Théâtre

Odéon-Théâtre de l’Europe : Théâtre et canapé

Pour spectatrices et spectateurs en manque en période de confinement

En ces temps de confinement, le théâtre de l’Europe Odéon se déplace directement à domicile. Réunis sous l’appellation théâtre et canapé, de nombreux événements sont organisés. Parmi les temps forts, la diffusion de trois pièces de Molière montées par Stéphane Braunschweig («Le misanthrope», «Tartuffe», «L’école des femmes»), une plongée dans les coulisses du montage d’un décor ou encore des entretiens de metteurs en scène. A noter également, des lectures de comédiens sont proposées. Depuis chez eux, ils partagent leurs textes favoris comme «Une chambre à soi» de Virginia Woolf, lu par Virginie Colemyn.

>> Retrouvez le cycle de captations autour de Luigi Pirandello ici

>> Retrouvez le cycle de captations autour d’Henrik Ibsen ici

>> Retrouvez le film Les Fausses Confidences ici

>> Retrouvez le cycle de captations autour des Trois Soeurs ici

>> Retrouvez le cycle de captations autour de Molière ici

Plus de contenus disponibles ici :

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#Culturecheznous, deux nouveaux spectacles !

#Culturecheznous – SAMO, a tribute to Basquiat de Koffi Kwahulé

Laëtitia Guédon, un parcours sans faute

Formée à l’École du Studio d’Asnières et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Laëtitia Guédon fonde la Compagnie 0,10 et dirige de 2009 à 2014 le « Festival au Féminin » à Paris. Elle met en scène des textes de Koffi Kwahulé, Kevin Keiss, Patrick Chamoiseau… 

Riche d’un métissage singulier, elle est en quête d’une esthétique indisciplinée où se mêlent en permanence les arts et en particulier le théâtre, la danse et la musique live. Elle accorde une attention particulière aux écritures contemporaines en associant des auteurs vivants à l’écriture des spectacles.

En 2016, elle est nommée à la direction des « Plateaux Sauvages », fabrique artistique de la Ville de Paris, établissement culturel situé au coeur du XXème arrondissement. « Dans la capitale, peu de lieux de résidence sont disponibles pour les artistes. Heureusement, voici ce nouvel espace, une vaste fabrique dédiée à la création et au partage artistiques : 2 600 m², répartis sur 4 niveaux … » (Télérama)

https://www.envotrecompagnie.fr/accompagnement-administration-production/laetitia-guédon/

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Tropiques-Atrium, #Culturecheznous, plus que jamais !

Cinémartinique, festival online. Des films pour aller plus loin : documentaire et débat

Un film de Chloé Glotin : « Gros sur mon cœur » (France / 2011 / 52 mn / VF / Ciné-Sud Promotion)

1 – Découvrez le film.

2 – Posez vos questions à nos invités avant le 5 mai 2020, posez vos questions dès maintenant à nos grands témoins et historiens.

3 – Nous les poserons à ces grands témoins lors d’un débat qui sera diffusé en ligne le 8 mai 2020. 

Qui est Chloé ?

Elle se présente ainsi sur Linkedin :

« Réalisatrice, productrice, chef opératrice, assistante de réalisation, attachée de presse. J’ai construit au fil de mes expériences dans les secteurs de l’audiovisuel et du cinéma, une grande polyvalence. Cheffe d’un projet d’éducation à l’image initié depuis 2015 en Martinique, L’oeil du doc, j’attache aussi beaucoup d’importance à la transmission. »

Le documentaire , « en hommage aux résistants ultramarins »

« Il y a quelques années, je retrouvais des documents qui m’apprenaient que mon grand-père faisait partie de ces soldats martiniquais qui ont rejoint la France Libre en 1943.

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Pas de bel été au Théâtre du peuple !

Le Théâtre du Peuple de Bussang annule sa saison estivale

L’équipe du Théâtre : 

« Nous travaillons chaque jour afin de trouver des solutions pour nous permettre d’honorer les engagements pris auprès de nos salariés de la saison d’été (intermittents et saisonniers) et nous espérons être en mesure de rouvrir à l’automne, de quelque manière que ce soit. Nous tenions enfin à vous remercier pour vos nombreux messages de soutien. Prenez soin de vous, nous avons hâte de vous retrouver à Bussang. »

Maurice Pottecher (créateur du théâtre), Le Diable marchand de goutte, 1895

« Maintenant le silence est retombé sur l’enclos, le théâtre de bois et de feuillages a remisé pour un an ses portants rustiques (…).
Mais au-dessus de la vision effacée, l’idée reste ; elle couve sous la cendre d’un foyer éteint : elle attend un nouveau souffle qui la fasse jaillir en brillantes étincelles.
Le Théâtre du Peuple est rentré (…) sous la terre à la façon du grain que le semeur confie au sol dans cette saison recueillie pour que l’été prochain en lève la moisson ; il renaîtra, il portera sa récolte. 

