Vues sur Cannes 2019

Du 7 au 23 octobre 2019  à 19h 30 Séances VO & Art et Essai  de Tropiques-Atrium

Zombi Child – Bertrand Bonello – France – 2019 – 1h43

Quinzaine des Réalisateurs

Roubaix, une lumière – Arnaud Desplechin – France – 2019 – 1h59

Sélection Officielle

Le Daim – Quentin Dupieux – France – 2019 – 1h17

Quinzaine des Réalisateurs

Bacurau – Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles – Brésil – 2019 – 2h12

Sélection Officielle – Prix du Jury

Le Jeune Ahmed – Jean-Pierre et Luc Dardenne – Belgique – 2019 – 1h24

Sélection Officielle

Atlantique – Mati Diop – France – 2019 – 1h45

Sélection Officielle – Grand Prix

Dans le cadre des Journées Nationales de l’Architecture

Les Bruits de Récife – Kleber Mendonça Filho – 2012 – Brésil – 2h11

 Le programme détaillé

     

Lundi 7 et Mardi 15 octobre 2019

Zombi Child : Affiche

 

Zombi Child

De Bertrand Bonello
Avec Louise Labeque, Wislanda Louimat, Adilé David
Genre Drame
Nationalités Français, Haïtien

Quinzaine des Réalisateurs

 Synopsis :
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Haïti, 1962. Un homme est ramené d’entre les morts pour être envoyé de force dans l’enfer des plantations de canne à sucre. 55 ans plus tard, au prestigieux pensionnat de la Légion d’honneur à Paris, une adolescente haïtienne confie à ses nouvelles amies le secret qui hante sa famille. Elle est loin de se douter que ces mystères vont persuader l’une d’entre elles, en proie à un chagrin d’amour, à commettre l’irréparable.

La presse en parle :

aVoir-aLire.com par Laurent Cambon
Une œuvre fascinante et envoûtante où se mêle aux méandres amoureux, la contemplation quasi spirituelle d’un pays, Haïti, bouleversé par la barbarie politique, les accidents géologiques et la force délétère des traditions.

Libération par Jérémy Piette
Le film scintille par la manière qu’il a de placer ses espoirs dans une jeunesse prête à enfin questionner son héritage, qu’il soit sombre, glorieux, surtout profondément ancré en toutes et tous.

20 Minutes par Caroline Vié
Puisant dans la légende, Bertrand Bonello la transpose dans la France d’aujourd’hui, ce qui la rend encore plus captivante quand une jeune fille rêve de réduire son aimé à la merci de son affection.

Bande à part par Pierre Charpilloz
Il y a, en point d’orgue du dernier film de Bertrand Bonello, une séquence dont les images hallucinatoires resteront longtemps gravées dans nos mémoires.

CinemaTeaser par Emmanuelle Spadacenta
On croirait au film le moins formel de Bonello, mais il a cette précision désinvolte qui en fait d’abord une œuvre assez humble. Son regard curieux sur son pays et sur sa jeunesse lui donne toute sa singularité.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Avec virtuosité et élégance, Bonello signe une merveille de récit anthropologique, une plongée singulière et intrigante dans l’univers du vaudou. Ce fascinant récit est notre propre récit initiatique au mystère de la magie d’Haïti, dédiabolisée.

Ecran Large par Simon Riaux
Teen movie, exploration de la condition d’esclave, rêverie fantastique et hommage cinéphile, « Zombi Child » est tout cela à la fois. Si le film brouille parfois un peu trop les pistes, il recèle quantité de trouvailles de cinéma à l’impact saisissant.

La Croix par Céline Rouden
Bertrand Bonello, dont le talent n’est plus à prouver, maîtrise suffisamment bien son sujet pour rendre crédible ce qui aurait pu paraître artificiel voire franchement grotesque.

La Septième Obsession par Xavier Leherpeur
Un film qui se traverse et se ressent comme une incantation vénéneuse et hypnotique, élégie à la beauté ardente et délétère.

