Expositions

Le Musée d’Aquitaine affiche un cartel aux relents révisionnistes sur la traite négrière

Un collectif d’écrivains, emmené par Anne-Marie Garat, déplore, dans une tribune au « Monde », la réécriture douteuse de l’histoire à laquelle se livre le Musée d’Aquitaine dans un texte explicatif qui accompagne l’une des salles consacrées à la traite négrière.

 Il semble que les instances scientifiques du Musée d’Aquitaine valident décidément un cartel pédagogique apposé dans l’une des salles consacrées à la traite négrière du port de Bordeaux car, objection ayant été présentée à son directeur il y a plus d’un an, et malgré sa réponse laissant alors espérer une modification, celui-ci est maintenu tel quel à ce jour. Le contexte muséal étant par ailleurs de grande qualité historique et documentaire, ce cartel en est d’autant plus choquant.

Selon celui-ci, « Noirs et gens de couleur viennent à Bordeaux au XVIIIe siècle. » De leur propre chef, par goût du voyage, si prisé à cette époque ? « Pour l’essentiel, il s’agit de domestiques suivant leurs maîtres. » Domestiques ? Ont-ils ce statut qui entend des gages ? L’essentiel ? Pas vraiment puisque, est-il précisé plus loin, « deux tiers sont des esclaves » : appartient-il à ce « bien meuble » de venir à Bordeaux, d’y suivre ou non son maître, qui a sur lui tout pouvoir de vente et achat, de travail forcé, de sévices, de mort… Le mot de déportation ne serait-il pas plus approprié quand le propriétaire s’exempte de l’affranchir, en contravention avec la loi qui dès alors limite le maintien d’esclaves sur le sol métropolitain ?

Lire Plus =>

Mon week-end caribéen

— par Janine Bailly —

Les îles ne sont pas ce qu’on pourrait être tenté de croire en regardant déferler aux débarcadères les touristes que vomissent par milliers les ventres de gigantesques paquebots. S’il est vrai qu’il y a comme le dit la chanson, « le ciel, le soleil et la mer », que la luxuriance de la nature, la beauté des plages et des jardins tropicaux, la chaleur du rhum sur les habitations ont des attraits incontestables, il est loisible à chacun de trouver à la Martinique d’autres occupations conformes à d’autres goûts. Ce week-end, outre qu’il était celui de « La nuit européenne des Musées », s’est montré si riche en propositions singulières qu’il fallut bien faire un choix.

« Manmzèl Julie » :

Vendredi soir, au Centre culturel de Basse-Gondeau, séance de rattrapage pour ceux qui n’avaient pu voir « Manmzèl Julie » en juin dernier. La pièce est une « variation caribéenne » à partir de l’œuvre de Strindberg, variation imaginée par Jean-Durosier Desrivières et mise en scène par Hervé Deluge, qui y tient aussi le rôle de Monsieur Jean.

Lire Plus =>

« Panama et les Antilles : hier et aujourd’hui »

Du 18 au 31 mai 2019 au Centre d’interprétation Paul Gauguin (Carbet)

L’Association Martiniquaise Paul Gauguin, l’AMEL (Association Martiniquaise des Enseignants de Langues) et PHILAPOSTEL vous invitent à l’exposition PANAMA ET LES ANTILLES : hier et aujourd’hui en hommage à Joseph JOS et André STELLA au Centre d’interprétation Paul Gauguin (Anse Turin, LE CARBET).

Leurs routes se sont croisées au Panama
1887 : Paul GAUGUIN et un ami peintre Charles LAVAL quittent la France pour le Panama, en quête d’un paradis tropical, source de nouvelles inspirations pour leur peinture. Gauguin est contraint, pour vivre, de se faire embaucher comme terrassier au Canal interocéanique.
Déçus du Panama les deux peintres s’embarquent pour la Martinique et s’installent au Carbet.