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Suzanne Césaire, Fontaine solaire / Culture chez vous

En cette période de confinement Tropiques Atrium Scène Nationale souhaite favoriser l’accès aux contenus artistiques et vous invite à découvrir ou redécouvrir sa programmation gratuitement !

Découvrez en intégralité la pièce de théâtre « Suzanne Césaire, Fontaine Solaire« , de Daniel Maximin. Cette Création Tropiques Atrium, Scène Nationale a été mise en scène par Hassane Kassi Kouyaté, d’après « Les écrits de Dissidence » de Suzanne Césaire (Ed. du Seuil 2009,

Voir l’ensemble des articles déjà publiés sur Madinin’Art  à propos de cette pièce

« Trois femmes, sans chaperon, figures d’un féminisme assurément assumé, devisent, parlent, en toute liberté.
Trois pour une seule voix. Cette voix à l’entendre nul ne restera intact. Cette voix c’est celle de Suzanne Roussi Césaire » : « Il est maintenant urgent d’oser se connaître soi-même, d’oser s’avouer ce qu’on est, d’oser se demander ce qu’on veut être ».
Portés à la scène pour la première fois, ces écrits de l’intellectuelle et écrivaine martiniquaise, grande figure de la dissidence contre le Régime de Vichy,
jouèrent un rôle majeur dans l’émergence des Antilles contemporaines.

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4 heures du matin / Culture chez vous

4 heures du matin (1)En cette période de confinement Tropiques Atrium Scène Nationale souhaite favoriser l’accès aux contenus artistiques et vous invite à découvrir ou redécouvrir sa programmation gratuitement !

« Quatre heures du matin »

Texte Ernest J. Gaines
Mise en scène, scénographie Hassane Kassi Kouyaté
Avec Abdon Fortuné Koumbha
Lumières Cathy Gracia
Costumes Anuncia Blas

Lire les Critiques de Madinin’Art lors de la création en janvier 2017 à Fort-de-France

Dans Madinin’Art de février 2016 on pouvait lire

Ernest James Gaines était en Martinique il y a plus de dix ans à une époque où nobelisable il avait accepté à l’invitation d’une professeur d’anglais de se rendre dans des classes d’élèves. Le souvenir qu’il a laissé est celui d’un homme d’une grande gentillesse, d’une disponibilité infinie et d’une grande attention à l’égard de son public. Ce n’était pas son premier séjour sur un territoire relevant de la République Il a enseigné à l’Université de Rennes en Bretagne . Son roman publié en 1993, Dites-leur que je suis un homme (A Lesson Before Dying), a remporté le National Book Critics Circle Award et a été nommé au Prix Pulitzer.

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Pour que la vie continue…

Pour que la vie continue, la culture de chez nous entre chez nous, généreusement offerte par ses divers acteurs, par ses diverses structures…

Le Sermac :

Livia Gercé est professeure de jazz dancehall au Sermac. Comme ses collègues, elle assure ses cours en ligne.

« Nous avons essayé différentes méthodes, au début j’avais opté pour un cours collectif aux heures et jours habituels, mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas la solution idéale car, même si tous sont confinés à domicile, il était difficile de récupérer tous les élèves en même temps. J’ai donc opté pour des cours enregistrés que je diffuse selon les niveaux.»

Mais attention, la professeure est très attentive : « Je donne des exercices à faire et je demande que l’on me renvoie une vidéo afin que je puisse corriger les mouvements de la semaine. Je suis très exigeante car je prépare mes élèves au spectacle de fin d’année. Pas question donc de manquer un cours sans une bonne excuse. On me paye pour faire progresser les enfants et les adultes, je vais m’appliquer et faire tout ce que je peux pour que nous ayons tous progressé à la sortie du confinement. 

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Mort de Jean-Laurent Cochet, le maître de théâtre de Depardieu, Huppert, Auteuil, Béart…

 Le comédien et metteur en scène a formé des générations d’artistes dans son cours créé en 1965. Il vient de décéder à 85 ans.

