— Par Patrick Chamoiseau —
Au cours des quinze à vingt ans qui viennent, la planète terre aura bien entamé une nouvelle jeunesse.
Dans le renouvellement de cet écosystème, il est à craindre une montée plus ou moins considérable du niveau de la mer.
Quelle que serait l’ampleur du phénomène, il est inévitable que tout le littoral martiniquais se voit sérieusement avalé, creusé, – à tout le moins : très méchamment redessiné.
Or, 27 de nos 34 communes ont organisé leur centre, leur cœur, leur âme, sur la frange littorale, à quelques mètres des premières vagues.
Qu’en subsistera-t-il ?
Mystère.
A cela s’ajoutent l’actuelle lacune sismique et les bouleversements climatiques : cyclones, foudres, séismes et tsunamis…
Dans certaines conjonctions, la dévitalisation risque d’être totale.
Et donc : envisager les années qui viennent sans une stratégie de retrait constitue plus qu’une aberration.
Cela relève du crime.





Aussi curieux que cela puisse paraître, aucune anthologie de poésie n’avait jusqu’alors été consacrée aux territoires de l’Outre-mer français.Bien sûr, depuis des années, des livres nous permettent de découvrir les poètes de Tahiti, de la Réunion ou des Antilles, mais aucun tour du monde en poésie n’avait encore été entrepris. C’est désormais chose faite : Outremer, trois océans en poésie se veut une invitation au voyage et à la rencontre. Celle qui permettra au lecteur de découvrir les richesses insoupçonnées des contrées ultra-marines.





