Théâtre

« Désirada » Création de la Compagnie Ah !

Samedi 1er février 20h – salle Frantz Fanon

L’histoire se passe à Boston. Secrets et mensonges, est-ce le seul héritage que sa grand-mère Nina et sa mère Reynalda, vont léguer à Marie-Noëlle, la narratrice ?
Enfant abandonnée, Marie-Noëlle grandit en Guadeloupe jusqu’au jour où sa mère la fait venir en France. Mère inconnue, terre inconnue.
A Savigny le Cher, elle vit dans une cité sans jamais trouver sa place dans la famille qu’a constituée sa mère. D’autre part, elle est hantée par le secret de sa naissance.
Qui est son père ? Est-elle l’enfant d’un viol ou de l’amour ?
Les aveux de Nina sa grand-mère et de Reynalda sur ce sujet sont contradictoires.
Quelle est donc la vérité ?
Le récit repose sur l’image de trois générations de femmes exprimant, chacune à leur manière, des questions universelles : d’où viennent-elles, où vont-elles, comment vivront-elles leur vie ? à travers ces destins singuliers, c’est une leçon de vie…

Texte : Maryse Condé
Adapté de son roman par l’auteure
Avec : Nathaly Coualy (Marie-Noëlle) et Igo Drané (l’Homme – Musicien)
Mise en scène : Antoine Herbez
Création musicale : Igo Drané
Lumières : Fouad Souaker
Scénographie : Charlotte Villermet
Costumes : Madeleine Lhopitallier
Photo visuel : Jean-Marie Marion

Production : Compagnie Ah !

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« Jaz », entre cris et murmures, entre aveux et secrets

— par Janine Bailly —

Toujours dans ce Festival des Petites Formes, à la salle Frantz Fanon (bien plus adéquate que le fameux chapiteau installé à Schœlcher), il nous a été donné de voir « JAZ », de Koffi Kwahulé, dans la mise en scène de Ayouba Ali et l’interprétation originale d’Astrid Bayiha et Swala Emati. Une pièce déjà découverte avec bonheur à Fort-de-France en 2017 au Théâtre Aimé Césaire, dans le travail abouti de Jandira Bauer et Jann Beaudry.

Dans cette nouvelle version de « Jaz », il y a — et cela tient à mes préférences personnelles en matière de théâtre et non à la qualité intrinsèque du spectacle — il y a trop de tout, ou trop peu. Trop d’espace, que les deux comédiennes ne peuvent en dépit de leurs déplacements s’approprier, le plateau ne portant par ailleurs pour tout élément de décor qu’une cuvette de toilettes maculée. Trop de vélocité dans la diction, et les finales des phrases ne me permettent pas de bien saisir tout ce qui est dit.

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« Les champignons de Paris », par Cie du Caméléon

Vendredi 31 janvier 19h – Tropiques-Atrium — salle mobile (Schoelcher)

Entre 1966 et 1996, 193 tirs atmosphériques puis souterrains ont été réalisés à Moruroa et Fangataufa.
Ces essais nucléaires ont marqué durablement l’histoire de la Polynésie française. Les bouleversements politiques, économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires engendrés par l’installation du Centre d’Expérimentation du Pacifique ont façonné une nouvelle réalité polynésienne contemporaine.
Revenir sur cette période de notre histoire souvent sujette à controverse, c’est permettre à tous de mieux comprendre l’enchaînement des causes et des effets, sans volonté de juger, mais avec la farouche détermination de mettre à disposition du spectateur les traits saillants de cette aventure.
Trois comédiens relayent la parole des témoins en restituant des actes et non simplement des récits de souvenirs anciens…

Une réussite à la fois émouvante et édifiante – FranceTV

Auteure : Emilie Génaedig
Metteur en scène : François Bourcier
Avec : Guillaume Gay, Tepa Teuru & Tuarii Tracqui
Lumières : Jean-Yves Perruchon

Production : Cie du Caméléon

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« Le Dernier jour d’un condamné », de Victor Hugo