— Par Jean-Baptiste Garat —

Jean-Laurent Cochet, comédien, metteur en scène et professeur d’art dramatique est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 85 ans, a annoncé son entourage au Figaro. Il était «le Maître le plus érudit de notre répertoire dramatique et lyrique», selon la formule de Pierre Gaxotte. Mais aussi «la mémoire théâtrale de ces quarante dernières années, et il réussit ce miracle d’en transmettre à lui seul l’essentiel».

À lire aussi : Ces maîtres qui forment des générations de comédiens

Né en le 28 janvier 1935 à Romainville, Très tôt monté sur les planches, il devient pensionnaire de la Comédie-Française au début des années 1960. Il fonde ensuite sa propre école, le cours Cochet en 1966 et forme des générations de comédiens. De Gérard Depardieu à Maxime d’Aboville, en passant par Richard Berry, Emmanuelle Béart, Isabelle Huppert, Daniel Auteuil, Fabrice Luchini…

Avec Jean-Laurent Cochet, c’est un pan entier de l’histoire du théâtre français qui disparaît, lui qui avait mis en scène Jean Le Poulain, Suzy Delair, Danielle Darrieux, Jeanne Moreau, Claude Brasseur et tant d’autres.

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Tropiques Atrium, #Culturecheznous

En cette période de confinement, Tropiques Atrium – Scène Nationale continue sa mission, souhaite favoriser l’accès aux contenus artistiques, et vous apporte la culture en ligne.

 https://tropiques-atrium.fr/actualites/tropiques-atrium-vous-apporte-la-culture-en-ligne/

LE THÉÂTRE

https://tropiques-atrium.fr/actualites/culturecheznous-cahier-dun-retour-au-pays-natal/

Aimé Césaire, « Cahier d’un Retour au Pays Natal »

Découvrez en intégralité la pièce de théâtre « Cahier d’un Retour au Pays Natal », mise en scène par Daniel Scahaise, du fameux texte d’Aimé Césaire, jouée le mardi 04 avril 2017, à Tropiques-Atrium Scène nationale.

Texte : Aimé Césaire
Avec : Etienne Minoungou 
Mise en scène : Daniel Scahaise
Assistant à la mise en scène : François Ebouelé
Coproduction : Cie La Charge du Rhinocéros, Théâtre en Liberté & Cie Falinga
Production La Charge du Rhinocéros ; Théâtre en Liberté ; Compagnie Falinga
Le Canard Enchaîné : « Minoungou, magnétique, nous touche »

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Théâtre : des captations en ligne

Plus de cinquante captations en ligne

"Architecture", Pascal Rambert…des ressources en ligne pour la connaissance des arts de la scène et des artistes.

En offrant leurs droits, les artistes, les théâtres et les producteurs associés aux captations ont rendu possible leur diffusion gratuite, qu’ils en soient particulièrement remerciés.

« Architecture », Pascal Rambert

CAPTATIONS POUR JEUNES PUBLICS

M comme Méliès
Marcial Di Fonzo Bo, Elise Vigier

Sales gosses
Mihaela Michailov, Michel Didym

L’Amour vainqueur
Olivier Py
CAPTATIONS INTÉGRALES

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Didier Bezace, comédien et metteur en scène, est mort

Le comédien et metteur en scène Didier Bezace, cofondateur du Théâtre de l’Aquarium et ex-directeur du théâtre de La Commune d’Aubervilliers, est mort à 74 ans des suites d’une longue maladie « qu’il a combattue avec vigueur et courage », a annoncé jeudi 12 mars son attachée de presse.

Le Syndicat national des metteurs en scène a salué « son engagement et l’intégrité de ses spectacles » qui « resteront comme des marqueurs d’une partie de l’histoire de la décentralisation théâtrale dans notre pays ».

Au cinéma, il a joué dans une trentaine de films dont L.627, Ça commence aujourd’hui, de Bertrand Tavernier et La Petite Voleuse, de Claude Miller, ainsi que dans plusieurs dizaines de téléfilms. Comme metteur en scène, il monte des textes d’auteurs classiques et contemporains comme Luigi Pirandello, Molière ou Bertolt Brecht et en 2001, présente sa version de L’Ecole des femmes, de Molière, à la cour d’honneur au Festival d’Avignon, avec Pierre Arditi.

