Madame, Monsieur,
Nous n’apprécions pas la polémique, mais avons pris connaissance de votre critique (« Je suis blanc et je vous merde » de Soeuf Elbadawi, signé Selim Lander, 07/03/2026).
Nous estimons que chacun est libre de démolir un spectacle, qu’on a le droit également de ne pas saisir les codes empruntés par son auteur. On a surtout le droit de ne pas apprécier ce qui y est raconté, au point d’imaginer que le public trouve son propos folklorique, voire dépassé. Mais critiquer l’embonpoint chez une ou un artiste nous semble scandaleux, par rapport à une pièce exigeant entre autres le respect de la dignité humaine. Nous trouvons votre propos méprisant et violent.
Nous pouvons admettre qu’un spectateur se trompe à l’écoute d’un texte volontiers exigeant, voire qu’il entende des voix lui soutenant le contraire de ce qui y est dit, lorsque la fatigue le gagne. Cela arrive : nos neurones ne sont pas toujours au rendez-vous. Mais permettez-nous d’avoir une autre perception des événements. La phrase, apparemment citée, dit exactement ceci : « Quand un blanc – le Blanc – entre en toi, il peut te ronger le cerveau jusqu’à l’os ».
