A la Nuit Debout, la jeunesse s’est «conscientisée»

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REPORTAGE – Depuis jeudi dernier, les manifestants contre la loi Travail passent une partie de la nuit à République. Près des bougies laissées en mémoire des attentats, ils s’organisent avec le carré rouge en feutrine comme emblème.

Hier soir place de la République à Paris, ils étaient environ un millier à s’être rassemblé pour une nouvelle #NuitDebout, mouvement né au soir du 31 mars pour continuer la lutte contre la loi El Khomri. En l’occurence, ils étaient assis en assemblée générale pour écouter attentivement une bonne partie de la soirée les différents membres des commissions qui se sont créées depuis jeudi, et voter les résolutions à main levée. Des mesures terre à terre comme «Délocaliser la bouffe» (faire partir les vendeurs de merguez), «ne plus vendre d’alcool», «organiser le service sérénité de nuit» (un service de sécurité pour ceux qui dorment sur place) côtoient des plus ambitieuses comme: «écrire la Constitution de la République sociale», «demander un référendum sur les traités européens», ou carrément «détruire le capitalisme»!

REPORTAGE – Depuis jeudi dernier, les manifestants contre la loi Travail passent une partie de la nuit à République. Près des bougies laissées en mémoire des attentats, ils s’organisent avec le carré rouge en feutrine comme emblème.

Hier soir place de la République à Paris, ils étaient environ un millier à s’être rassemblé pour une nouvelle #NuitDebout, mouvement né au soir du 31 mars pour continuer la lutte contre la loi El Khomri. En l’occurence, ils étaient assis en assemblée générale pour écouter attentivement une bonne partie de la soirée les différents membres des commissions qui se sont créées depuis jeudi, et voter les résolutions à main levée. Des mesures terre à terre comme «Délocaliser la bouffe» (faire partir les vendeurs de merguez), «ne plus vendre d’alcool», «organiser le service sérénité de nuit» (un service de sécurité pour ceux qui dorment sur place) côtoient des plus ambitieuses comme: «écrire la Constitution de la République sociale», «demander un référendum sur les traités européens», ou carrément «détruire le capitalisme»!

Ecrire la Constitution de la République sociale

Camille (un nom de code), est venue faire voter le budget (1000 euros) de la Commission communication,

nécessaire pour publier le journal 20 mille luttes (voir plus loin) qui sera diffusé à 3000 exemplaires dans les couloirs du métro. Elle nous expliquera ensuite: «Nous avons assez d’argent, environ 3000 euros, car les dons affluent mais nous avons besoin de l’accord des participants pour l’utiliser. Nos dépenses vont surtout dans les frais d’impression, car nous avons très peu de dépenses». Âgée de 39 ans, cette graphiste de profession, s’est occupée de la mise en page du journal.

Quant à la commission «sérénité de nuit», un des membres avoue, réaliste:» On bosse demain, et on ne peut pas rester toute la nuit pour vingt personnes alcoolisées». Cette nuit sera donc plus courte, et la décision est prise de terminer la soirée à 1 heure. Un communiqué de presse est aussi voté. Un participant demande d’enlever la mention «des personnes de tous horizons», soulignant que l’assemblée est plutôt homogène. «Il n’y a pas de noirs!» crie alors un homme noir justement, très alcoolisé .
La jeunesse s’est «conscientisée»

Après l’assemblée générale, les comités se réunissent en cercle, assis par terre, afin de discuter dans la pénombre des différentes mesures. «Il faut vraiment faire attention à l’animation des assemblées générales», tonne Farida, très remontée, qui conseille de prendre exemble sur les Espagnols (de Podemos, NDLR). Pendant ce temps, à l’accueil (un stand à l’autre bout de la place), les demandes d’information affluent.

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