Le Géant Fidel Castro Ruz a fermé les yeux sur un monde qui se porte de plus en plus mal.
La mort du « Lider Maximo », Fidel Castro, est survenue à un moment où la République d’Haïti s’apprêtait à affronter une autre crise électorale qui risquait cette fois-là de la basculer dans l’explosion sociale. Nous avons appris avec des larmes dans la gorge la triste nouvelle que nous attendions depuis longtemps dans l’anxiété et dans l’angoisse. Au fur et à mesure que les mois et les saisons défilaient dans le paysage politique, nous savions que la fin du Grand Guerrier était proche. Il n’apparaissait plus en public. Fidel n’a même pas pu recevoir le fils de son ami Pierre Eliott Trudeau en visite à la Havane, en l’occurrence Justin Trudeau, devenu à son tour Premier ministre du Canada depuis le 4 novembre 2015. La voix généreuse et charitable du « Dernier des Mohicans » qui s’élevait avec fermeté pour se porter à la défense des pauvres s’est éteinte doucement à la Havane, au milieu des siens.

Par Robert Lodimus