A la même période des cargaisons de Guadeloupéens et Martiniquais quittent Pointe-à-Pitre et Saint-Pierre, poussés par la misère et le chômage, en quête d’un eldorado appelé « Canal de Panama ». Beaucoup mourront dans cette aventure; les autres seront contraints, malgré eux, à rester à jamais au Panama.

Le Canal de Panama, une aventure humaine, une avancée technique extraordinaires…

Le centre d’interprétation Paul-Gauguin, à l’origine connu sous le nom de musée Gauguin, situé au Carbet en Martinique, est consacré au séjour du peintre Paul Gauguin sur l’île en 1887.

Lire Plus =>

Extra ordinaire Banane… l’exposition !

A la découverte de la banane des Antilles

Culture agricole emblématique de la Martinique et véritable star de la culture populaire, du Banana split de Lio à celle d’Andy Warhol pour le Velvet Underground, la banane est le deuxième fruit le plus consommé en France.

L’exposition « Extra ordinaire banane » revisite l’histoire du plus sympathique des fruits dans un voyage des Antilles jusqu’à Dunkerque. À travers les époques, l’exposition met en lumière la culture de la banane en Martinique et en Guadeloupe. Elle montre comment ce fruit tropical fragile a pu être exporté vers l’Europe en questionnant les progrès du transport maritime et ses répercussions sur les ports, l’étape mystérieuse du mûrissage et la commercialisation.

Lire Plus =>

Mémorial de la Catastrophe de 1902 – musée Frank A.Perret : ouverture le 8 mai 2019

Le plus ancien musée de la Martinique, fondé en 1933 par le volcanologue et philanthrope américain Frank A. Perret et propriété de la ville de Saint-Pierre, fait actuellement l’objet d’une rénovation complète dans le cadre d’une délégation de service public de sept ans attribuée en décembre 2018 à la fondation Clément.
Le musée, consacré à l’éruption de la montagne Pelée qui détruisit la ville et ses habitants le
8 mai 1902, avait déjà subi une modernisation en 1969 puis une rénovation en 1988 au moment de l’obtention par Saint-Pierre du label Ville d’art et d’histoire. Depuis, les conditions d’accueil du public et de conservation et d’exposition de la collection s’étaient lentement dégradées et ne répondaient plus aux exigences de l’appellation Musée de France dont bénéficie l’institution depuis 2004. Le musée n’accueillait plus que
16 000 visiteurs par an au moment de sa fermeture en décembre 2018.
Le musée est situé sur le site exceptionnel de l’ancienne batterie d’Esnotz, qui domine la ville
et s’ouvre sur le large panorama de la baie de Saint-Pierre dominée par la montagne Pelée.

Lire Plus =>

Expositions à Paris entre musées et galeries

— Par Dominique Daeschler —

Le modèle noir de Géricault à Matisse.

Joliment introduite dans le grand hall de la gare d’Orsay devenue musée, l’œuvre de Glenn Ligon constituée de deux panneaux où douze néons mettent en lumière le nom de modèles, artistes et écrivains noirs, l’exposition va s’employer à rendre visible l’invisible, à retracer un passé esclavagiste, colonialiste, raciste et son évolution à travers des œuvres importantes des lendemains de la Révolution française jusqu’à l’entre -deux-guerres. Les repaires historiques sont précis, n’occultant ni l’abolition de l’esclavage, ni la traite ni l’expansion des empires coloniaux.
Cependant ce qui frappe le plus c’est le travail sur la dignité et l’identité : les noms des modèles ont été recherchés et les toiles rebaptisées (leurs premières dénominations étant mentionnées pour rendre compte des visions « racialisées » du 19e siècle). Le mot modèle est lui-même à prendre dans le double sens de sujet et porteur de valeurs (une culture spécifique). Beaucoup de portraits (l’exposition commence avec le portrait de Madeleine peint par M. Guillemine Benoist et celui de Joseph par Géricault) et de bustes (Cordier, Carpeaux) qui imposent les personnes tant et si bien qu’on en oublie presque les artistes dont Manet, Nadar, Matisse).

