

Pour l’année 2018, le jury a distingué l’autrice polonaise Olga Tokarczuk, née en 1962. 15e femme seulement à recevoir le Graal des écrivains depuis sa création en 1901, Olga Tokarczuk est récompensée pour « une imagination narrative qui, avec une passion encyclopédique, symbolise le dépassement des frontières comme forme de vie », a déclaré le secrétaire perpétuel de l’Académie suédoise, Mats Malm, à Stockholm.
Le Nobel de cette année a été attribué à l’écrivain autrichien Peter Handke. Peter Handke est distingué pour une œuvre qui « forte d’ingénuité linguistique, a exploré la périphérie et la singularité de l’expérience humaine », a-t-il ajouté.

Tous deux succèdent au palmarès Nobel au romancier britannique d’origine japonaise Kazuo Ishiguro, auteur des « Vestiges du jour », consacré en 2017.
Olga Tokarczuk, 57 ans, est considérée comme la plus douée des romanciers de sa génération en Pologne.
Son oeuvre, qui compte une douzaine d’opus traduits dans plus de 25 langues, va d’un conte philosophique, « Les Enfants verts » (2016), à un roman policier écologiste engagé et métaphysique « Sur les ossements des morts » (2010), et à un roman historique de 900 pages « Les livres de Jakob (2014) ».

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Le créole, « seule langue officielle d’Haïti » : retour sur l’illusion chimérique de Gérard-Marie Tardieu

— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue

La parution en 2018, en Haïti, du livre de Gérard-Marie Tardieu, « Yon sèl lang ofisyèl » (Éditions Kopivit laksyon sosyal) n’a pas soulevé grand intérêt chez les créolistes, les enseignants et les linguistes. Hormis un article du Nouvelliste paru le 30 mai 2018, « Yon sèl lang ofisyèl pou dechouke mantalite nou », ceux qui ont à cœur la défense du créole ne semblent pas avoir pris au sérieux la croisade de Gérard-Marie Tardieu visant à faire du créole la « seule langue officielle » d’Haïti à l’exclusion du français. Et comme pour conjurer le silence, pourtant salutaire, qui a suivi la parution de « Yon sèl lang ofisyèl » (« Une seule langue officielle »), le quotidien Le National, daté du 26 septembre 2019, vient de lui faire l’amabilité d’un entretien sous le titre « Gérard-Marie Tardieu : « kreyòl la ofisyèl sou papye sèlman».

Paru dans Le National  du 7 juin 2018, notre article « Le créole, « seule langue officielle » d’Haïti : mirage ou vaine utopie ?

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Mémoire et permanence salvatrice dans «Retour à Gygès» de Jean-Robert Léonidas

— Note de lecture de Dan Burcea —

Dans un entretien datant de 2013, l’écrivain haïtien Jean-Robert Léonidas nous révélait le fait que ses romans avaient «un double enracinement dans le silence et le chaos»[1]. Quatre années plus tard, il nous propose deux autres éléments tout aussi significatifs, extraits cette fois de la symbolique que porte son nouveau roman «Retour à Gygès», ceux de la mémoire et du déracinement. Rien d’étonnant, dirions-nous, pour un écrivain qui a fait lui-même cette expérience dans son aller-retour entre la beauté pure de Haïti, son île natale, et une autre île, Coney Island, au sud de Brooklyn, dans le quartier new-yorkais d’East Flatsbush où il fait d’ailleurs habiter Anita, son héroïne.
Ce sont donc ces deux têtes de pont que l’auteur tente de garder reliés durant le temps de sa narration. Il prend d’abord ses aises dans les paysages enchanteurs de la Plaine des Gommiers où Anita grandit dans cette terre natale située «face à la mer […] ouverte à l’infini des rêves et des vagues».

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« Échos de la première fois » de Jacques-Olivier Ensfelder

Pourquoi écrire, et encore moins de la poésie ?

« Pour me tromper et pour la seconde vie, écrit le poète Ensfelder… je suis l’ignorant, le poète de ton énigme ; tu possèdes précairement son nom vacant, un astre englouti parmi les étoiles. »

Dans ce quatrième recueil de Jacques-Olivier Ensfelder, on pourra souligner son regard lucide, balayant un Horizon lyrique, et donnant pour le courage « des mains de lumière comme des corbeilles de soleils ».
Le poète, las des hommes, tente l’approche d’un Dieu façonné par son imaginaire, depuis son enfance perdu comme un morceau d’étoile, et de ses croyances rejetées dans les abîmes anonymes de l’homme en général. La rencontre avec l’autre semble alors inféconde, la fraternité un leurre, et ce Dieu que même ses prières ne soumet, lointain et proche à la fois.
Il faut lire et relire ses poèmes dans la cadence et l’éventualité de l’espérance et du bonheur ; Tous deux, comme tous bons sentiments subjugués, fragile telle la Foi.

« Echos de la première fois »
C.M Éditions 10 Euros

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« Reflets des jours mauves », un roman de Gérald Tenenbaum

« La connaissance est un présent d’une infinie cruauté quand elle ne permet pas d’agir. »

— Par Michèle Bigot —

Reflets des jours mauves est le roman des disparus. Le motif central du tissu narratif tresse deux fils : le narrateur est Michel Lazare, chef de clinique et explorateur du génome. Il raconte une histoire biface, celle de sa recherche génétique (la chaîne) et celle de sa rencontre avec Rachel (la trame). Mais la promesse de bonheur suscitée par la thérapie génique se retourne en malédiction, quand l’apprenti sorcier fait face à sa découverte.

C’est une même passion de recherche qui anime anime Lazare et Rachel, comprendre le mystère de la vie pour lui, retrouver les traces des siens pour elle. Il regarde en avant, elle regarde en arrière, pourtant leurs démarches sont jumelles. Il est généticien, elle est photographe, mais tous deux poursuivent des traces, histoire familiale ou anamnèse occulte. Leur amour repose sur une gémellité, une expérience commune, celle de la disparition. Le mélancolique mauve pourrait donc se teinter de reflets tragiques.

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Littérature : nouveautés du 06 octobre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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Publications : nouveautés du 03 octobre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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