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Presqu’une île – Exposition de Jean-Marc Bullet

Jusqu’au 3juin 2023 à l’îlet du Morne Cabri au Lamentin.

Presqu’une île propose d’aborder la mangrove à travers une expérience sensorielle poétique. Le designer déploie un parcours de « capsules de sens » réalisées en collaboration avec des artistes et artisans Victor Anicet, Martine Baker, Hervé Beuze, Miguelle Colibeau, Rachana Nossin, Fabienne Pélage, Michel Pétris et l’association Lespri Lasotè.
Le projet est déployé sur une partie du parcours sportif aménagé aux abords de la mangrove de l’îlet du morne-cabri.
Apprécié pour sa biodiversité et son accessibilité, le Morne-Cabri, bien que fréquenté par des promeneurs et des sportifs, est atteint par de nombreuses nuisances environnementales qui abîment son écosystème : pression climatique, recul de la mangrove, effritement des berges, activités humaines et bien d’autres.
Par ce projet l’artiste entend donc également sensibiliser et attirer l’attention sur l’impact de nos activités sur ce cadre naturel qu’il convient de préserver.
L’exposition est pensée tel un parcours multi sensoriel qui propose aux visiteurs d’aborder le territoire en convoquant les cinq sens de l’être humain : la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe et le toucher.
Ces « capsules de sens » implantées dans la mangrove contribuent à transmettre un savoir-faire, créer du lien social et des interactions entre le milieu naturel et les visiteurs.<p>  Lire Plus

Analyse de «  La Désapparition » de  Gerry L’Etang

— Par Fernand Tiburce Fortuné —

« A un moment où la société est ébranlée par des événements décisifs, il paraît inévitable que la création littéraire s’en empare pour interroger les diverses facettes de la transformation en train de se produire »

(Maria Graciete Besse).

La désapparition, ce roman (tantara) de Gerry L’Etang n’est pas anodin. Il est complexe, surprenant, déroutant, apparemment inintelligible, parfois terrible. Je me suis posé deux questions après l‘avoir lu :

Faut-il le mettre entre les deux oreilles de certains ?

Faut-il le mettre entre les mains de tous ?

Cet ouvrage de 123 pages, comprend 14 chapitres et, à la page 107, un remarquable poème qui tant sur le rythme que sur le fond -à ne pas en douter- résume la pensée de l’auteur.

Comment mieux décrire avec autant de violence, survolée par un humour grinçant, ce chaos et cette désagrégation qui nous menacent? Comment mieux décrire, dans une actualité perturbante, nos divisions, nos déchirures, nos illusions «malpapaye», nos combats perdus et peut-être nos regrets?

Comment mieux étaler, dans des scènes incroyablement cruelles, nos turpitudes, nos incohérences, notre simulacre d’unité et de vivre ensemble.<p>  Lire Plus

Première édition du Festival d’Architecture Matjoukann

Du 14 au 16 octobre 2022,à Saint-Pierre

Organisé par l’Ordre des Architectes, la Maison de l’Architecture et le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement, le Festival offre au public un nouveau regard sur l’Architecture.

Ouvert et accessible à tous, il propose à tout un chacun de vivre une expérience artistique, ludique et culturelle unique en son genre.

Pour la 2ème année consécutive, l’Ordre des Architectes de Martinique a choisi d’innover pour célébrer les Journées Nationales de l’Architecture. Après un 1er événement en 2021 décliné autour de la construction d’un pavillon éphémère, de visites guidées et d’un rallye, le CROAM, la MAM et le CAUE renouvèlent l’expérience cette année avec la même volonté : partager avec la population un autre regard sur l’architecture en général et sur notre patrimoine architectural en particulier. Cette année, c’est la Ville de Saint-Pierre, commémorant les 120 ans de l’éruption de la Montagne Pelée, qui accueillera cette 1ère édition du Festival d’Architecture Matjoukann.

