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« Les maîtres de la Guadeloupe », de Frédéric Régent

Propriétaires d’esclaves

Si les sociétés coloniales des Antilles françaises sont bien connues à travers l’histoire des esclaves, celle de leurs propriétaires restait à faire. Et pour cause : c’est la chronique honteuse de dominants engagés dans une épouvantable entreprise d’exploitation de femmes, d’hommes et d’enfants.

Frédéric Régent suit le parcours de quatre familles sur huit générations et reconstitue leur installation sur l’île, à partir de 1635. C’est le temps de la culture du tabac, il faut mettre en valeur les terres : ces premiers colons font appel à des engagés, des Européens, qui sous un contrat de servitude subissent de terribles conditions de travail qui préfigurent celles que subiront les esclaves. Par la suite, certains de ces engagés deviennent eux-mêmes des maîtres. Puis avec le développement de la production de sucre, les esclaves sont de plus en plus nombreux à être importés d’Afrique.

La production de sucre fait la richesse de ces propriétaires. À travers leurs habitations, ils mettent en place des entreprises mobilisant d’énormes capitaux en s’intégrant à une économie connectée au monde.

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« Les colonies, la Révolution française, la loi » Frédéric Régent, Jean-François Niort et Pierre Serna (dir.)

abolition_1794-cDEPUIS près de quatre siècles que la France possède des colonies ou des territoires d’Outre-Mer, elle a toujours hésité, pour ce qui concerne leur statut et leur législation, entre deux principes contradictoires, celui de l’assimilation et celui de la spécificité. La question se pose dès Colbert et n’est toujours pas tranchée aujourd’hui. Comment la Révolution française a-t-elle pris en considération la question de la législation des colonies ?
S’il y a un maintien de la spécificité législative sous l’Assemblée constituante, à partir de la loi de 1792 instituant l’égalité politique entre les blancs et les libres de couleur, les assemblées dirigeant la France adoptent une législation révolutionnaire radicalement nouvelle dans les colonies.

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« De l’esclavage des Slaves et des vaincus de la Reconquista à l’esclavage des Africains (15e -16e siècles) ».

Samedi 30 novembre 2019 de 15 à 17h

De l’esclavage des Slaves et des vaincus de la Reconquista à l’esclavage des Africains ( 15e – 16e siècles)

L’université populaire du CM98 fait sa rentrée le samedi 30 novembre 2019 à l’université Paris 1 Panthéon – Sorbonne.
Pourquoi les marchands d’esclaves ont laissé le marché de l’Europe pour aller en Afrique? C’est le thème qui sera traité par Frédéric Régent dans la conférence de l’Université populaire du CM98, intitulée: « De l’esclavage des Slaves et des vaincus de la Reconquista à l’esclavage des Africains (15e -16e siècles) ».
L’esclavage qui avait presque disparu d’Europe occidentale au 13e siècle, réapparaît avec force au 15e siècle, il concerne d’abord les vaincus de la Reconquista et les Slaves. Avec la fin de la Reconquista et la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, les marchands d’esclaves européens se tournent désormais vers l’Afrique.

📆 Date : samedi 30 novembre 2019
🕒 Horaire : de 15h00 à 17h00
🏛 Lieu : Amphithéâtre Richelieu
🔴 Adresse : 17 Rue de la Sorbonne 75005 Paris
🚃 Accès : RER B | Station Saint-Michel – Métro | Station Cluny-la Sorbonne – à Sorbonne Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

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Lettre aux maires pour renommer des rues en hommage aux soldats Africains et des Outre-mer

Lors du 75ème anniversaire du débarquement de Provence, le 15 août 2019 à Saint-Raphaël, le chef de l’État a appelé à renommer des rues en hommage aux soldats Africains et Antillais de l’Armée française qui ont participé à la Libération. Des responsables associatifs, intellectuels et personnalités publient une lettre ouverte aux Maires de France et des Outre-mer afin qu’ils s’engagent dans ce sens.

