Vendredi 26 mai à 19h00 à la Maison Rouge
La Maison Rouge : Maison des Arts vous invite à la conférence musicale « Fèy Tol » de François Gabourg le vendredi 26 mai à 19h00.
Synopsis : Pendant plusieurs semaines, il s’est arrêté dans le quartier populaire des Terres Sainville (TSV) dans le but d’y percer une partie de ses mystères.
Ce lieu ne peut se résumer qu’aux faits divers malheureux.
Rencontrer ses habitants, les sainvilliens, lui a permis d’ajuster son regard.
Ce vieux quartier a compté parmi ses habitants, le pianiste et chanteur Marius Cultier, la chanteuse et comédienne haïtienne Toto Bissainthe, Gran Zong, le plus célèbre des quimboiseurs de la Martinique, Hector Saé avec son université populaire…
Ce quartier le plus caribéen de Martinique est une invitation au voyage. L’auteur dessinateur, François Gabourg, nous dévoilera une de ses facettes artistiques. Il nous racontera ce qu’il a vécu aux TSV à travers ses textes et ses chansons dans le cadre intimiste qu’offre la Maison Rouge.
Chant/guitare/piano : François Gabourg
Percussion : Michel Desir
Tarif : 5€
Lien de réservation : https://my.weezevent.com/fey-tol

La question de la Mémoire est un sujet qui divise les Martiniquais. En plein 20e siècle, on parle encore de communauté béké. Contrairement à ce qu’en pense l’un d’entre eux, Alain Hugues Despointes lors d’une interview sur Canal +, cette communauté n’aurait-elle pas dû avoir une tête « métissée » plutôt que toute blanche depuis tout ce temps passé à côté des Noirs ? Le mot béké ne devrait-il pas se contenter de trouver sa place dans des livres d’histoire ?
Le dernier Gabourg en date de 2017 est à lire aujourd’hui et demain. Il porte sur une thématique lourde et douloureuse, objet en ce mois de mai de nombreuses commémorations, dispersées, concurrentes et contradictoires, comme si la plaie toujours ouverte ne pouvait faire cicatrice. La cicatrice est la trace d’une blessure, non pas son effacement ou son oubli. Paradis dans fers sur le mode de l’humour, avec modestie et humilité, apporte sa petite contribution à l’édifice. François Gabourg s’imagine dessinateur de presse pendant la longue, la très longue période esclavagiste dont on n’oubliera pas qu’elle perdure aujourd’hui encore çà et là et interroge au delà du crime contre l’humanité le racisme quotidien, la banalité du mal qui ronge le lien social et qui se repère dans les comportements et les contradictions de tout un chacun, sans exception aucune. Seules varient les façons d’y faire face. S’il en est qui s’y vautre, il en est d’autres qui combattent. François Gabourg est de ceux-là avec ses armes, le dessin , l’humour et même la satire. Sans haine.
François Gabourg? Un beau grand gaillard à l’humour tendre et féroce qui a déjà publié sept albums de dessins. Voici le huitème pour les fêtes, pour celles et ceux qui seraient en panne d’idée pour les cadeaux, mais surtout et avant tout, au delà de toute futilité, un album pour qui « tente(…) d’interroger nos sociétés, leurs travers, leurs incohérences, leurs injustices.. ». Un ouvrage qui « dessine ce que certains ne voient pas ».