Molière de la meilleure adaptation

Didier Bezace a créé en 2004 Avis aux intéressés, de Daniel Keene, qui a reçu le Prix de la critique pour la scénographie et une nomination aux Molières pour le second rôle.

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« Un amour exemplaire », d’après la B.D. de Florence Cestac & Daniel Pennac, m.e.s. de Clara Bauer

Vendredi 13 mars 2020 à 20h – Tropiques-Atrium

Années 1960, sud de la France. Le petit Daniel en vacances s’éprend d’un couple d’amoureux. Il s’incruste et de ses 8 ans à ses 23 ans fréquentera Jean et Germaine jusqu’au jour de leur mort. Il y a des lustres, la petite cousette Germaine giflait sa patronne, la mère du jeune marquis Jean, lequel tombait illico amoureux d’elle. Coup de foudre. S’ensuit une vie entière d’un amour fou, improductif, sans enfant ni fortune. Tous deux reniés par leur milieu respectif vivent dans les livres et la rigolade, un amour de résistance totale à toutes les sollicitations consuméristes et mondaines. L’enfant Pennac est fasciné.

Un demi-siècle après, Pennac raconte cette histoire à Florence Cestac, dessinatrice et auteure de BD. Ils en font un livre à images et bulles, une bible exemplaire pour un amour sans faille. Clara Bauer, qui a accompagné Ariane Mnouchkine et Peter Brook, se passionne pour l’oeuvre de Pennac.

Dans la pièce, la musique accompagne les dessins exécutés en direct qui restituent l’histoire de Jean et Germaine, de façon tendre et poignante.

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« Murs-murs », de la crédibilité au théâtre

— Par Roland Sabra —

C’est du Nigéria que nous vient ce texte de l’autrice Zainabu Jallo mis en scène et joué par la comédienne, danseuse et saxophoniste belge d’origine rwandaise Carole Karemera, accompagnée de Cécilai Kankonda. Des trois personnages présents dans le texte initial il n’en demeure que deux. Lola, la psychologue clinicienne et Malinda la « criminelle », celle qui par un acte, au dehors d’elle- même, a tué son Daniel de mari, cet homme violent qui la tabassait. Elle attend son procès dans sa chambre du bloc L, celui des individus dangereux de quelque manière que ce soit, et reçoit la visite de Lola qui vient l’«expertiser »(!) L’une sujet connaissant , l’autre objet de connaissance, le cadre ainsi posé ne tiendra pas. Cette opposition va très vitre est subsumée par les conditions vie des femmes au Rwanda. Les violences conjugales dont était victime Malinda ne sont pas étrangères à la situation que vit Lola. Elle aussi est confrontée aux coups d’un mari, Ali. Cette communauté de situation l’emportera sur les oppositions de statuts qui les définissaient.

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« Murs murs », d’après Onions make us cry de Zainabu Jallo

Jeudi 05 et vendredi 06 mars 2020 à 20h – La Terrasse — Tropiques-Atrium

Dans Murs murs il est question de transmission, de ce que silencieusement et implicitement, les grand-mères ont transmis aux mères qui l’ont donné à leur tour aux filles. Comme des tissus qui déteindraient les uns sur les autres, les femmes reçoivent et donnent en héritage une constellation de règles tacites et de systèmes de pensée qui leur interdisent ou déconseillent certains comportements.

La pièce se propose de penser cet héritage du point de vue actuel, de considérer ce qu’il peut avoir d’aliénant et d’imaginer des possibles vies pour les femmes de demain. Depuis ce lieu très particulier qu’est l’hôpital psychiatrique, Murs murs pose la question de la norme entre deux femmes à qui la société rwandaise – ou les règles tacites dont elle est fabriquée – a attribué une place, plus petite que celle que l’on donne aux hommes, plus silencieuse, plus endurante aussi.

Entre elles, il n’est pas question de qui a tort ou raison mais bien d’arriver à se reconnaître parfois dans l’autre…
de trouver un miroir en l’autre pour se voir telles qu’elles sont.

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« La radio des bonnes nouvelles », texte et m.e.s. Gerty Dambury

Les 5, 6 & 7 mars 2020 à 19h 30 au T.A.C.

Gerty Dambury met en scène « La radio des bonnes nouvelles », faisant revivre les voix de femmes militantes : Théroigne de Méricourt, Louise Michel, Angela Davis, Gerty Archimède.

