Journées de la mémoire et du rapprochement des peuples 3ème édition

Du 3 au 23 mai. Les Anses d’Arlet
La commune des Anses-d’Arlet, en Martinique, accueillera le dimanche 3 mai 2026 le docteur Denis Mukwege, invité d’honneur de l’ouverture de la troisième édition des Journées de la mémoire et du rapprochement des peuples (JMR), qui se dérouleront jusqu’au 23 mai. Cette journée inaugurale sera ponctuée, dès 11 heures, par une cérémonie officielle de dénomination d’une rue en son honneur, suivie à 17 heures de la projection du documentaire Muganga, celui qui soigne, prolongée par un échange avec ce médecin congolais de renommée internationale.

Nées du jumelage entre les Anses-d’Arlet et la ville historique de Ouidah, ces journées s’inscrivent dans la commémoration de l’abolition de l’esclavage, tout en dépassant le cadre d’une simple manifestation culturelle. Elles constituent un acte civique et politique majeur, visant à raviver la mémoire d’une tragédie longtemps tue, alors même que ses répercussions continuent d’imprégner nos sociétés contemporaines à travers le racisme, les préjugés et les discriminations.

Dans un contexte où la communauté internationale reconnaît progressivement l’ampleur de ces crimes, les JMR entendent jouer un rôle essentiel : éclairer l’histoire pour mieux comprendre le présent et contribuer à bâtir un avenir plus juste. Elles offrent également un espace de célébration de la résilience, des cultures et de la richesse des peuples africains et afro-descendants, tout en affirmant le rayonnement des Anses-d’Arlet comme lieu de mémoire et de dialogue interculturel.

Cette troisième édition accordera une attention particulière aux femmes, dont le rôle déterminant dans les luttes et les résistances, durant et après l’esclavage, demeure trop souvent sous-estimé. À travers elles, c’est toute une histoire de courage et de dignité qui sera mise en lumière.

Fondateur de l’hôpital de Panzi en République démocratique du Congo, le docteur Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix en 2018, incarne un engagement exemplaire en faveur des victimes de violences sexuelles. Surnommé « l’homme qui répare les femmes », il symbolise une lutte universelle pour la justice, la dignité et la reconnaissance des souffrances humaines. Sa présence à l’ouverture des JMR confère à cette édition une portée à la fois mémorielle, éthique et profondément humaine.