Créer la surprise autour de l’architecture <p>  Lire Plus

Cérémonie de remise des diplômes DN MADE (Diplôme National des Métiers d’Art et du Design)

Au Lycée Polyvalent Victor Anicet de Saint-Pierre

Ce vendredi 2 Septembre 2022 fut une journée à marquer d’une pierre blanche au Lycée Polyvalent Victor Anicet de Saint-Pierre. Une cérémonie de remise des diplômes DN MADE (Diplôme National des Métiers d’Art et du Design) a été organisée pour recevoir et consacrer la première cohorte de la formation, dispensée depuis la rentrée 2018 dans l’établissement. Deux options sont proposées : le design graphique et le design d’espace. Avec un taux de réussite de 95% en graphisme et 78% en Espace, le chef d’établissement Daniel Nisas a souhaité féliciter ces jeunes qui ont réussi à obtenir le précieux sésame. Ce diplôme d’étude supérieure les gratifie d’un BAC+3 conventionné par l’État et l’Union Européenne avec de nombreuses possibilités de poursuite d’étude.

« Je suis arrivé en DN MADE avec 12/20 de moyenne et je suis repartie avec 17/20 de moyenne. Cette formation fut très difficile mais cependant très bénéfique pour moi. Je ne connaissais rien au Design en arrivant dans la formation et aujourd’hui j’ai mon diplôme de designer d’espace, je remercie tout le monde mais surtout je me remercie moi-même pour avoir été jusqu’au bout ! <p>  Lire Plus

Le Visage est une nudité habillée d’expressions.

« VISAGES » : Une Exposition du Centre d’Arts Entre Nous & Co jusqu’au 30 Avril 2022
— Par Christian Antourel —
Levinas nous apprend à faire de la philosophie non plus une somme de connaissances et de concepts bien utiles pour se diriger dans l’existence, mais une éthique un geste où l’autre nous fait exister en tant que sujet libre. Il y a dans le visage de l’autre, un ordre adressé à chacun d’entre nous. Un ordre qui ne vient d’aucun signe ordinaire de commandement, qui ne dit pas ce que nous devons faire, qui ne fait pas signe. Mais cet ordre invisible vient de la communication instantanée, intime qui s’établit entre l’autre et nous. Le visage c’est l’irruption de l’autre dans notre existence.
Ce que nous voyons matériellement de l’autre c’est d’abord son visage. Il s’adresse à chacun de nous, nos regards se croisent. Il peut même arriver qu’il nous soit difficile de regarder quelqu’un « en face » dit-on, parce qu’il y a en lui quelque chose qui nous gêne, nous soit insupportable. Restons sur le visage visible, celui d’un autre jamais atteint.<p>  Lire Plus

« Visages », exposition organisée par Entre Nous & Co

Jusqu’au 30 avril 2022

— Par Marie Gauthier —

« Le portrait a une cause dans le modèle », 

Jean-Louis SCHEFER (Images peintes, 1998).

Le visage est exclusivement ce qui se voit de la face humaine ; le portrait, ce que l’artiste met en place pour sa représentation. Partie antérieure de la tête, le visage, par les yeux et la bouche, joue un rôle primordial dans la figuration du portrait. Faire le portrait de quelqu’un, c’est soumettre à la vue son apparence extérieure reconnaissable. C’est l’inscrire dans le temps, en rappelant que sa présence réelle a eu lieu. Le portrait tout en affirmant la singularité identifiable d’une personne, signale donc une absence. Il la garde en mémoire, la fige dans le temps. Toute figure révèle des expressions, un âge, un genre, une histoire, un contexte, un imaginaire, mais aussi quelque chose d’intemporel.

Bien que l’apparence du modèle soit l’une des priorités, le portrait ne peut ignorer l’intériorité du sujet. Sa représentation n’est pas seulement identitaire, sociale, historique, il implique l’expression de ce qui individualise le modèle : psychologie, sentiments, imaginaire.<p>  Lire Plus

« La Cérémonie d’Ymelda », un film documentaire de Laure Martin Hernandez

Le 18 janvier sur Martinique Première

Synopsis :

Ymelda vit dans un monde peuplé d’esprits invisibles qui habitent les grands arbres et les sources de la Caraïbe. Chanteuse née en Haïti, elle a été baptisée dans la religion Vaudou, avant d’émigrer en Martinique puis à Paris. 35 ans plus tard, elle entame une création musicale et un voyage initiatique au Togo en quête de ses racines mystiques.

Un docu de 52 minutes, produit par YN Production/La cuisine aux images (société basée à Lyon) et France Télévisions (via Martinique Première). Les images sont signées Christophe Adélaïde, Vianney Sotès, Teddy Albert et Laure Martin Hernandez. Le montage a été fait par Gaël Dufief. Le film a bénéficié du soutien de la CTM, du CNC et du programme DocMonde . Il a été tourné en Martinique, à Paris et au Togo.