Lire : La Radio des bonnes nouvelles » de Gerty Dambury

Il est 23h et il faut précéder les bonnes nouvelles. Les annoncer même si elles n’existent pas encore. Ou alors, rappeler celles qu’on a oubliées. Gerty Dambury met en scène La radio des bonnes nouvelles – pour faire revivre des femmes dont l’existence en soi, aura modifié le cours des choses, des femmes qui ont fait avancer leur société en ne faisant confiance qu’à leur pensée. Sur scène trois comédiennes rejouent les voix de Louise Michel, Théroigne de Méricourt ou Gerty Archimède. Une voix dit : Je propose une radio. Installons la radio. Gerty Dambury ne veut pas d’une histoire triste. Elle veut une histoire différente. Elle veut des voix qui occupent l’espace pour ne pas se le faire confisquer.

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Exposition « Lumières et Phares  » d’Hélène Jacob et théâtre avec « Femmes Combattantes, femmes influentes »

Guinguette de Saint-Pierre les 06, 07 et 08 mars 2020

Exposition « Lumières et Phares  » d’Hélène Jacob

Exposition « Lumières et Phares  » d’Hélène Jacob et représentations théâtrale de la pièce « Femmes combattantes, Femmes influentes » à la Guinguette de Saint-Pierre les 06, 07 et 08 mars 2020

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Hélène et JACOB et Marie ALBA ont mêlé leur univers, peinture et théâtre, dans un projet commun célébrant la femme.

Rencontre originale et entrelacement entre deux arts riches et complexes pour interpréter l’histoire d’une vingtaine de femmes singulières et uniques qui sont les témoins de plusieurs siècles de lutte et parfois de présence invisible.

Evènement exceptionnel né de la résolution passionnelle d’Hélène Jacob au service des femmes et de sa recherche de liberté par la peinture.

Lumières

Portraits de six femmes, de la révolution française à nos jours. Six portraits de femmes qui font écho et illustrent les textes écrits et mis en scène par Marie ALBA dans la pièce « Femmes combattantes, Femmes influentes ».

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La BnF et le CNRS lancent un site et un podcast sur la dimension sonore du théâtre

— par Guillemette de Préval —
Grâce à un méticuleux travail d’archives, la Bibliothèque nationale de France (BnF) et le Centre national de recherche scientifique (CNRS) viennent de lancer le site « entendre le théâtre » ainsi qu’une série de podcasts. Un passionnant voyage sonore à travers le XXe siècle

Au théâtre, on en prend plein les yeux. L’expression, en apparence naïve, révèle pourtant qu’on minimise souvent la dimension sonore de la scène dramatique. De ce constat est né, il y a une dizaine d’années, le projet d’un vaste programme de recherche sur l’acoustique au théâtre entre la BnF et le CNRS.

« Au théâtre, la dimension sonore est multiple, expose Joël Huthwohl, directeur du département des arts du spectacle de la BnF. On pense bien sûr à la voix des acteurs et chacune à son histoire. Elles varient en fonction des accents. Il y a les voix parlées, les voix chantées… Mais le théâtre, c’est aussi de la musique, des bruitages, le bruit des spectateurs, le bruit des pas sur la scène… Or, à tout cela, on ne fait pas beaucoup attention.

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Le festival OFF d’Avignon se met au vert


— Par Guillemette de Préval —
Pour des raisons écologiques et économiques, Pierre Beyfette, président du festival OFF d’Avignon, a annoncé mardi 12 février vouloir diminuer drastiquement le nombre d’affiches collées dans la ville. Une proposition accueillie favorablement chez les compagnies mais qui oblige à inventer d’autres façons de communiquer.
Chaque mois de juillet, Avignon se transforme en théâtre à ciel ouvert. En marge du Festival d’Avignon, le « In », le festival Off, réunit plus de 1 500 spectacles indépendants. Du jour au lendemain, les rues de la ville se tapissent de centaine de milliers d’affiches.

Pour répondre à ces dégradations écologiques, son président Pierre Beyfette a suggéré, mardi 12 février, de limiter drastiquement le nombre d’affiches en vue de la prochaine édition, qui se tiendra du 3 au 26 juillet. « L’affichage est interdit dans les villes. Mais à Avignon, en période de festival, la mairie édite un arrêté pour l’autoriser. On va demander à la mairie de ne plus l’éditer pour mettre fin à l’affichage sauvage », a indiqué à l’AFP Pierre Beyfette, dans la présentation du premier plan environnemental du « Off », étalé sur quatre ans.