Lire Plus =>

Exposition et vente d’orchidées

Le 4 et 5 Mai 2019 à l’ESPE

Dans le cadre de ses activités  pour :

Favoriser les échanges d’informations et de plantes entre orchidophiles.
Participer aux actions de protection des orchidées de la Martinique.
Organiser des visites de jardins ou de sites riches en plantes mal connues, dans l’île de la Martinique ou en dehors de la Martinique.
Recevoir pour les membres des plantes nouvelles de l’extérieur, en s’assurant que les importations se font dans le respect de la législation internationale sur la protection des orchidées, des conditions sanitaires exigées pour la protection des végétaux.
Promouvoir ou participer à toute manifestation culturelle, éducative et scientifique visant à la vulgarisation et à l’approfondissement de la connaissance des orchidées.Exposition vente d’orchidée organisée par le IONOPSIS CLUB.

Cette association qui rassemble les amateurs d’orchidées, n’a eu de cesse depuis sa création d’ initier ses membres et sympathisants à la culture de cette plante fascinante. Elle fascine à la fois par sa forme qui en a fait un genre dans le règne végétal, mais aussi pour toutes les combinaisons qu’elle offre aux amateurs.

Lire Plus =>

Exposition « Pictural » : peinture actuelle en Martinique

Par Selim Lander

Après l’exposition tirée du fonds de l’entreprise Renault, présentant quelques grands noms des arts plastiques du XXe siècle, la Fondation Clément a eu l’excellente idée de réunir trente-cinq artistes martiniquais toujours actifs dans une exposition collective intitulée Pictural. « Pictural » comme peinture, même si l’on n’est pas surpris de trouver des exceptions au châssis rectangulaire habituel, tant les frontières entre peinture, sculpture, installation se sont désormais estompées.

Si l’art contemporain, on ne le sait que trop, trop souvent déçoit (« le n’importe quoi ou le presque rien » selon la formule célèbre de Jean Clair), ce n’est nullement le cas des œuvres rassemblées ici, à quelques réserves inévitables près. Aucune mièvrerie dans cette exposition, et si les silhouettes « approximativement » dessinées sont de rigueur, ce n’est pas gaucherie ou maladresse mais simplement parce que l’avènement de la photographie a « tué » le dessin académique (sauf chez de rares récalcitrants qui font parfois figure désormais de révolutionnaires. Voir le portrait par Claude Cauquil reproduit en tête de cet article).

Lire Plus =>

L’ Orient des peintres : du rêve à la lumière

Musée Marmottan Monet jusqu’au 21 juillet 2019

— Présentation par Emmanuelle Amiot-Saulnier, Docteur en Histoire de l’art —

Le musée Marmottan Monet présente, du 7 mars au 21 juillet 2019, l’exposition « L’Orient des peintres, du rêve à la lumière ». Riche d’une cinquantaine de chefs-d’oeuvre provenant des plus importantes collections publiques et privées d’Europe et des États-Unis (musée du Louvre, musée d’Orsay, musée des Augustins de Toulouse, la Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau de Munich, la collection Thyssen-Bornemisza de Madrid, le Rijksmuseum d’Amsterdam, le Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown), cette manifestation entend révéler à travers ce voyage un nouveau regard sur cette peinture.

Illustration : Jules Flandrin d’après Jean-Auguste-Dominique Ingres, La Grande Odalisque, 1903. Montauban, Musée Ingres © Montauban, musée Ingres / clichés Marc Jeanneteau

Lire Plus =>

« Pictural » : exposition collective Martinique

Du 26 avril au 19 juin 2019. Fondation Clément.

