Festival « Les révoltés du monde » : programme hors les murs

Mercredi 10 avril 2019 à 19h

Le Diamant

Queen of pop & L’Homme Droit

Première partie musicale assurée par le pianiste martiniquais Éric Ildefonse virtuose d’un jazz afro-caribéen. Débat suivi d’un verre de l’amitié.

Queen of pop  : La grande chanteuse auteure et compositrice Aretha Franklin nous a quitté en 2018. Un portrait flamboyant sur cette figure majeure de la soul et du gospel par ailleurs militante active du mouvement des droits civiques aux USA.

L’Homme Droit retrace la création en Martinique d’une statue monumentale, réalisée par Claude Cauquil qui rend hommage à Tommie Smith et John Carlos, les deux athlètes américains qui ont levé leurs poings aux JO de 1968 pour dire non à la ségrégation aux États Unis

Saint-Joseph :

Les Souffleurs de mémoire

Les conques de lambi ou « konn lanbi » sont à l’honneur dans Mémoire Vive, avec le documentaire Les souffleurs de Mémoire !

Pierre-Louis Delbois, musicien autodidacte, vieux pêcheur et ancien maçon, est habité par la passion de transmettre le savoir qu’il a hérité des aïeuls et qu’il craint de voir disparaître : celui des « sons de la mer », souffle puissant et grave amplifié par la spirale des coquillages, modulé à l’infini par la main de l’homme, les codes de communication, les rites et les symboles liés à la conque de lambi.

Avec des amis intellectuels, enseignants et chercheurs, il a créé le groupe expérimental Watabwi dans le but de répertorier les connaissances liées à cette tradition martiniquaise héritée des derniers Caraïbes, peuple amérindien des Antilles habitant les îles avant la colonisation européenne, tout en poussant plus loin la recherche musicale, explorant le formidable potentiel harmonique de la conque. Pour que jamais ne s’efface cette trace unique au monde, ce chant soufflé à l’oreille des générations qui viendront, après lui, tirer la senne de la mémoire…

Ce film comprend la participation de Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant, Sylvie Glissant et Dédé Saint-Prix.

Jeudi 11 avril 2019  à 19h

Le Carbet

Briser le cercle (Breaking the Cycle)

La violence dans les relations homme-femme est souvent maintenue par le secret.
Camika, mère de famille trinidadienne, a été une femme battue par son mari, elle est maintenant résiliente et a trouvé la force d’élever la voix pour faire cesser l’abus et rompre le cercle du silence.

La maltraitance dans les relations est souvent un secret tragique qui déchire des vies. Une femme sur trois est victime de violence conjugale. C’est une tragédie qui se produit dans tous les secteurs de la société, sans distinction de classe, de race, de religion, d’éducation ou de sexe. C’est le silence de la victime qui devient la principale arme de ses agresseurs, permettant ainsi au cycle de la douleur de se poursuivre. Les enfants qui sont témoins d’abus grandissent en croyant que cela fait partie des relations normales. Les garçons qui voient leurs mères bafouées et battues ont plus de chances de grandir et de faire de même avec leurs partenaires. Les filles sont plus susceptibles de grandir pour trouver des partenaires qui les abusent. Ce cycle de violence domestique et de violence ne peut être brisé avec le silence. C’est l’histoire d’une femme qui est passée de victime à survivante, qui a trouvé la force et la voix pour mettre fin aux abus et briser le cycle.

Rivière-Salée

Nos chaînes invisibles, le code noir(e)

Quelles traces les femmes ont-elles laissées dans la longue et pénible histoire de l’esclavage ? Comment ces traces sont-elles encore lisibles aujourd’hui ? L’historien Fabrice d’Almeida lève le voile sur cette question, avec un documentaire suivi d’un débat.
Après plusieurs siècles de silence et d’étouffement, une histoire féminine de l’esclavage émerge à peine.
Jusqu’à maintenant, seul l’esclave avec un « grand E » était, globalement, (dé)considéré et le genre n’existait pas. Pourtant, être femme et être esclave, c’est être en minorité au milieu des hommes, être souvent un objet sexuel, en plus d’un objet de labeur. C’est être mère parfois, et donc donner la vie à de nouveaux esclaves. Mais c’est aussi transmettre une tradition orale, se battre au quotidien et parfois se battre tout court pour l’ultime espoir : la liberté.
Ce film explore un univers invisible qui, cependant, n’a jamais cessé d’être présent dans l’histoire cruelle de la traite négrière, et qui continue de hanter le monde créole. Une manière de rendre justice à celles qui, sur la photo de groupe, ont disparu, leur sort fondu dans la souffrance générale.