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« Pourquoi interroger la race au théâtre ? »

— Par Sylvie Chalaye —

Sylvie Chalaye, anthropologue et historienne, codirectrice de l’Institut de recherche en études théâtrales de l’Université Paris III-Sorbonne Nouvelle (France) est spécialiste des arts du spectacle et des représentions du monde noir dans les sociétés occidentales. À l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage Race et théâtre. Un impensé politique (Actes Sud-Papiers, 15 janvier 2020), l’auteure interroge la persistance d’une distribution stéréotypée des rôles en fonction de la couleur de peau. Elle a également publié « Cirques, scènes et café-théâtre ou le mélange des genres (1850-1930) », in Exhibitions. L’invention du sauvage, Arles/Paris, Actes Sud/Musée du quai Branly, 2011, Culture(s) noire(s) en France : la scène et les images, Africultures, n°92-93, 2013 ainsi que Sexualités, identités et codirigécorps colonisés (CNRS Éditions, 2020)

Le monde du théâtre est loin d’être représentatif de la diversité chromatique de la société française. Alors que les médias, la publicité, la mode sont aujourd’hui soucieux de se faire le reflet de la diversité des consommateurs, le milieu théâtral tente d’expliquer ce manque par la rareté des personnages noirs au répertoire.

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« Vini wè mas pasé » : un éblouissement de couleurs

12, 13 & 14 février 2020 à 19h 30 au T.A.C.

Un feu d’artifice de couleurs, des costumes de toute beauté, un très beau jeu de lumières, pour illustrer une multitude de saynètes évoquant les Bèt à fé , “Médsen lopital”, Mariann lapofig, Les diablesses, les Mas lanmô et autres touloulous dans un spectacle qui à Fort-de-France manquait de rythme avec des enchaînements un peu lents et les approximations qui accompagnent très souvent les premières représentations. Il faut dire que la gestion sur scène d’une vingtaine de comédiens devant incarner 75 personnages et endosser 115 costumes n’est pas une mince affaire. De superbes masques défilent dans le silence de la beauté qui les éblouit et soulignent par leur simple présence l’inépuisable richesse inventive d’un peuple qui porte en sa chair ce moment de rires, de délires, de folies réparatrices. Tous les aspects du Carnaval sont évoqués, du plus délicieux mauvais goût au plus léger coup de griffe, pas un seul domaine de la vie antillaise n’échappe à la caricature, à la critique, sociale ou politique, à la dérision, pour que tout puisse continuer comme avant.

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« Femmes combattantes, femmes influentes » : avant tout des femmes debout!

— Par Roland Sabra —

Il en aura fallu du travail et de la passion à Marie Alba pour écrire et mettre et scène la lecture théâtralisée de « Femmes combattantes, Femmes influentes » présentée au public de Fort-de-France ce samedi 8 février 2020 dans l’écrin bleuté du Théâtre Aimé Césaire ( T.A.C.). C’est d’abord à un travail d’historiographe de l’histoire des femmes que s’est attelée l’autrice ( et non pas auteure, dont la prononciation évacue le féminin!). Quels rapports aux hommes, à la famille, à la société et dans leur existence propre en tant qu’individu ? Fallait-il se limiter à mettre en avant la spécificité du groupe social féminin ou pencher du coté de l’histoire du genre et par ce choix faire valoir les relations sociales entre les sexes ? Et puis ici, aux Antilles, terres d’esclavage, terres d’ un traumatisme unique en sa forme, sa violence et sa durée, et qui perdure et se transmet, qu’en est-il de la place des femmes dans le combat abolitionniste ? La dimension féministe bien réelle de ces luttes n’est-elle pas pour autant occultée par le combat d’émancipation de tout un peuple, tout genre confondu ?

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« Nickel », une création de Mathilde Delahaye

Des champignons poussent sur les ruines du capitalisme

Avec Nickel, Mathilde Delahaye pose son regard acéré sur le monde et interroge un avenir incertain entre décombres et rêves. Elle défend la quête d’un devenir sans haine et de liberté pour tous les êtres humains.

