Conférences de Maboula Soumahoro Mercredi 25 mai – 19h CDST – Saint-Pierre / Vendredi 27 mai – 19h Salle Frantz Fanon
—Par Pauline Vermeren —
Avec Le triangle et l’Hexagone, Maboula Soumahoro prend part à une réflexion qui aborde, depuis les années 2000, l’identité à travers le prisme de l’histoire coloniale française, et plus spécifiquement « l’identité noire ». Le titre met en exergue l’interdépendance de l’histoire française hexagonale, c’est-à-dire continentale et européenne, et de l’histoire transatlantique, par l’intermédiaire de cette autre figure géométrique qu’est le triangle représentant les déplacements liés au commerce et à la traite entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques, depuis le XVe siècle.
Maboula Soumahoro, Le triangle et l’Hexagone. Réflexions sur une identité noire. La Découverte, 160 p., 16 € Mention Spéciale du Jury – Prix littéraire FETKANN ! Maryse Condé 2020
Dans ces Réflexions sur une identité noire, Maboula Soumahoro souhaite témoigner des effets contemporains de l’ancrage de la race dans les corps. Une race aujourd’hui sans races qui, dans les sociétés postcoloniales du Nord au Sud, continue de déterminer les rapports sociaux, politiques et économiques.

Tropiques-Atrium Scène nationale propose « Rézistans’ ».
Les électeurs de l’hexagone avaient tout autant de griefs contre le Président-candidat MACRON que les Guadeloupéens, les Guyanais et les Martiniquais. La fréquence, la multiplicité et l’intensité de la contestation sociale pendant toute la mandature (1), de même le taux élevé d’abstention (2) et de bulletins blancs (3)aussi bien que le score au premier tour de Marine Le PEN et de Jean-Luc MELENCHON (4) en attestent. Il n’empêche que ceux qui se sont rendu aux urnes ont voulu lui donner une avance nette face à Madame Le PEN : 58,55% contre 41,45% (source : Ministère de l’intérieur). Les français de l’hexagone refusaient ainsi le risque du « nationalisme identitaire ». Nous désignons ainsi toute mouvance fondée sur une vision ethnique, « racialiste » ou « ethno-différencialiste »de l’engagement politique.
Deux documentaires à propos de personnages haïtiens ce samedi 8 janvier 2022 à Tropiques-Atrium : René Depestre et Ymelda. Deux portraits que presque tout oppose. A tout seigneur tout honneur, d’abord Depestre. Il fallait pour un tel monument un cinéaste à la hauteur du sujet. Qui d’autre qu’Arnold Antonin pouvait y prétendre ? Le cinéaste haïtien, couvert de récompenses internationales, de distinctions pour l’ensemble de son œuvre, auteur en 1974 du célèbre «Haïti, le chemin de la liberté » retrace en deux heures une biographie passionnante d’un amoureux éperdu de la vie. Écrivain, il a reçu le prix Renaudot pour son roman «


Le 10 mai est la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » depuis 2006.
Pour fêter ça, l’auteure Barbara Jean-Élie nous rejoindra pour échanger sur le thème de l’image et de l’enfance en littérature, et nous voyagerons encore plus loin pour vous retrouver, ou rencontrer vos amis. 
— Par Marcel Dorigny (*) —
En février 2020,
e Kader Attou
Paulette (1896-1985), Jeanne, Andrée, Alice, Emilie, Lucie, Cécile
L’histoire se passe à Boston. Secrets et mensonges, est-ce le seul héritage que sa grand-mère Nina et sa mère Reynalda, vont léguer à Marie-Noëlle, la narratrice ?
Le Prix Littéraire Fetkann! Maryse Condé, dans la catégorie Mémoire, a été décerné à Christiane Taubira, pour son dernier ouvrage Nuit d’épine. À cette occasion, une pétition a été lancée pour son élection à l’Académie française. Outre le symbole qu’elle y représenterait, c’est la force de son engagement, la puissance de son éloquence et la richesse de sa langue qui motive cette initiative.
D’où tu viens ? Quand on pose cette question « cela veut dire que l’on présume que venir de l’étranger et avoir un couleur de peau différente, c’est un peu la même chose. Donc, quand on n’est pas blanc, on n’est pas vraiment français ! » ( Eric Fassin, sociologue). L.U.C.A. ( Last Universal Common Ancestor) l s’inscrit dans la continuité d’un travail entrepris par Hervé Guerrisi il y a une dizaine d’années sur l’immigration et la diaspora italienne et qui a donné lieu à deux prestations, Cincali et La Turnata, sur les conditions de vie et le parcours des mineurs italiens arrivés en Belgique au siècle dernier. Pour L.U.C.A. il s’est associé à Gregory Carnoli pour questionner les réactions hostiles de leur diaspora, aujourd’hui «intégrée» face aux nouvelles vagues migratoires. A leurs pères ils jettent à la face : « L’histoire de ceux qui traversent la Méditerranée aujourd’hui, c’est la même que la nôtre quand on a passé les Alpes ! ». C’est donc autour du mythe des racines, eurasiennes, africaines ou autres, que s’élabore le spectacle à partir d’entretiens avec d’anciens migrants mais aussi, et c’est beaucoup plus original ayant recours à une analyse génétique de leur ADN.
Soirée poétique proposée par l’Institut du Tout-Monde et le Musée d’Orsay, à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions,
—Par Scarlett Jesus —
Drame musical inspiré du roman « Rêves Amers » de Maryse Condé : Rose-Aimée vit heureuse dans son petit village à Haïti, jusqu’au jour où la misère l’oblige à quitter les siens. Placée en ville comme restavek (esclave domestique), elle doit supporter le mépris et la méchanceté de sa patronne. Heureusement, elle a l’amitié de Lisa. Fraternité contre méchanceté, courage contre cruauté, à quel prix la liberté quand le quotidien est l’enfer ?
Depuis 2000, date de sa création, l’association Prix des Amériques insulaires, dédiée à la promotion et à la diffusion des littératures a reçu plus d’une cinquantaine d’écrivains. Pour cette édition 2018 du Festival Écritures des Amériques qu’elle organise, Pierre Ducrozet, Viktor Lazlo, Adriana Lisboa, Wilfried N’ Sondé, Karla Suárez, Sylvain Tesson, Lyonel Trouillot et Robert Whitaker, répondent à son invitation et ouvrent de nouveaux espaces romanesques au public.
Bonjour à tous,
Les expositions organisées par la Fondation Clément, dans le cadre de l’habitation éponyme, offrent pour la Martinique un réel intérêt, qu’elles nous plongent au sein de l’univers caribéen, ou qu’elles nous apportent des nouvelles de l’au-delà des mers. La dernière en date, conçue en collaboration avec la Fondation Dapper, sera visible jusqu’au 6 mai 2018. Intitulée AFRIQUES, artistes d’hier et d’aujourd’hui, cette présentation des Arts anciens et de l’Art contemporain, qui occupe de belle et judicieuse façon toutes les salles du musée, du masque le plus traditionnel à la toile la plus novatrice, ne déroge pas à la règle. Et le catalogue de l’exposition, qui a pour préface un texte de Patrick Chamoiseau, Rencontres avec l’Afrique – De l’Absolu à la Trace, est aussi un superbe ouvrage, qui combine reproductions de qualité et analyses pertinentes.