— Par Janine Bailly —  

La lumière est crue, blanche, parfois bleue mais plus rarement. Rouge quand est évoquée la séquence attendue de la guillotine, suggérée par le bruit métallique du couperet qui descend sur son rail, et par le mouvement qui jette au sol le comédien avant que ne se fasse le noir. La lumière est dure, agressive, elle s’oppose à l’idée d’un cachot humide et sombre, qui apitoie lorsque l’on pense aux geôles d’antan. Car ce n’est pas par l’émotion que Victor Hugo entend mener principalement ce réquisitoire contre la peine de mort, mais bien en faisant appel à notre faculté de raisonnement. Le texte est d’abord un plaidoyer, à jouer de façon à ce que les mots fassent en nous leur chemin de réflexion, ces mots d’une langue parfaite et acérée qui viennent sous la plume courroucée de l’auteur. Celui-ci, qui dans la préface ajoutée en 1832 met en avant la « fonction politique et morale de son roman », ne déclarait-il pas en effet : « Le Dernier jour d’un condamné n’est autre chose qu’un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l’abolition de la peine de mort » ?

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Au théâtre Aimé Césaire : Femmes combattantes, Femmes influentes

Le 8 février 2020, à 19h30, au Théâtre Aimé Césaire de Fort-de-France

— par Marie Alba —

« Femmes combattantes, Femmes influentes » est un spectacle présenté par « Les BUV’ART », une troupe composée d’une dizaine de comédiennes et comédiens qui chaque année se retrouvent dans un esprit de convivialité et de partage, pour mettre en scène une ou plusieurs pièces de théâtre. Cette troupe fait partie de l’association loi 1901 « L’Art Gonds Tout », présidée par Fabrice Gérardin, domiciliée à Case-Pilote, et dont l’objet est la promotion des arts et de la culture sous toutes ses formes, mais aussi la création de lien social par le biais des rencontres, des échanges et du partage.

Partant de l’adage chinois selon lequel « les femmes portent sur leurs épaules la moitié du ciel et elles doivent le conquérir », Marie Alba a imaginé le spectacle après avoir fait des recherches sur les Figures de Femmes dans l’histoire. Parce que leur combat l’a particulièrement interpellée, elle a sélectionné six d’entre elles, et les faisant parler à la première personne, a écrit leur vie de combattantes.

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« La forêt des illusions » : faisons un rêve !

— par Janine Bailly —

Il fallait, pour entrer dans « La forêt des illusions » laisser au seuil du chapiteau les certitudes de l’âge adulte, se défaire des règles que la raison impose et retrouver, à défaut de son âme d’enfant, sa capacité à croire et à s’émerveiller. Accepter de faire le voyage dans le monde des Esprits, descendre avec l’auteur et metteur en scène Grégory Alexander « dans le tréfonds de l’imaginaire guyanais », se laisser guider par deux acteurs merveilleux au cœur de la verte forêt hantée de mythes et de légendes : c’est à cela que nous conviait la Compagnie des Cueilleurs de Brume, venue de Cayenne, et ce nom seul déjà invite au rêve !

L’histoire, inspirée des mythes créoles et amérindiens, a tous les aspects du conte traditionnel, du conte qui fait peur, du conte qui étonne et émerveille. Elle nous dit le chemin d’apprentissage du garçon, joué avec ce qu’il faut de candeur par Devano Bathooe, quand il s’enfonce au cœur de la forêt profonde et sombre, ce domaine de Massala où a disparu sa grand-mère.

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« Le dernier jour d’un condamné », d’après l’oeuvre éponyme de Victor Hugo

Les 23, 24, 25 janvier 2020 à 19h 30 au T.A.C.

