Transaglo : Dlo mousach koumansé dépasé farin

Patron, délégataire Martinique Transports fuyants et irresponsables !

— Communiqué de Combat Ouvrier —

C’est ce à quoi les salariés grévistes de Transaglo et aussi les usagers des transports assistent depuis le 17 mars 2026, date du début de la grève dans cette société de transport.

Dans le cadre des négociations annuelles, les chauffeurs de bus ont demandé dans un premier temps une augmentation de 300 euros pour tous, montant calculé en compensation du rattrapage sur les salaires prévu lors d’un accord signé le 13 mai 2025. Cet accord avait été signé à l’issue de leur grêve avec le patron de la société Transaglo et Martinique Transport, le délégataire. Ils ont par la suite accepté de revoir leur revendication à 150 euros bien que « ce montant ne compense que très partiellement le manque à gagner subi depuis septembre 2025 », selon l’accord signé. Les grévistes ont précisé ces éléments dans un tract signé de leur comité de grève et daté du 30 mars.

Aujourd’hui, courageusement, tout ce petit monde se « débine » en mettant les mains sur la tête!

-Le patron de Transaglo a commencé par trépigner, prétendant qu’il cesserait l’activité.

-Quant au président du Conseil d’administration de Martinique Transport, annexe de la CTM, il a carrément demandé à Transaglo « d’exclure le point sur les rémunérations des NAO ». Il rajoutait qu’il s’agissait d’ »une affaire interne » et que Martinique Transport n’était donc pas concernée.

-Le président du conseil exécutif de la CTM lui, a fini par lâcher un commentaire sur le déficit chronique des transports en commun avec des recettes insuffisantes. Expliquant que ce déficit viendrait du non-paiement des transports par les passagers, mais aussi du sous paiement par les entreprises de leur nécessaire participation….tout en se lavant les mains sur le conflit en cours à Transaglo.

C’est pourtant bien ces gens-là qui sont aux affaires ! Eux qui, avec leurs amis capitalistes, détiennent les cordons de la bourse et du pouvoir -au moins en partie -!

Soutien aux travailleurs qui réclament leur dû

Les travailleurs eux, remplissent leur contrat en vendant leur force de travail à leur employeur quotidiennement et souvent dans des conditions difficiles. Ils ne sont pas tenus au courant de ce qui se trame. Ni des sommes d’argent qui sont engrangées ou non. Ils n’ont pas été avertis, ni par leur employeur, ni par Martinique Transport, autorité organisatrice unique du transport, d’éventuelles difficultés à mettre en place de nouveaux marchés à partir de septembre 2025.

Et il faudrait qu’ils acceptent d’ëtre les dindons de la farce, victimes de l’incompétence ou du laxisme des uns et des autres ?

Aujourd’hui, ils réclament leur dû. Ils réclament aussi du respect ! Ils ont raison !

Respect des accords et des engagements pris, pour eux, pour leurs familles! Respect de leur dignité de travailleurs !

Comme à chaque fois, les conséquences de la grève sont lourdes. Faut-il le dire, et le

réaffirmer. Elles sont tout d’abord lourdes pour les grévistes qui engagent le combat pour leur dignité et celle de l’ensemble des classes exploitées. Ils méritent le soutien du plus grand nombre de travailleurs et travailleuses, confrontés le plus souvent comme eux, à des organisations de travail épuisantes, aux fins de mois difficiles ou à l’arrogance des dirigeants et des patrons.

Du pourrissement à la colère !

Les conséquences sont lourdes également pour l’ensemble des usagers des transports en commun. Ce sont aussi souvent des personnes âgées, de nombreuses femmes, ou encore des jeunes, des étudiants.

En refusant de répondre aux revendications légitimes des grévistes, les pouvoirs publics pensent peut être faire céder les grévistes en jouant le pourrissement de la grève. Mais tous ces usagers qui souffrent de la situation pourraient aussi finir par exprimer leur colère. Et le petit jeu du pourrissement peut aussi voir des travailleurs et une population exaspérée se retourner vers eux et leur demander des comptes.

Dans une situation générale qui s’aggrave, avec des pressions contre les exploités venant des guerres engagées par l’impérialisme américain et ses alliés de par le monde, le monde du travail a tout intérêt à se montrer solidaire, aujourd’hui et en vue des prochaines attaques.

Aujourd’hui, ceux de Transaglo mênent la lutte pour leurs salaires et le respect des engagements pris par leur employeur et par les pouvoirs publics. Ils mènent en même temps la lutte pour le respect, et la dignité de l’ensemble travailleurs et des masses laborieuses face à ceux qui voudraient nous voir accepter sans broncher une situation qui se dégrade.

Solidarité avec les chauffeurs de Transaglo en grève

Respect pour les travailleurs

Vive la lutte des travailleurs