Abishag ou le féminin comme matrice du vivant

Artiste plasticienne, créatrice textile et passeuse de sens, Abishag développe une œuvre plurielle où peinture, matière, bijou et vêtement dialoguent autour d’un même fil intérieur : la transmission.

Nourrie d’un héritage familial métissé, d’une formation artistique entre l’Afrique et l’Europe, et d’un engagement profond auprès des publics fragilisés, Abishag explore le féminin comme matrice du vivant, espace de réconciliation, de guérison et de transcendance. Dans cet entretien, elle évoque sa dynamique créatrice, sa relation à la couleur, à l’Afrique, à l’amour et à l’énergie, et interroge, au-delà des clivages, ce qui relie l’art à l’essence même de l’être.

Entretien avec Rodolf Étienne

Rodolf Étienne : Ce qui est fascinant quand on découvre ou redécouvre ton rendu artistique, c’est la richesse de ses tonalités et la diversité de ses formes d’expression. Chaque approche semble portée par une véritable profondeur, une recherche singulière. Comment expliquer cette dynamique presque kaléidoscopique de la création ? Est-elle le fruit d’une longue maturation intérieure, d’une réflexion qui s’affine autour d’un message singulier à transmettre ? Relève-t-elle plutôt d’un choix esthétique assumé, d’une volonté de donner à voir la pluralité des regards et la diversité de l’expérience humaine ?

Abishag : C’est exactement ça. La réponse est en partie dans la question. Je ne crée pas de multiples choses. Je crée par rapport à qui je suis. Et je suis profondément enracinée dans un process intérieur qui a été nourri par une culture, par une essence familiale diverse. Je suis née d’une famille d’artistes. J’ai été pétrie dans les mains de ma grand-mère qui, à 5 ans, quand je revenais de l’école, me disait, va t’asseoir devant le tapis et crochette telle partie. Voilà. Plutôt que de regarder la télé ou de faire autre chose. À 4 ans, quand elle me met sur une scène, elle ne me dit pas, tu feras ça pour être belle. Non ! Elle me dit : c’est essentiel de faire ça ! C’est comme un apprentissage, comme une transmission. C’est ce que j’ai reçu. J’ai été nourrie à ce biberon-là. Et c’est ce qui m’a fait progresser. Ça a été pour moi non seulement la façon d’être au monde, mais aussi de pouvoir dire et exprimer l’essentiel de ce que je ressens à l’intérieur de moi et à le partager parce que c’est le fil que l’on m’a remis. Le fil rouge, c’est ça, c’est le partage.

R.E. : Est-ce que, dès tes années d’études, cette dimension de ta relation à la création et de ton approche artistique était déjà présente et consciente ? As-tu pu la développer et l’affiner à ce moment-là ?

Abishag : Absolument. J’ai fait mes études en Afrique. J’ai fait le choix de partir en Côte d’Ivoire poursuivre mes études aux Beaux-Arts. Après les Beaux-Arts, dans un esprit d’ouverture et de partage, j’ai passé un diplôme en médiation culturelle et sociale à Bordeaux. Comprendre comment l’art peut faire sens dans la vie, dans le quotidien, dans la personne et en faveur de cette personne. J’ai ensuite pratiqué à l’école primaire, depuis la maternelle jusqu’au lycée, pour amener l’art vers ceux qui, finalement, en sont éloignés. Et, pourquoi la médiation ? Parce qu’elle permet de construire un pont, un pont avec soi-même. J’ai fait de la médiation avec des publics en rupture, dans les EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) , par exemple. Depuis 2018, je travaille avec les aînés pour, justement, reconnecter le fil, fil de la mémoire, fil des sens, fil des sensations. Et puis aussi, notamment avec les femmes, je travaille la reconnexion intérieure, avec celles qui ont subi des sévices, celles qui ont été abusées, celles qui ont perdu confiance. L’art permet de se reconnecter à soi-même, de retrouver la confiance, dans la vie, dans son propre souffle, dans ce qui peut émaner de soi.