— Dossier de presse —
La pièce est extraite du Roman de Victor Hugo écrit en 1829.
Elle se focalise sur l’indignation d’un condamné à mort qui croupit dans sa cellule avec l’espoir d’une grâce. Le talentueux comédien William Mesguich interprète avec brio le rôle du condamné.
Ce « seul en scène » hugolien extrêmement poignant est accueilli au Théâtre Aimé Césaire !
La prestation de William Mesguich est éclatante, le comédien dans une interprétation bouleversante estentièrement au service de l’auteur et du texte.
La scénographie nous montre une prison moderne imaginée par le metteur en scène François Bourcier, d’un blanc immaculé avec ses grilles rouges comme la braise.
1h10 de sensibilité, de révolte, de passion et de générosité dans une incroyable performance qui nous amène à nous interroger sur un sujet encore d’actualité : la peine de mort.
d’après l’oeuvre éponyme de Victor Hugo
Le dernier jour d’un condamné Janvier

Adaptation David LESNE
Mise en scène François BOURCIER
Avec William MESGUICH
Lumières et vidéo Romain GRENIER
Production Théâtre de l’Étreinte
Serge PAUMIER Production

Note d’intention
D’un seul coup, le spectateur se trouve propulsé dans la tête du condamné et voit par ses yeux.

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« Le collier d’Hélène », généreuse ouverture au Festival des Petites Formes

— par Janine Bailly —

Dramaturge québécoise, Carole Fréchette a imaginé « Le collier d’Hélène » en mai 2000, à la suite d’un séjour d’un mois au Liban où elle résidait dans le cadre du projet « Écrits nomades », en compagnie de huit autres auteurs issus de la francophonie. Dans une interview, elle dit y avoir perdu un collier, que cela lui a donné l’idée de la pièce, que par le théâtre elle « prend la parole pour interpeller les contemporains ».

Interpellés, nous le sommes d’emblée par la scénographie qu’adopte Lucette Salibur pour cette nouvelle mise en scène à la salle Frantz Fanon de Tropiques Atrium — après celles de 2007, de 2009 dans ce même  lieu et au festival d’Avignon, de 2017 à nouveau à l’A’Zwel. Ici, quelques blocs gris épars sur le plateau, bientôt reliés par des rubans de chantier rouges et blancs, qui se croiseront et qui entremêlés en tous sens par le contremaître évoqueront le labyrinthe d’une ville à reconstruire, défigurée par la guerre, mais tout autant l’esprit d’Hélène dont la confusion se marque par des interrogations, des hésitations en points de suspension, des affirmations d’ignorance — « Pourquoi j’ai fait ça, je ne sais pas, c’était plus fort que moi » —, ou des cris de colère et de plainte.

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« Dans les cordes », texte et m.e.s. de Pauline Ribat

Pauline ibat, autrice et metteuse-en-scène, formée au CNSAD, présente son second texte Dans les cordes prochainement. Avant cela elle a écrit et mis en scène Depuis l’aube (ode aux clitoris), un titre provocateur, pour un spectacle aussi salutaire que réjouissant. 

Pauline Ribat aborde les sujets frontalement, tant dans l’écriture que dans le jeu qu’elle convoque chez les acteurs. Elle manie la banale (et cruelle) grossièreté du quotidien avec courage et humour…sans pour autant céder à la vulgarité.  Dans les cordes a émergé d’un constat : Aujourd’hui, une personne sur quatre est inscrite sur un site de rencontre. Là, on peut choisir l’âge, le sexe, la taille, la couleur de peau, de cheveux… jusqu’au caractère, au film préféré ou même au revenu mensuel du partenaire idéal.  À l’inverse, on peut aussi choisir de dévoiler ce que l’on veut de soi. 
  Dans les cordes s’attache à décortiquer les mécanismes et les conséquences de « l’amour via le net » à travers l’histoire d’un couple – celui d’Alix et R.-, une femme et un homme d’une trentaine d’années. 

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Théâtre en pitt avec la Cie Track

Samedi 11 janvier 2020 à 19h – Pitt Colonnnette à Ducos

« Cyclones »

De et avec : Daniely Francisque et Gloriah Bonheur
Mise en scène : Patrice LeNamouric
Production : Compagnie T.R.A.C.K

Par une nuit de cyclone, une femme solitaire se barricade dans sa case délabrée, lorsqu’une jeune étrangère lui demande refuge…

Pluie forte. La radio annonce l’approche d’un cyclone.  Leyna s’affaire à barricader sa maison délabrée afin qu’elle résiste aux fortes rafales. Elle cloue des planches aux portes et aux fenêtres puis s’abrite sous une table, se préparant à une nuit tumultueuse, en serrant un verre d’alcool entre ses doigts fébriles.

