Tag Archive for Serge Béraud

« George Dandin ou le Mari confondu » de Molière

18 & 19 novembre 20h – salle Frantz Fanon. FdF. Le  23/11 à 19h au Carbet.

le_mari_confondu-1Mise en scène : Hassane Kassi Kouyaté
Assistante à la mise en scène : Arielle Bloesch
Scénographie : Sarah Desanges
Création lumière : Marc-Olivier René
Costumes : Anuncia Blas
Univers sonore : Serge Béraud
Construction de décor : William Vahala & Tony Raynaud
Avec : Joël Jernidier (George Dandin),Daniely Francisque (Angélique), André Duguet (Clitandre), Lucette Salibur (Madame de
Sotenville), Patrick Womba (Monsieur de Sotenville), Aliou Cissé (Colin), Néophana Valentine (Claudine) & Christophe Rangoly (Lubin)
Comédie en 3 actes et en prose commandée par Louis XIV. Elle fut jouée le 18 juillet 1668 à Versailles, lors des fêtes
données pour célébrer les victoires militaires de la France. George Dandin, riche paysan, a voulu s’élever au-dessus de sa condition en épousant la fille d’un gentilhomme, Angélique de Sotenville. Mais il a tout lieu de regretter cette union : la famille d’Angélique a conclu ce mariage pour avoir son bien et lui fait bien sentir le peu d’estime qu’elle a pour lui.

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« Suzanne Césaire, fontaine solaire » : Antigone et Panthère noire

— Par Roland Sabra —

L’ensemble du plateau est noir et nu. Au sol un vaste carré de contreplaqué aux couleurs bondes rehausse, ce qui sera l’espace de jeu des comédiennes. Les comédiennes ? Elles sont trois assises en fond de scène sur des tabourets de bar tournant le dos au public. Elles aussi tout de noir vêtues à l’exception de l’une d’entre elles qui porte un chemisier rouge orangé. Trois pour une seule voix. Une voix oubliée sous les décombres de l’histoire, sous les échafaudages de la construction d’un mythe enraciné dans le réel d’un monde en lutte pour la reconnaissance d’une identité. Cette voix à l’entendre nul ne restera intact. On avait lu ce qu’elle disait mais on ne l’avait pas entendue. Cette voix c’était celle de Suzanne Roussi. Elle avait éblouit André Breton, André Masson, Wifredo Lam et un certain Aimé Césaire qu’elle avait épousé quelques années auparavant à la mairie du 14ème arrondissement à Paris dans un tailleur rouge de laïcité affichée. C’est avec lui et quelques autres, professeurs au lycée Schoelcher pour la plupart, qu’ils fondent en avril 1941 la revue littéraire Tropiques.

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