« Ils ont fait l’honneur et la grandeur de la France. Et pourtant qui d’entre nous se souvient aujourd’hui de leurs noms, de leurs visages ? » a questionné le chef de l’État lors du 75ème anniversaire du débarquement de Provence à Saint-Raphaël dans le Var, le jeudi 15 août 2019. Plusieurs responsables associatifs, personnalités publiques, journalistes, médecins et universitaires pour la mémoire des Tirailleurs Africains et des Outre-mer emmenés par le professeur Marcel Lourel, commandant de réserve citoyenne à Lille s’interrogent : « Pourquoi les Tirailleurs Africains et des Outre-mer sont-ils les grands oubliés de l’Histoire ? Plus de 400 000 d’entre eux ont versé le prix sang au cours des deux Grandes guerres… Aujourd’hui, Emmanuel Macron appelle à renommer des rues pour leur rendre hommage.

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Pourquoi et comment Napoléon a t-il rétabli l’esclavage ?

Deux historiens confrontent leurs interprétations


Conférence-débat à la Mairie du 5e, 21 place du Panthéon mardi 16 juillet 2019
Accueil à partir de 19h30 début 20h précises, Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Frédéric Régent :
« Le 16 juillet 1802, par un arrêté consulaire, non publié au bulletin des lois, Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage en Guadeloupe. Huit ans après l’abolition de l’esclavage votée par la Convention nationale, le 4 février 1794, celui qui dirige de manière autoritaire la France a mis fin à l’un des héritages de la Révolution française et de la Première République. Le 20 mai 1802, Napoléon Bonaparte avait déjà décidé de maintenir l’esclavage dans les colonies, où celui-ci n’avait pas été aboli (en Martinique en raison de l’occupation britannique, à la Réunion et à l’Île de France [actuelle Île Maurice] où les maîtres avaient renvoyé les agents de la République chargés de la mise en application de l’abolition). Par sa décision du 16 juillet 1802 de rétablir l’esclavage, Bonaparte veut punir la population de la Guadeloupe de s’être rebellée en mai 1802, contre l’expédition qu’il a envoyé dans l’île sous le commandement du général Richepance.

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Mémoire de l’esclavage et antiracisme : un débat, un combat et ses enjeux

Deux textes mis en ligne ces deux derniers jours sur Mediapart, et qui sont en train de provoquer le débat, en matière de mémoire de l’esclavage. Ils font suite à la mise en ligne sur le site du CNMHE, d’un texte  auquel a répliqué une tribune de Myriam Cottias, directrice du CIRESC au CNRS et ancienne présidente du CNMHE. On trouvera donc ci-après un lien vers le texte initial, la réponse de Myriam Cottias, un texte de Loïc Céry de l’Institut du Tout Monde qui précise les enjeux du débat et la plainte déposée par Frédéric Régent.


L’anti-esclavagisme peut-il exclure l’antiracisme?

—Par Myriam Cottias—

Exclure les combats anti-esclavagistes, des combats antiracistes n’est-ce pas une nouvelle tentative pour construire une identité particulariste qui oublie la violence de la relation esclavagiste et de la «race» et pour nier l’universalité des combats pour l’égalité du genre humain?

Les nombreux actes, écrits et injures antisémites et racistes montrent bien, une fois encore, que la période est au brouillage politique et à la révision de la connaissance historique par des discours guidés par une idéologie récurrente sur la minoration des facteurs qui ont soutenu l’histoire des génocides et des processus génocidaires de l’Histoire.

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Richepance dèwò!

— Par LKP —

Le débat ouvert par LKP dérange et la récente publication de Messieurs REGENT et BELENUS le prouve. Ces « historiens professionnels », se dressent en défenseurs de l’institution politique interpellée et nous assènent un enseignement singulier sur l’histoire et le rôle de l’historien. Ils s’en prennent à tous ceux qui ne se soumettent pas à leur avis d’historiens « éclairés et autorisés » par le pouvoir colonial y compris à leur pòair. En 2002, Frédéric REGENT publiait un texte du même type. Visiblement, n’ayant pas été entendu, il en remet une couche, cette fois-ci avec le concours de René BELENUS.