Ymelda Marie-Louise (Martinique)

Ymelda Marie-Louise, auteure, chanteuse, comédienne. Née en Haïti, Ymelda habite en Martinique depuis sa pré-adolescence. Elle a débuté sa carrière de chanteuse dans le zouk et le compas avant de renouer avec ses racines musicales traditionnelles haïtiennes. Elle a signé cinq albums : Deux albums avec le groupe créative, un album compas et deux albums de « mizic rasin » (musique racine) qui mêlent des rythmes vaudou et traditionnels haïtiens au jazz ou au rock.<p>  Lire Plus

Exposition « Mosaïque »

Du 11 décembre 2021 au 8 janvier 2022 au C.C. de Bellevue. F-d-F

Petits formats et diversité

Pour faire « place à l’art ! » dans le lieu dépendant de l’association Entre Nous & Co, le Centre d’arts Entre Nous, organise sa deuxième exposition intitulée MOSAÏQUE. Cet espace a pour but d’offrir aux artistes une visibilité et de faire découvrir la diversité des avancées artistiques antillaises. L’exposition MOSAÏQUE invite à porter des regards croisés sur l’art pour éclairer et faire dialoguer des problématiques artistiques, et ce faisant, créer du lien social par l’art, dans un lieu fréquenté, déjà animé par des services de santé, des commerces et des activités artistiques et de bien-être psychologique et corporel.

La mosaïque est un assemblage d’éléments disparates, qui, une fois juxtaposés forment un ensemble. Dans cette métaphore, chaque participant accueille les différences, les fait cohabiter pour réaliser un tout, un tout monde… dirait le philosophe poète martiniquais Edouard Glissant, concept qui oppose à la pensée de l’Un à celle d’une ouverture sur le divers, dans une poétique de la relation. Cette nouvelle exposition de peinture et de sculpture porte en elle cet esprit de partage, d’échange, et d’enrichissement mutuel et invite le public à trouver un écho dans la relation au soi, à l’autre et au monde.<p>  Lire Plus

Cinq questions à Hervé Beuze

Exposition « de feu et de pluie », Fondation Clément, du 20 octobre au 12 novembre.

— Propos recueillis par Matilde dos Santos Ferreira, critique d’art et curateur indépendant —

Produite par la Fondation Clément en partenariat avec la DEAL et le PNRM dans le cadre de la candidature de la Martinique à l’inscription sur la liste patrimoine UNESCO.

Le titre de l’exposition « De feu et de pluie » renvoie aux deux versants d’une même gestation : car la Martinique est bien la fille des entrailles fumantes de la terre et des pluies provoquées par le relief, donnant naissance aux forêts tropicales humides. Partant de l’idée que le volcan impacte la vie de l’homme très au-delà de la science et des catastrophes, il a été demandé aux artistes de travailler sur le processus éruptif comme métaphore, voire essence de la création. Les œuvres ont été choisies en fonction du parallèle entre construction/ destruction /reconstruction dans la nature et dans la vie de l’homme. Elles parlent de mémoire, de chaos, de jaillissements et tremblements, d’échanges d’énergie, du magma qui fuse, de la chaleur brulante, de l’état du monde l’instant d’après.<p>  Lire Plus

« La collection sort de sa réserve!»

26 avril – 17 juillet 2020. Exposition collective à la Fondation Clément

Thierry Alet, Victor Anicet, Patricia Baffin, Abel Barroso, Christian Bertin, Alex Bertrand, Julie Bessard, Hervé Beuze, Ernest Breleur, Mickaël Caruge, Claude Cauquil, Fermin Ceballos, Robert Charlotte, Chantal Charron, Ronald Cyrille, David Damoison, Jean-Joseph Dumas, Alain Dumbardon , Edouard Duval-Carrié, Hebert Edau, Fred Eucharis, Samuel Gélas, Rodrigue Glombard, Henri Guedon, Habdaphaï, serge Hélénon, Jean-marc Hunt, Thierry Jarrin, Valérie John, JonOne, Kcho, Khokho René Corail, Jean-luc Laguarigue (de), Louis Laouchez, Stonko Lewest, John Lie-A-Fo, Audry Liseron Monfils, Roberto Matta, Maure, Raymond Médélice, Christophe Mert, Ismael Mundaray, Mounia Orosemane, Ricardo Ozier-Lafontaine, José Pelletier, Michel Rovelas, Shirley Ruffin, Luz Sévérino, Kelly Sinnapah Mary, Hervé Télémaque, Philippe Thomarel, Thierry Tian-Sio-Po, Laurent Valère, Wolfric.