— Commissariat : Dominique Brebion —

Victor Anicet, Alain Aumis, Christian Bertin, Julie Bessard, Ernest Breleur, Fabienne Cabord, Michael Caruge, Claude Cauquil, Thierry Cauwet, Hector Charpentier, Chantal Charron, Alain Dumbardon, Fred Eucharis, Jacqueline Fabien, Marie Gautier, Rodrigue Glombard, Habdaphai, Serge Helenon, Thierry Jarrin, Valérie John, René Louise, Louisa Marajo, Raymond Medelice, Christophe Mert, Monique Mirabel, Mounia Orosmane, Kareine Narcisse, Bertin Nivor, Ricardo Ozier-Lafontaine, Luz Severino, Karine Taïlamé, Laurent Valère, Dora Vital, Wolfric.

Illustration : Julie Bessard, Sans titre, 2018
200 x 260 cm. Photo Joël Zobel

Lire Plus =>

L’exposition Toutânkhamon accusée de racisme !

Grande Halle de La Villette : 23 mars – 15 septembre 2019

— Par Paul Sugy —

Quelques militants demandent la fermeture de l’exposition Toutânkhamon à Paris, accusant ses organisateurs de dissimuler l’origine africaine du roi égyptien. Laurent Bouvet dénonce depuis longtemps déjà les dérives de ces «activistes identitaires» qui, sous couvert d’antiracisme, s’en prennent à la culture et à l’histoire.

Laurent Bouvet est professeur de science politique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il a notamment publié L’Insécurité culturelle chez Fayard en 2015. Son dernier essai, La nouvelle question laïque, est paru chez Flammarion en janvier 2019.

Lire Plus =>

Prisca Toulon-Marie-Claire : «  Reflet d’esentiel », l’expérience imaginaire

Du 08 avril au 18 mai 2019 Tropiques-Atrium

— Par Christian Antourel —

L’imaginaire dessine des horizons certains en combinant l’effort individuel d’élévation créative pour tenter de mener sur les toiles, une vie des anges qui ouvre les portes d’un monde subtil.

Ces images de mutation ne définissent-elles pas l’être vivant en tant qu’il est créateur d’images, de peinture? L’art n’est-il pas la métamorphose suprême, la jouissance immédiate ?Oser envisager cette résonnance de paysages intérieurs. Oser faire abstraction du faux éclat. Faire place à l’audace des couleurs saturées. Là en quelques toiles, quel art ! rapidité de la narration, variation des paysages, et des décors . L’importance apportée à la peinture qui produit des effets d’excitation directe Une science du voyeurisme et de la peinture, une discipline qui dénonce toute passivité.  Les rêves se reproduisent par leurs images. L’œuvre de Prisca est d’autant plus remarquable qu’elle nous conduit avec une réelle maitrise de l’évidence à la complexité la plus raffinée par les images foisonnantes qui l’expriment . L’espace, le ciel , la mer ,les jardins, images empreintes et vibrations.

Lire Plus =>

Le modèle noir de Géricault à Matisse

Du mardi 26 mars 2019 au dimanche 21 juil. 2019 Musée d’Orsay

De la Révolution française à l’abolition de l’esclavage en 1848, de la révolte des esclaves de Saint-Domingue en 1791 à l’apparition de la négritude dans les années 1930, ce presque siècle et demi est le témoin privilégié des tensions, luttes et débats qu’occasionne la naissance de la modernité démocratique, et dont le monde des images s’est chargé, et nourri. Lentement il voit s’affirmer, en dépit de toutes sortes de réticences et d’obstacles, une iconographie, et même une identité noires.

Tableau ci-contre : Frédéric BazilleFemme aux pivoines© Courtesy National Gallery of Art, Washington, NGA Images

Portée par trois moments forts – le temps de l’abolition de l’esclavage (1794-1848), le temps de la Nouvelle peinture (Manet, Bazille, Degas, Cézanne) et le temps des premières avant-gardes du XXe siècle – cette exposition propose un nouveau regard sur un sujet trop longtemps négligé : la contribution importante de personnes et de personnalités noires à l’histoire des arts.

