Étiquette : François Fillon

Fillon, à l’aise dans le cambouis identitariste !

— Par Gilbert Pago —

cambouis_identitaireA Sablé-sur-Sarthe, ce dimanche 28 août, l’ancien premier ministre, François Fillon, candidat à la candidature présidentielle aux primaires de la droite et du centre s’est est pris aux programmes scolaires dont il pense le plus grand mal. Ce faisant, il s’intéressait à ce qui nous importe.

Ecoutons l’argumentaire : Il s’insurge contre les enseignements qui apprennent aux élèves à avoir “honte” de leur pays : la France. Il se mobilise afin de “retrouver la confiance dans notre patrie” et de “revoir l’enseignement de l’Histoire à l’école primaire”.
Il s’insurge contre le fait que les enseignants sont ” obligés d’apprendre aux enfants à comprendre que le passé est source d’interrogations” car “Faire douter de notre Histoire ! Cette instruction est honteuse !”.
Puis il se met à expliciter ce dont il s’agit.

Ecoutons ce qu’il assène : « Non, la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du nord”. “Non la France n’a pas inventé l’esclavage ! La France, c’est quinze siècles d’histoire depuis le baptême de Clovis à Reims ».

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UMP : des psys analysent la guerre Copé-Fillon

Anthropologues et psychanalystes voient à l’œuvre de puissantes forces inconscientes dans le conflit qui oppose François Fillon et Jean-François Copé.

 

Dans un ouvrage sur la psychologie des hommes politiques, Jean-Pierre Friedman, psychanalyste, écrivait que «le pouvoir est une maladie mentale» (Du pouvoir et des hommes, Michalon, 2002). «La guerre actuelle à l’UMP en est une nouvelle illustration, déplore-t-il. Nous ne sommes plus à l’époque du poison et des coups de poignard, mais on voit là que les ressorts sont les mêmes. Deux hommes, issus de la même famille, veulent à tout prix le pouvoir et leur pulsion a pris le dessus sur leur intelligence. Il est évident que leur attitude est suicidaire, mais c’est comme s’ils se disaient: “Je préfère détruire le parti que de ne pas être le premier.” L’UMP voulait opposer un homme fort à François Hollande, qualifié de “mou”. Au lieu de ça, il aura un président contesté, affaibli et décrédibilisé.»

Psychanalyste, Michel Schneider voit dans la lutte «pour le pouvoir et pour l’argent» qui se joue depuis une semaine «une bataille attristante entre deux ego, deux personnages mus par le cerveau reptilien et non par la pensée rationnelle, pensant avec leur nombril – pour ne pas dire plus bas.

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