. Collectionner est une mission. Acheter, conserver, montrer, publier. La Fondation Clément a choisi de promouvoir la diversité de la création de Martinique, de la Caraïbe et de sa diaspora. Une collection, c’est un ensemble indéfini d’oeuvres, une somme de singularités à décrypter, ordonner, articuler. Cette exposition vous invite à un voyage au coeur des multiples facettes de l’art contemporain de la Caraïbe en explorant la question de la figure humaine, de la matière à l’oeuvre et du cadre.<p>  Lire Plus

À Fort-de-France, à Tropiques Atrium : Rézistans 2021 !

Les 22 et 23 mai. Entrée libre (dans la limite des places disponibles). Billets à retirer à l’accueil partir de 16h30. 

Pour commémorer le 22 mai 1848, Tropiques Atrium Scène nationale vous invite au cycle Rézistans !

En Martinique, la nouvelle phase de déconfinement sera lancée la veille de la commémoration de l’abolition de l’esclavage !

Tropiques Atrium pourra alors vous accueillir, cher public, et nous marquerons cette date fondamentale, avec une programmation pluridisciplinaire en #Rézistans, en entrée libre (évidemment dans la limite des places disponibles et dans le respect des gestes barrière), les 22 et 23 mai !

Nous vous invitons à nos vernissages d’expositions, conférences, fresques, expressions musicales et chorégraphiques, dès le 22 mai à 15h30, et pour ceux qui ne pourront pas se déplacer, les grands évènements de la journée seront aussi visibles en live sur notre Facebook ! Comptez aussi sur nous le 23 mai.

Une plateforme digitale sera TRÈS BIENTÔT mise en ligne et complétera cette pluridisciplinarité avec des films, des modules vidéo et des références littéraires et musicales, autour de la notion de résistance.

Pour TOUT connaître de ce week-end de Rézistans, en détails, et/ou télécharger la brochure, c’est très simple !<p>  Lire Plus

Le Collectif du 8 mars : les rendez-vous de la semaine

A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le collectif du 8 mars se mobilise une fois de plus autour du thème de la liberté !
Après une manifestation réussie ce samedi 6 mars à Fort-de-France, « Femmes, les voix de la liberté »,
retrouvez-nous au mois de mars, pour des actions et interventions sur tout le territoire.

LES RENDEZ-VOUS DE CETTE SEMAINE :

Lundi 8 mars

8H – Intervention auprès des écoles primaires de DUCOS
+ Spectacle de théâtre Forum X=Y,en collaboration avec le Lycée Paulette Nardal de DUCOS, en direction des élèves de 1°. Konbit.
12h – Intervention dans le hall de la mairie de Fort-de-France sur la question des droits des femmes.
14h – Intervention au collège de Morne Rouge sur les femmes migrantes
17h – Vernissage de l’exposition « Expérience de femmes », Créole Art Café à St Pierre.
18 h 30 – Intervention auprès de l’association « Le Diamant rassemblé » à Poirier – Diamant

Mardi 9 mars
9h – Intervention au Lycée du François, Projection de Rebelles & Marronnes
14h – Intervention / Semaine de l’entreprenariat

Mercredi 10 mars
8h30 – Intervention au Lycée Acajou 2, Projection de Rebelles & Marronnes

Jeudi 10 mars
13h – Intervention au Lycée Acajou 2, Projection de Rebelles & Marronnes.