 

     
Mardi 8 et Dimanche 20 octobre 2019

Roubaix, une lumière : Affiche

 

Roubaix, une lumière

De Arnaud Desplechin
Avec Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier
Genres Thriller, Drame
Nationalité Français

Synopsis :
À Roubaix, un soir de Noël, Daoud le chef de la police locale et Louis, fraîchement diplômé, font face au meurtre d’une vieille femme. Les voisines de la victime, deux jeunes femmes, Claude et Marie, sont arrêtées. Elles sont toxicomanes, alcooliques, amantes…

La presse en parle :

Dernières Nouvelles d’Alsace
par Nathalie Chifflet
Arnaud Desplechin n’a pas inventé Roschdy Zem comme acteur. Mais il l’a inventé comme grand acteur. Roschdy Zem n’a jamais aussi bien joué, force tragique tranquille.

Femme Actuelle par Amélie Cordonnier
Il y a fort à parier que ce film restera un grand classique du polar. Roschdy Zem est d’un magnétisme incroyable, et Léa Seydoux surprend. Respect !

Les Inrockuptibles par Théo Ribeton
C’est le vertige et le paradoxe du film : le réel s’y impose d’abord violemment, mais il se réenvoûte de l’intérieur et se met inexplicablement à parler le Desplechin, à ressembler à un monde écrit par lui.

L’Humanité par Sophie Joubert
Avec cette œuvre fiévreuse, Arnaud Desplechin lui offre un de ses meilleurs rôles et transcende le polar classique pour sonder les abîmes de l’être humain.

Libération
par Marcos Uzal
Loin d’opérer une rupture, les dialogues réels de « Roubaix, une lumière » sont polis par la mise en scène et par le travail des acteurs (tous formidables), jusqu’à atteindre une intensité théâtrale et une densité romanesque que le documentaire initial ne contenait qu’à l’état brut.

Ouest France par Gilles Kerdreux
C’est sobre et pourtant captivant de bout en bout.

Transfuge
par Jean-Christophe Ferrari et Vincent Jaury
[…] un grand thriller social.

Bande à part
par Anne-Claire Cieutat
Dans « Roubaix, une lumière », polar à l’efficacité métronomique, Arnaud Desplechin filme les noces de l’ombre et de la lumière, et sonde l’espace mystérieux où l’humain et l’inhumain se côtoient.

 

     
  Mercredi 9 et Dimanche 13  octobre 2019

Le Daim : Affiche

 

 

Le Daim

De Quentin Dupieux
Avec Jean Dujardin, Adèle Haenel, Albert Delpy
Genre Comédie
Nationalités Français, Belg

Quinzaine des Réalisateurs

 Synopsis :
Georges quitte sa banlieue pavillonnaire et plaque tout du jour au lendemain pour s’acheter le blouson 100 pour-cent daim de ses rêves. L’achat vire à l’obsession et finit par plonger le détenteur du daim dans un délire criminel.

La presse en parle :

Elle par Françoise Delbecq
Cette folie extrême est le fil conducteur d’un film parfaitement maîtrisé, dans lequel les délits sanguinaires s’enchaînent à la vitesse d’un Tarantino frénétique.

GQ par Alexandre Lazerges
Avec cette dernière comédie absurde portée par Jean Dujardin, Quentin Dupieux réalise son film le plus remarquable.

Libération par Marcos Uzal
Alors, mine de rien, à sa façon borderline et très peu sentimentale, Quentin Dupieux parvient à filmer rien moins qu’une rencontre. Ce film à la fois inquiétant et hilarant en devient alors, oui, émouvant.

20 Minutes
par Caroline Vié
Il n’y a vraiment que Quentin Dupieux pour arriver à entraîner Jean Dujardin dans une comédie délirante sur l’histoire d’amour entre un homme et son blouson.

aVoir-aLire.com par Julien Dugois
Allégée de la moindre digression what the fuck, cette nouvelle farce absurde de Quentin Dupieux cible très directement la relation fétichiste, et même morbide, que nous pouvons entretenir avec nos affaires personnelles. Difficile de ne pas se sentir visé.

