Étiquette : Dialogue interculturel

D’ambres et de lumière de Jacques-Olivier Ensfelder

Avec son nouveau recueil de haïkus, le comédien, metteur en scène et poète Jacques-Olivier Ensfelder invite le lecteur à une rencontre sensible entre l’imaginaire caribéen et la tradition poétique japonaise.
Un ouvrage où les mots et les créations graphiques composent un même univers artistique.
Il est des livres qui ne cherchent pas à raconter le monde, mais à nous apprendre à le regarder autrement. D’ambres & Lumière, le nouveau recueil de Jacques-Olivier Ensfelder, appartient à cette famille d’ouvrages où la poésie se fait contemplation, où quelques mots suffisent à ouvrir un horizon.
Artiste caribéen, comédien et metteur en scène depuis plus de trente ans, Jacques-Olivier Ensfelder poursuit ici un cheminement littéraire profondément personnel. Avec ce cinquième livre de poésie, et son deuxième recueil consacré au haïku après Rumeurs d’île, il retrouve la forme brève de cet art japonais qui saisit, en quelques vers, la beauté fragile d’un instant.
La nature, le passage du temps, le silence, la solitude, la présence invisible des choses traversent ses poèmes. Un papillon, une fleur, une cloche, un escargot deviennent autant de portes ouvertes sur une réflexion plus vaste : celle de notre place dans le monde et de notre manière de l’habiter.
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Confucius en Martinique : Chemins chinois de l’harmonie

– par Rodolf Étienne

Et si l’une des grandes questions de la Martinique contemporaine trouvait un éclairage inattendu dans une pensée née en Chine il y a plus de 2 500 ans ?

À Schœlcher, au Lamentin, à Trinité, au Carbet ou à Rivière-Salée, des Martiniquais pratiquent le tai-chi et le qi gong.

Ailleurs, les principes du feng shui interrogent la manière d’aménager un intérieur, de faire circuler la lumière ou de rechercher une relation apaisée avec son environnement. Ces pratiques, d’origines et de traditions différentes, semblent partager une préoccupation : trouver sa place dans un monde traversé par des forces parfois contradictoires.

Au centre de cette réflexion, une figure historique peut servir de point de départ : Confucius, philosophe chinois dont la pensée a profondément influencé les conceptions de l’éducation, de la responsabilité, de la famille et de l’ordre social en Asie orientale. 

Confucius n’a pourtant inventé ni le feng shui ni le tai-chi. Cette précision est essentielle. Le confucianisme, le taoïsme, les arts martiaux internes et les traditions chinoises de l’aménagement des lieux appartiennent à des histoires distinctes, même si leurs pratiques et leurs idées se sont parfois rencontrées.

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