Littératures

Sentespri, patrimwa’n-nou

— Par Daniel M. Berté —

Sentespri sé madjoukann-nou
Avan sété Lanbouk Koulis
Le 12 Jwen 1837
Dékré le gouvènè Mackau
Batizé’y a léta-sivil
Ek di sé komin Sentespri

Prèmié mè ki wouvè lawonn
Sété Pierre-Marie Bonnaud
Diznèf zot mè vini apré
Epi Spiritèn, Spiritain
Yo bati komin Sentespri
Ki man soudnonmé Tjè-li-sid

Si fo palé di Sentespri
An vérité tan ké tro kout
Ek lé jalou ké toujou di
Ki man ka vanté bouyon-mwen
Tjidonk sé pousa man ka di
Vini fè an won Sentespri

Lanati ka trasé zòn-la
Laviè Koulis ek Kakao
Mòn Babé ek Mòn Lavalè
Epi an lo dòt ki zot sav
Ka fè lékren géwografik
Di an komin ki idilik

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Publications littéraires : nouveautés du 15 septembre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux xviie – xviiie siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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Artocarpes Altilis

— Par Daniel M. Berté —
Man né bòd lariviè
Eti moun pran kribich
An kalen sak-bwano
Pou yo té sa manjé
Epi frui man ba-yo

Man pousé an savann
La bèf, milé, mouton
Vini paré lapli
Oben paré solèy
An lonbraj man ba-yo

Man viv adan lakou
La ti-anmay bandi
Grenpé jik an tèt-mwen
Oben fè balansin
Pann an branch man ba-yo

Man grandi bòd-lanmè
Pou nouri yich péchè
Ki disparèt Miklon
San janmen ritounen
Epi sa man ba-yo

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Poète, rêveur de mots

Un film de jacques-Olivier Ensfelder et Vincent Mercier, réalisé dans le cadre de la 4ème édition de la La Nuit de la Poésie, avec la participation de Monchoachi, André Lucrèce, Georges Desportes, Widad Amra, avec un musique originale de Buddha Bar.

Poète est celui-là qui rompt avec l’accoutumance.
Saint-John Perse (1887-1975)

Le poème, cette hésitation prolongée entre le son et le sens.
Paul Valéry (1871-1945), Tel quel

Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir.
René Char (1907-1988), Feuillets d’Hypnos (1946)

Les hommes se servent des mots ; le poète les sert.
Octavio Paz (1914-1998)

Un bon poète n’est pas plus utile à l’État qu’un bon joueur de quilles.
Malherbe (1555-1628)

[Mes sonnets] perdraient de leur charme à être expliqués.
Nerval (1808-1855)

Qu’est-ce qu’un poète, si ce n’est un traducteur, un déchiffreur ?
Charles Baudelaire (1821-1867)

Voir le film ci-dessous:

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Publications littéraires : nouveautés du 08 septembre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux xviie – xviiie siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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« La rengaine sur la colonisation et l’esclavage est devenue un fonds de commerce »

Fatou Diome Propos recueillis par Coumba Kane

L’écrivaine franco-sénégalaise s’exprime sur son parcours et sur son désaccord avec la pensée « décoloniale », qu’elle invite à oublier pour « pacifier les mémoires »

Entretien

Dans son premier roman à succès, Le Ventre de l’Atlantique (Anne Carrière, 2oo3), Fatou Diome donnait la parole à cette jeunesse sénégalaise piégée dans Ies mirages du désir d’Europe. Ses œuvres offrent aussi une voix aux femmes, héroïnes du quotidien quand les maris migrent (Celles qui attendent, Flammarion, z2010 ou disparaissent tragiquement, comme dans son nouveau roman, Les Veilleurs de Sangomar (Albin Michel, 336 pages, 19,90 euros). Installée à Strasbourg depuis vingt-cinq ans, Fatou Diome revient sur son enfance aux marges, l’immigration, ou la pensée « décoloniale » qu’elle ne partage pas.

D’où votre nom vient-il ? Vous écrivez, dans « Le Ventre de l’Atlantique« , qu’il suscitait la gêne à Niodior, votre village natal...