R.E. : Là, tu évoques encore la figure féminine et c’est un thème qui résonne avec les enjeux sociétaux actuels. De manière simple, de manière directe : en tant qu’artiste, te revendiques-tu féministe ?

Abishag : D’abord, j’aimerais conclure sur le thème de la diversité de mon expression artistique : disons que c’est un tout. Les choses ne sont pas séparées chez moi. Elles sont uniques, simplement dans des expressions diverses. La peinture, elle est ancrée dans l’art Taïnos, dans l’écriture africaine, dans les racines, dans les profondeurs. C’est le fil conducteur. C’est ce même fil que l’on retrouve dans mes tissus, qui se développent dans mes créations de bijoux. Quand je crée des bijoux, ce ne sont pas seulement des bijoux. Ce sont des bijoux qui partent d’un tableau. Les boucles d’oreilles, notamment, sont souvent créées à partir d’un tableau, que je résine et que je découpe. Ce que je propose, c’est, au-delà du bijou, une véritable œuvre d’art dans le sens pratique du terme : c’est la vibration qui émane du tableau. C’est toujours le même fil.

Pour ce qui est de mon rapport à la femme, j’ai un positionnement qui est celle d’une femme qui a juste l’étiquette de l’amour. En tant que femme, j’ai une vision globale. J’ai une vision de l’entièreté, de la totalité. Nous souffrons beaucoup trop de divisions.

R.E : Les femmes ou la société?

Abishag : Je parle de la femme, de la femme en général. Nous souffrons trop de divisions internes, de pressions sociales, ce que l’on attend de nous, ce qu’il faut faire, ce qu’il faudrait faire. Et on ne nous dit pas que ce qu’il y a d’essentiel, c’est d’être soi-même. On ne nous dit pas assez. Mon travail, c’est de valoriser cet aspect.

« Je ne crée pas de multiples choses. Je crée par rapport à qui je suis. Le fil rouge, c’est le partage. »

R.E : Justement, est-ce simple de parler librement de soi en tant que femme, depuis un parti pris féminin ? Est-ce qu’une femme qui simplement se reconnaît est de fait engagée, presque comme un militant pourrait l’être ? Quand tu parles d’une relation à l’Afrique qui se veut engagée dans le sens du féminin avec une force dynamique, quelque chose d’élévateur, est-ce un parti pris ? Ça aurait bien pu être des hommes ou des femmes, sans distinction ou des enfants.

Abishag : C’est un parti pris, mais un parti pris qui veut parler de l’essence même de la femme. Quand je parle de la femme, je parle de tout, des enfants, des hommes et je m’adresse également à tout le monde. Ici, dans le showroom, j’avais établi une séparation inconsciente. Les chemises pour hommes d’un côté et les articles pour femmes d’un autre côté. Et puis un jour, une femme est arrivée, qui a vu les chemises et qui m’a dit j’aime ça. Et je lui ai demandé à qui s’adressait cette chemise ? Elle a répondu que c’était pour elle-même. Et quand elle a passé la chemise, j’en ai pleuré d’émotions tant c’était aligné. Elle avait parfaitement visualisée. Elle s’était parfaitement projetée dans cet habit que j’avais pensé pour un homme. J’avais tellement formalisé cette chemise dans ma tête comme étant masculin, que je l’avais divisé, je l’avais moi-même éloigné de la femme. Depuis, j’ai ensuite eu plusieurs expériences comme celles-là. Un chorégraphe, par exemple, qui est venu et qui s’est reconnu dans un vêtement réalisé pour la femme. Il s’est senti imprégné du vêtement. En vrai, on est femme, on est homme, on est tout à la fois. On a chacun un côté féminin, un côté masculin. Mais, selon moi, le socle c’est d’abord la femme. C’est celle qui fait naître au monde. Ici, chacun fait comme il veut, s’habille, choisit, porte ce qui lui plait, l’attire, ce qui le fait vibrer, ce qu’il ressent.

