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Sur les traces de Frantz Fanon, un film de Mehdi Lallaoui

Au Maltais rouge, 40 rue de Malte, Paris 11è

Sur les traces de Frantz Fanon, un film de Mehdi Lallaoui, propose une plongée essentielle dans la vie et la pensée de Frantz Fanon, figure majeure du XXᵉ siècle, psychiatre, penseur panafricain et militant anticolonialiste, auteur notamment de Peau noire, masques blancs et Les Damnés de la terre.
Né en Martinique en 1925, Fanon s’engage très jeune dans la lutte contre le nazisme en rejoignant les forces de la France libre lors du débarquement de Provence en 1944. Devenu psychiatre, il s’engagera ensuite aux côtés du peuple algérien dans son combat pour l’indépendance, liant étroitement pratique médicale et combat politique.

Décédé prématurément en 1961 à l’âge de 36 ans, Frantz Fanon laisse une œuvre fondatrice pour comprendre les mécanismes de la domination coloniale, les ressorts du racisme et l’émergence d’une pensée tiers-mondiste en quête de liberté. Soixante ans après sa disparition, ce documentaire part sur ses traces, de la France à l’Algérie et à la Tunisie, pour retracer l’élaboration d’une pensée d’une extraordinaire vitalité, toujours d’actualité.

S’appuyant sur des archives, des textes de Fanon et des entretiens avec celles et ceux qui l’ont connu ou étudié — parmi lesquels la psychiatre et biographe Alice Cherki, sa secrétaire Marie-Jeanne Manuellan, l’historien Jean Khalfa, ainsi que les écrivains et poètes Patrick Chamoiseau et René Depestre — Mehdi Lallaoui parvient à faire dialoguer l’homme, le médecin et le théoricien.

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Le droit de vivre, avec ou sans emploi

Pour que les immolations par le feu de chômeurs, comme celle de Djamal Chaar, le 13 février à Nantes, ne se reproduisent jamais plus, il est temps de repenser le droit de vivre, avec ou sans emploi, d’ouvrir grands les yeux sur la catastrophe humanitaire qui sévit autour de nous, d’écouter la souffrance, le désespoir et les revendications légitimes des innombrables exclus qui n’en peuvent plus.

Djamal Chaar, ce chômeur immolé devant son agence Pôle Emploi, n’est ni le premier (1) ni le dernier (2). Il s’était vu réclamer un trop-perçu des allocations de chômage versées par erreur alors qu’il avait retravaillé comme intérimaire, cumulant de maigres allocations et un bout d’emploi précaire. Il estimait que ses heures de travail lui ouvrant des droits au chômage n’avaient pas été toutes prises en compte, mais il ne parvenait pas à faire réétudier son dossier par les agents de Pôle Emploi, eux-mêmes débordés et soumis à une pression croissante à la rentabilité.

Pôle Emploi procède à plus de 500 000 radiations par an, dont 90 % sont dues à une absence à convocation, la plupart du temps non reçue ou envoyée par Internet à des chômeurs sans équipement informatique.

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