Au Saloum, région de la côte sud du Sénégal, les Diome sont des Sérères-Niominka, des Guelwaar.

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Retour sur le droit à la langue maternelle créole dans le système éducatif haïtien

— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue —

Est-il juste et équitable de faire le plaidoyer pour le droit à la langue maternelle créole dans le système éducatif haïtien ? Est-il cohérent de plaider à la fois pour le droit à la langue maternelle créole dans notre système éducatif et pour l’aménagement simultané, dans l’École haïtienne, de nos deux langues officielles, le créole et le français ?

Le débat d’idées sur la brûlante question de l’introduction du créole comme langue d’enseignement et langue enseignée ne date pas d’hier. En réalité il remonte aux années 1970-1980 avec la réforme Bernard de 1979 qui, pour la première fois dans l’histoire du pays, fixait les termes de l’introduction du créole, dans l’École haïtienne, comme langue d’enseignement et langue enseignée. La réforme Bernard n’a pas été menée à son terme et la plupart des observateurs ont noté qu’elle a été conduite avec des lacunes au plan didactique et qu’elle fut torpillée par les barons de la dictature duvaliériste.

Pour mieux situer le débat d’idées et se prémunir des ornières idéologiques, il importe de bien comprendre en quoi consiste le droit à la langue maternelle.

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Man anmen’w…

— Par Daniel M. Berté —

Man anmen’w an lanmè
Ka karésé lé plaj
Oben ka fésé kò’y
An manniè anrajé
An pwent Lakaravel

Man anmen’w an gran bwa
Ka ba nonm loksijèn
Ka nouri zannimo
Ek ba yo sa ki fo
An gran Lamazoni

Man anmen’w an montann
Ki ka karésé siel
Ki kouvè épi nèj
Ek ka fè moun révé
An Kilimandjaro

Man anmen’w an laviè
Ka kouri ka soté
Epi ka koulé dous
Pou sa pòté lézòm
Anlè Misisipi

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« Rouge impératrice », un roman de Leonora Miano

Léonora Miano décale le regard : Katopia, Etat utopique africain, est-il menacé par les immigrés français? « Rouge impératrice » puissant remède aux crispations identitaires.
Le lieu : Katiopa, un continent africain prospère et autarcique, presque entièrement unifié, comme de futurs États-unis d’Afrique, où les Sinistrés de la vieille Europe sont venus trouver refuge.
L’époque : un peu plus d’un siècle après le nôtre.
Tout commence par une histoire d’amour entre Boya, qui enseigne à l’université, et Illunga, le chef de l’État.
Une histoire interdite, contre-nature, et qui menace de devenir une affaire d’Etat.
Car Boya s’est rapprochée, par ses recherches, des Fulasi, descendants d’immigrés français qui avaient quitté leur pays au cours du XXIème siècle, s’estimant envahis par les migrants. Afin de préserver leur identité européenne, certains s’étaient dirigés vers le pré carré subsaharien où l’on parlait leur langue, où ils étaient encore révérés et où ils pouvaient vivre entre eux. Mais leur descendance ne jouit plus de son pouvoir d’antan : appauvrie et dépassée, elle s’est repliée sur son identité.

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Appel à écriture théâtrale jeunesse

Clôture de l’appel de textes le 30 septembre 2019

Basée en Guadeloupe, l’association Textes en Paroles s’est donnée pour objet, depuis 2002, de promouvoir les écritures dramatiques contemporaines issues de, ou inspirées par l’univers de la Caraïbe ou des Amériques.
Pour la première fois depuis sa création, l’association lance un appel à écriture théâtrale portant spécifiquement sur des textes destinés au jeune public1.
Où que vous soyez et qui que vous soyez…
Vous écrivez des textes de théâtre pour la jeunesse
En français ou en créole en lien avec la Caraïbe ou les Amériques…
Vos textes dramatiques nous intéressent !
1 Public des collèges ou des lycées
Appel à écriture théâtrale jeunesse
Devenir des textes
 Les textes sélectionnés seront soumis sous anonymat au Comité de Lecture Jeune Public de Textes en Paroles (composé de dramaturges, d’universitaires et de professionnels du théâtre), qui aura la charge d’identifier un maximum de 5 textes lauréats.
 Parmi les textes sélectionnés, un jury distinguera le Prix Textes en Paroles  du meilleur texte dramatique 2019 pour la jeunesse
 Tous les textes-lauréats seront promus à l’occasion de lectures publiques et de rencontres avec leur auteur, dans le but de favoriser leur création.

