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Hugo, l’exil, la rage, le rêve : hier et aujourd’hui !

— par Janine Bailly —

Pour évoquer un géant de la littérature française, sur la scène du théâtre Aimé Césaire un petit homme, sobre costume sombre et pilosité poivre et sel à la Hugo des derniers portraits… C’est Paul Fructus, venu nous parler de l’écrivain mais aussi, et peut-être surtout, de l’homme. Non pour graver une figure dans le marbre, mais pour nous émouvoir, nous interpeller, et faire émerger de la mémoire des souvenirs d’école, réminiscences de ces séances de récitation obligée, aujourd’hui quelque peu tombées en désuétude, et qui inscrivaient à jamais en nous les vers du poème Demain dès l’aube — que l’on entendra en dernière partie de spectacle, dit vers nous debout droit en devant de scène, comme en confidence, avec simplicité, une simplicité touchante d’être libre du moindre excès mélodramatique, alors que s’efface l’accompagnement musical qui par ailleurs souligne, soutient, ou lie intelligemment les envolées de mots, en sons doux ou riants ou coléreux, accordés aux textes entendus.

Tout au long de la soirée, nous oscillons, avec le comédien, et non sans bonheur, entre sourire et larmes, tendresse et colère, humour et gravité.

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« Hugo. L’exil, la rage, le rêve », les rêveries d’un promeneur « hugolâtre »

— Par Julie Monrapha —

Paul Fructus est revenu en Martinique sept ans après l’adaptation dramaturgique des « Travailleurs de la mer » de Victor Hugo.2 Cette nouvelle création confirme que l’auteur et interprète est un « hugomaniaque, hugolâtre(1), si vous préférez. »3 La scène est offerte à nos yeux de spectateur avant que la pièce ne commence. Nous apercevons un piano, un xylophone, quelques tambours, une mappemonde suspendue à ce qui ressemble à une penderie, et une chaise en première ligne, côté cour. Nous espérions assister à une pièce de théâtre, et voilà que notre vue présage un orchestre.

Mais les sens peuvent être trompeurs. Paul Fructus surgit sur scène à 19h30, alors que la salle n’est pas encore plongée dans le noir. A la manière de la commedia dell’arte, il affirme être atteint d’un symptôme : la hugomania.

Dès lors, nous suivons les déambulations littéraires de l’interprète, entre le Paris de Napoléon III et l’exil à Guernesey, le tout savamment construit sur les écrits épistolaires, poétiques et romanesques de Victor Hugo. Le public est alors endoctriné par Paul Fructus, qui nous livre sa passion pour le poète romantique.

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« HUGO. L’exil, la rage, le rêve », adaptation & interprétation Paul Fructus

21, 22, 23 janvier à 19h30 au T.A.C.

Adaptation, interprétation Paul FRUCTUS
Composition musicale, accompagnement Marie-Claire DUPUY
Lumières, régie générale Pierre VIGNA
Assistanat et direction d’acteur Isabelle HERVÉ
Lumières et vidéo Romain GRENIER
ProductionLe Temps de Dire / Sea Art

La pièce

Une nouvelle traversée de l’océan Hugo se prépare. La météo s’annonce capricieuse et c’est bien cela qui est tentant…..Victor Hugo à tous les temps, à tous les vents de l’esprit. Cap sur les orages de l’écrivain, exilé tonnant sa révolte depuis les îles anglo-saxonnes. Victor Hugo, au fil de sa vie, aura affronté : la mort brutale de son fils Charles, de sa fille Léopoldine, l’internement d’un frère et la folie de sa seconde fille, Adèle… Sans oublier le passage clandestin de frontières, la sauvagerie d’une horde caillassant les fenêtres de sa maison bruxelloise, la police de Napoléon III lancée à ses trousses et dix-neuf années d’exil dans les îles anglo-normandes. De quoi laisser un homme sans voix. Et pourtant cette voix ne cessera, jusqu’à son dernier souffle de chanter la révolte, la foi dans l’homme et dans un bonheur à portée d’humain.

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« Les travailleurs de la mer » de V. Hugo, adaptation de Paul Fructus

travailleurs_de_la_merLundi 21 juillet 2014 19H30 au T.A.C. (Théâtre Aimé Césaire)

Argument : Au début des années 1820, à Guernesey (île anglo-normande), Mess Lethierry, patron d’une petite entreprise de cabotage, révolutionne l’île en la reliant à Saint-Malo, grâce au premier bateau à vapeur. Mais un jour, ce bateau (baptisé la Durande) s’échoue entre les écueils de Douvres. Déruchette, orpheline adoptée par son oncle Mess Lethierry, s’engage à épouser celui qui ramènera ce qui pourrait sauver son oncle de la ruine : la machine à vapeur emprisonnée dans le ventre de l’épave.
Gilliatt, travailleur de la mer et force de la nature, tenu à l’écart par les habitants car soupçonné d’avoir quelques accointances avec les esprits (il est surnommé Gilliatt le malin), amoureux de Déruchette depuis plusieurs années, se porte volontaire. Il va alors affronter les éléments déchaînés et ramener la machine à vapeur. Mais lorsqu’il découvre que Déruchette est amoureuse du jeune révérend Ebenezer, il se sacrifie : après avoir organisé secrètement leur mariage, il se laisse engloutir par la mer.

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— Critique parue dans la Terrasse par Catherine Robert —

Paul Fructus réussit une remarquable adaptation des Travailleurs de la mer, de Victor Hugo, qu’il interprète avec un sens du rythme, un art de la démesure épique et une émotion éblouissants.

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