75 search results for "Victor Anicet"

« Opacité et Transparence », exposition de Victor Anicet

— Par Philippe Charvein —

« Opacité » et « Transparence ». Deux termes antinomiques, se retrouvant pourtant liés par la conjonction de coordination « et », comme si l’artiste plasticien voulait d’emblée signifier une réalité à ses yeux incontournable : ce dialogue permanent et fructueux entre ces deux aspects constituant l’œuvre, qu’elle soit artistique ou littéraire. L’opacité qui est à la fois celle du réel et celle ayant trait aux mystères de l’être humain. La transparence qui traduit aussi bien l’évidence de l’intelligence que l’intelligence du cœur. Deux aspects qui, selon l’optique de Victor Anicet, traduisent une même exigence de vérité ; une même volonté de « restituer » ce qui, non seulement le constitue en tant qu’être, en tant que Martiniquais, mais également ce qui constitue l’être même de son pays et lui insuffle aujourd’hui son désir d’exister.

Victor Anicet, à l’occasion de cette exposition qu’il intitule « Opacité » et « Transparence », nous invite précisément à questionner les réalisations qui se présentent à nos yeux et qui s’imposent à la fois dans leur valeur mémorielle, culturelle, historique et symbolique.<p>  Lire Plus

Marché d’art Fondation Clément 17.07.2026 | 06.09.2026

Un rendez-vous majeur pour l’art contemporain caribéen 

La Fondation Clément fait de nouveau de l’Habitation Clément l’un des hauts lieux de la création contemporaine dans la Caraïbe avec la cinquième édition de son Marché d’art. Jusqu’au 6 septembre, ce rendez-vous réunit 42 artistes venus de différents territoires caribéens et offre au public une occasion privilégiée de découvrir des œuvres originales tout en échangeant directement avec leurs créateurs.

Pensé comme un espace de rencontres autant que de diffusion artistique, ce marché permet aux amateurs, collectionneurs et simples curieux d’approcher la richesse de la scène régionale. Peintures, sculptures, dessins et techniques mixtes composent une exposition où se croisent des univers très différents, témoignant de la vitalité et de la diversité de la création caribéenne actuelle.

Parmi les artistes invités figurent des personnalités reconnues telles que Victor Anicet, Ernest Breleur, Christian Bertin, Hector Charpentier, Samuel Gelas, Marie Gauthier, Jean-Marc Hunt, Alain Joséphine, Ricardo Ozier-Lafontaine, Philippe Thomarel, Dora Vital ou encore Henri Guédon. Ils côtoient de nombreux autres créateurs confirmés et émergents, parmi lesquels Flavio Délice, Julie Bessard, Mickaël Caruge, Martine Porry, Karine Taïlamé, Prisca Toulon ou Raymond Médélice, illustrant la pluralité des expressions artistiques de la région.<p>  Lire Plus

Trois expositions plus une à la Fondation Clément

— Par Selim Lander —

Les Martiniquais et le visiteurs de passage ont le privilège cet été de découvrir trois expositions personnelles couplées au traditionnel Marché d’art qui propose aux amateurs deux œuvres d’artistes en général bien connus pour avoir déjà été exposés à plusieurs reprises à la Fondation ou ailleurs. Des œuvres le plus souvent récentes mais l’on peut découvrir des tableaux du début des années 1990 d’Ernest Breleur et d’Henri Guédon (décédé cette année 2026) et même de la fin des années 1980 pour Victor Anicet, le « patriarche » des artistes martiniquais. Avis aux amateurs ! Quant aux prix, il s’étagent entre 250 € et 25.000 € (un 2x2m de Hébert Édau), soit un écart de 1 à 100 ! .

Les expositions personnelles confrontent trois artistes ayant fait des choix esthétiques radicalement différents : la photo et plus précisément le portrait chez Joël Zobel, le fantastique chez Ronald Cyrille, l’abstrait chez Jocelyn Akwaba Matignon.

Joël Zobel descend sur terre

Walter Benjamin dans L’Oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique analysait la révolution artistique induite par les procédés de reproduction ad libitum des œuvres.<p>  Lire Plus

Exposition : « L’irréversible » jusqu’au 4 avril

— Par Philippe Charvein —

L’adjectif qualificatif « irréversible » désigne une réalité inéluctable ; une réalité dont la progression se poursuit jusqu’à son terme, sans que rien ni personne ne puisse la stopper.

Le plus souvent associé à la négativité, ce terme n’est pas sans évoquer la tragédie en arrière-plan.

L’exposition qu’il nous est donné de voir (en relation avec la revue « Recherches en Esthétiques », de Dominique BERTHET), envisage plutôt ce terme comme un substantif évoquant, au contraire, la poussée – irrécusable, inextinguible – d’un mouvement vital… mouvement par le biais duquel s’expriment – malgré tout – la vie, la nature, l’humanité… mouvement vital éminemment associé à l’espoir et à l’optimisme.

Quatorze artistes sont donc conviés – conviées à l’occasion de cette exposition collective : Victor ANICET, Michèle ARRETCHE, Christian BERTIN, Julie BESSARD, Manon CASAGRANDE, Chantal CHARRON, Bruno CREUZET, HABDAPHAI, Hugues HENRI, Hamideh HOSSEINI, Valérie JOHN, Robert MANSCOUR, Luz SEVERINO, Henri TAULIAUT.

