Films en VO en novembre à Madiana

“Mommy”

Mardi 11, Vendredi 14, Mardi 18 et Jeudi 20 novembre 2014 – 19H30

Mommy : Affiche

A tout juste 25 ans, Xavier Dolan livre un film poignant, qui a bouleversé la critique. Le réalisateur québécois était entouré de ses actrices fétiches sur la Croisette.

La star du jour sur la Croisette, c’était le petit génie du cinéma, Xavier Dolan. A 25 ans à peine, le jeune prodige a déjà cinq films à son actif. Son dernier, Mommy, en lice pour la Palme d’or, a produit une onde de choc : un véritable coup de poing, selon la critique, à commencer par Mathieu Charrier, spécialiste cinéma à Europe 1.

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Xavier Dolan n’a que 25 ans et pourtant, il a provoqué l’une des plus fortes émotions de la Croisette avec son film Mommy. L’histoire d’une veuve qui se retrouve avec la garde de son fils et doit apprendre à vivre avec lui. Le film de Xavier Dolan a séduit le public et a soulevé une vague d’enthousiasme sur Twitter.…

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“Les Combattants”, joyeuse apocalypse

les_combattants

Lundi 17 novembre 2014 à 19h30

Attention changement d’horaires : les séances déportées à Madiana débutent désormais à 19 h 30

Un dynamitage en règle de toutes les bienséances, sociales et cinématographiques. La comédie que le cinéma français attendait ?

 Dans la reconquête de la comédie française par ses forces vives, observée depuis deux ou trois ans (notamment dans les sections parallèles du Festival de Cannes), Les Combattants fait figure de tête de pont. Non pas l’éclaireur qui part seul en pointe, mais plutôt celui qui consolide une brèche, dans laquelle tous les autres vont, espérons-le, pouvoir s’engouffrer⋅

Cette ouverture, on la doit à Thomas Cailley, diplômé récent de la Fémis (2011, section scénario, la plus prolifique en cinéastes), remarqué il y a quelques années avec un beau court métrage buissonnier, Paris Shanghai⋅ L’aventure, avec un grand A, y apparaissait déjà comme le contrepoint d’un réel un peu terne, garant d’une vérité (des hommes, des paysages, des sentiments) prétendument étouffée par le monde moderne – une quête dont Cailley soulignait au passage, avec humour, le caractère illusoire.

Les Combattants poursuit cette réflexion, en l’amenant sur le terrain du sentiment amoureux, puis sur celui de la survie en environnement hostile (ce qui est au fond la même chose).

Ça commence par une rencontre. Madeleine et Arnaud ont la vingtaine, la beauté, le muscle saillant et le regard un peu flottant des gens de leur âge. Ils vivent en Aquitaine, région à la fois sauvage et très réglée, à l’instar, on ne tardera pas à s’en rendre compte, de la mise en scène de Thomas Cailley.

A la mort de son père, Arnaud doit reprendre avec son frère aîné l’entreprise familiale de menuiserie, tâche à laquelle il ne s’emploie qu’à contre-cœur. Ce d’autant plus que son cœur, justement, s’est mis à battre pour Madeleine, tomboy un peu hirsute, obsédée par l’apocalypse, la survie, l’armée. “Parce que tout va péter” (elle le sait, c’est dans l’air), Madeleine s’entraîne dur, leste son sac à dos de briques avant de plonger dans la piscine, gobe des bestioles passées au mixeur ou au micro-ondes, et rêve d’intégrer les meilleurs commandos.

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“Hippocrate”

Hippocrate : Affiche

Mercredi 12, Vendredi 21 novembre 2014 – 19H30

Boosté par un arrière-plan documentaire, un film à suspense sur le milieu hospitalier nourri de l’expérience du réalisateur.
Sa grande précision documentaire n’est pas la seule réussite d’Hippocrate, mais c’est la plus évidente, la plus immédiate. Avant de réaliser des films, Thomas Lilti soignait des patients. Il lui arrive encore, d’ailleurs, d’être à leur chevet, entre deux projets cinématographiques – Les Yeux bandés, son précédent et premier long métrage en 2007, ou Télé Gaucho de Michel Leclerc dont il a coécrit en 2012 le scénario. Il fait donc plus que savoir ce dont il parle : il le pratique.Se déroulant entièrement dans un hôpital, Hippocrate suit la trajectoire quelque peu chaotique d’un interne à peine débarqué aux urgences (Vincent Lacoste, qui trouve ici matière à affiner son éternel personnage de loser lunaire inventé chez Riad Sattouf) dans le service de son père. Bleu au milieu des blouses blanches, il s’avère piètre praticien et supporte mal la concurrence d’un autre nouveau venu, d’origine algérienne (ça aura son importance), aussi perfectionniste qu’hautain, et interprété par le toujours intense Reda Kateb (quelque part entre l’exigeant Dr. Benton d’Urgences et le psychorigide Dr. House, inévitables boussoles du genre).Thomas Lilti s’est évidemment nourri de son expérience (comme généraliste), d’anecdotes personnelles ou de témoignages au plus près du terrain. Sont ainsi passées en revue, avec une justesse qu’on ne saurait reprocher au cinéaste, toutes les tares de l’institution hospitalière française, de la vétusté du matériel à l’épuisement des troupes, en passant par le recours à une main-d’œuvre étrangère peu considérée (problème peu connu mais révélateur d’un paternalisme latent). Lire Plus => http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/hippocrate/

 

“Mommy”

Mommy : Affiche

Mardi 11, Vendredi 14, Mardi 18 et Jeudi 20 à 19h30 novembre 2014 – 19H30

A tout juste 25 ans, Xavier Dolan livre un film poignant, qui a bouleversé la critique. Le réalisateur québécois était entouré de ses actrices fétiches sur la Croisette.