R.E : Tu as parlé de femme et d’amour, que tu associe comme un fondamental. Mais, en dehors de l’amour, qu’est-ce qui, d’après toi, décrit les différents aspects de la sensibilité féminine ? Dans tes créations, dans chaque geste, dans chaque acte posé, qu’est-ce qui est singulièrement féminin ? Le rapport aux couleurs, par exemple.

Abishag : Absolument, la couleur. En fait, je perçois la couleur comme un véritable médicament. Les couleurs soignent. Nous sommes naturellement attirés par certaines couleurs. Et le simple fait de pouvoir dire “j’aime ça” plutôt que “ça”, ça a du sens. Nous ne sommes pas suffisamment attentifs à ce qui jaillit de nous. Si quelque chose nous attire, c’est que ce quelque chose veut nous parler. Quand je parle d’amour, je parle de cette vibration fondamentale. Quand on fait le choix, le matin, de se lever et de choisir ça plutôt que ça, on le fait par rapport à un état d’esprit, par rapport à l’état de son âme. Ce que je propose, c’est de pulser cette dynamique chaque jour. C’est de la représentation. C’est comment on est content de dire “Aujourd’hui c’est une belle journée, j’ai envie de porter ça. J’ai envie de vibrer ça”. Au-delà de la représentation, c’est le bien que ça nous fait à nous de choisir cette couleur-là, aujourd’hui, pour nous-mêmes. Et cette vibration de couleurs va forcément rejaillir sur les autres.

Les autres aspects de cette identité ou de cette sensibilité féminine vont au-delà de la couleur, de la relation aux couleurs. Une femme, c’est l’équivalent de la nature tout entière. C’est les fruits, c’est les feuilles, c’est les racines, c’est les couleurs, c’est les formes. Quand on regarde autant une fleur qu’un chat, dès que l’on regarde quelque chose qui nous captive, nous l’associons naturellement au féminin, parce que l’expression de la beauté, de l’émerveillement, c’est l’aspect féminin du monde. Beauté, amour, perception du monde dans une dynamique colorée.

R.E : Tu abordes en même temps la souffrance interne que portent les femmes. C’est troublant.

Abishag : Effectivement ! Troublant de constater cette souffrance qui est portée et cette dynamique parallèle de force et de mouvement. La femme c’est aussi le mouvement. La femme est aussi une matrice et c’est la représentation de la forme même du monde. L’eau, par exemple, toute cette eau qu’il y a sur le globe, c’est cette même eau que la femme porte dans son ventre quand elle porte un enfant. Et toute cette terre que l’on voit, c’est aussi la vie. Il n’y a pas d’autre symbolique plus puissante que celle-ci. Et puis, toujours pour le mouvement, et là on parle de transcendance, je me vis comme la voie d’une énergie créatrice et créative. Cette énergie qui me traverse, elle n’est pas pour moi, elle est à transmettre. Je ne suis qu’une voie de passage. Quand je propose des pièces uniques, je parle à quelqu’un. Je m’adresse à une personne en particulier et je transmets. Et c’est dans cette transmission que se situe l’idée de transcendance.

« En vrai, on est femme, on est homme, on est tout à la fois. Mais selon moi, le socle, c’est d’abord la femme : celle qui fait naître au monde. »

R.E : Tu as parlé de transcendance. Et je perçois aussi de l’extase. Les artistes se revendiquent souvent de caractères troubles, qui doivent profondément s’interroger pour quêter l’essence des choses. On a le sentiment que chez toi c’est une dynamique d’un ordre naturel et en l’occurrence d’une forme d’extase.

Abishag : Je me vis dans la transcendance, dans ma vie, dans mon expérience de vie, dans ma chair, dans mon esprit et dans mon âme. Et l’expérience de cette transcendance est visible ici dans mes créations. C’est pour cela que transparaît l’extase. De la douleur, de la meurtrissure, du chaos, des cendres, j’ai fait le choix de la transcendance. C’est-à-dire de transformer tout ça en une expérience lumineuse, en beauté, en jaillissement, en lumière, en tout ce qu’il y a de plus… waouh !