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Recherches en Esthétique n° 26, « Le (dé)plaisir », janvier 2021

 Exposition du 5 au 31 mars aux Archives de Martinique

— Par Martine Potoczny —

Entre surprise et fascination, la couverture du n° 26 de Recherches en Esthétique s’affirme comme une promesse renouvelée. Un titre incitatif dont la graphie originale fait sens et joue avec les couleurs d’une œuvre intrigante éveille l’imagination du lecteur, avisé ou non, laissant augurer la possibilité de faire entre les pages, d’imprévisibles et fécondes rencontres. Cet exemplaire ne déroge en rien au projet de cette belle revue : surprendre, en proposant une approche éditoriale originale, singulière, celle d’une revue-carrefour qui affranchit les frontières, un espace transversal de réflexion où s’expriment des sensibilités intellectuelles et artistiques d’horizons géographiques et culturels divers. Défi ou pari réussi, Recherches en Esthétique est une revue au long cours. Elle possède une mémoire dont les traces s’inscrivent dans l’ensemble de ses numéros thématiques qui l’élèvent au rang de collection. Publiée en Martinique depuis 1995, elle a su conserver son rythme annuel de parution, son mouvement, sa pulsation. Plaisir sensible retrouvé après l’attente, celui de pouvoir arpenter ce numéro qui s’offre comme un rendez-vous, un rituel, une occasion de lire autrui entretissé avec d’autres, d’interroger ou de s’interroger, de s’étonner, dans une traversée des espaces ouverts entre création et réflexion.<p>  Lire Plus

Manifestes pour un mouvement à travers l’océan des humanités

— Par Aliocha Wald Lasowski, philosophe —
Un ouvrage rassemble, pour la première fois, six textes coécrits par les penseurs martiniquais Patrick Chamoiseau et Édouard Glissant. Dix ans après la mort de ce dernier, d’autres ouvrages nous invitent à naviguer dans son sillage.

Manifestes
Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau,
préface d’Edwy Plenel
La Découverte et Institut du Tout-Monde, 2021,
168 pages, 14 euros

En 2009, évoquant les États-Unis saccagés par le racisme et la xénophobie, les écrivains et penseurs martiniquais Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau voient l’élection de Barack Obama comme l’imprévisible réalisation de la créolisation, ce processus en devenir du tissage de contacts et de relations mêlées. « Dans un pays où toute idée de rencontre, de partage, de mélange était violemment repoussée par une grande partie de la population » , Obama incarne alors la diversité, lui qui grandit à Hawaï, d’un père kényan, d’une mère du Kansas et d’un beau-père indonésien. Cette analyse éclairante, publiée aujourd’hui avec d’autres textes sous le titre Manifestes , montre comment la haine peut être dépassée par la mondialité, conçue, espérée comme un « imprévu de métissages inouïs et inattendus ».<p>  Lire Plus

« J-expose + Numeris Clausus »

Du 15 janvier au 10 mars 2021. Fondation Clément.

Le projet est une tentative expérimentale de présenter quelque chose de nouveau. Une présentation de la créativité guadeloupéenne avec deux expositions distinctes. Une exposition numérique J-Expose et une exposition à la Fondation Clément Numéris Clausus. Chacune répondra aux normes du monde auquel elles appartiennent ; le numérique ou le réel, avec des composantes communes.

***

J-Expose est une exposition qui vise à faire apparaître le dynamisme de la scène artistique de Guadeloupe. Elle devait se tenir en avril 2020 à la Fondation Clément mais a été suspendue à l’occasion du confinement. Quand la Fondation m’a renouvelé la commande, j’ai conçu une autre exposition pour le lieu et proposé de maintenir J-Expose en tant que projet numérique. J’ai choisi ce format parce qu’aujourd’hui – post confinement – il me semble plus efficace qu’une exposition in situ pour offrir au plus grand nombre une fenêtre sur la créativité des artistes guadeloupéens.
Le confinement, le covid-19 et la crise qui les a accompagnés ont accéléré de façon brutale le taux de participation du numérique dans notre vie.<p>  Lire Plus

« Édouard Glissant, l’éclat et l’obscur »

Sous la direction de Dominique Aurélia, Alexandre Leupin & Jean-Pierre Sainton

Après avoir organisé en mars 2018 le premier colloque en Martinique, consacré à l’œuvre d’Édouard Glissant, les chercheurs Dominique Aurélia et Jean-Pierre Sainton de l’Université des Antilles en collaboration avec Alexandre Leupin de Louisiana State University (où Edouard Glissant a exercé en qualité de Distinguished Professor) publient l’ouvrage « Edouard Glissant, l’éclat et l’obscur » aux Presses de l’Université des Antilles.

