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Exposition « Lumières et Phares » d’Hélène Jacob et théâtre avec « Femmes Combattantes, femmes influentes »

6 mars => 8 mars

Guinguette de Saint-Pierre les 06, 07 et 08 mars 2020

Exposition « Lumières et Phares  » d’Hélène Jacob

Exposition « Lumières et Phares  » d’Hélène Jacob et représentations théâtrale de la pièce « Femmes combattantes, Femmes influentes » à la Guinguette de Saint-Pierre les 06, 07 et 08 mars 2020

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Hélène et JACOB et Marie ALBA ont mêlé leur univers, peinture et théâtre, dans un projet commun célébrant la femme.

Rencontre originale et entrelacement entre deux arts riches et complexes pour interpréter l’histoire d’une vingtaine de femmes singulières et uniques qui sont les témoins de plusieurs siècles de lutte et parfois de présence invisible.

Evènement exceptionnel né de la résolution passionnelle d’Hélène Jacob au service des femmes et de sa recherche de liberté par la peinture.

Lumières

Portraits de six femmes, de la révolution française à nos jours. Six portraits de femmes qui font écho et illustrent les textes écrits et mis en scène par Marie ALBA dans la pièce « Femmes combattantes, Femmes influentes ».
Six femmes qui traversent l’histoire pour nous rappeler l’importance pour la liberté, les droits humains. Six femmes lumière qui brillent et nous éclairent.

Il s’agit par le décor de contribuer à l’expression du thème « quand les arts se rencontrent ». Les regards, les styles et le combat des six femmes de la pièce sont portés à la scène par la présence matérielle de leurs portraits peints par Hélène.

Les phares

Qui sont les Phares ?

Ces artistes qui interprètent le langage mystérieux de la nature et qui traduisent les inquiétudes humaines et éclairent la route des hommes ?

Baudelaire dans son poème « les phares » issu de la section « spleen et idéal » des fleurs du mal, reprend la conception de Victor Hugo évoquée dans « l’Etoile » où l’artiste est la lumière, celui qui éclaire. L’artiste est celui qui guide les hommes, un phare allumé, celui qui éclaire les autres. Baudelaire a été critique d’art et offre dans ce poème une dédicace aux peintres qu’il admire.

Cette source lumineuse, qualifiée souvent de muse qui guide l’artiste et contribue à son accomplissement ?

Dans la mythologie grecque, les Muses sont les neuf filles de Zeus et de Mnémosyme ( déesse de la mémoire). Elles sont les allégories de l’art : elles représentent la musique, le chant, le théâtre, la danse, la rhétorique, la poésie et l’astronomie. Ce sont les muses qui apportent l’inspiration et l’imagination aux artistes car pour les grecques, l’art n’est pas humain, il provient des divinités. De tout temps, les muses sont des femmes qui inspirent les poètes….

Selon le dictionnaire, la muse c’est celle qui inspire, c’est celle qui permet la création artistique. Cette inspiratrice est toujours une femme. C’est le corps féminin, la grâce de ses courbes, les traits de son visage et sa beauté qui exaltent l’artiste. La muse incarne la beauté idéale, ou du moins celle idéalisée par le peintre. Il se crée alors un lien, une sorte de symbiose qui permet l’effervescence et qui aboutit à la création.

Hélène Jacob s’est, pour donner libre cours à la représentation picturale de ses sujets féminins, penchée sur le rôle joué par les femmes dans l’art.

Toujours simples inspiratrices ou parfois créatrices refoulées par les conventions sociales ?

Tout a commencé pour l’artiste, lorsqu’elle découvre le combat engagé par « les Guérillas Girls », groupe d’artistes militantes féministes, pour dénoncer le sexisme et le racisme dans la sphère culturelle.

En 1989, Les Guérillas Girls interpellaient les passants avec leur affiche : « Faut-il que les femmes soient nues pour entrer au Metropolitan Museum ? Moins de 5% des artistes de la section d’art moderne sont des femmes, mais 85% des nus sont féminins ».