R.E : Comment se manifeste pour toi cette connexion à la dynamique créatrice ? Il y a certainement un inter-moment de la réflexion ?

Abishag : L’énergie, elle est là tout le temps. Quand on ne vibre que par le côté reptilien, le côté animal, quand on ne canalise pas, c’est tout qui sort. Les femmes, je crois, ont cet éveil naturel, ce cadre mature au quotidien parce qu’elles sont souvent éprouvées dans leur analyse, dans leur perception, dans le comment faire les choses. Naturellement, lorsque l’on fait des choses, on y met une attention, on fait appel à des énergies, des forces dynamiques et ça rejaillit par l’extase de manière naturelle.

R.E : La dynamique africaine, les survivances africaines ont été brisées, corrompues, gênées. Et même s’il y a des survivances de ces hésitations, de ces refus nombreux, et ce, dans toutes les couches de notre société, aborder son aspect africain, revendiquer son approche africaine, valoriser sa force ou sa dynamique africaine a toujours un écho sourd, parfois même un écho défavorable. Il y a souvent une retenue chez les uns et les autres. Cependant, nombreux sont ceux qui, osant la relation, de manière naturelle ou forcée, convaincus ou non, représentent, à vue d’œil, une force immanente. Il y a, indiscutablement, un rapport de force, de vibration forte, d’élévation, qui s’établit dès lors qu’on est dans le contact. Nous avons aussi chez nous des auteurs, des penseurs à tous les niveaux, artistiques, culturels, éducatifs, pédagogiques, qui ont établi le sens, la valeur de cette relation, de cette réappropriation. Quand, toi, tu parles, de cette source africaine, elle semble forte et dynamique, très expressive. Tu prenais en exemple ta grand-mère et sa détermination dans un contexte qui n’était pas nécessairement favorable à tous, son engagement, sa force qui ont transcendé les expériences, les âges, les mémoires, pour s’établir en toi aujourd’hui encore. Cette force, tellement puissante, est exemplaire. Comment, par ailleurs, se manifeste-t-elle autour de toi ?

Abishag : Quand je regarde ma grand-mère maternelle, je vois une Congo. Et quelle que soit l’émotion qu’elle transmet, ce qui est surpuissant, c’est sa fierté, c’est la dignité dans le regard, cette détermination à toute épreuve. Ma grand-mère a eu 15 enfants, ma mère est la dernière.

Pour le reste, je n’ai aucune quête particulière par rapport à l’Afrique, tout simplement, parce que mon père est africain. J’ai aussi des parents de l’Inde. J’ai aussi des parents asiatiques. J’ai aussi des parents bretons aux yeux bleus. Je veux dire que, chez moi, il y a une multiplicité de métissage.

Ma mère a fait le choix de vivre en Afrique. J’avais 9 ans. Et c’est pour ça que je n’ai pas de quête singulière. J’ai connu mon arrière-grand-mère quand j’avais 9 ans. En Afrique, je suis confrontée à une autre réalité, à une approche de la vie et du vivant qui fait toute la différence. De fait, je suis moi-même. Il n’y a pas d’apparat, ce n’est pas une posture, ce n’est pas une revendication ou bien je ne sais quoi d’autre. C’est juste ma vie. La chance que j’ai eue, c’est que mes deux grand-mères étaient stylistes. La mère de mon père était couturière et la mère de ma mère aussi. Je suis née dans les étoffes. J’ai grandi dans l’habillement, dans le vestimentaire, dans cette transmission du détail, de la finesse.

« De la douleur, du chaos et des cendres, j’ai fait le choix de la transcendance : transformer tout cela en lumière, en beauté, en jaillissement. »

R.E : Pour conclure, parles-nous un peu de tes perruques. C’est plus qu’un simple acte de vente, plus qu’un geste artistique ?