Lire :  Halte à la manipulation de l’Histoire, oui à la conservation et à l’explication de tous les vestiges du passé ! — Par Réné Bélénus et Frédéric Régent

Mais ne nous laissons pas abuser par les apparences. En effet,

On pourrait croire qu’il s’agit simplement d’une guerre « d’HISTORIENS ». Ou d’une tentative de voler au secours de Mme BOREL-LINCERTIN, visiblement embarrassée. Mais au-delà de cette guéguerre entre sachant, et du sauvetage du soldat BOREL-LINCERTIN, il nous faut, NOUS Guadeloupéens, gadé pli lwen, davwa, tout biten, biten, parapòt a on biten.

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Halte à la manipulation de l’Histoire, oui à la conservation et à l’explication de tous les vestiges du passé !

— Par Réné Bélénus et Frédéric Régent —

La commémoration de la seconde abolition de l’esclavage en Guadeloupe du 27 mai 1848 a, cette année, donné lieu à toutes sortes d’amalgames, de déclarations empreintes de contre-vérités et de confusions en tous genres qui n’honorent guère leurs auteurs. Conscients du fait que la quête mémorielle a pris dans notre pays une ampleur inenvisageable, après des décennies de silences empreints d’une volonté de privilégier l’oubli des pages sombres du passé, nous ne pouvons néanmoins cautionner autant de dérives dans l’interprétation des faits.
La recherche historique ayant suffisamment progressé depuis 20 ans sur toutes ces questions, d’aucuns seraient bien inspirés de se documenter plutôt que de persister à assener des contre-vérités.
Premier amalgame méritant d’ëtre dénoncé, c’est la confusion systématique faite entre les événements du 27 mai 1848 avec la proclamation du Gouverneur Layrle abolissant l’esclavage en Guadeloupe, et ceux du 28 mai 1802 avec la mort à Danglemont de Delgrès et de ses compagnons. La tendance actuelle est à occulter totalement l’abolition de 1848 pour ne retenir que le © rétablissement de l’esclavage en 1802 ª.

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Que les trafiquants d’êtres humains soient interdits de séjour dans l’U.E !

Le CNMHE propose que la France prenne l’initiative de porter au niveau européen un projet d’interdiction de séjour, sur le territoire communautaire, de toute personne ayant profité du trafic d’êtres humains.

—Communiqué de presse du CNMHE —

Dénoncer la traite et l’esclavage colonial, commémorer leurs abolitions, c’est aussi rester vigilant face aux formes contemporaines de mise en servitude de l’être humain et poursuivre le combat en faveur des droits de l’Homme. La situation actuelle en Libye nous rappelle cette sombre réalité et exige une mobilisation en conséquence. Les images de vente aux enchères d’esclaves en Libye mettent sur le devant de la scène médiatique l’obscénité et l’actualité de l’esclavage. La route de la traite transsaharienne est toujours empruntée par de nouveaux marchands du commerce infâme. Les migrants, qui souhaitent échapper à la guerre ou à la misère, sont pris dans la nasse libyenne, tant il est devenu difficile de quitter ce pays pour l’Europe.
Le CNMHE a pour mission d’éclairer l’action publique sur l’histoire et la mémoire de l’esclavage et de dénoncer les formes d’esclavage moderne.

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« L’empire colonial de Richelieu à Napoléon » de Bernard Gainot Prix du livre d’Histoire de l’Outre-mer 2017

Le premier prix du livre d’Histoire de l’Outre -Mer a été remis.

Six livres étaient en compétition:
Bernard Gainot, L’empire colonial de Richelieu à Napoléon, Armand Colin, 2015.
Eric Roulet, La compagnie des îles d’Amérique 1635-1651, Presses universitaires de Rennes, 2017.
Caroline Oudin-Bastide et Philipe Steiner,Calcul et morale cout de l’esclavage et valeurs de valeurs de l’émancipation, Albin Michel, 2015.
Abel A. Louis, Marchands et négociants de couleur à Saint Pierre (1777-1830), L’harmattan, 2015.
Michel Rodigneaux, Victor Hugues L’ambition d’entrer dans l’Histoire 1762-1826, éditions L’Harmattan 2017.
Christian Schnakenbourg, Histoire de l’industrie sucrière en Guadeloupe aux XIXe et XXe siècles,tome 5, Les vingt calamiteuse et la fin de l’économie de plantation (1966-2000), L’harmattan, 2016.

