On serre les coudes, on serre les dents, on serre les rangs !

8 mars, journée internationale de lutte des droits des femmes

— Par RS n° 437 lundi 9 mars 2026 —

Ce 8 mars 2026, la journée internationale de lutte des femmes a une coloration particulière. Tandis que les fourbes tentent de brouiller les pistes en évoquant une prétendue « théorie du genre » issue de leurs cervelles perverties, nous voyons bien que leur ennemi, c’est l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Chaque fois que le fascisme progresse, l’égalité est en danger. Égalité entre les genres, égalité entre les prétendues « races », égalité entre nationaux et étrangers, entre originaires et immigréEs, entre les religions, entre les civilisations, entre les valides et les personnes souffrant de handicap. Pour perpétuer les inégalités de classes, les oligarchies attisent, fomentent, inventent des inégalités pour diviser les classes d’en bas.

En 2026, les masculinistes sentant le sol se dérober sous leurs gros sabots, effrayés par la lutte des femmes qui tiennent le haut du pavé, redoublent d’agressivité. Ils tournent la tête quand on met sous leurs yeux, les statistiques des violences sexuelles ou sexistes, ils montrent leurs crocs contre le droit aux IVG, ils s’agacent quand on s’indigne des inégalités de salaires, ils jubilent ou ricanent quand les grossièretés prennent comme cibles les femmes ou les orientations sexuelles, ils ne trouvent rien à redire aux stéréotypes de genre.

Aujourd’hui, ils ont des modèles qui s’appellent Trump, Poutine, Erdogan, Talibans fanatiques, Mollahs sanguinaires, unis dans leur défense du patriarcat même quand leurs rivalités dans la prédation des ressources de la planète les conduisent à envoyer les peuples s’entretuer.

Si les femmes sur tous les continents se retrouvent de plus en plus aux avant-postes de la résistance, c’est pour une raison que notre langue exprime bien : sé yo ka tjébé latjé pwel-la ! Yo sav i cho !

Que le 8 mars 2026 renforce notre unité autour du combat féministe ! La lutte contre les bas salaires, contre le chômage, contre la dégradation des services publics, contre les violences, contre les guerres, les massacres génocidaires sont des combats féministes, car les femmes sont les premières victimes de ces injustices et de ces abominations. Le combat contre les inégalités de genre, mené de façon conséquente, est un combat contre les inégalités tout court.

L’émancipation des femmes et l’émancipation humaine ne font qu’un.

VIVE LE 8 MARS ! VIVE LA LUTTE DES FEMMES !

FOK SA CHANJÉ CHÈLCHÈ,

 

AVEC NOÉ MALOUDA

La liste d’opposition à l’ex-majorité municipale de Schœlcher, FOK SA CHANJÉ CHÈLCHÈ, est sur tout le territoire martiniquais, la seule résultant d’une volonté unitaire autour de la défense des intérêts populaires.

Des militantEs de PÉYI-A, de RESPÉ, du RPPRAC, de I.E.M.O, font campagne pour une ville au service des plus démuniEs dans une optique sociale, écologiste, décoloniale.

Cela prouve que c’était possible, même si ailleurs d’autres choix ont prévalu, dans une atmosphère où le niveau de politisation est bien souvent très en deçà des nécessités découlant de la situation de la Martinique, des dernières colonies, de la France, du monde.

Nous aurons besoin de villes qui soient des bastions de résistance à la domination des oligarchies régnantes.

Quelques points forts sont développés dans les conférences et discutés avec la population : lutte contre la vie chère, création d’une maison de la santé, mobilité douce et décarbonée avec un transport téléphérique, système de navettes interquartiers, liaison maritime, agriculture paysanne alimentant des cantines gratuites, encouragement à la mise en place de SCOP, aide à l’équipement populaire en photovoltaïque, zone piétonne dans la ville basse.

L’implication de la population est bien comprise comme une condition d’application de ces idées. D’où les mécanismes de démocratie participative (conseils de quartiers, budget participatif, consultations référendaires), exploitation plus poussée de la situation de seule ville universitaire du pays. La diversité militante de la liste est évidemment un atout, vu la volonté de mété grif antè qui devra se vérifier en tenant les engagements.

 Le travail des derniers jours de campagne et les résultats obtenus permettront de vérifier à quel point un espoir est né à Schœlcher.

 

POINT DE VUE SUR LE DRAME EN IRAN : LA VICTOIRE DU PEUPLE PASSE PAR LA DÉFAITE DES BELLIGÉRANTS

L’Iran et toute la région sont dans une situation faisant penser aux débats dans le mouvement ouvrier, à la veille de la première guerre mondiale. Le mot d’ordre des révolutionnaires n’a été compris à l’époque que par une minorité, mais c’est celle-ci qui a su gagner les masses russes mobilisées pendant l’année 1917.

Ce mot d’ordre, c’était celui de la défaite des États impérialistes des deux camps. Les Bolcheviks russes ont combattu « leur » propre régime tsariste, puis bourgeois. Les Spartakistes allemands ont combattu « leur » propre gouvernement impérialiste. Le résultat en Russie et en Allemagne n’a pas été le même, hélas, mais la vérité, la justice et la raison étaient de leur côté.

Aujourd’hui, il y a ceux qui souhaitent la victoire de Trump et Netanyahou en pensant que cela aidera la révolution iranienne. Il y a, à l’inverse, ceux qui croient que la victoire du régime des Mollahs servira la lutte du peuple.

Nous sommes convaincus que la révolution iranienne a besoin de la défaite de tous ces belligérants.

Les uns comme les autres voudraient instrumentaliser les aspirations populaires à la souveraineté, à la liberté, à la paix.

Puissent les masses iraniennes avoir la force de définir ces objectifs en fonction de leurs propres intérêts, de s’organiser malgré l’extrême difficulté de la situation, de lutter sous leur propre drapeau contre les prédateurs impérialistes et contre leurs bourreaux indigènes.

Le mouvement progressiste et révolutionnaire international paye, par son impuissance actuelle, les lacunes de son soutien internationaliste aux Iraniennes et Iraniens si longtemps confrontéEs à la sauvagerie répressive du régime et aux jeux criminels des impérialistes occidentaux et sionistes.

Aujourd’hui, nous ne pouvons que reprendre le mot d’ordre des plus lucides : Ni Trump ! ni les Mollahs ! Ni le rejeton du Shah ! ni le pouvoir dictatorial, ni l’invasion étrangère, ni la destruction criminelle.

SOLIDARITÉ AVEC LES PEUPLES D’IRAN !

P. MEHDI