Abishag : Ma mère porte et vit avec une maladie auto-immune qui, justement, agit sur sa chevelure, sur son crâne notamment, sur sa peau. D’où la sensibilité aux cheveux extra naturel. Moi, j’ai porté mes propres cheveux en locks durant 25 ans. J’ai toujours eu une aversion pour le synthétique, les cheveux synthétiques, les perruques, les faux… Et puis, un jour, à un moment donné, j’ai regardé la maladie avec laquelle ma mère vit d’un autre œil. J’ai entendu sa souffrance. Et d’autres ont suivi, comme des amis à moi qui vivent avec le cancer, et des inconnus aussi, qui ont touché mon âme par rapport à cette problématique du cheveu, du crâne rasé, de la perte du cheveu, et, bien sûr, de la féminité et de la confiance en soi. Et j’ai décidé de commander des coiffures avec des tresses, avec des coiffures africaines, des styles et des designs africains pour proposer une autre alternative que les perruques à cheveux lisses, occidentales, qui ne vont pas forcément avec les textures, ni la peau, ni les couleurs de mes sœurs, de mes amis. C’est pour cela que j’ai décidé de présenter ces perruques en particulier.

R.E : Qui viennent exclusivement d’Afrique ?

Abishag : Oui, mais c’est du synthétique, parce que je ne suis pas pour le cheveu humain. C’est du synthétique, mais au moins on sait ce que c’est, avec une qualité assez prodigieuse. C’est un positionnement, c’est un choix, en cohérence avec ma pensée, avec mon vécu.

Chez Abishag, la création n’est ni une posture, ni un simple exercice esthétique. Elle est un acte vital, une circulation d’énergie, une transmission continue entre les mémoires, les corps, les couleurs et les êtres. Qu’elle peigne, tisse, façonne un bijou ou accompagne des femmes, c’est toujours le même fil qui œuvre : relier, réparer, révéler.

Son approche du féminin échappe aux assignations idéologiques pour s’inscrire dans une vision organique du vivant, où la beauté, la force, la vulnérabilité et la transcendance cohabitent sans se contredire. À travers le métissage de ses origines, l’héritage de ses aïeules, la puissance symbolique de l’Afrique et l’attention portée aux blessures contemporaines, Abishag construit une œuvre profondément incarnée, ouverte, vibrante.

Plus qu’un univers artistique, elle propose une expérience sensible : une invitation à se reconnecter à soi, à ses élans intérieurs, à cette part lumineuse qui transforme les fractures en élévation. Une œuvre qui ne cherche pas à convaincre, mais à faire résonner.

Abishag – Biographie succincte

Artiste plasticienne et créatrice textile, Abishag développe une œuvre plurielle à la croisée de la peinture, du vêtement, du bijou et de la médiation artistique. Issue d’un héritage familial métissé — africain, indien, asiatique et européen — et profondément marquée par une transmission intergénérationnelle féminine, elle inscrit sa démarche dans une relation organique à la matière, à la mémoire et à l’énergie du vivant.

Formée aux Beaux-Arts en Côte d’Ivoire, puis diplômée en médiation culturelle et sociale à Bordeaux, elle a consacré une partie importante de son parcours à rendre l’art accessible à des publics éloignés de la création : milieu scolaire, personnes âgées, publics en rupture, femmes en situation de fragilité. Depuis 2018, elle mène notamment des projets de reconnexion sensible d’accompagnement par l’art auprès des femmes et des aînés.

Son travail artistique s’inspire des écritures africaines, des arts premiers, des racines caribéennes et des dynamiques du féminin, envisagé comme matrice du vivant et principe de transformation. Chaque création — tableau, textile, bijou ou pièce vestimentaire — s’inscrit dans un même fil conducteur : transmettre une vibration, relier l’intime au collectif, transformer l’expérience en lumière.

À travers une pratique engagée, sensible et transdisciplinaire, Abishag défend une vision de l’art comme espace de guérison, de liberté et de transcendance, où la diversité des formes devient le langage d’une unité intérieure.

Retrouvez la boutique d’Abishag au jardin de Tivoli, à Fort-de-France.

Plus d’infos : https://www.artmajeur.com/abishag/

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