Dans les lumières qui ­déclinent, un jeune homme en blouson de cuir, micro en main, barbe nourrie, prend la parole au bord du plateau comme d’autres le font pour ­demander d’éteindre les mobiles. « Mesdames, messieurs, je suis la metteure en scène de ce spectacle, et je vais tenter de vous le raconter… » dit-il. Autrement expliqué, nous voici déjà ailleurs. Mathilde Delahaye, avec cette nouvelle création présentée au Théâtre Olympia de Tours, s’est attelée, en supplément à la mise en scène, à l’écriture du texte, avec Pauline Haudepin. Ensemble, elles convoquent une collection de personnages imprévus, tel l’étonnant barbu, ou une encore plus mystérieuse écrivaine russe ou soviétique, on ne sait plus bien, qui serait à l’origine de toute l’affaire.

Derrière un vaste tulle, le décor se dévoile lentement.

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« Désirada », de Maryse Condé, m.e.s. d’Antoine Herbez, avec Nathaly Coualy

— Par Roland Sabra —

Désirada a clos, le 1er février le Festival des Petites Formes de Fort-de-France après avoir été créé une semaine auparavant en Guadeloupe. Le roman dont est issu la pièce est publié en 1997, c’est donc 22 ans plus tard que son autrice, «  Prix Nobel Alternatif de littérature en 2018 » voit l’adaptation théâtrale qu’elle a réalisée elle-même, au début des années 2010, mise en scène pour la première fois avec la comédienne qu’elle a choisie et imposée. La romancière, tout le monde l’aura reconnue, est l’immense Maryse Condé. La comédienne s’appelle Nathaly Coualy. Ancien mannequin, reconvertie un temps en chroniqueuse et animatrice de télé- radio, avant de s’essayer au stand-up, au one-woman-show avec Pascal Légitimus en 2008, elle s’aventure pour la première fois sur les planches d’un théâtre en 2013 avec Antoine Herbez comme comédien, dans À l’Homme qui m’a donné envie.

C’est donc avec le texte théâtral de Maryse Condé sous le coude que Nathaly Coualy s’en est allée à la recherche d’un metteur-en-scène.

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« Les champignons de Paris­ », pour ne pas oublier…

 — par Janine Bailly —

“1960. La France lance son programme d’essais nucléaires militaires dans le Sahara. Six ans plus tard, elle le poursuit en Polynésie sur les atolls de Mururoa et Fangataufa / 193 tirs, atmosphériques puis souterrains, ont été réalisés sur ce petit bout de monde / Il faudra attendre 1996 pour voir leur arrêt définitif / Sous couvert de protéger la paix, la France s’est dotée d’une arme capable de détruire la Terre”. La réalité constituée de chiffres et de faits précis, très vite s’affichera sur l’écran en fond de plateau ; d’emblée le ton sera donné, il ne s’agira pas de polémiquer ni d’attiser de quelconques ressentiments, mais bien de faire connaître des faits, de dire sans fards et sans haine ce qui fut, et n’aurait pas dû être. Plus tard défilera sous nos yeux la liste des tirs, avec leurs noms —  étrangement poétiques — et leur puissance respective.

La Compagnie du Caméléon, qui pourrait se définir par une appartenance au théâtre citoyen, entend « inviter à l’échange et à l’éveil des consciences… », contribuer à « la libération de la parole et au travail de mémoire dans une recherche de justice et de vérité ».

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« Le retour du Roi Lion » :  un conte contemporain

— par Janine Bailly —

Après La forêt des illusions, voici au Festival des Petites Formes un autre spectacle en provenance de la Guyane, Le retour du Roi Lion, mis en scène par Ewline Guillaume. Une œuvre collective de la compagnie KS and CO, adaptée du roman de Joël Roy, Le Lion Réincarné paru à L’Harmattan en 2014, avec pour sous-titre « un conte contemporain, ce que dit le marronnage ». L’auteur, qui vit en Guyane, « s’intéresse à la culture des “Gens du fleuve”, les descendants des esclaves ayant choisi le marronnage plutôt que la soumission aux colons. Ses recherches l’amènent à écouter des témoignages… pour tenter de remonter le fil de la tradition orale… ». Par l’avant-propos, il nous dit quelle fut l’origine de ce roman, une histoire vraie que je résumerai brièvement. À Amsterdam, dans les années 1980, une femme d’origine surinamaise, victime de crises ressemblant à des possessions, fut prise en charge par la psychiatrie. L’ayant entendue, un Gambien originaire de Georgetown, déclara :« Mais ce que la dame hurle, on appelle ça des djats », cris que les Anciens utilisaient au temps des dynasties mandingues, en Afrique Occidentale, pour chasser les lions.

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