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Haïti : actualités culturelles du 16 mai 2017

Jusqu’au 27 mai à Fort de France, exposition de la plasticienne Elodie Barthelemy « Un lieu en liens » où elle présente des oeuvres majeures comme « Jalouzi » et l’installation « Les capteurs »… Tropique Atrium scène nationale, 6 rue Jacques Cazolle, 97200 Fort de France.

À la fois peintre, sculptrice et performeuse, l’œuvre d’Élodie Barthélémy se développe autour du relationnel qu’elle vit avec des personnes qu’elle rencontre et les lieux qu’elle arpente.
Dans l’exposition « Un lieu en liens », l’artiste nous présente trois œuvres majeures :

Jalouzi, qu’elle a présentée au Grand Palais à Paris, qui restitue des habitations précaires en Haïti du quartier de Pétionville, relatant le chaos mais aussi « le coup de main » des occupants, leur incessante mise en réseau dû à la proximité de leurs liens. Cette œuvre livre son sens dans le contexte actuel des immigrés de nombreux pays occidentaux, allant des jungles de Calais, aux camps de réfugiés dans le monde. La pièce se présente comme plusieurs marches d’escaliers en ciment, blocs en équilibre instable qui livrent leurs mystères, leurs énigmes et leurs cachoteries.

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L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations?

Martinique les 26 et 27 octobre et en Guadeloupe le 28 octobre 2016

esclavage_impact_pop-2— Par Professeur Aimé Charles–Nicolas, Président de l’Association First Caraïbes —

A l’initiative de l’Association Régionale FIRST CARAIBES, se tiendra à la Martinique les 26 et 27 octobre et en Guadeloupe le 28 octobre 2016 le Colloque Scientifique International «L’ : quel impact sur la psychologie des populations ?» dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour les afro descendants 2015-2024.

Avec la présence de plus en plus insistante dans l’espace public de la thématique de l’esclavage nous nous sommes rendus compte que nous ne savions rien des conséquences psychologiques de la traite des Noirs et de leur mise en esclavage alors même que des travaux psychiatriques ont démontré la nécessité de traiter les psychotraumatismes, que des travaux d’épigénétique démontrent l’existence de traces sur l’ADN des traumatismes psychologiques et leur transmission de génération en génération, alors, enfin, que des travaux d’historiens ont mis au jour «la voix des esclaves». Il est alors apparu indispensable de faire se rencontrer historiens, psychiatres, généticiens, anthropologues et sociologues pour échanger sur cette question loin de toute posture victimaire.

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Quand tout acte contestataire peut être qualifié de «terrorisme»

— Par collectif —
liberte_securiteNous, chercheurs et enseignants-chercheurs des universités, condamnons avec indignation les faits au sujet desquels notre collègue Guillaume Vadot a porté plainte auprès du parquet de Bobigny ce 27 septembre. Ces faits sont les suivants : «abus d’autorité», «violences volontaires aggravées», «agression sexuelle aggravée», «menaces», «injures publiques» et «vol». Guillaume Vadot est doctorant et enseignant de statut précaire (attaché temporaire d’enseignement et de recherche, Ater) à la Sorbonne. Les menaces des policiers qui l’ont agressé («on va venir à la Sorbonne t’exterminer toi et tes collègues») s’inscrivent dans ce contexte plus large où la recherche en sciences sociales est de plus en plus accusée de fournir des excuses aux terroristes ou de relativiser l’horreur de leurs actes. Ces propos, relayés sous différentes formes par la majorité des élites politiques dans le contexte post-attentats, ne peuvent qu’être interprétés comme un chèque en blanc pour des pratiques toujours plus violentes et répressives.
Nous réagissons pour Guillaume Vadot, mais au-delà, contre toutes les formes de violences policières. La question n’est pas seulement «Que fait la police ?» mais aussi «A qui le fait-elle ?».

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Avis du Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage sur les journées de commémoration

comit_nat_lut_esclavageCommuniqué de Presse

Le 5 octobre 2016, l’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité un amendement modifiant la loi du 30 juin 1983, relative à la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Cette loi était rédigée comme suit :

« En France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage est fixée par le Gouvernement après la consultation la plus large » ;

L’amendement voté par les députés propose de modifier cet article dans les termes suivants :

« La République française institue la journée du 10 mai comme journée nationale de commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions et celle du 23 mai comme journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial. ».

