- par Rodolf Etienne
À Fort-de-France, la rentrée culturelle 2026 a une saveur particulière. Le SERMAC — Service municipal d’action culturelle — prépare sa cinquantième rentrée.
Né en 1976 dans le prolongement de la politique culturelle voulue par Aimé Césaire, il porte depuis un demi-siècle une ambition forte : mettre la culture à la portée de tous, promouvoir les arts martiniquais et lutter contre l’aliénation culturelle.
Pour Aimé Césaire, la culture n’était pas un supplément d’âme réservé à quelques initiés. Elle participait pleinement de l’émancipation. Elle devait permettre aux Martiniquais de retrouver leurs formes d’expression, leurs imaginaires, leurs rythmes, leurs gestes, leur histoire. Avant même la naissance officielle du SERMAC, la municipalité foyalaise avait commencé à structurer cette politique autour du Festival culturel de Fort-de-France et de l’OMDAC. En 1975, le conseil municipal décide de créer un organisme spécifiquement consacré à l’action culturelle ; installé au Parc Floral, il développe progressivement ses interventions, notamment dans les quartiers populaires. Le SERMAC prolongera cette dynamique à partir de 1976.
L’un des principaux foyers de la vie culturelle foyalaise
Depuis lors, plusieurs générations ont fréquenté ses ateliers. Lire Plus

« L’homme a peur de son rêve au moment de le satisfaire… »

(Editions 2025 chez Matthes et Seitz (Berlin, Allemagne) Spécialistes de l’Afrique et des Caraïbes
Compagnie Cyparis Circus
Le colloque international « Le caractère multidimensionnel de la poésie d’Aimé Césaire » à l’occasion du 110e anniversaire de la naissance de l’écrivain
La vie est chère à la Martinique ; très chère, trop chère. Savez-vous pourquoi ?
— par Georges-Henri Lèotin —
— Par Gary Klang —
La Toni-Morrison Society organise régulièrement des événements en Martinique autour de l’anniversaire de la naissance d’Aimé Césaire. Ces événements rappellent l’attachement que Toni Morrison, auteure américaine et prix Nobel de littérature, avait pour le poète et pour son travail remarquable sur la Négritude.
Né en 1913, mort en 2008, Aimé Césaire aura eu une longue carrière tant politique que littéraire, les deux indissociablement liés au demeurant, puisque les poèmes, au-delà de leurs innovations formelles, nous en apprennent beaucoup sur ce qui a motivé l’action du député-maire, indignation et action, l’action qui naît de l’indignation.
— Par Roland Sabra —
Césaire est mort à 95 ans en 2008. Pour les lycéens martiniquais âgés aujourd’hui de quinze ans Césaire fait partie du monde d’avant, celui d’avant leur naissance, lorsque le poète-député-maire commandait de près ou de loin l’actualité de l’île. Le livre qui vient de paraître n’a pas été écrit spécialement à leur intention, il vise sûrement un plus large public. Il n’empêche que sa place paraît toute trouvée dans les chaumières martiniquaises – comme celles de la diaspora – pour apprendre aux jeunes générations qui fut ce grand homme qui a tellement compté localement.
La question abordée par Yves-Léopold MONTHIEUX au sujet du
Ou sont passés tous ces Blancs qui ont été accusés de « génocider » le peuple martiniquais depuis plus d’un demi-siècle ? On ne les voit pas dans les statistiques, on ne les voit pas non plus dans des cimetières dédiés. Le phénomène est pourtant inscrit dans le marbre de la conscience martiniquaise. Ainsi, chaque fois qu’est abordée la question de la baisse de la population en Martinique, chacun, de Ti Sonson au député du coin, y va de son couplet sur le «
Une interview de Maryse Condé dans France Antilles a refait surface récemment sur les réseaux sociaux. Elle porte un titre provocateur au pays d’Aimé Césaire : «
Par sa forte personnalité et sa capacité de convaincre, au vu de la durée de son magistère et des moyens à sa disposition, Alfred Marie-Jeanne (AMJ) pouvait faire des grandes choses pour la Martinique. Parvenu
… Initilman, pou anmizé kò’y, kapitenn-la ka pann an gran verg li-a, nèg pli wouspétè-a, oben ka fouté’y an lanmè-a, oben ka fè sé molos féros li-a dévoré’y