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« L’Envers du décor » d’Ernest Pépin, ré-édition

 Le 22 août 2019 chez Caraïbéditions

Un couple de jeunes « blancs-France », inodores, incolores et sans saveur, à souhait, décide de plonger à pieds joints dans le mythe du cocotier.
Advient sans surprise ce qui doit arriver : elle cède aux charmes d’un beau rasta, il devient « blanc-gâché ». Rien de neuf sous le soleil…
Si : un auteur qui tente de sortir de l’écriture de l’habitation. Voilà une chose que nous attendions depuis longtemps, lassés que nous sommes de ces touné-viré vers le passé.
Et pourtant, nous ne retrouvons pas dans cet ouvrage le souffle qui portait L’homme au bâton ou Tambour-babel.
L’écriture est là, à fleur de page, avec toutes les qualités qui font qu’Ernest Pépin est l’un des trop rares écrivains à pouvoir être reconnu hors frontières antillaises. Mais il a, semble-t-il, voulu faire du créolisme à tout prix, et le frais débarqué futur bateau à la dérive manie avec brio la langue imagée d’un Aîné guadeloupéen.
De ce livre fourre-tout, nous sortons tour à tour un dépliant touristique, une carte géographique, un monologue canin aux revendications identitaires et sociales, une série de manifestations syndicalo-littéraires UGTGistes, des images sépia de la solidarité d’antan lontan, une timide – vraiment timide, depuis quand n’a-t-elle pas touché la déchirure de la misère ?

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Lòm o 7 non é dè pousièw

(Pou an sonjé ba Xavier Orville ki pati Abolay an 19 Août)

—Par Daniel M. Berté —
An nonm pasé 7 non… Chak fwa van té pasé, i té ka chayé’y kon lapousiè pou’y té touvé an lòt non :

1er Non : Doméyis lè’y té mako, krèm a lavaniy

2ème Non : mi lè’y té réjisè ronm ba Laréji

3ème Non : Michel lè’y té djérié-silèks ka réyé fè

4ème Non : Fabien lè’y té ka siré sol fasil-a siré

5ème Non : Solini lè’y té ni otan ki lè’y pa té ni

6ème Non : Lasaro lè’y té la kon lè’y pa té la

7ème Non : Sidné lè’y té sik sosé dan siwo

 Epi Lé 7 silab ka koumansé lé 7 non, i fè 7 pawtision pou di an chantan 7 fwa non ba lé 7 zotorité ki sui :

1er Non : ba misié Monségnè Do ki pa sav a ki lè

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« Afin que nul n’oublie »*

Poème dédié à l’Armée d’Afrique

Au pied des monts bleutés, en un site historique
Il est une colline où flottent nos couleurs.
Endormis à jamais, abattus loin des leurs
C’est là que sont tombés ceux de l’Armée d’Afrique…
Alignés sous la Croix ou la Stèle hébraïque,
Arborant le Croissant du soldat musulman,
De modestes tombeaux témoignent de ce sang
Que versèrent pour nous ceux de l’Armée d’Afrique…
Et sur ce tertre obscure, morne et mélancolique,
Ils ne sont pas tous là : les autres, par milliers,
Ont jalonné de gloire en usant de leurs souliers
La route de l’Honneur, chère à l’Armée d’Afrique…

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Lé mawchè (Pou lé douz-an)

— Par Daniel M. Berté —

Kat gran nonm Sentespri
Ki sé dé bon zami
Ka maché ka wondi
Lé bon-maten Sanmdi
Ek Mèwkrédi osi

Prèmié ki koumansé
Sété Daniel Berté
Raymond Mac vin apré
Epi Fardin René
Gérard Mimi dènié

Yo ka vansé anpil
An kawtié, an lavil
Délè yo ka’y ajil
Dot lè sa mwen fasil
An touka yo trankil

Pou moun yo rankontré
Sé Lé Spòwtif yo yé
Dot Trio yo nonmé
Sé Lé kat kavalié
De Lapokalips dènié

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« Nous sommes l’étincelle », de Vincent Villeminot, dès 13 ans

Quand les tensions entre générations deviennent trop fortes, des groupes d’adolescents choisissent de rompre définitivement. Mais créer une société alternative est-il possible ?