BIBA par Lili Yubari
À partir de ce pitch zinzin, Quentin Dupieux réalise une sorte de western pyréneen comique qui vire au film de serial killer en poussant son concept suédé jusqu’au bout.

Cahiers du Cinéma par Jean-Sébastien Chauvin
On est bien chez Dupieux, mais quelque chose de légèrement poisseux et dépressif fait de ce Daim un film un peu à part dans la filmographie du cinéaste.

     
Jeudi 10 et Mercredi 16  octobre 2019Bacurau : Affiche   Bacurau
De Kleber Mendonça Filho, Juliano Dornelles
Avec Sônia Braga, Udo Kier, Barbara Colen
Genres Drame, Thriller, Western
Nationalités Brésilien, Français

Synopsis :
Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement
Dans un futur proche… Le village de Bacurau dans le sertão brésilien fait le deuil de sa matriarche Carmelita qui s’est éteinte à 94 ans. Quelques jours plus tard, les habitants remarquent que Bacurau a disparu de la carte.

La presse en parle :

Cahiers du Cinéma par Camille Bui
Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles signent ainsi avec Bacurau une grande fiction politique, dont la vitalité à toute épreuve est une vertu nécessaire pour affronter la monstruosité bien réelle de l’extrême droite contemporaine.

Libération par Marius Chapuis
Une riposte excessive, hyperbolique et paillarde à la démesure des troubles et démons qui dévorent le corps social et politique brésilien.

Mad Movies par Gilles Esposito
Célébrant les noces barbares du cinéma d’auteur brésilien, du western italien et de John Carpenter, ce film hors normes jongle avec les tonalités et les espaces pour créer une partie de cache-cache aussi sarcastique que sanglante.

Marie Claire par Vincent Cocquebert
Quelque part entre « Mad Max », John Carpenter et le western à la Sam Peckinpah, « Bacurau » est une dystopie aussi réjouissante (le ton) qu’inquiétante (le fond) dotée d’un puissant sous-texte politique.

Ouest France par Gilles Kerdreux
Un film étrange, captivant, violent, qui mêle de multiples genres mais marque durablement.

20 Minutes par Caroline Vié
Prix du jury au Festival de Cannes, le film de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles porte haut les couleurs du cinéma de genre.

Bande à part par Isabelle Danel
Le réalisateur des « Bruits de Recife » et « Aquarius » nous revient, accompagné d’un acolyte et coréalisateur, pour un film collectif, un western fantastique, une fable insurrectionnelle. Prix du jury pas volé au festival de Cannes 2019.

CinemaTeaser par Aurélien Allin
Enragé et sous influence carpenterienne.Culturebox – France Télévisions par Jacky Bornet
Cette filiation entre sujets politiques contemporains (climat, lutte des classes, corruption…) et cinéma de genre, inscrit « Bacurau » dans une actualité brûlante, avec une inventivité dé-coiffante. 

     
Vendredi 11 et Lundi 21  octobre 2019Le Jeune Ahmed : Affiche  

Le Jeune Ahmed
De Luc Dardenne, Jean-Pierre Dardenne
Avec Idir Ben Addi, Olivier Bonnaud, Myriem Akheddiou plus
Genre Drame
Nationalités Belge, Français
Sélection Officielle

Synopsis :
En Belgique, Ahmed, jeune adolescent en recherche de repère et surtout d’identité s’enferme dans le discours extrémiste d’un imam Radical de son quartier. Ce discours de haine, intégré par le jeune homme, va le pousser à agir. De son action extrême subviendra bien des changements : Dans sa vie, dans les méandres de services qui peinent à le gérer comme dans la prison idéologique dans laquelle il s’est enfermé.

La presse en parle :Positif par Nicolas Bauche
Le cinéma des Dardenne investit les marges et le monde de la délinquance […] pour y découvrir les leviers de la rédemption humzine. Avec leur dernier long métrage, les deux réalisateurs ajoutent ainsi un nouvel instantané à la comédie humaine du médiocre qu’ils dépeignent depuis leurs débuts

.CNews par La Rédaction
Un drame poignant ancré dans la réalité sociale.