Edouard Manet 1862 oil on canvas 90 x 113 cm
Edouard ManetJeanne Duval© Museum of Fine Arts Budapest, 2018, photo by Csanád Szesztay
Le choix d’un titre au singulier, malgré la diversité des représentations, cherche à souligner les différentes significations du terme « modèle », qui peut aussi bien se comprendre comme « modèle d’artiste » que comme figure exemplaire.

Lire Plus =>

Galerie Colette Nimar : nouvelle semaine d’exposition

Nouvelle semaine de l’exposition dès 10h ce mardi matin 26 mars !

A l’ occasion de la sortie et de la présentation du nouveau numéro annuel, le n° 24 de Recherches en Esthétique sur le thème « Art et détournement« , l’association des Amis du CEREAP et son directeur de publication Dominique BERTHET organise une exposition collective jusqu’au 31 mars inclus.
Les œuvres présentées à cette occasion sont mises en vente, les artistes soutenant de cette façon l’existence et la publication de cet ouvrage réalisé en Martinique, qui existe maintenant depuis 25 ans, véritable challenge !

10 artistes Victor Anicet, Alain Aumis, Julie Bessard, Chantal Charron, Gilles Elie-dit-Cosaque, Hugues Henri, Alain Joséphine, Christophe Mert, Ricardo Ozier-Lafontaine, Luz Severino font dialoguer leurs œuvres à la Galerie Colette Nimar – Pointe Simon à Fort-de-France, et les présentent au public du mardi au samedi de 10h à 13h et de 16h à 18h30 ainsi que le dimanche matin de 10h à 13H .

Deux temps forts accompagnent cette nouvelle semaine d’exposition:

Samedi 30 Mars à 17h,

Dominique BERTHET fera une visite guidée informelle de l’exposition à 17 h, permettant à tout un chacun d’avoir quelques clés pour aborder la démarche aristique et l’univers de chaque artiste, lors  »d’un tea time/ causerie  »

Dimanche 31 mars entre 10h et 13h

un temps de rencontre/échange artistes/ public en toute simplicité et convivialité est organisé sur place.

Lire Plus =>

Au quai Branly, les femmes ethnologues à la rencontre du public

—Par Denis Sergent —

Les « femmes de terrain » sont mises à l’honneur pour la quatrième édition de « L’ethnologie va vous surprendre ! » qui se déroule les samedi 23 et dimanche 24 mars au Musée du Quai-Branly. Philippe Charlier, médecin légiste, anthropologue, directeur du département de la recherche et de l’enseignement du musée nous explique le pourquoi et le comment de cette manifestation gratuite qui, en 2017, a attiré près de 20 000 visiteurs.

Pourquoi organiser ce type de rencontre au musée Branly ?

Le Musée du Quai-Branly – Jacques Chirac n’est pas qu’un musée. C’est aussi un lieu de recherche pour les ethnologues, anthropologues, historiens, géographes, archéologues, sociologues, et de rencontre avec tous ceux qui s’intéressent à la diversité des sociétés, des cultures et des enjeux du vivre ensemble.

Certes, ce musée est riche d’objets, de photographies, de films, mais l’intérêt majeur est de les faire vivre en les faisant dialoguer avec les hommes et les femmes, qu’ils soient chercheurs ou visiteurs.

Pourquoi avoir choisi cette année le thème « Femmes de terrain » ?

Lire Plus =>

Marie Gauthier : « S’apercevoir »

Du 23 mars au 30 juin 2019

S’apercevoir est une exposition individuelle de tableaux peints par l’artiste Marie GAUTHIER. Non seulement la présentation dans ce cabinet médical, s’adresse aux collectionneurs et amis des arts, mais encore aux patients et à leurs accompagnateurs. Se soucier du bien-être physique et psychique des spectateurs, explorer les valeurs de l’essentiel, rendre créatif, comptent parmi les missions de l’art.