Vendredi 12 avril 2019 à 18h 30

Nos chaînes invisibles, le code noir(e)

Quelles traces les femmes ont-elles laissées dans la longue et pénible histoire de l’esclavage ? Comment ces traces sont-elles encore lisibles aujourd’hui ? L’historien Fabrice d’Almeida lève le voile sur cette question, avec un documentaire suivi d’un débat.
Après plusieurs siècles de silence et d’étouffement, une histoire féminine de l’esclavage émerge à peine.
Jusqu’à maintenant, seul l’esclave avec un « grand E » était, globalement, (dé)considéré et le genre n’existait pas. Pourtant, être femme et être esclave, c’est être en minorité au milieu des hommes, être souvent un objet sexuel, en plus d’un objet de labeur. C’est être mère parfois, et donc donner la vie à de nouveaux esclaves. Mais c’est aussi transmettre une tradition orale, se battre au quotidien et parfois se battre tout court pour l’ultime espoir : la liberté.
Ce film explore un univers invisible qui, cependant, n’a jamais cessé d’être présent dans l’histoire cruelle de la traite négrière, et qui continue de hanter le monde créole. Une manière de rendre justice à celles qui, sur la photo de groupe, ont disparu, leur sort fondu dans la souffrance générale.

Samedi 13 Avril à 19h00

Saint-Pierre :

Joséphine Baker, première icône noire

Chanteuse, danseuse et comédienne : Joséphine Baker avait tous les talents. Adulée en Europe, elle se heurtera au racisme de l’Amérique ségrégationniste, son pays natal. Serti de superbes archives, le récit du destin hors du commun de la première star noire et de ses combats.

La marche pour les droits civiques, à Washington, demeure « le plus beau jour de [sa] vie ». En ce 28 août 1963, vêtue de l’uniforme de la France libre, Joséphine Baker est la seule femme à s’exprimer, aux côtés de Martin Luther King, devant une foule mêlant Blancs et Noirs. Ce discours est l’aboutissement d’une vie de succès mais aussi de brimades et de luttes. Enfant pauvre du Missouri, Joséphine fuit, à 13 ans, la famille de Blancs qui la traite en esclave pour suivre une troupe de théâtre. Après une incursion dans le music-hall à New York, elle saisit au vol la proposition d’un producteur qui monte un spectacle à Paris.…

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Mardi 9 avril 2019 à 19h  

Anses d’Arlet

Briser le cercle (Breaking the Cycle)

La violence dans les relations homme-femme est souvent maintenue par le secret.
Camika, mère de famille trinidadienne, a été une femme battue par son mari, elle est maintenant résiliente et a trouvé la force d’élever la voix pour faire cesser l’abus et rompre le cercle du silence.

La maltraitance dans les relations est souvent un secret tragique qui déchire des vies. Une femme sur trois est victime de violence conjugale. C’est une tragédie qui se produit dans tous les secteurs de la société, sans distinction de classe, de race, de religion, d’éducation ou de sexe. C’est le silence de la victime qui devient la principale arme de ses agresseurs, permettant ainsi au cycle de la douleur de se poursuivre. Les enfants qui sont témoins d’abus grandissent en croyant que cela fait partie des relations normales. Les garçons qui voient leurs mères bafouées et battues ont plus de chances de grandir et de faire de même avec leurs partenaires. Les filles sont plus susceptibles de grandir pour trouver des partenaires qui les abusent. Ce cycle de violence domestique et de violence ne peut être brisé avec le silence. C’est l’histoire d’une femme qui est passée de victime à survivante, qui a trouvé la force et la voix pour mettre fin aux abus et briser le cycle.