Cet amendement a pour objet de clarifier et de consolider juridiquement le calendrier officiel des commémorations liées à l’esclavage.

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Connaître les propriétaires d’esclaves

gwada_proproi_esclavesLe conseil départemental de la Guadeloupe/direction des Archives départementales et la société d’histoire de la Guadeloupe

Ont le plaisir de vous convier à la conférence

Connaître les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe à travers les archives notariales

Présentée par Frédéric REGENT

Maître de conférences d’histoire à l’université de Paris 1 Panthéon–Sorbonne

Le jeudi 27 août 2015 à 18h30

Aux Archives départementales

Rue des Archives, Bisdary (Gourbeyre)

Contacts : tél. 05 90 81 13 02 ; courriel : archives@cg971.fr

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Qu’est-ce qu’un « engagé » ?

— Par Joseph Jos, Edouard Ancet, Erick Dédé (Association Tous Créoles) —

Toutes les vérités ne seraient-elles pas bonnes à dire. Telle est, par la formulation de ces deux adages, la mésaventure survenue à un homme soucieux de vérité historiquement établie, Roger de Jaham.
Chercheurs et historiens modernes rejoignent chroniqueurs et mémorialistes des lendemains de la « Découverte » de l’Amérique, sur un constat commun : les colonies européennes d’Amérique ont vu passer, à côté des esclaves noirs, des « engagés blancs » ou « trente-six mois » , espèces d’hommes qui se vendaient en Europe comme esclaves pendant trois ans dans les colonies » (Définition de l’Abbé Guillaume-Thomas François Raynal, (1713-1796), cité par Mme Liliane Chauleau, Directrice Honoraire des Archives départementales de la Martinique).
La plupart des Français qui émigrent aux colonies, incapables de payer leur voyage aux îles, doivent s’engager à servir ceux qui payent les frais du voyage, pour une durée de 3 ans, dans les colonies françaises. Ces colons français sont appelés les « engagés » ou les « trente-six mois » .

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« L’habitation n’était pas un camp de concentration »

Jeudi 23 avril 2015 18 h à l’Atrium

Docteur en histoire, Bruno MAILLARD est chercheur associé au CRESOI-Université de la Réunion, chargé d’enseignement à l’université de Paris-Est Créteil. Il co-signe avec Frédéric RÉGENT, maître de conférences en histoire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et avec Gilda GONFIER, directrice de la médiathèque du Gosier (Guadeloupe), ce livre-évènement « Libres et sans fers, Paroles d’esclaves français » qui donne enfin la parole aux esclaves.

Ces trois chercheurs ont pu retrouver des témoignages inédits d’esclaves s’exprimant « libres et sans fers », selon l’expression consacrée des tribunaux, lors de procès tenus en raison de larcins, de rixes, de mauvais traitements, parfois de meurtres, entre 1787 et 1848, soit les cinquante dernières années de l’esclavage. Grâce à des interrogatoires et des dépositions d’esclaves qui n’avaient jamais été exploités jusqu’à présent, ces historiens ont pu reconstituer le quotidien de ces hommes, femmes et enfants en Martinique, à La Réunion et en Guadeloupe au XIXe siècle. La majorité d’entre eux travaillaient dans les champs ou les plantations.

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Polémique autour du dernier ouvrage de J-F Niort

code_noir_jf_n_trueLe Texte de Danik Zandronis

 Salut JF

Mon avis est que tu « vends »  et ‘expose » très mal tes recherches, l’impression qui subsiste dans le « mouvement », est que tu as opéré un changement d’optique et que tu te rapproche consciemment ou non  des  thèses   » borderline » de Regent..

Ta (re) lecture  au XX1e siècle du Code Noir ne peut pas être seulement neutre et « scientifique », car tu semble oublier que le Code Noir , l’esclavage sont encore des blessures vives dans notre mémoire active.. 

 Dans le contexte actuel ( Stèle, affaire Chaulet) ton discours relativement maladroit dans l’expression ( Cf ton émission à    Guadeloupe  1ere et  avec moi a CANAL) peut laisser penser que tu  essaie de donner  ( je reprends tes mots) de l’humanité » a un texte qui est une  horreur.