 

Ainsi le titre de cette exposition S’apercevoir renvoie à la subjectivité du regard : une impression furtive que l’on retient et qui nous surprend. Face à l’art, la compréhension consciente n’est jamais totale. Nécessairement partielle, elle laisse un espace à l’innommable ou au mystère du vivre.

L’œuvre sollicite notre propre créativité, celle de notre être. Sa réception requiert à la fois spontanéité et réflexion du sens poétique. Cette expérience sensible et singulière est faite des choix conscients et inconscients qui jalonnent nos parcours et portent plus loin nos quêtes intérieures.

 

Peintes sur bois ou sur toile, les œuvres de cette exposition présentent souvent des paysages, plus intériorisés que réel où chacun peut se laisser porter à rêver ou méditer.

Lire Plus =>

Marie Denise Douyon à la Galerie Colette Nimar

— Par Christian Antourel —
La Galerie Colette Nimar présente en permanence l’artiste peintre Marie Denise Douyon.
De par son identité forcément multiple, elle a très tôt regardé le monde par-delà l’horizon. Née en Haïti, elle passe son enfance et son adolescence au Maroc. Elle poursuit par la suite des études d’art à New York . L’artiste est diplômée de la Fashion Institute of technology à Manhattan avant de s’installer au Canada.

En résidences d’artistes autour du monde elle expose dans de nombreux musées et galeries, (Canada, France, Etats Unis, Sénégal, Israël, Caraïbes) Elle a eu le privilège d’être exposée au célèbre Musée Bardo à Tunis, son travail a été présenté à l’UNESCO à Paris. « A travers sa création, elle nous transporte dans des lieux mythiques et sacrés, entremêlés de guerriers, de personnages stylisés, de divinités » et nous met en prise avec des sentiments de perte, et de croissance, de renaissance, de hasard mais aussi de structure. Autant de vérités essentielles qu’on retrouve dans cette peinture qui joue tant de notes à la fois, interprète des tableaux avec un sens exquis de l’espace et du timing.

Lire Plus =>

Nadine Lejeune : « Étincelles » , de la musique pour les yeux

Du 08 février au 23 mars 2019 à la Le Vin l’Art et Vous

— Par Christian Antourel —
Sept ans que Nadine Lejeune s’est révélée au public, d’abord par ses sculptures qui ont su immédiatement et vivement séduire les amateurs par ses créations originales et son charme. Elle travaille essentiellement à partir de matériaux de recyclage, des tissus imprimés, de chutes d’aluminium, de pvc, de bois, de carton, de papier. Depuis quelques années elle est passée de la sculpture à la peinture avec un égal talent, et… comme souvent  de l’audace peut naitre l’excellence.

L’artiste met en valeur une œuvre qui redit des repères vivants, des références du quotidien et place ses personnages féminins dans un cadre au-delà du réel. Elle construit au fil de ses expositions une image à portée anecdotique ou familière, la nitescence de la femme essentielle potomitan. La plasticienne s’exprime de façon calme et sophistiquée pour traduire en un
langage poétique un univers existentiel composé de personnages aux yeux écarquillés, apparemment fragiles et éphémères, l’air habité par des transparences vivantes.

Lire Plus =>

Hugues Henri : « Migrants », le poids des mots, le choc des images…

Jusqu’au 23 février 2019 Tropiques-Atrium

— Par Christian Anttourel & Ysa de Saint-Auret —

Une exposition de peinture sur les migrants. Fuyant la guerre ou la misère, ils sont des milliers à frapper aux portes de l’Europe , traversant la Méditerranée bien souvent au péril de leur vie. De l’île de Lampedusa , en Italie, à celle de Kos, en Grèce toute proche des côtes turques, des sommets de l’Union Européenne aux centres d’accueil pour les migrants et les réfugiés La question de l’Amérique n’est pas épargnée comme la relation aux migrants à un niveau mondial. Découvrons un reportage et une analyse politico- artistique de Hugues Henri.

