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Le ballet Yang Liping au Festival de Fort-de-France

— Par Selim Lander —

Les soirées festivalières ne se ressemblent pas ; après les résurrections d’Opéra poussière c’est le sacrifice d’une jeune vierge dans le Sacre du printemps. Après le théâtre, place à la danse. Si Yang Liping (née en 1958) est de longue date une star en Chine, elle ne s’est fait connaître que depuis quelques années en Occident ; c’est vraiment une chance pour les spectateurs du Festival de Fort-de-France de pouvoir assister à l’une de ses créations et de faire connaissance par la même occasion avec la danse contemporaine chinoise. Les artistes chinois sont plus que d’autres, peut-être, des maniaques de la perfection. On en a eu la confirmation dès l’entrée dans la grande salle de l’Atrium : douze danseuses assises en tailleur nous attendaient dans une immobilité absolue qu’elles tiendront pendant une demi-heure jusqu’au début du spectacle, pas davantage dérangées par le brouhaha des spectateurs cherchant leur place que par le moine bouddhiste qui installe sur le plateau le cercle formé autour d’elles à l’aide d’idéogrammes géants reproduits dans une mousse ocre, agencement minutieux qui sera détruit joyeusement par les danseuses à la fin.

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« Le Sacre du Printemps » de Yang Liping

À Tropiques-Atrium les 12 et 13 juillet |  Fort-de-France

Le Festival de Fort-de-Francede Fort-de-France présente une réinterprétation moderne et originale du célèbre ballet Le Sacre du Printemps de Igor Stravinsky, par la chorégraphe chinoise Yang Liping. Cette version contemporaine mêle danse, traditions chinoises et philosophie bouddhiste tibétaine, offrant une lecture unique et profonde de l’œuvre.

Une Réinterprétation Contemporaine

Dans sa version de Le Sacre du Printemps, Yang Liping transpose le ballet de Stravinsky au cœur de son univers artistique, où la danse contemporaine se rencontre avec des symboles culturels et spirituels forts. La chorégraphie prend appui sur les thèmes universels de la vie, de la mort et du renouveau, tout en s’inspirant des croyances orientales, notamment la vision circulaire de l’existence qui fait écho à l’idée de réincarnation et de renouveau.

Au-delà de la danse, l’œuvre met en avant des symboles puissants comme le paon et le lion, représentant respectivement la lumière et la force, des figures emblématiques de la culture chinoise et bouddhiste. Ces images, tout en étant profondément ancrées dans l’histoire culturelle de Yang Liping, sont aussi des métaphores de la dualité humaine : l’éclat et la puissance, le désir et la sagesse.

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