Sensible à cette démarche et consciente du préjudice de cette inégalité dans l’histoire de l’art, Hélène Jacob s’est consacrée aux femmes artistes inspiratrices et créatrices qui ont été pour de nombreux artistes une source d’inspiration. Elles ont nourri leur art , avant de s’émanciper elles-mêmes.

Qui influence qui? Qui est la muse de qui?

Un sujet qui suscite de nombreuses questions à Hélène Jacob et qui va nourrir son imaginaire de peintre engagée.

Pour Hélène  » le concept de muse se révèle comme un vaste malentendu. D’ailleurs, muse, est un nom sans équivalent masculin. Sans place ni légitimité dans le monde des arts et de la création, c’était le seul espace qui leur était dédié…Pourtant le rôle des femmes dépasse très largement le joli carcan de la muse pour incarner un autre rôle, plus grand, plus noble, celui de l’artiste et de créatrice ».

Peindre pour sortir du silence, pour raconter. Construire des ponts, créer des liens et réunir dans l’espace d’un tableau, des vies de femmes, des artistes de talent ,trop souvent restées dans l’ombre d’un grand homme qu’elles vénéraient et pour lequel elles décidèrent de se mettre de coté, de se dévouer, voir de s’absoudre…. La situation inverse existe-telle ?

Cette exposition retrace des portraits de femmes artistes, inspiratrices, compagnes et partenaires de génie au destin souvent tragique et incompris , restées sur la touche de la grande histoire de l’art.

Parmi ces nombreux portraits, celui de Dora Maar, talentueuse peintre et photographe, rétablie dans son image d’artiste accomplie, qui, de 1936 à 1943, fut réduite à « femme qui pleure » dans les œuvres de son illustre amant, Picasso…ou encore celui de Gabrièle Buffet-Picabia, géniale musicienne, maîtresse de Marcel Duchamp et amie de Guillaume Apollinaire qui épousa le célèbre peintre Picabia. Elle va devenir le cerveau de sa peinture et le guider vers l’abstraction.

Hélène Jacob va utiliser la technique de l’acrylique et du collage et associer des matières récupérées dans différents voyages ou ailleurs.

Les couches se superposent comme autant d’histoires qui se mélangent par endroit ou restent en transparence dans d’autres. Montées successives de glacis se juxtaposent à un empilement de matière qui créait le relief, l’aspérité. Des secrets en forme de message, de symbole ou d’indice se cachent à tous les niveaux, à l’image de ces portraits de femmes qui méritent d’être découvertes et mises en lumière.

Les portraits de toutes ces femmes, combattantes, influentes, muses inspiratrices ou créatrices, rendues visibles par l’insolente force créatrice d’Hélène Jacob, seront l’espace de quelques jours, réunis à la Guinguette de Saint-Pierre. Certains de ces portraits s’animeront au cours des représentations théâtrales.

L’espace épuré de la Guinguette avec sa vaste terrasse tournée vers la mer des Caraïbes est l’endroit idéal pour la mise en place d’une scénographie originale de ces vies hors du commun.

Regards vers cette mer propice à la méditation et aux rêves…de liberté et d’évasion !

Cet événement est organisé par l’association L’Art Gonds Tout, association culturelle domiciliée à Case-Pilote dont le leitmotiv est « au delà de nos différences¸ on peut tous se retrouver autour d’une création artistique ».

Vernissage de l’exposition le vendredi 06 mars 2020 à partir de 19H00
Exposition visible les 07 et 08 mars de 10H00 à 19H00 en dehors des représentations théâtrales.

Représentations de « femmes combattantes, femmes influentes » :
– samedi 07 mars à 19H00
– dimanche 08 mars à 15H30 : échange avec le public après le spectacle autour d’une collation
Tarif unique : 5€
info line : 0696 35 56 66

Représentations prévues :
– CDST : 14 mars 2020
– Centre culturel du Lamentin : 28 mars 2020

 

Détails

Début :
6 mars
Fin :
8 mars
Catégories d’évènement:
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Lieu

Saint-Pierre