Analyse inédite des candidatures du 1er tour
À trois jours du premier tour des élections municipales et intercommunales ce dimanche 15 mars, Intercommunalités de France publie une analyse inédite des candidatures déposées. Nombre de listes par commune, absence ou non de second tour, décision des sortants, féminisation…, les premiers enseignements sont nombreux, à la veille du scrutin à l’échelle communale et intercommunale.
L’analyse réalisée par Intercommunalités de France fait ressortir un premier constat : la généralisation du scrutin de liste paritaire dans les communes de moins de 1 000 habitants n’a pas entraîné de recul des candidatures, contrairement à certaines déclarations faites dans les médias ces dernières semaines.
Chiffres clés :
Nombre de candidats : 904 000 candidats aux élections municipales en 2026, contre environ 903 000 au 1er tour de 2020 ;
Féminisation dans les petites communes : 432 000 femmes candidates, dont plus de 175 000 dans les communes de moins de 1 000 habitants, contre 135 400 en 2020 ;
Maires sortants candidats : 63 % des maires sortants repartent comme têtes de liste ;
Présidents d’intercommunalité sortants : 78 % des présidents d’intercommunalité sortants sont candidats aux municipales dans leur territoire ;
Absence de second tour : un premier tour potentiellement décisif dans 93,3 % des communes, contre 86,2 % en 2020 ;
3e tour intercommunal : 427 intercommunalités au moins compteraient toutes leurs communes pourvues dès le premier tour, contre 152 en 2020.
Conseillers municipaux et intercommunaux sortants : des conseillers communautaires plus prompts à se représenter (68 %) que l’ensemble des conseillers municipaux (56 %) ;
Une féminisation en demi-teinte :
La généralisation du scrutin de liste paritaire entraîne un plus grand nombre de femmes candidates et par voie de conséquence davantage de femmes conseillères municipales (près de 432 000), elles restent minoritaires à être têtes de liste. En effet, seul un quart des têtes de liste sont des femmes (24,5 %), ce qui est légèrement plus que le taux de femmes maires actuellement (21 %).
De plus, il s’avère que parmi les élus sortants, les femmes sont systématiquement moins nombreuses en proportion à se représenter que les hommes. Cela s’inscrit dans les nombreuses réflexions sur la facilitation de l’exercice du mandat intercommunal et sur le fait d’encourager la participation des femmes aux mandats électifs.
Le mandat de maire se distingue par rapport autres mandats : seulement la moitié (56 %) des édiles femmes sont candidates têtes de liste à ces municipales, contre deux tiers des hommes maires. C’est la fonction où l’écart entre femmes et hommes est le plus important (10 points).
Intercommunalités de France poursuivra l’analyse des enseignements du scrutin à l’échelle intercommunale, en complément de sa grande campagne d’information nationale « Municipales et intercommunales : les élections comptent double ! »