La star du jour sur la Croisette, c’était le petit génie du cinéma, Xavier Dolan. A 25 ans à peine, le jeune prodige a déjà cinq films à son actif. Son dernier, Mommy, en lice pour la Palme d’or, a produit une onde de choc : un véritable coup de poing, selon la critique, à commencer par Mathieu Charrier, spécialiste cinéma à Europe 1.

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Xavier Dolan n’a que 25 ans et pourtant, il a provoqué l’une des plus fortes émotions de la Croisette avec son film Mommy. L’histoire d’une veuve qui se retrouve avec la garde de son fils et doit apprendre à vivre avec lui. Le film de Xavier Dolan a séduit le public et a soulevé une vague d’enthousiasme sur Twitter.…

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 “Le Sel de la Terre”

le_sel_de_la_terreJeudi 13 novembre et  mercredi 19 novembre 2014, 19h 30

Film documentaire de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado explore les quarante ans de carrière du photographe brésilien Sebastiao Salgado, père du second. D’abord photographe humaniste, témoin des souffrances humaines dans des clichés noir et blanc très intenses, il s’est ensuite consacré à un hommage pictural à la planète.

“Le Sel de la Terre”. film documentaire coréalisé par l’Allemand Wim Wenders et le Français Juliano Ribeiro Salgado. 2h08. Sortie en France le 15 octobre 2014. Présenté à Cannes en 2014 dans la section “Un certain regard”.

C’est comme si le nom de la section “Un certain regard” à Cannes avait été choisi pour accueillir un jour ce film magnifique et bouleversant. Ce “certain regard”, c’est tout d’abord celui que pose depuis quarante ans le photographe Sebastiao Salgado. Ses photos noir et blanc au contraste toujours dense et subtil ont raconté des odyssées humaines souvent tragiques. Qu’il soit allé partager le quotidien des milliers de chercheurs d’or brésiliens dans la plus grande mine à ciel ouvert du monde, qu’il ait immortalisé les pompiers tentant d’éteindre les incendies des champs pétrolifères au Proche-Orient, qu’il ait perdu goût à la photo lors du génocide rwandais, le regard qu’il porte sur les hommes même les plus modestes est toujours celui d’un égal, d’un frère. Un homme, une femme, un enfant, même un corps désarticulé n’est jamais l’objet de sa photo, il en est toujours le sujet.

 

La critique complète est disponible sur le site Culturebox – France Télévisions


 

A voir aussi dans le cadre de la programmation habituelle de Madiana :

Quatre filles en révolte, dont une meneuse du jeu

— Par Jean Roy —

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Bande de filles a fait cette année l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.
Plus que dans ses deux premiers films, Naissance des pieuvres et Tomboy, Céline Sciamma filme dans « Bande de filles » la banlieue d’aujourd’hui. Jusqu’à la dissection.

Pour leur coup d’essai, ils font des coups de maître. La réalisatrice Céline Sciamma en est un parfait exemple, qui s’était fait remarquer dès son premier long-métrage, Naissance des pieuvres, histoire d’une ado en vacances, première œuvre présentée à Cannes dans la section Un certain regard. Ce film a été récompensé par le prix Louis-Delluc du meilleur premier long-métrage, et il avait été également nommé au titre du césar du meilleur premier film en 2008. En 2011, Tomboy, histoire de garçon manqué, avait eu les honneurs d’être le film d’ouverture de la section Panorama au festival de Berlin, où il emporte le prix du public, avant de rencontrer un succès critique comme public avec une presse tout à fait favorable, plus de 300 000 entrées comptabilisées et une sortie dans plus de trente pays ; seule une campagne du groupe catholique intégriste Civitas tenta, en vain, de faire interdire le film. Et voici qu’arrive Bande de filles, donc le troisième long-métrage signé par Céline Sciamma, film qui eut l’honneur de faire cette année à Cannes l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs. La réalisatrice, faisant le pont avec ses deux premiers films, en parle : « À l’origine, le désir premier, ce sont les personnages. Ces filles que je croisais dans le quartier des Halles, dans le métro, à la gare du Nord. En bandes, bruyantes, vivantes, dansantes. En allant chercher plus loin, sur leurs Skyblogs, j’ai été fascinée par leur esthétique, leur style, leurs poses. Au-delà de cette énergie séduisante, il y avait avec ces personnages la présence d’enjeux forts et intimes au cœur de mon projet de cinéaste : la construction du féminin, avec ses pressions et ses interdits, l’affirmation des désirs, le jeu avec les identités. À travers elles, je voulais poursuivre mon travail autour des questions de jeunesse et du récit initiatique, mais dans un précipité de contemporain, ancré dans une réalité française politique. » …

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