Résumé :
2025 : une partie de la jeunesse décide de partir vivre en forêt, dans des villages autonomes. Leurs seules politiques : l’amitié et la liberté.

2061 : Dan, Montana et Judith vivent dans une cabane avec leurs parents. Ils chassent, pêchent et explorent les ruines alentours. Mais un jour, les enfants sont enlevés par d’inquiétants braconniers. Quand leurs parents décident de partir à leur recherche, c’est le passé, le présent et le futur de ce monde qui se racontent et s’affrontent.

Roman d’anticipation ou utopie, engagé et politisé, « Nous sommes l’étincelle » est aussi déclaration d’amour à la famille, à la nature, à l’espoir et à l’étincelle de vie présente en chacun de nous.
Dan, Montana et Judith, les enfants sauvages, les enfants de la forêt, s’amusent et petit à petit agrandissent leur terrain de jeu mais au risque de grands dangers dont la forêt ne les protège pas.

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Plan décennal d’éducation et de formation du ministère haïtien de l’Éducation : absence totale de vision

— Par Robert Berrouët-Oriol, Linguiste-terminologue —

Le « Plan décennal d’éducation et de formation 2019-2029 » du ministère haïtien de l’Éducation est-il porteur d’une vision conséquente de l’avenir du système éducatif national ? Cette question de fond mérite une ample réflexion. Ainsi, nous avons lu avec beaucoup d’intérêt et d’étonnement l’article rédigé par le bureau de communication du ministère de l’Éducation et de la formation professionnelle (MENFP), « Le MENFP boucle avec succès la première phase de révision du Plan décennal d’éducation et de formation », publié le 26 juin 2019 par l’agence en ligne HPN. Quelques semaines plus tard, c’était au tour de l’UNESCO de s’engager dans une logique de support à l’action gouvernementale. Signalons que ce support s’inscrit en porte-à-faux par rapport aux stratégies et objectifs de développement durable (ODD) et à l’agenda Éducation 2030 (ODD4), notamment « la feuille de route pour atteindre les 10 cibles associées à l’Objectif relatif à l’éducation et le Cadre d’action Éducation 2030, adopté en novembre 2015, qui fournit des orientations aux gouvernements et aux partenaires sur la façon de traduire les engagements en actes » (« L’UNESCO assiste à la priorisation des objectifs d’éducation d’Haïti », Port-au-Prince, 16 juillet 2019).

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« Un si petit oiseau », de Marie Pavlenko, dès 13 ans.

« J’ai confiance en Abi, chuchote-t-il. En sa capacité à se battre, à renaître, à apprivoiser le monde qu’elle redécouvre, à le reconstruire à sa hauteur à elle. »
Abi a perdu son bras dans un accident de voiture. Elle s’enferme chez elle, coupe les ponts avec ses amis, et pense que sa vie est finie.

C’est sans compter sur le dévouement de sa mère, l’énergie débordante de sa tante, l’humour de son père et les crises d’adolescente de sa soeur.

Difficile dans ce tourbillon d’amour de ne pas garder un mince espoir en une existence meilleure. Mais l’absence d’avenir l’empêche de se projeter.

L’arrivée de Yoru, une petite touffe de poil puis la rencontre avec Aurèle vont bouleverser son quotidien et sa vision de ce nouveau monde où bien sûr tout est différent mais dans laquelle beaucoup de choses restent possibles…

Un livre émotion car l’autrice a su avec justesse et délicatesse retranscrire les sentiments complexes de l’héroïne qui a perdu ses repères, une partie de son autonomie et sa joie de vivre.

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« L’Enchanteur », de Stephen Carrière, , dès 13 ans.