Lire les critiques et la controverse  autour de la pièce sur Madinin’Art

On frappe à la porte. Leyna se redresse. Personne ne vient jamais chez elle. Elle a fermé sa porte au monde. On frappe en criant son nom. Elle se lève, arrache les clous et ouvre, armée d’une planche.
Une jeune étrangère grelotte devant elle, valise à la main, lui demandant refuge : Aline, 16 ans, qui déclare être sa soeur, photos de famille à l’appui.

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« Désintégration », texte : Ahmed Djouder, m.e.s. : Kheiredinne Lardjam

— Par Dominique Daeschler —

Ce texte coup de poing joué au festival d’Avignon 2019 et repris en tournée arrive à point nommé pour parler Algérie, colonialisme et « indépendances » entendues comme responsabilités sociétales et citoyennes.
Nourri de l’histoires familiale, Ahmed Djouder qui appartient à la génération des « nés en France », a cherché à retrouver sa part algérienne, à tout remettre en place, pour conjuguer le ici et là -bas sur un mode libératoire.
C’est à cette génération que Djouder donne d’abord la parole, montrant combien son éducation est pleine de référents de là-bas, combien le mode vie familial est différent. Il leur faut assembler les morceaux d’un puzzle. Ils sont comme des arbres qu’on planterait sans racines, confiés, avec la foi du charbonnier à la greffe ou au marcottage. Ils racontent leurs parents avec tendresse, humour et déchirement. Cette conscience d’une « identité flinguée » les conduit à analyser cette peur des désirs ancrée dans la culture des pères et à fustiger les tabous.
Comme logiquement appelée – et c’est talent de mise en scène d’en extraire le sens d’un parcours – surgit la génération qui a participé à la reconstruction de la France.

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Mort de Claude Régy : l’épure comme une grâce

Intégrité, sens du mot et du silence… les mises en scène de Claude Régy, mort le 26 décembre à 96 ans, en imposaient par leur rigueur parfois austère. Mais, longtemps après que le rideau était tombé, la force de sa vision du théâtre vous habitait profondément.

“Il est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, tranquillement, dans une maison de retraite médicalisée”, ont indiqué son compagnon Alexandre Barry et son attachée de presse Nathalie Gasser. Claude Régy était un homme de théâtre respecté qui jusqu’au bout de ses forces a continué à monter des spectacles. Le dernier, “Rêve et Folie” de Georg Trakl avait été programmé au Festival d’Automne 2018 à Nanterre. Claude Régy avait alors annoncé que c’était sa dernière mise en scène.

Lire aussi :Rêve et Folie : Claude Régy à l’apogée de son art  Par Roland Sabra —

Longtemps assistant d’André Barsacq au théâtre de l’Atelier, travaillant la plupart du temps en collaboration avec des dramaturges contemporains, il a amené sur scène des écritures aussi diverses que celles de Peter Handke, Marguerite Duras, Jon Fosse, Arne Lygre, Botho Strauss ou Leslie Kaplan ainsi que les traductions de la Bible par Henri Meschonnic.

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« Dunes », road trip musical et ensablé par la L’Autre Bord Cie

Jeudi 19 décembre 18h / Lundi 23 décembre 16h30 et 19h Tropiques Atrium

— Communiqué de presse —
L’Autre Bord Compagnie vous donne rendez-vous très prochaine-ment pour les toutes premières représentations de notre nouvelle créa-tion : DUNES, un spectacle original qui mêle théâtre, chant, danse et marionnette / un spectacle pour tous, petits et grands.