Ecran Large par Simon Riaux
Après « La Fille Inconnue », les Dardenne reviennent à leurs fondamentaux et prouvent que malgré un scénario trop mécanique, la délicatesse et l’acuité de leur mise en scène peuvent faire des miracles, y compris avec le sujet compliqué de la radicalisation.

La Croix par Jean-Claude Raspiengeas
Le duo filme au plus près les visages et les corps dans des cadres étroits pour mieux coller aux personnages. Leur caméra mouvante suit en plans-séquences, comme happée, les mouvements de cette force obscure du mal.

La Voix du Nord par Christophe Caron
Les Dardenne, fidèles à leur style brut, épuré, tendu, se placent avant tout à la hauteur d’un gosse immature et perdu qui devrait plutôt être travaillé par ses hormones que par ses ablutions.

Le Figaro par La Rédaction
Le dénouement, terrible, glace le sang.

Le Monde par Véronique Cauhapé
Cette empathie éprouvée à l’égard du personnage d’Ahmed, on la doit bien sûr au talent des frères Dardenne à trouver puis à faire travailler des débutants, tout en leur demandant ce qu’on exige des grands acteurs. Idir Ben Addi en est la démonstration dont la présence, dense, compacte, accapare tout le film.

Le Nouvel Observateur par François Forestier
Un film d’une force rare.Le Parisien par Renaud Baronian
Cette balance très délicate, entre jeunesse, haine, amour des autres intégration et intégrisme, est au cœur du scénario. Et comme ce sont les Dardenne qui filment, et qu’ils sont passés maîtres dans l’art de traiter un fait de société sous la forme d’un thriller au suspense enlevé, on tremble à chaque instant (…).
 

     
Jeudi 17 et Mercredi 23  octobre 2019Atlantique : Affiche  

Atlantique

De Mati Diop
Avec Mama Sané, Amadou Mbow, Ibrahima Traore
Genre Drame
Nationalités Français, Sénégalais, Belge
Sélection Officielle – Grand Prix

Synopsis :
Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu’il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s’emparent des filles du quartier. Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés sont revenus. Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada.

La presse en parle :

Bande à part par Benoît Basirico
Mati Diop parvient à conjuguer le politique avec le sensible, les combats sociaux avec le charnel.

Libération par Didier Péron et Elisabeth Franck-Dumas
C’est un film à hauteur d’infini, élégiaque et mystérieux, que la mer aurait pu noyer de tout ce que désormais elle charrie, corps sans nom, tragique contemporain.

Ecran Large par Simon Riaux
Mati Diop aborde la question des exilés depuis la rive du départ et nous immerge dans un monde où le réel vascille, laissant place à l’onirique, à la fable. Et comme ses personnages, on sort possédé de cette traversée inattendue.

Femme Actuelle par Amélie Cordonnier
Un film troublant, original et très esthétique, qui mérite la curiosité.

Le Monde par Clarisse Fabre
Deux idées puissantes font d’Atlantique un poème rageur et atmosphérique : la première consiste à raconter la migration du côté des femmes restées au pays, lors de quelques scènes hallucinatoires où elles reprennent le pouvoir. La seconde, c’est d’avoir imaginé ce que diraient les morts s’ils pouvaient s’exprimer.

Le Parisien par Catherine Balle
Un conte bouleversant et fantastique.

Les Fiches du Cinéma par Pierre-Simon Gutman
Mati Diop livre un premier long métrage surprenant, qui confirme les immenses promesses placées en elle.

Les Inrockuptibles par Ludovic Béot
« Atlantique » est une œuvre contaminée dans ses moindres recoins par la figure du fantôme. Mais les spectres les plus foudroyants de beauté aperçus dans le film sont peut-être ceux venus d’un autre monde (…) Un monde fantastique et universel, qui seul a le pouvoir de contrer la violence du réel.