Son empathie spontanée alliée à sa sensibilité d’artiste authentique et engagé, toute sa palette humaniste ne pouvait rester immobile et se taire devant le spectacle d’un tel désastre. Deux ans d’une gestation réfléchie, à retourner, fouiller et tordre ce problème ressenti de manière autant épidermique que viscéral et enfin laisser surgir une philosophie combative de l’exigence. Dans
cette exposition l’artiste utilise plusieurs moyens d’expression plastique, qu’il mixe à sa façon, hybridée, selon ses propres termes comme la peinture, le dessin de presse, la BD, l’installation.

Lire Plus =>

« Étincelles » de Nadine Lejeune : ces femmes qui se répètent !

Du 8 février au 23 mars 2019 Le Vin, l’Art et Vous. Ducos.

— Par Michèle Arretche —

Depuis quelques années Nadine Lejeune a peu à peu délaissé ses sculptures pour la peinture, des toiles où se donnent à voir essentiellement des femmes, des femmes qui se répètent.

La technique est particulière et associe un gros travail du fond, des collages de tissus et de papiers, des visages triangulaires, au dessin géométrique tracé au couteau, avec mise en évidence des lignes de construction un peu comme dans les oeuvres de Bernard Buffet.
Toutes sortes de tissus sont utilisés dans ces collages et servent essentiellement aux vêtements mais parfois aux coiffures et même aux feuillages.
Les couleurs chatoyantes des cotonnades donnent une allure gaie et optimiste à ces tableaux, et c’est fort heureux car les femmes qui les portent ont un air préoccupé.

Lire Plus =>

Renault, l’art de la collection : conférence et visites commentées

Les 2 & 3 février 2019 à La Fondation Clément

— Communiqué de presse —

Commissariat : Ann Hindry
9 décembre 2018 – 17 mars 2019
9h-18h30 tous les jours
Entrée gratuite

Samedi 2 février 2019
10H | VISITE COMMENTÉE
16H30 | VISITE COMMENTÉE

Dans le cadre de l’exposition «Renault, l’art de la collection», la Fondation Clément propose une visite commentée.
En compagnie d’une médiatrice, venez découvrir les œuvres d’artistes contemporains tels que Jean Tinguely, Victor Vasarely, Arman…
Activités gratuites sans réservation

Dimanche 3 février 2019

10H | NIKI DE SAINT PHALLE/ JEAN TINGUELY : L’ART ET L’AMOUR (ET UNE POINTE DE FOLIE)
CONFÉRENCE DE CATHERINE FRANCBLIN

Surnommés les « Bonnie and Clyde » de l’art, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely ont formé l’un des plus beaux couples de créateurs des années 1960. Ils ont signé en leur nom propre d’innombrables oeuvres inscrites à jamais dans l’histoire de l’art du vingtième siècle, mais ont aussi à leur actif quantités de sculptures réalisées ensemble qui, aujourd’hui encore, répandent la joie dans l’espace public.

Lire Plus =>

Vente aux enchères publiques d’art caribéen

Samedi 9 février 2019 à 14h 30. Hôtel Impératrice à FdF

Vente aux enchères publiques d’art caribéen qui aura lieu le  samedi 9 février 2019 à 14h30 précises à l’hôtel L’IMPERATRICE au 4éme étage. Cette vente d’environ 140 oeuvres – tableaux et sculptures provenant de collections privées seront mise en vente par Hélène Martin – commissaire- priseur – société de vente aux enchères  Martinique-enchères . Les visites publiques avant la vente auront lieu à la Galerie Colette Nimar du mercredi 6 au vendredi 8 février et enfin sur le lieu de la vente le samedi matin 9  entre 10h30 et 12h30 précises.  Les œuvres n°de lots et toutes informations les concernant sont en ligne sur le site de la société de vente  www.martinique-encheres.com.

L’Hôtel L’IMPÉRATRICE organise en écho avec la vente pour une belle synergie avec la thématique de la vente,  le midi de ce samedi 9  février un buffet  tout spécialement aux saveurs  de la Caraïbe.