Tarif : 7€ avec un Ciné-Goûter
WEST SAND STORY / L’HISTOIRE
Gravillon n’a plus d’eau pour son arbre qui meurt de soif. Un nuage ap-paraît enfin à l’horizon, il décide de le suivre. Son nuage en ligne de mire, il traverse le désert puis l’océan…
Grande est sa surprise lorsqu’il se réveille au milieu de gâteaux bien gros, bien beaux, bien chauds. Qui est cette Maribelle, chanteuse de music-hall en cavale, qui se fait passer pour une pâtissière ambulante ? Quel est ce pays où il est interdit de chanter, de danser et de rêver ?
De cette rencontre inattendue naît alors un road-trip musical et ensablé à la recherche de nuages et de liberté.
LALA ISLAND / NOTE DU METTEUR EN SCÈNE
« Dunes est née de la volonté de se confronter à l’écriture de plateau et d’explorer le jeu entre une comédienne et une marionnette de table.

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 « Cendrillon », héroïne des temps modernes

— par Janine Bailly —

« Qu’est-ce que raconter une histoire ? » Si l’on en croit ce que dit Joël Pommerat, travailler sur les mythes est pour lui une façon de poursuivre cet apprentissage. Lui qui déjà a porté sur trois de nos contes traditionnels, Le petit Chaperon Rouge, Pinocchio et Cendrillon, son regard neuf et décapant, dit aussi vouloir contrairement à un certain courant du théâtre actuel « revenir au récit, quitte à le re-questionner de façon différente ». Le conte en effet, parce qu’il est de tous les temps, de tous les pays et de tous les âges, qu’il touche à ce qu’il y a en nous de plus secret, s’est toujours prêté à de multiples ré-écritures, à d’autres interprétations. Il répond à notre besoin d’écouter des histoires, d’inventer des histoires, et pourquoi pas, de « se raconter des histoires », comme le fait Cendrillon elle-même pour avoir mal compris les derniers mots prononcés par sa mère sur son lit de mort.

Dans le Cendrillon que Pommerat nous donne à entendre, ce mot « histoire » revient en leitmotiv, il ouvre et ferme le récit pris en charge par la conteuse, narratrice et personnage à la fois, incarnation de la mère absente auprès de « la très jeune fille » : « Je ne me rappelle plus si cette histoire est la mienne ou bien l’histoire de quelqu’un d’autre.

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« Alors on a déménagé » par la Cie Gingolph Gateau

Mardi 17 décembre 2019. Tropiques-Atrium

18h – Ciné Goûter – Case A Vent

18h30 – Salle Frantz Fanon

Théâtre d’objets

A partir de 6 ans
Voici une famille bizarre qui a la bougeotte et l’histoire d’une errance insolite… Une famille touchante à la poursuite d’un rêve, en quête de l’endroit idéal pour se poser, qui cherche son bonheur sous chaque feuille, en haut, en bas, sous la pluie ou nulle-part. A travers un univers plastique en mutation permanente, ce carnet de voyage contemporain passe par des lieux tantôt burlesques ou inattendus, mais aussi parfois tragiques. Sur un ton sensible et poétique, les espaces se succèdent, plus surprenants les uns que les autres. En cherchant partout le bonheur, on finit bien par le trouver ! Mais peut-être là où on ne l’attendait pas, loin de l’extraordinaire ou de l’extravagant.

Le spectacle
Des scènes comme des épisodes composent cette histoire : l’errance insolite et touchante d’une famille qui traverse des lieux d’habitation plus surprenants les uns que les autres. Les espaces se succèdent sur un ton à la fois léger et poétique comme autant de lieux de vie possibles.

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« Alors on a déménagé » de la Cie Gingolph Gateau

Mardi 17  décembre 2019 à 19h Tropiques-Atrium 

Cie Gingolph Gateau
Théâtre d’objets

A partir de 6 ans

Une famille qui a la bougeotte, une famille bizarre, une famille nomade. Une famille comme on peut en rêver, à la poursuite d’un rêve, du lieu idéal pour se poser, et qui cherche son bonheur sous chaque feuille, sous chaque climat, en haut, en bas, sous la pluie ou nulle-part. Les espaces s’entremêlent sur un ton poétique comme autant de lieux de vie possibles. Mais derrière ces apparences, on devine des souffrances, des manques, reflets d’une réalité plus tragique. Ce carnet de voyage contemporain joue sur l’illusion et la suggestion à travers un univers plastique en mutation permanente.

