Étiquette : Robert Lodimus

La Mort pour la Vie ou Mourir pour Vivre : Chapitre I

— Par Robert Lodimus —

AVANT-PROPOS

« Mourir en combattant sied mieux au soldat qu’être libre dans la fuite.»

(Miguel de Cervantès)

    Ce livre est dédié aux jeunes, aux élites intellectuelles, aux paysans qui ont sacrifié leur avenir, en ayant fait le choix de participer à la lutte contre l’injustice et l’inégalité.

    Il y en a qui ont été assassinés avec une plume à la main ou un micro à la bouche. D’autres sont décédés sur un champ de bataille. Plusieurs, dans la sombreur d’un cachot froid et infect, ont succombé à la torture et à la famine. Tous ces camarades ont cultivé l’espérance d’une vie meilleure pour les pauvres. Rêvé de Liberté pour leur pays. Leurs croyances dans un monde équitable les ont rendus impavides, intrépides, audacieux… Ils ont affronté les dictatures les plus féroces pour allumer des lampions d’espoir dans les foyers. Et ceux-là qui succombèrent à la mort n’avaient jamais regretté d’avoir emprunté le chemin de la résistance et mené le combat – sous toutes ses formes – contre la domination, l’exploitation et l’hégémonisation.

    Nous rendons hommages dans cet ouvrage à ces Grands Disparus qui ont embelli les pages de l’histoire par leurs engagements indéfectibles envers les démunis de la terre.

→   Lire Plus

Réveil

— Poème de Robert Lodimus —

Réveil

Depuis plus de deux siècles

Clopine mon pays

À la recherche

De cette île mystérieuse,

Où le printemps, dit-on, est éternel.

Les chemins du « Bien » et du « Mal »,

Où s’arrêtent-ils ?

L’incertitude et la peur

Ensablent notre conscience.

Les indigents du Sud,

Dans la saison

Des égarements,

Sans répit, lapent leurs malheurs.

Sur les vestiges des temps héroïques,

Épopées sublimes et glorieuses,

Toute une meute de misérables!

Des lambeaux ambulants !

Des loqueteux déboussolés!

Des restes d’humains crucifiés

Comme des insectes morts

Sur les branches

Des dionées impavides!

→   Lire Plus

Voyage féérique au Macoutistan, le « pays » du grand poète et romancier Gary Klang…

— Par Robert Lodimus —

Le 27 février 2025, les parents, les collègues et les lecteurs de Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d’Argent, alias Frankétienne, l’ont accompagné à sa dernière demeure avec une profonde tristesse. L’enfant de « Ravine-Sèche » allait célébrer sa quatre-vingt-neuvième année d’existence le 12 avril prochain, dans une capitale en lambeaux, méconnaissable, pariatisée, livrée pieds et mains liés, – comme le Fils de l’Homme à Hérode Antipas –, aux lycanthropes d’Hadès et de Perséphone, le dieu et la déesse des enfers. Franck Étienne a traversé, – pour reprendre le jargon utilisé dans le vaudouisme –, sans avoir accompli son rêve : obtenir le prix Nobel de littérature. Peut-être, entrera-t-il dans l’histoire à l’instar de l’écrivain suédois nobélisé à titre posthume en 1931, Erik Axel Karlfeldt, – quoique celui-ci l’eût refusé de son vivant en 1918 –, pour son ouvrage Cor d’Automne (Höstorn), paru pour la première fois en 1927. Car, dans bien des cas, la mort n’est pas arrivée à gommer l’opiniâtreté des « obsessions subjuguantes ». Et puis, « mieux vaut tard que trop tard !»

→   Lire Plus