Paris Match par Karelle Fitoussi
Sans ne jamais rien simplifier des élans d’une jeunesse déchirée, la cinéaste de 36 ans transforme la fable sociale en conte de fantômes sénégalais, fait surgir le fantastique au sein du récit initiatique et saupoudre son roman policier d’un mysticisme envoutant.

Positif par Louise Dumas
La dimension fantastique, presque mythologique, est finalement la plus grande force du film qui saisit, dans l’inquiétante beauté d’un coucher de soleil, quelque chose de ces drames qui sourdent dans les océans du globe et que nous préférerions laisser au large de nos côtes.

     
Dans le cadre des Journées Nationales de l’Architecture
     
Vendredi 18  octobre 2019Les bruits de Recife : Affiche  

Les Bruits de Récife
De Kleber Mendonça Filho
Avec Irandhir Santos, Gustavo Jahn, Maeve Jinkings
Genres Drame, Thriller
Nationalité Brésilien

Synopsis :
Le quotidien d’un quartier de la classe moyenne de Recife prend un nouveau sens lorsque vient s’installer une entreprise de sécurité privée. La présence de ces hommes transforme le sens du mot « sécurité » et apporte un bonne dose d’anxiété dans une culture où règne la peur. Au milieu de cela, Bia, mariée et mère de deux enfants, doit trouver un moyen de faire avec le constant aboiement du chien de son voisin.

La presse en parle :

Critikat.com par Estelle Bayon
Les digressios fantastiques, notamment dans la dernière partie, orientent peu à peu ce premier long-métrage d’une bluffante maîtrise vers une violence de classe qui vient hanter la prospérité sclérosée de cette caste aisée.

Le Monde par Noémie Luciani
Kleber Mendonça Filho a préféré convoquer la grammaire de la fiction. Célébré au Brésil comme à l’étranger, « Les Bruits de Recife » vaut pour la force du tableau sociétal qu’il propose autant que comme objet cinématographique rare, alliance étonnante d’inventivité et de rigueur

.Les Inrockuptibles par Vincent Ostria
Les vies entrecroisées des habitants d’un immeuble au Brésil. Un beau premier film.

Libération par Julien Gester
Film d’angoisse hyperréaliste parmi les plus obsédants vus récemment, c’est un thriller dont l’intrigue aurait cette suprême élégance de ne jamais advenir, et qu’il ne reviendrait alors qu’à nous de délirer intimement.

Transfuge par Louis Séguin
(…) on comprend vite qu’il s’agit d’un projet de mise en scène beaucoup plus ambitieux et troublant : filmer la ville pour prendre le pouls de la ville comme elle va.

Cahiers du Cinéma par Joachim Lepastier
Dans ces purs saisissements de cauchemar narquois (dans la lignée des splendides courts métrages de l’auteur, Vinil verde et Electrodomestica) éclate la singularité de ce premier film étonnant, parfois encore broussailleux, mais dont le travail sur l’espace et l’indicible porte une vraie détermination cinématographique.

Chronic’art.com par Guillaume Orignac
Avec une grande maîtrise, Kleber Mendonça Filho retravaille ici la grammaire moderne du cinéma en plongeant le style noir de Pakula à l’intérieur d’un quartier de Récife.

Le Figaroscope par Marie-Noëlle Tranchant
Entre thriller et peinture sociale, un premier film intrigant, qui joue avec maîtrise de l’ellipse pour découvrir sous le quotidien des énigmes inquiétantes.

Le Journal du Dimanche par Alexis Campion
Le bruit, métaphore sourde d’une violence urbaine ? Il ne fallait pas seulement y penser, il fallait l’exprimer. Ce film le fait à merveille. Kleber Mendonça Filho (…) impose un ton et un style très abouti, faisant cousiner un hyperréalisme ironique avec des atmosphères quasi vaudoues aux confins de la science-fiction.

Les Fiches du Cinéma par Gaël Reyre
Entre critique sociale et western urbain aux accents fantastiques, “Les Bruits de Recife” est une œuvre étonnante, formellement somptueuse et d’une grande subtilité.