Où voir les œuvres ?

De mercredi à vendredi inclus, les oeuvres de la galerie seront visibles dans la galerie de la Pointe Simon, à Fort-de-France, de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h.

Lire Plus =>

Hector Charpentier : « Art-beau-et-sens »

Du 14 janvier au 23 février 2019 à Tropiques-Atrium

— Par Christian Antourel —

Mais que fait donc Hector Charpentier lorsqu’il n’expose pas ? qu’on se rassure , il peint. Le voici à nouveau, il nous offre une production de son cru où toutes les valeurs y sont en pleine harmonie, et s’il veut les pousser plus loin, elles marcheront toujours le front vers le perfectionnement.

La réalité des choses n’est jamais vraiment réelle quand il s’agit de peinture….Si l’œuvre de Hector Charpentier peut être de prime abord, hâtivement qualifiée d’abstraite, il en exprime toutes les qualités sans s’égarer dans les pièges qu’elle peut lui tendre. Sa peinture se métamorphose, s’habille de la Figurabstraction, concept qu’il a créé, alliant le figuratif et l’abstrait. Ce qui surprend , quand on découvre ses toiles, c’est l’extrême précision avec laquelle il conjugue ces deux écoles fondamentalement opposées tout en préservant la finesse et la douceur qu’elles recèlent. Décrire ne veut pas dire « tout dire». L’artiste est celui qui choisit son sujet, sa composition sa lumière, ses teintes .

Lire Plus =>

« Existence » : Arthur Francietta, Brice Lautric, Ford Paul et Jérémie Priam exposent

Du 23 janvier au 28 février 2019

— Dossier de presse —

Quatre artistes pour une exposition aussi délicate que brutale. Faisant converger, oeuvres graphiques, plastiques et volumineuses. L’exposition mettra en commun leurs explorations obstinées du point du trait et de l’aplat.

« Existence» », tel est l’intitulé de cette exposition qui regroupe les artistes Arthur Francietta, Brice Lautric, Ford Paul et Jérémie Priam. À travers ce terme, ils ont souhaité rendre compte d’un lien qui les unit : l’expérience qu’ils tirent de leur rapport à la fragilité de leur existence et la façon dont celle-ci influence leur démarche, mais aussi l’expérience issue de leur vécu respectif et du rapport au monde au-delà de l’insularité.

Les oeuvres se perçoivent et s’appréhendent comme des réflexions personnelles de l’existence, notamment la vie prise dans sa durée ou la qualité qu’on lui attribue.

Réfléchir sur la fragilité du vivant, l’interdépendance de l’homme et du vivant, mais aussi le pouvoir que le homme peut imposer au vivant, sont des réflexions récurrentes dans l’ensemble de leurs démarches.

Lire Plus =>

Carole Buttin : « Eau en couleurs »

Jusqu’au 26 janver 2019 Galerie Le Vin l’Art et Vous

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —
Carole Buttin dit travailler par séries. et les sujets abordés sont souvent en relation avec le déroulement de sa vie quotidienne. Elle aime à travailler une expression du visage dans le portrait. Une ambiance de fête dans des scènes de la vie. Ou encore le corps dans le mouvement de l’eau. La trentaine de tableaux exposés répètent cette vérité inlassablement.

Le portrait, ce genre en apparence si modeste, nécessite une faculté d’observation aiguisée. Un portrait ! quoi de plus simple et de plus compliqué, de plus évident et de plus profond ? Il faut sans doute que le talent, la finesse d’observation de l’artiste y soit grand et son imagination éclairée. Plus la matière est en apparence, positive et solide et plus la besogne de l’imagination est subtile et laborieuse. Carole Buttin se dépasse et en fait un art sérieux ;elle s’applique. Pour l’apprécier dignement il faut l’analyser au point de vue de l’artiste.

Lire Plus =>