Cela est d’autant plus mal ressenti, que  les offensives des « blancs créoles d’une  justification de la colonisation rejoignent OBJECTIVEMENT ces  travaux sur le Code Noir.. 

Comment vivant  en Guadeloupe, pouvais  tu me dire ( Canal IO) ne  « rien savoir » de l’affaire  de la stèle, alors que depuis des semaines, TOUT le monde  en  parlait, que  toutes les organisation anti colonialistes avaient pris position..et last not  least  il y avait eu UN PROCÈS et une décision..

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Le maître, l’esclave et l’Etat

— Par Philippe-Jean Catinchi —

libres_&_sans_fersLe 5 mars 1848, une semaine à peine après la chute de la monarchie de Juillet et la proclamation de la IIe République, se mettait en place une commission d’abolition de l’esclavage chargée de préparer l’émancipation, sous la présidence de Victor Schœlcher. Dès la première réunion, le 6 mars, les décrets sont en chantier, qui aboutiront le 27 avril à la pleine reconnaissance des  » nouveaux citoyens  » ou  » nouveaux libres « .

Mais qui sont ces femmes et ces hommes dont le sort se joue à Paris, fixés dans ces territoires lointains, Guadeloupe, Martinique, Réunion ? Plongeant dans les archives judiciaires où la  » parole de l’esclave  » s’entend parfois, sous la plume des greffiers, lorsque larcins et meurtres conduisent à la recueillir, Frédéric Régent, Gilda Gonfier et Bruno Maillard, qui travaillent respectivement en métropole, à la Guadeloupe et à La Réunion, relèvent le défi de l’interroger. Malgré la difficulté de la langue, d’abord. S’ils s’expriment  » libres et sans fers « , selon l’expression judiciaire consacrée, les esclaves le font dans des idiomes que les sources ne respectent pas, traduisant avec le piège d’équivalences linguistiques peu sûres la plupart des propos, sauf à conserver une formule originale pour le piquant du pittoresque.

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Quel avenir pour l’enseignement supérieur et la recherche aux Antilles ?

— Par Fred Constant —
campus_shoelcherAlors que les députés et sénateurs débattent du texte législatif qui permettra en place l’Université des Antilles, il nous a paru nécessaire, en tant qu’anciens membres du conseil d’administration de l’Université des Antilles et de la Guyane, d’apporter notre contribution à la réflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur et la recherche aux Antilles.
Née en 1982, l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG) traverse une profonde crise. Après un mois de grève, le pôle universitaire de la Guyane a obtenu sa séparation avec l’UAG.
Dans le débat général sur l’université française, l’éclatement de l’UAG apporte une expression exemplaire de la nécessité de trouver un point d’équilibre entre l’autonomie de chaque établissement – ou pôle régional – et la mutualisation des expériences et des ressources. L’enjeu est de savoir comment atteindre cet objectif aujourd’hui : en privilégiant le droit commun ou en poussant plus avant son adaptation ?
On avait pensé avoir trouvé les termes de cet équilibre, hors du droit commun, avec l’ordonnance n°2008-97 du 31 janvier 2008 d’adaptation de la loi relative aux Libertés et aux Responsabilités des Universités à l’UAG.

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Libres et sans fers, paroles d’esclaves français. Conférence ouverte à tous.

Un cours tout public sur les sociétés et économies antillaises au lendemain de l’abolition suivi d’une séance de dédicace le samedi 21 février 2015

libres_&_sans_fersRaconter sa vie d’esclave,
raconter son maître
« Il y a beaucoup de mots français dont je ne saisis ni le sens ni la
portée »
« Je ne concevais pas tant de rigueur de la part d’un maître si bon »
Des vies vouées au travail
« Il faisait avec sa bande des trous de canne »
« J’ai dit à mon maître : Vous voyez, monsieur, il saigne, mon fouet est
plein de sang. »
« Je me nomme Florentine, je suis âgée de trente ans, je suis
couturière et esclave. »
La vie en dehors du travail forcé
« Il avait le plus beau jardin. Il travaillait autant pour lui que s’il avait
travaillé pour un blanc»
« Des ignames, des bananes, des cabris… de la morue, de la farine de
manioc, du maïs, du sel et du sirop ».
« Comme j’avais quelqu’argent »
« J’étais habillé d’une simple culotte bleu et d’un manteau que
m’avait prété Louis
« J’ai eu des relations tout-à-fait fugitives »
Violence des maîtres, souffrance et violence des esclaves
« Il faut corriger les mauvais sujets »
« Maître qu’à faire froid dans cachot-là »
« Je ne me rappelle plus j’étais ivre et je perdis connaissance »
Vivre libre et mourir
« J’ai voyagé avec quelques noirs mais que je ne connais pas.

