Étiquette : Michèle Voltaire Marcelin

Michèle Voltaire Marcelin…

tisserande d’une œuvre poétique polyvocale et forte en ses registres de lumière

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Clair/Obscur | Depth/Glow  par Michèle Voltaire Marcelin

Éditions du Cidihca | Février 2026

Le livre « Clair/Obscur – Depth/Glow » de la poétesse Michèle Voltaire Marcelin interpelle hautement et émeut le lecteur qui lui offre accueil et hospitalité. Car cet ouvrage de haute-lisse ne navigue pas sur les chétifs esquifs d’une bavardeuse micro-confrérie, celle des poètes au souffle court et dont l’écriture est une invite à l’étourderie. L’auteure du poème « L’histoire a faussé les comptes » n’écrit pas d’improbables et confidentielles plaquettes de poésie vouées à la mutité et discrètement rangées sur les poussiéreuses étagères de l’oubli… Sur sa table de travail, avec rigueur, avec constance, dans la glaise éruptive de la langue, Michèle Voltaire Marcelin élabore une œuvre poétique majeure, complexe, polyvocale et forte en ses registres de lumière.

Dans un texte publié l’an dernier, nous avions arpenté en ces termes quelques aspects du « métier à tisser » de l’auteure : « (…) la poésie de Michèle Voltaire Marcelin est une parole de haute voilure.

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Billet à Michèle Voltaire Marcelin à propos de son poème : « L’histoire a faussé les comptes »

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Chère Michèle,

À plusieurs reprises –et avec grand plaisir–, j’ai lu ton magnifique poème intitulé « L’histoire a faussé les comptes ». En décours de lecture, je me suis laissé habiter par le tumulte qui, vêtu du souffle salin des marées insulaires, affleure d’une poésie cousue de lumière. 

Je te le dis sans hésiter et en toute clarté : la poésie de Michèle Voltaire Marcelin est une parole de haute voilure. Elle nous est confiée sur les cimes et dans les plissures de la déclamation de la langue-étendard, de la langue-manifeste au sens où l’entendaient les poètes surréalistes nourris du petit-lait de la révolte. Parole de haute voilure, la poésie qu’elle nous tend et des mains et du cœur porte en ses fulgurances des tracées luminaires, l’art de tisser le dire poétique lui-même. Poésie de haute couture également, elle a de surcroît l’élégance d’arpenter les cicatrices mutiques de l’Histoire et du Temps, dans la conjugaison ailée du Temps-passé, du Temps présent et du Temps-qui-vient. Car en ses errements têtus « L’histoire a faussé les comptes »…

Et voici que le poème « L’histoire a faussé les comptes » entre en résonance avec « Bouche de clarté », le visionnaire poème de René Depestre : « Ma bouche folle de systèmes / folle d’aventures / place des balises / aux virages les plus dangereux ».

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