Étiquette : Ronald Cyrille

« L’Enfance retrouvée ». Exposition de Ronald Cyrille.

A Pointe-à-Pitre du 10 au 31 mars 2017.

— par Sarlett Jesus —

Il expose une production d’œuvres d’une grande diversité qui va de 2012 pour l’une, à 2016 et même 2017 pour beaucoup. Des acryliques de très grand format aux couleurs très vives, des collages de papiers Canson découpés, associant les trois couleurs que sont le rouge, le noir et le blanc, des dessins au feutre et crayon de couleur, des œuvres utilisant au besoin le bombage sur papier photo Ilford

Ronald Cyrille ne s’interdit aucun domaine, aucune expérimentation. Il est un créateur touche-à-tout, un enragé d’activité, un poète qui inlassablement aborde le même sujet sous des angles et éclairages différents. Celui d’un monde imaginaire peuplé d’êtres étranges. Un univers fantastique qui emprunte ses personnages et symboles aux contes de l’enfance. Un univers fantastique dans lequel le bizarre est roi. Ronald Cyrille nous transmet sa nostalgie des « verts paradis » de l’enfance.

Ses œuvres nous racontent des histoires fabuleuses renvoyant à un univers hybride qui fait exploser les frontières entre l’humain, le monde animal et le végétal. L’homme devient un lycanthrope, ou c’est le chien-loup qui est hominisé.

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Denis Ninine , quésaco « ECHO » ?

Exposition à la médiathèque du Lamentin, Guadeloupe, du 13 au 28 mai 2016.

—Par Scarlett Jesus —
Le contexte artistique :
Ils sont artistes et jeunes. Ils sont passés par une Ecole d’Art, sont bourrés de talent et s’inscrivent, au sein de la jeune génération de plasticiens de Guadeloupe, dans un courant qualifié d’urban pop.
« Ils » ? Ce sont Ronald Cyrille, Samuel Gelas et Denis Ninine, lequel expose pour la première fois à la médiathèque du Lamentin, en ce joli mois de mai, alors que la rue se fait l’écho de revendications sociales. Tous trois vivent résolument dans un présent qu’ils jugent chaotique, rêvant d’un futur qui reste à inventer.
Publié sur le site d’AICA Caraïbe du Sud le 5 mai 2015, Dominique Brebion, depuis la Martinique, écrivait, dans un article intitulé « La Caraïbe à l’heure du digital » : « La création plastique emprunte désormais deux voies inédites, celle du Street art et celle de l’art digital. » Matilde dos Santos ne disait d’ailleurs pas autre chose, deux mois auparavant, lors d’une conférence du CEREAP donnée le 17 mars 2015, même si elle privilégiait les seuls arts de la rue : « Le graffiti et le street art sont les deux versants majeurs d’un art urbain en pleine expansion ».

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Ronald Cyrille| Brainstormings

Fondation Clément 17 juillet – 23 août 2015

— Dossier de presse —

“Ronald Cyrille aime le dessin depuis son enfance, tout autant que les cartoons vus à la télévision, la fresque de l’église du village à Calibishie, les images pieuses et les photographies du salon de sa grand-mère anglophone à la Dominique. De retour en Guadeloupe à l’âge de neuf ans, il communiquera beaucoup grâce à son trait de crayon avant de se refaire en français, ce qui lui permettra de « parler sans bulles », comme il aime à dire. ”
Avec Brainstorming, sa troisième exposition personnelle, il nous invite à la rencontre de son univers pictural : ” oiseaux, chiens, poissons, hommes, jeunes urbains ou protagonistes surréalistes, personnages hybrides aux longs membres, accessoires divers et branches d’arbres ornées de quelques feuilles éparses qui les relient à dame Nature. Ronald Cyrille les met tous en scène sur toile, passe au crible ou à la loupe ses souvenirs et observations avec un humour teinté de références à l’histoire de l’art. ”
D’après un texte de © Nathalie Hainaut
Exposition individuelle
17 juillet -23 août
Case à Léo, Habitation Clément
9h-18h, sans interruption
Soirée-rencontre 15 juillet à 19h00
en compagnie de Ronald Cyrille, Caryl Ivrisse Crochemar, directeur de la Galerie 14°N61°W et Nathalie Hainaut, critique d’art.

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Ronald Cyrille au “14°N 61°W”

ronald_cyrilleQue ce soit à l’acrylique sur toile, papier, ou à la bombe sur les murs de nos villes, Ronald Cyrille développe des formes irrespectueuses des critères logiques, basées uniquement sur des associations subjectives et des parallèles formels, qui inspirent le spectateur et suscitent son interrogation, voire le déstabilisent.
Sa peinture ouvre une veine poétique unique.
Images multicouches, elles se posent dans la fragilité et l’instabilité de notre apparence, par lesquelles une certaine réalité est mise en doute.
En démontrant la récurrence de métaphores ou de questionnements sur les maux des sociétés caribéennes, il crée des moments personnels intenses – magistralement faits de règles, d’omissions, d’acceptation et de refus, leurrant ainsi le spectateur, le désorientant à l’instar de ses chiens bicéphales.
Ses œuvres ne référencent pas une forme reconnaissable.
Les résultats sont déconstruits dans la mesure où le sens est déplacé et l’interprétation possible, multiforme.

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