Scolaire
Le 17 à 9h30

D’après l’album écrit par Peter Stamm, illustré par Jutta Bauer, paru aux édition La joie de lire.
Adaptation, mise en scène, scénographie, objets marionnetiques : Gingolph Gateau
Avec : Catherine Bussière et Gingolph Gateau
Lumières et régie technique : Guillaume Cottret
Univers sonore: Dominique Maraquin
Création costumes : Jennifer Minard et Gingolph Gateau
Construction : Matthieu Gerlier, Jennifer Minard, Marie-Paule Gateau et Gingolph Gateau
Crédit photos : Philippe Rappeneau

Co-productions et Résidences :
L’Art Déco – Centre Culturel de Sainte-Savine, l’Espace Gérard Philipe – Saint-André-Les-Vergers, le
Théâtre de la Madeleine – scène conventionnée de Troyes.

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« La puce à l’oreille », le vaudeville de Feydeau m.e.s. par Lilo Baur

Jeudi 12 décembre 2019 à 19h. Madiana

Lilo Baur se saisit de « La Puce à l’oreille », pièce rocambolesque de Feydeau qui n’y a pas été montée depuis puce 1978. Elle rassemble tous les ingrédients qui ont fait la réputation du maître du vaudeville : situations burlesques et quiproquos enchâssés auxquels il ajoute le thème du sosie et un imparable stratagème pour faire disparaître les couples adultères.

« La Puce à l’oreille » signe en 1907 le retour triomphal de Feydeau au vaudeville. D’une construction redoutable assortie d’une incroyable fantaisie, c’est « un feu d’artifice allumé au-dessus d’une fourmilière » comme le souligne la critique de l’époque qui s’emballe également pour l’adresse avec laquelle y est renouvelé le thème du sosie.

L’objet principal de la confusion à venir est un colis ouvert « par mégarde » par l’épouse de M. Chandebise : des bretelles envoyées depuis l’hôtel du Minet-Galant. Piquée, Raymonde se persuade qu’elle est trompée. Elle fait appel à son amie Lucienne pour rédiger une missive donnant rendez-vous à son époux dans ce même hôtel.

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« Cendrillon », de Joël Pommerat, m.e.s. de Camille de La Guillonnière

Samedi14 octobre 2019 à 19h. Tropiques-Atrium

La pièce écrite et initialement mise en scène par Joël Pommerat, a été créée en octobre 2011 au Théâtre national de la Communauté française, en coproduction avec La Monnaie. Elle est présentée à Fort-de-France dans une mise en scène de Camille de La Guillonnière

Après Le Petit Chaperon rouge et Pinocchio, Pommerat a réécrit un nouveau conte qui aborde les questions douloureuses notamment du deuil et de l’émancipation. Ainsi, Cendrillon devient une pièce « sur la mort, la vie, le temps ».
Lire aussi sur Madinin’Art : Les confidences de Joël Pommerat
Résumé
Sandra est une jeune fille qui a beaucoup d’imagination, et à qui il arrive un grand malheur : sa mère tombe très malade. Tellement malade qu’elle parle « d’une voix faible, tellement faible qu’il faut sans arrêt la faire répéter. » Alors qu’elle va bientôt mourir, elle fait venir sa fille à son chevet pour lui parler une dernière fois. Sandra essaye donc d’être très attentive, et entend qu’elle ne doit jamais cesser de penser à sa mère plus de cinq minutes, sans quoi elle mourrait « en vrai ».

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« Le Roi des Plantes », de Régine Féline, adaptation & m.e.s. Valèr’Egouy

Les 4, 7 & 8 décembre 2019 à 16h au T.A.C.