Résumé

Au Diamant, face à la mer, Victor Anicet dit la signifiance de la tombe d’Édouard Glissant ; au morne Bezaudin, Josette Massolin se couche pour embrasser et bénir la terre où l’écrivain naquit. Le cercle de la vie et de la mort semble se clore, mais c’est seulement pour un instant. Car rien n’est vrai, tout est vivant, la mort n’est qu’une éclipse mensongère : l’œuvre vit intensément. Pour en témoigner, une centaine de critiques, d’intellectuels, de philosophes se sont réunis au campus de Schœlcher en mars 2018, autour du thème « Édouard Glissant : l’éclat et l’obscur ». Ce colloque international fut le premier jamais organisé en Martinique pour célébrer l’écrivain en sa terre natale.<p>  Lire Plus

Le génie et la conscience collective des artistes piétinés

— Par Habdaphaï —

Je suis représentant du syndicat national des sculpteurs et plasticiens, nous faisons partie de ces artistes qui dénoncent la destruction des deux statues de Victor Schœlcher, le jour du 22 mai 2020.
Le vandalisme et la destruction d’œuvre, que l’on aime ou n’aime pas, ne peut pas être un acte de militantisme. Le militantisme est une lutte politique, utilisant des moyens démocratiques, honorables et pacifiques….
J’ai vu la vidéo, postée sur internet, des deux jeunes filles faisant partie des vandales expliquant pourquoi il était important pour elles de prendre part à cette destruction. Mais elles n’ont jamais su s’exprimer clairement, aveuglées par le manque de savoir. Je pense qu’elles ne savaient pas qu’elles détruisaient l’œuvre d’une grande artiste martiniquaise.
Ces jeunes, comme d’autres, sont instrumentalisés par les mentors qui voudraient changer la vie des Martiniquais, changer son système de consommation. Ils voudraient que nous devenions leur jouet pour asseoir leur pouvoir politique et émotionnel, cela n’a rien à voir avec l’hommage aux ancêtres africains, ni avec le Covid ou le chlordécone. Ils surfent sur tout, pour nous faire adhérer à une haine ressentie par une partie des Martiniquais, ce qui est grave.<p>  Lire Plus

Ghislaine OZIER-LAFONTAINE : Imageries Rupestres. Création contemporaine.

Au nouvel espace « Art et Vin par Boko Concept », jusqu’au 31 janvier 2020. 

Ouvert du lundi au samedi : lundi 10h-16h, mardi au samedi 10h-18h

— par Michèle ARRETCHE, amateur d’art —

Déjà le titre ! Deux phrases qui annoncent toute l’ambiguïté, la dualité du propos de l’artiste .

Ghislaine Ozier-Lafontaine revendique travailler sur les arts de la préhistoire, être dans la préhistoire, créer comme tout sapiens au delà des siècles, au delà des époques. « L’âge d’une image ne dit strictement rien des choix formels dont elle est le produit ». 

Dans cette démarche l’artiste nous parle d’art rupestre, mais nous ne voyons pas de roches ni de rochers, elle nous parle d’art pariétal, mais les œuvres ne sont pas peintes sur les parois, elles sont au contraire bien encadrées, bien présentées, bien accrochées comme pour une exposition contemporaine d’arts plastiques.

Et le matériau sur lequel elle travaille essentiellement est synthétique ! Du polystyrène expansé ! Vu sur le livre d’or: « L’art de réconcilier ce matériau moderne s’il en est un, le polystyrène, avec les origines de l’art pariétal, aux supports des plus naturels, terre et coquillages, est un exploit de créativité … » *

Oui la créativité est au centre de cette exposition, elle associe du figuratif stylisé, des symboles, des traces qu’ont laissé en elle l’histoire du monde et de l’humanité, dont l’espace caribéen et amérindien occupe une place fondatrice.<p>  Lire Plus

Um en concert : charmant et délicieux

— Par Roland Sabra —

Plus que jamais les absents ont toujours tort. La salle Frantz Fanon était remplie, allez disons à moitié mais le plaisir a débordé de l’enceinte des murs de Tropiques-Atrium. Elles étaient déjà venues en 2016, invitées par le percussionniste guadeloupéen Roger Raspail, dans le cadre du Martinique Jazz Festival. Un an plus tard elles formaient le duo UM ( non ce n’est pas l’acronyme de Unaccompanied Minor et cela se prononce Oume!). L’île des revenantes les accueillait donc pour un concert ce samedi 19 octobre 2019 après une prestation fort appréciée la veille au Lycée Victor Anicet de Saint-Pierre. « Elles » sont  plus précisément : Maryll Abbas à l’accordéon chromatique & Anissa Altmayer au violoncelle et au chant. Leur répertoire se compose de créations proches du jazz et principalement de reprises éclectiques de standards qui vont de la Complainte de la Butte de Cora Vaucaire à La Javanaise de Serge Gainsbourg en passant par le Candy Says de Lou Reed et Caravan d’Ellington, dont elles ont le talent de faire (re)découvrir la fraîcheur toujours actuelle.<p>  Lire Plus