Une bande inoubliable d’adolescents décide de lancer un défi à la mort.
Stan s’est taillé une place de choix au lycée. Ses camarades viennent le voir avec leurs problèmes et il élabore des stratagèmes insensés pour les résoudre. Aidé de sa bande d’amis fidèles, Daniel, Jenny, David et Moh, il est devenu un artiste en manipulation de la réalité. On l’appelle l’Enchanteur et, cette année, il va devoir réaliser son chef-d’oeuvre. Car Daniel est malade. Daniel va mourir. Comme il est fan de comédies musicales, il a demandé à Stan de transformer sa mort en un spectacle si grandiose qu’il lui offrira un peu d’immortalité. Il ne reste que neuf mois à l’Enchanteur et ses comparses pour accomplir ce  » miracle « . Mais, dans les ruelles du centre-ville, un Mal ancien et féroce se répand… et, même s’ils préféreraient l’ignorer, nos héros semblent être plus impliqués qu’ils ne le souhaiteraient.

Avec L’Enchanteur, Stephen Carrière s’attaque avec finesse au roman d’apprentissage. Ses héros ne possèdent aucun super-pouvoir mais leur cœur, leur curiosité et leur courage pourraient bien les aider à déjouer les plans d’une créature ancienne et féroce.

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Toni Morrison, Prix Nobel de littérature, est morte

Toni Morrison (de son vrai nom Chloe Ardelia Wofford), née le 18 février 1931 à Lorain en Ohio et morte le 5 août 2019, est une romancière, essayiste, critique littéraire, dramaturge, librettiste, professeure de littérature et éditrice américaine. Elle est lauréate du prix Pulitzer en 1988, et du prix Nobel de littérature en 1993. Elle est à ce jour la huitième femme (et seul auteur afro-américain) à avoir reçu cette distinction.

C’est le roman Beloved, dont l’édition française remonte à 1989, qui a fait connaître Toni Morrison en France. Mais sa notoriété américaine était venue dix ans plus tôt, coup sur coup, en l’espace de deux romans : Sula (1973) et Le Chant de Salomon (1977).

Biographie
Née dans une famille ouvrière de quatre enfants, Toni Morrison s’intéresse très tôt à la littérature et se passionne en particulier pour les œuvres de Jane Austen et de Léon Tolstoï. Elle s’inscrit à l’université Howard en 1949 pour étudier la littérature et soutient un mémoire sur le thème du suicide chez William Faulkner et Virginia Woolf en 1953 à l’université Cornell.

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« Celle qui marche la nuit », de Delphine Bertholon, , dès 13 ans.

Sur écran, les productions françaises arrivent rarement à s’emparer des récits de genre, notamment lorsqu’il s’agit de surnaturel. Ce qui n’est pas le cas en littérature adolescente dont le fantastique abreuve la prose. La romancière Delphine Bertholon en livre un superbe exemple avec Celle qui marche la nuit, raconté comme un journal intime se déroulant sur un mois d’été.( Le Monde)
Extrait
« Nous sommes donc arrivés à destination sous une pluie battante. Il était seize heures, mais on aurait dit qu’il faisait nuit. Une pancarte en bois piqué annonçait : « La Maison des Pins ». Elle se balançait, lugubre, grinçait dans le vent ; on se serait cru dans un bouquin de Stephen King. »
Malo, 15 ans, déménage, et doit quitter à regret son quotidien parisien. Aussitôt installé dans le sud de la France, il est gagné par l’angoisse. La Maison des Pins, isolée au milieu des bois, semble tout métamorphoser. Les parents de Malo sont absorbés par les travaux de rénovation, Jeanne, sa petite sœur, se réveille en hurlant, parle aux murs et s’est liée d’amitié avec une jeune fille… qu’elle est la seule à voir.

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« Cogito », le nouveau thriller d’anticipation haletant de Victor Dixen, dès 13 ans

Victor DIXEN auteur de la saga best-seller Phobos !

Un don du ciel…
Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d’Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n’importe qui en génie.
…ou un pacte avec le diable ?
Pour les vacances de printemps, Roxane s’envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l’intelligence artificielle pour « améliorer » la substance même de l’esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ?
Demain, l’intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société.
L’ultime frontière sera notre cerveau.

