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Quatre histoires, quatre comédiens, quatre monologues

Une autre histoire ou le malentendu de Julius-Amédée Laou

— Par Selim Lander —

Avouons notre désarroi face à cette pièce de Julius-Amédée Laou, auteur chevronné à en croire le programme de Tropiques-Atrium. Un thème qui ne peut que susciter l’empathie, une construction originale, des comédiens aguerris : toutes les conditions du succès sont a priori réunies. Il faut croire qu’une mauvaise fée jalouse a soufflé sur ce spectacle car il nous a paru surtout ennuyeux. Le texte, certes, aborde un sujet essentiel, celui de la conquête des Amériques, de la traite et de l’esclavage, mais nous avons quand même le droit de remarquer à cet égard que, à force de lui faire boire la même eau, le public martiniquais finit par n’avoir plus soif. S’il n’est pas faux de le considérer a priori réceptif lorsqu’on lui présente une histoire qui fut celle de ses ancêtres pas si lointains, il vient quand même un moment où il a envie d’autre chose. Ou alors le texte et la mise en scène doivent être suffisamment puissants pour faire passer ce qu’il a déjà si souvent entendu.

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« Une Autre Histoire ou le Malentendu », texte & m.e.s. de Julius-Amédée Laou

Vendredi 22 Février 2019 à 20h Tropiques-Atrium

De Julius-Amédée Laou
Cie Le Petit Théâtre de La Cour des Poètes
Un jeune Espagnol orphelin et catholique, Juan José Martinez, élevé par les moines est révélé à sa judaïté, à son vrai nom : Abraham Ben Israël, et à sa famille par le Juif et amiral Christophe Colomb sur la Santa Maria, partie découvrir les Amériques en juillet 1492. Les trois caravelles ont été affrétées par un armateur juif, la majorité des accompagnateurs de Colomb sont des Juifs marranes qui fuient l’inquisition (faits historiques…).

De l’autre côté de l’océan, la même année, Sawa, une jeune Indienne Caraïbe, voit arriver au large les pirogues « des géants »… Ce peuple Caraïbe a depuis été exterminé… (Ce témoignage de Sawa, son ressenti, est donc une empathie, une fiction…).

En 1828, une jeune esclave de maison en Martinique, Adélaïde Beaulieu, se souvient du drame vécu ce jour où le « maître » constata que sa femme blanche et légitime Mathilde avait accouché d’un enfant métis conçu avec un noir esclave…

En 1818, un noble de l’Empire du Mali, Maître Forgeron, un Initié, un Juste, un Africain, est capturé par les blancs négriers.

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