La culture : outil de résistance et de transmission

Samedi 19 Octobre 2019 à partir de 8h 30 Hôtel la Batelière

Organisé par FIRST CARAÏBES,

A l’initiative du Professeur Aimé Charles-Nicolas

A force de sacrifier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel (Edgar Morin).

Nous savons l’importance « essentielle » et « urgente » de la Culture dans l’émancipation des peuples. Nous le savons dans la Caraïbe mais aussi dans tous les pays post-esclavagistes grâce aux historiens, grâce aux Césaire, Malcolm X, Frantz Fanon, Bob Marley, etc., mais aussi grâce aux grands passeurs de culture et aux artistes.

C’est pourquoi à la suite du colloque scientifique international qui s’est tenu en Martinique et Guadeloupe en octobre 2016 « L’Esclavage, quel impact sur la psychologie des populations ? », plusieurs manifestations scientifiques qui ont été organisées par les invités du Colloque dans plusieurs pays ont également programmé un évènement culturel notamment à Kingston (Jamaïque), à Miami, à Växjö (Suède), à Washington et au Bénin.

Nous savons aussi que « pour sauvegarder une mémoire il faut la confier aux enfants… » La démonstration en a été faite –s’il en était besoin- par l’exposition (Canopé) dans le cadre de ce Colloque, à La Pagerie, des travaux admirables de peintures et sculptures réalisés par des écoliers sur la thématique de l’esclavage.<p>  Lire Plus

La Culture, outil de résistance et de transmission

Samedi  19 octobre 2019 à partir de 8h 30. Hôtel La Batelière

Le Professeur Aimé Charles-Nicolas, Président de First Caraïbes, a le plaisir de vous convier au Festival Culturel et Scientifique.

Ce festival innovant interroge sur la puissance de l’art, sur la puissance de la mémoire, sur la légitimité de l’histoire, sur le rôle de l’artiste dans la transmission ou encore sur le pouvoir de la musique et de la danse. Il rend hommage aux passeurs d’art, à ceux sans qui l’histoire et l’art resteraient confinés à un petit groupe d’initiés, c’est d’ailleurs le sens du parrainage de la Fondation Clément et du Mémorial ACTe. Car le sens de leur action et de celle de FIRST Caraïbes est justement de diffuser, de transmettre. Les artistes, les musiciens, les danseurs seront présents pour vous éclairer et bavarder avec vous.Résistance hier et aujourd’hui.Résistance à quoi? Au «décervelage». Sûrement pas à la modernité. Transmission des savoirs. Transmission ouverte et généreuse. Transmission aux petits et aux grands, à tous et à toutes. En effet First Caraïbes a la chance de présenter aujourd’hui des artistes plasticiens martiniquais de très grande envergure, reconnus par les académies et les musées internationaux.<p>  Lire Plus

Cargo : Moun nou, péyi nou

Jusqu’au 19 octobre 2019 Tropiques-Atrium

— Par Patricia Donatien, commissaire de l’exposition —

Visible jusqu’au 19 octobre/Horaires : du mardi au vendredi 13h-18h, le samedi 10h-13h et les soirs de spectacle

La philosophie de la rencontre
Comme un Cargo naviguant entre les différentes îles de la Caraïbe, l’exposition Cargo a pour objet de réunir dans un même lieu et dans une même balade poétique plutôt qu’une thématique, des artistes de deux îles. La philosophie de Cargo est de valoriser à travers la présentation d’œuvres d’artistes confirmés, le patrimoine et la production artistique de deux pays de la Caraïbe. Après avoir rencontré un franc succès en novembre 2018 dans la galerie éphémère de la place des Arawaks sur le front de mer de la ville de Schœlcher, Cargo revient en ce début de saison 2019 à la Galerie Arsenec de Tropiques ATRIUM et propose dans une collaboration entre la ville de Schœlcher et Tropiques Atrium de réunir à nouveau des artistes de la Martinique et d’Haïti dans une flânerie lyrique qui s’intitulera : Moun nou, péyi nou.

