Chronique d’une mort à petit feu, annoncée comme vraisemblable, de la classe moyenne antillaise ?
— Par Jean-Marie Nol —
Le spectre du déclassement hante désormais une grande partie des sociétés occidentales, et la France hexagonale en offre l’illustration la plus commentée. Depuis plusieurs années, la classe moyenne y est décrite comme fragilisée, prise en étau entre une pression fiscale accrue, une stagnation des revenus intermédiaires et une hausse continue des dépenses contraintes. D’après le chroniqueur et écrivain Martial You dans son ouvrage – » Les dindons – Comment on vole les classes moyennes « –
Dindons : » « le mot n’est pas plaisant, ni flatteur. Il est lucide. Il est rageur. Les classes moyennes sont-elles condamnées à la nostalgie d’une époque définitivement perdue ? Pas forcément , mais le risque est réel .
Depuis 1981 et l’élection de François Mitterrand, on vole les classes moyennes… parfois avec les meilleures intentions du monde !
Chaque décision a affaibli leur poids dans la société et leur pouvoir d’achat.
Rien ne leur a été épargné : réduction du temps de travail, dévalorisation des diplômes, éloignement des grands centres-villes, abonnements multiples (téléphone, internet, voiture…) qui grèvent le budget, piège des réseaux sociaux qui radicalisent les opinions…
Au fil du temps, les classes moyennes, qui avaient forgé la France des Trente Glorieuses, sont devenues les DINDONS de l’Histoire.»
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