Une pièce de théâtre tirée d’un conte de Régine Féline
Spectacle interactif sur l’environnement
Tout public à partir de l’âge de comprendre
La pièce
Agoulou, Antoinise et Man Amélina vivent en parfaite harmonie avec la nature et le Roi des Plantes, le Fromagé.
Le Pacte a trois règles : ne pas brûler la forêt, ne pas faire de gaspillage et replanter pour renouveler la nature.
Agoulou enfreint la première règle seul. Il est pardonné par le Fromagé.
Mais lorsque tout le Village enfreint la deuxième règle, Le Fromagé, en Roi des Plantes, prend la décision de ne plus pardonner.

Note d’intention :
Le conte est comme une clé qui ouvre les portes du Monde du réel, de l’imaginaire…. de la vie.
Après des années de pratique de la scène du spectacle vivant, l’idée est de confronter un conte qui peut être dit à d’autres techniques et notamment à celle du Théâtre.
Effectivement, je crois que nous, en Martinique, avons tout à gagner afin d’être à notre place en utilisant notre Patrimoine Immatériel – le Conte – pour nous exprimer sur la scène théâtrale.

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C’est bien Molière qui a écrit ses pièces, pas Corneille, tranche une étude linguistique

Depuis un siècle, certains pensent que Corneille aurait écrit les pièces de Molière. Une étude scientifique de leurs tics de langage tord le cou à cette idée.

C’est une polémique qui date de 100 ans : Corneille aurait-il écrit les pièces de Molière ? Invraisemblable, tranche une étude scientifique qui confirme la paternité des œuvres du plus célèbre des dramaturges français.

Lire aussi : « Molière est bien l’auteur de ses pièces »

Deux chercheurs du CNRS et de l’École nationale des chartes se sont basés sur l’analyse statistique réalisée par un algorithme de linguistique des habitudes d’écriture et des « tics de langage » pour prouver que Molière est bien l’auteur du Malade Imaginaire, de L’Avare et d’autres pièces mythiques.

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« Les Dimanches de Monsieur Dézert », un spectacle de Lionel Dray

— Par Michèle Bigot —

Comédie itinérante de Valence, novembre 2019

« Faute de soleil, sache murir dans la glace » (H. Michaux)

Voici un spectacle qui ne s’encombre pas de satisfaire au besoin de distraction, tout en étant parfaitement réjouissant et roboratif. Lionel Dray écrit le texte, met en scène et interprète ce spectacle, avec quelle maestria ! Aussi bien mime (avec un goût prononcé pour Buster Keaton) que comédien accompli et subtil écrivain. C’est une sorte d’exploit, qui réussit à entremêler la satire socio-philosophique, la méditation existentielle, la provocation dadaïste, sans jamais faiblir, nous laissant suspendus à ses gestes, à ses lèvres, dans un mélange d’allégresse et d’angoisse, un rire jaune que n’aurait pas désavoué Kafka. De quoi s’agit-il donc dans cet OVNI théâtral ?

C’est un spectacle librement inspiré d’un texte daté de 1914, écrit par un certain Jean de la Ville de Mirmont avant de mourir dans les tranchées. Voyez ce que cette guerre nous a volé : ce jeune homme de 27 ans écrit un texte sur « rien », juste l’histoire d’un modeste employé de bureau qui ambitionne de vivre pleinement ses dimanches.

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« Anquetil tout seul » : l’éternel premier

Au T.A.C., jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 Novembre 19h30

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

Roland Guenoun signe ici une pièce où l’on découvre un personnage singulier, à tous points de vue, unique en son genre pourrait-on dire où le sportif et l’homme ont un destin prométhéen semblable aux anciennes tragédies grecques par leur caractère inéluctable insondable.