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De sang et de rage de Tomi Adeyemi : un coup de tonnerre dans le paysage Jeune-Adulte

Le bestseller mondial enfin traduit en français ! Une fantasy unique et époustouflante : un univers africain original, des personnages à couper le souffle, un rythme trépidant et une écriture visuelle. A paraître en librairie dès le 02 mai.

Lauréat du prestigieux William C. Morris Honor, l’un des 3 grands prix de romans YA aux Etats-Unis, « De sang et de Rage » est une fantasy d’émancipation, avec une héroïne en proie à la discrimination et aux préjugés, pour éveiller notre conscience. Trilogie à la fois crossover et mixte, elle alterne les points de vue de l’héroïne Zélie et de son ennemi Inan.

Résumé de l’histoire :

Ils ont tué ma mère.
Ils ont pris notre magie.
Ils ont voulu nous éliminer
A présent, dressons-nous !

Il fut un temps où la terre d’Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l’a faite disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n’était alors qu’une enfant. Aujourd’hui, elle a le moyen de ramener la magie et rendre la liberté à son peuple ; même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer.

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Touw-dé-yol

— Par Daniel M. Berté —

Touw-dé-yol sé bel jé
Patron ek bwa-drésé
Ka lienné pou gangné
Ek trapé an trofé
An solidarité

Touw-dé-yol sé lévè
Gran bonnè pou alé
Dépaw ou larivé
Pou pé wè lé kouwsié
Maté o dématé

Touw-dé-yol sé sanblé
An boul Matinitjé
Ek an lo étranjé
Pou pé sa anmizé
An tout fratèwnité

Tous-dé-yol sé kriyé
Pou pé sa sipòté
Sé osi dézolé
Lé an vrèl déchiré
Adan ladvèwsité

Touw-dé-yol sé djèwté
Eti moun ka dansé
Epi vréyé monté
Ka brè ek ka manjé
An total libèwté

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À Almada, une question essentielle  : « De quoi sommes-nous faits ?! »

— par Janine Bailly —

Une des qualités du festival d’Almada, et non des moindres, est de faire se rencontrer, sans avoir aucunement à craindre la comparaison, le théâtre lusophone dans sa contemporanéité et les théâtres différents venus d’autres pays, théâtres émergés d’autres continents, certains nous disant être pour la première fois invités hors de leur pays d’origine. Ainsi la proposition « Do que é que somos feitos ?!, De quoi sommes-nous faits ?! », nous est offerte par la « Compagnie 1ER Temps » originaire de Dakar et jointe à la « Compagnie ABC » de Paris. Une création riche de sens, et qui comme tout bon spectacle, ne se donne pas dans l’instant à comprendre tout entière. 

La danseuse Clarisse Sagna, le guitariste Press Mayindou, l’écrivain et pédagogue Kouam Tawa, le danseur chorégraphe Andréya Ouamba composent, sur la mise en scène de Catherine Boskowitz, une sorte d’opéra-rock baroque et déjanté pour nous parler de choses graves et sérieuses, du Congo ou du Sénégal, pour nous dire l’Afrique comme elle va, nous dire aussi le monde dans toutes ses blessures mal cicatrisées comme dans ses problèmes actuels, montée des extrêmes-droites, émergence de nouveaux dictateurs, obéissance aveugle des peuples…

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Asimbonanga

Mofwazaj chanté misié Johnny Clegg

— Par Daniel M. Berté —
Rèfren (x2)
Nou pa wè’y
Nou pa wè Mandela
Koté-a i yé-a
Koté-a YO ka ritjenn-i lajol

O lanmè-a frèt ek siel-a gri
Gadé pa lòtbò zil-a dan bé-a
Nou tout sé dé zil jiktan jou-a ka’y rivé
Eti nou ké travèsé lanmè difé-a Rèfren (x2)

An goélan pran lavol pa lòtbò lanmè-a
Man ka révé ki silans-la fini
Ki moun ki ni mo pou fè tonbé ladistans
Ant wou ek mwen ? Rèfren (x2)

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