Le kidnapping de Maduro : l’impérialisme américain à l’œuvre

— Communiqué de la CGTM —

Nicolas Maduro, le président du Venezuela, ainsi que son épouse ont été enlevés très tôt dans leur résidence à Caracas le samedi 3 janvier 2026 et déportés aux Etats-Unis le même jour. L’opération a été menée par les forces armées états-uniennes sur ordre de Donald Trump, agissant en qualité de chef des pays impérialistes et du premier d’entre eux, les Etats-Unis.

Pour rappel : le 27 juin 1970, un autre sinistre représentant des Etats-Unis, Henri Kissinger, avait eu ces mots à propos du président chilien, Salvador Allende : « « Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester sans rien faire pendant qu’un pays sombre dans le communisme à cause de l’irresponsabilité de son peuple ». En septembre 1973, Pinochet, avec l’appui des Etats-Unis, menait un coup d’état qui aboutissait à la mort de Allende et l’installation d’une féroce dictature dans le pays pendant des années.

Avec le kidnapping de Maduro dans son pays, Donald Trump confirme un peu plus son vrai visage ; celui d’un brigand ne reculant devant aucune méthode, aucun moyen pour appliquer la loi du plus fort.

Qu’on ne s’y trompe pas !

Cet acte de brigandage participe aux grandes manoeuvres pour une guerre mondiale.

Il constitue un avertissement lancé à tous les dirigeants des pays du monde, et notamment à ceux qui se disent « amis » des Etats-Unis. Ces derniers n’ont pas d’amis, mais que des intérêts. Et il n’y a qu’à prendre connaissance des réactions de ces amis, au premier rang desquelles celle de Macron déclarant, pour plaire à Donald Trump : « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir ».

Cette opération est aussi et surtout un avertissement envoyé à tous les exploités du monde, victimes du capitalisme et de l’impérialisme. Comme Trump l’a avoué sans honte, sous son costume de prédateur, son but est de poursuivre et d’accentuer le pillage des ressources du monde pour les seuls intérêts des capitalistes, au premier rang desquels ceux des Etats-Unis.

Avec cette action, l’impérialisme dévoile un peu plus son visage hideux qui s’affranchit de toutes les règles pour assouvir son appétit de toujours plus de profits, de sang, de destruction de l’environnement.

Cet épisode de brigandage de l’impérialisme américain doit conduire les travailleurs et les peuples opprimés à prendre conscience de l’urgente nécessité de s’organiser pour se débarrasser de ce système inique.

La CGTM condamne cet acte odieux et appelle à s’associer aux manifestations destinées à le dénoncer.

Le 3 janvier 2026