L’homme était original en public comme en privé et s’amusait à cumuler avec excentricité les paradoxes de sa personnalité multiple, disant n’accepter que la discipline qu’il s’imposait à lui-même et nulle autre. Une vie privée qui défie tous les principes de la morale conventionnelle. Assurément il agaçait et énervait par son anticonformisme, sa manière d’être là où on ne l’attendait pas. Sa personnalité en dehors des clous, son affranchissement de toutes les règles y compris du sport et de la morale choquaient , à une époque où le conformisme faisait loi. Le comédien Matila Malliarakis avec énergie le sportif dur à la peine endurant, persévérant sous des dehors d’apparente facilité et d’aisance supérieure.

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Un procès fictif au théâtre pour sensibiliser aux violences conjugales

— Par Sandrine Blanchard —
Le temps d’une soirée, le Théâtre de la Michodière à Paris s’est transformé en cour d’assises pour juger un drame inspiré de plusieurs faits divers.
Lundi 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le Théâtre de la Michodière à Paris s’est transformé en cour d’assises. Devant une salle comble, comédiens et professionnels de la justice et de la police ont plongé le public dans l’intimité d’un drame conjugal.

Ce procès fictif, imaginé à l’initiative de la nouvelle association Lawyers for Women (L4W), n’est pas « la reconstitution d’une histoire vraie mais la somme de mille histoires entendues dans nos cabinets », explique Michelle Dayan, avocate au barreau de Paris et coprésidente de L4W. A partir de bribes de dossiers, d’indications et de témoignages livrés par des avocats ou lus dans la presse, Hannah Levin Seiderman a écrit et mis en scène une histoire au plus proche du réel.

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« Les Mille et une nuits », une création de Guillaume Vincent

— Par Michèle Bigot —

Très librement adaptée des Mille et une nuits

Quelle gageure ! Quelle audace ! Comment faire pour porter sur scène ce texte incroyable, aussi touffu que varié, un vrai défi au sens de la cohérence et au respect des règles de genre qui a fait les beaux jours de la tradition française ? Certes il s’agit d’un conte, donc issu d’une tradition orale, et partant il est fait pour être interprété devant un public. Mais comment créer des images dignes de l’imagination débridée du texte ? Il y fallait toute l’habileté de Guillaume Vincent, et tout son métier. Car ce n’est pas la première fois qu’il se mesure au merveilleux et à la fantaisie. Il a derrière lui l’adaptation des Métamorphose d’Ovide, la mise en scène du Songe d’une nuit d’été. Il est à l’aise avec ces textes pleins de magie, ces contes qui échappent à la pure rationalité, où la poésie nourrit le récit, quitte à lui faire franchir les limites du vraisemblable. Le voilà donc lancé dans l’entreprise sans état d’âme, apte à traiter ce mille-feuilles narratif, ce conte à tiroirs où l’on s’égare avec bonheur dans les méandres du labyrinthe.

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« Une des dernières soirées de carnaval », de Carlo Goldoni, m.e.s. de Clément Hervieu-Léger

— Par Michèle Bigot —

Texte français de Myriam Tanant et Jean-Claude Penchenat

Clément Hervieu-Léger s’empare d’un texte de Goldoni traduit et adapté pour donner sur la scène des Bouffes du Nord une réjouissante soirée de fin de carnaval. Avec un intérêt quasi documentaire pour ce texte de l’auteur vénitien qui marie la comédie italienne pleine d’alacrité, joyeuse et spirituelle à une réflexion quasi sociologique sur le devenir de la bourgeoisie vénitienne. Pour le spectateur français, il y a là quelque chose de surprenant, voire de sensiblement exotique : toute une société d’artisans fortunés, travaillant aux œuvres d’art qui ont fait la gloire de la sérénissime, occupés de dessins, de soieries, de tissage, de tapisserie, dans un raffinement qui n’a d’égal que leur joie de vivre. Ils ont le sens de l’honneur, le respect de la parole et du travail bien fait, de la réputation et de l’argent. Mais en arrière-fond se dessine toute une réflexion sur l’exil. Faut-il partir, exporter son savoir-faire, changer de perspective ou faut-il demeurer ? On sent là un écho des préoccupations de Goldoni lui-même, tenté de partir en France, tenté de réformer le théâtre italien à la lumière de la comédie française, plus grave, plus psychologique.

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