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Libres et sans fers, paroles d’esclaves français

Présentation-débat du livre de Frédéric Régent, Gilda Gonfier, Bruno Maillard  le 10 février à 19h

libres_&_sans_fersIls s’appellent Cécilia, Maximin Daga, Jean-Baptiste ou Lindor…
Tous sont esclaves en Guadeloupe, à la Réunion et en Martinique. Ils s’expriment, « libres et sans fers », selon l’expression consacrée des tribunaux, lors de procès tenus en raison de larcins, de rixes, de mauvais traitements, parfois de meurtres. Leurs témoignages inédits racontent le quotidien de ces hommes, femmes et enfants, soumis aux châtiments les plus rudes qui entretenaient la terreur et provoquaient parfois la mort.

Ces témoignages, souvent très émouvants, permettent de revoir l’image trop caricaturale d’un être aliéné, sans capacité face à l’horreur de l’esclavage, ou celle au contraire, d’un esclave toujours rebelle obsédé par l’idée de détruire la société coloniale.

 Cet ouvrage a été co-écrit par Gilda Gonfier, directrice de la médiathèque du Gosier (Guadeloupe), Bruno Maillard, docteur en histoire et chercheur rattaché au Centre de Recherche sur l’Océan Indien, Université de la Réunion (Université de la Réunion) et Frédéric Régent, maître de conférences en histoire à l’université Paris 1 Panthéon- Sorbonne à L’institut d’Histoire de la Révolution française.

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Module Histoire de l’Université populaire du CM98, traites, esclavages, révolutions, émancipations

cm98Vous êtes cordialement invités à participer à l’une ou plusieurs des séances du module histoire de l’Université populaire du CM98,  traites, esclavages, révolutions, émancipations.
L’objectif de ce module est de diffuser auprès de tous les publics les connaissances les plus pointues et les plus récentes concernant les différentes formes d’esclavage et de lutte contre celles-ci au cours de l’histoire. Les cours sont assurés par des enseignants-chercheurs de l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et coordonnés par l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF, CNRS, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).

Lieu des cours : amphithéâtre Richelieu (Sorbonne),
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. RER B, station Luxembourg ou Saint-Michel, métro Cluny-La Sorbonne.

Public concerné et critères d’admission: Tous publics. Pas d’âge requis et de niveau d’étude exigé. Pas d’inscription. Accès libre.

Programme :

Samedi 15 novembre 2014 de 15h à 17h : Le commerce des esclaves pendant l’Antiquité par Paulin Ismard (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques), maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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L’historien Sudel Fuma disparaît dans le naufrage d’une barque

sudel_fumaTriste nouvelle ce matin, que la perte d’une des figures culturelles de l’île [ La Réunion]. L’historien Sudel Fuma faisait partie des victimes de ce naufrage d’embarcation qui s’est produit hier soir au large du Port. Les deux corps avaient été retrouvés dans la nuit, pendant qu’un rescapé avait été hospitalisé.

Lire ci-dessous l’hommage de Jean-François Niort, Frédéric Régent, Pierre Serna, Yerri Urban

Sudel Fuma, ce spécialiste de la Réunion et de son histoire avait longuement travaillé sur l’esclavage, écrivant même de nombreux ouvrages. Il était aussi un grand sportif dans sa jeunesse, participant même aux Jeux des Iles de l’Océan indien en 1979. Il a également participé à la politique locale.

Ces dernières années, il se consacrait à l’éducation, en tant que professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de la Réunion, tout en poursuivant ses recherches sur des thèmes tels que l’esclavage.

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