La vision proposée par l’exposition Cargo est à la fois transversale et solidaire puisqu’elle permet de faire le lien entre art contemporain et art populaire, mais aussi de mettre en lumière à côté d’artistes connus tels Victor Anicet, des artistes émergents, voire inconnus, dont le style relève de l’art brut ou de l’art naïf comme les peintres de rue de Port au Prince Roosevelt et Jameson.

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L’essentiel des sorties du week-end

Retrouvez les idées de sorties culturelles et loisirs (concerts, spectacles, soirées, salons, expositions, randonnées, conférences,  rencontres…) en pays Martinique.

Agenda 972

Le Festival de la randonnée poursuit sa route..

=> Samedi 15 : rando nocturne Le Diamant/Taupinière. Un tracé plat en bord de mer avec des vues sur la baie du Diamant (niveau 2).

=> Dimanche 16 : Basse-Pointe/La trace des habitations ; le littoral sauvage méconnu (niveau 2).

Rendez-vous de départ à 6h30 pour toutes les randonnées, sauf pour les deux randonnées citadines à Fort de France les 06 et 20 juin à 7h30 et la randonnée nocturne à 18h00.

Lieu de rendez-vous : devant le siège du Comité de la Randonnée Pédestre de la Martinique au 30 rue Ernest Deproge – Galerie de la Baie à Fort de France.

Tarif : 20 euros par randonnée. Forfait de 100 euros pour 7 randonnées. Contacts : 0596.70.54.88 ; 0596.38.77.09 ; 0696.30.81.70. martinique@ffrandonnee.fr

Programme

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Commémorations du 22 mai : un aperçu

Mercredi 22 mai 2019

Ducos

16h : tambours en liberté : musique et danses par le foyer rural de Durivage. Tous les groupes sont  invités. Contacts : 0696.44.15; 0696.86.81.75

Fort-de-France

Tropiques-Atrium

Soirée culturelle en deux temps : « Les tambours de la liberté ».

17h : Lecture théâtrale et musicale de « Frères Volcans » par José Exilis .
18h : Les tambours de la liberté avec la coordination Lawonn Bèlè Matinik pour un moman bèlè intéractif avec le public. Gratuit/Contact : 0596.70.79.29

Collectivité Territoriale de Martinique

14h-22h La Collectivité Territoriale de Martinique vous invite au « 22-Mé la CTM », l’occasion de se détendre en famille ou entre amis. Pour l’occasion, les jardins de la CTM accueilleront chouval bwa, stands de confiseries, danse, jeux antan lontan, marionnettes… L’après-midi sera clôturé par un plateau musical avec Paulo Athanase et Max Mona. 14h-22h à l’hôtel de la CTM à plateau Roy à Cluny. Gratuit<p>  Lire Plus

Exposition « Pictural » : peinture actuelle en Martinique

Par Selim Lander

Après l’exposition tirée du fonds de l’entreprise Renault, présentant quelques grands noms des arts plastiques du XXe siècle, la Fondation Clément a eu l’excellente idée de réunir trente-cinq artistes martiniquais toujours actifs dans une exposition collective intitulée Pictural. « Pictural » comme peinture, même si l’on n’est pas surpris de trouver des exceptions au châssis rectangulaire habituel, tant les frontières entre peinture, sculpture, installation se sont désormais estompées.

Si l’art contemporain, on ne le sait que trop, trop souvent déçoit (« le n’importe quoi ou le presque rien » selon la formule célèbre de Jean Clair), ce n’est nullement le cas des œuvres rassemblées ici, à quelques réserves inévitables près. Aucune mièvrerie dans cette exposition, et si les silhouettes « approximativement » dessinées sont de rigueur, ce n’est pas gaucherie ou maladresse mais simplement parce que l’avènement de la photographie a « tué » le dessin académique (sauf chez de rares récalcitrants qui font parfois figure désormais de révolutionnaires. Voir le portrait par Claude Cauquil reproduit en tête de cet article). On sait d’ailleurs, depuis Münch et d’autres, qu’une physionomie n’a pas besoin d’être exacte ni même précise pour être réaliste et expressive.<p>  Lire Plus