Quatorze artistes qui déclinent donc « L’irréversible » dans ses aspects les plus divers : humain, géologique, cosmique, onirique, physique.<p>  Lire Plus

« L’Irréversible », une exposition au Créole Art Café

— Par Selim Lander —

À l’occasion de la parution du numéro 31 de la revue annuelle Recherches en Esthétique sur le thème de « L’irréversible », une exposition rassemble certains des artistes mis en honneur dans ce numéro plus quelques autres. Quatorze artistes en tout, la plupart déjà connus du public martiniquais, et une trentaine d’œuvres. Deux nouvelles venues : Manon Cassagrande qui utilise la photographie dans ses tableaux, et Hamideh Hosseini, venue d’Iran, dont la peinture exprime toute la dureté de la situation des Iraniens et particulièrement des Iraniennes dans leur pays, soit ici un buste de femme blessée, mutilée, l’œuvre la plus forte de cette exposition (« Une tulipe de sang », première photo).

Les visiteurs martiniquais auront plaisir de retrouver des artistes qui leur sont familiers : par ordre alphabétique Victor Anicet (trois céramiques dont un vase spectaculaire évoquant le cratère d’un volcan en feu), Michèle Arretche, Christian Bertin (une impressionnante sculpture anthropomorphe en matériaux composites de couleur noire), Julie Bessard (un tondo rotatif), Chantal Charron, Bruno Creuzet, père de Julien Creuzet qu’on ne présente plus (une installation énigmatique, évolutive de surcroît), Habdaphaï (trois peintures), Hugues Henry (deux photographies), Valérie John (deux petits livres comme calcinés à l’indigo, éléments d’une installation à venir), Robert Manscour (trois de ses sculptures en verre dont un grand « Stani » en pied), Luz Severino et Henri Tauliaut (deux masques).<p>  Lire Plus

Loumoulicou

Frè ek sè Karayib-la Semaine de clôture du premier cycle du projet An Ba Lanmè Martinique | 2 – 5 mars 2026

🌊 À propos d’An Ba Lanmè

Du 7 au 14 novembre 2025, l’île de Sainte-Lucie a accueilli une résidence artistique sans précédent : An Ba Lanmè (« sous la mer », en créole), initiative collaborative réunissant cinq organisations culturelles de la Martinique, de la Dominique et de Sainte-Lucie autour d’un thème fédérateur — la mer, espace commun et symbole des circulations culturelles dans la Caraïbe.

Après une première résidence en Dominique en août 2025, centrée sur le langage comme outil d’émancipation, le projet s’est poursuivi à Sainte-Lucie pour approfondir les échanges autour des savoirs traditionnels, de la pharmacopée caribéenne et du patrimoine immatériel.

Pendant une semaine, artistes et acteurs culturels ont exploré les liens entre création contemporaine, mémoire et nature, à travers :

    • des œuvres collectives,
    • des temps d’échange autour des pratiques médicinales et spirituelles caribéennes
      des ateliers gratuits pour les écoles et les communautés locales,

Un atelier de deux jours s’est tenu au Mount Kailash Rejuvenation Centre, haut lieu du bien-être et des soins à base de plantes à Sainte-Lucie.<p>  Lire Plus

Exposition : Mini Formats des Avents

Jusau’au 10 janvier | Cabinet médical des  Drs Jean-Laurent

— Par Philippe Charvein —

Rassemblées dans la pièce principale du Cabinet médical des Dr Charles JEAN-LAURENT et Dr Medhi JEAN-LAURENT, les œuvres qui constituent l’exposition : « Mini Formats des Avents » déclinent – à l’envi – leurs formes, leurs couleurs et leurs messages.

D’un point de vue symbolique, elles apportent douceur et bien-être aux femmes accueillies dans ce cabinet et qui souvent… « attendent » un heureux évènement…redoublant ainsi le travail des praticiens dont la tâche consiste précisément à veiller au bien-être physique et mental de leurs patientes au seuil d’un tournant existentiel et humain.

Notons la présence de petits textes poétiques qui viennent redoubler le « discours » pictural, démultipliant dans le même temps les possibilités de l’Art invitant l’humain à redécouvrir les siennes.

Dix artistes, en effet (Victor ANICET, Julie BESSARD, Nadia BURNER, Carole BUTTIN, Marie GAUTHIER, Karine JOSEPH-ROSE, HAMID, ISKIAS, Pierre MONTAGARD, Martine PORRY), nous proposent des réalisations diverses, relevant aussi bien du dessin, du collage, de la peinture que de la céramique.<p>  Lire Plus

Corps et Paroles : journée d’études de la revue MIBI

Afin d’introduire la revue MIBI 6 (Revue des Psychologues de la Caraïbe Francophone et Créolophone), cette journée d’études consistera à mettre à découvert l’importance du corps et de la parole. Que nous donne-t-il à voir, comment est-ce qu’il nous interroge ? Comment la parole vient-elle se substituer ou pas au corps ?
“Mon ultime prière : Ô mon corps, fais de moi toujours un homme qui interroge !”
Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs.
L’articulation corps et parole indique l’accès privilégié que l’on peut avoir à propos de son corps ou du corps de l’autre, par le truchement de la parole. Il ne s’agit donc pas simplement de termes mis côte à côte, mais d’envisager cette liaison à travers ce qui peut se dire du corps de nous autres qui présentons cette différence avec le monde animal par exemple, en tant que nous sommes déterminés par les constituants de notre culture.

En tenant compte de l’importance de la culture, du collectif, du conscient, et de l’inconscient, du médical et des nouvelles thérapeutiques ou apparitions de nouvelles pathologies, nous discuterons à partir de quatre axes, du corps et de la parole dans tous ses états.<p>  Lire Plus

Journée Nationale des Artistes

Samedi 13 & Dimanche 14 septembre Martinique

À l’occasion de la Journée nationale des artistes, plus de 1069 événements sont organisés partout en France. En Martinique, trois expositions collectives réunissant 14 artistes martiniquais et d’autres talents locaux sont à découvrir ce week-end.


EXPOSITIONS COLLECTIVES

Avec la participation de :
Victor Anicet, Mayana Beaupied, Carole Buttin, Yolande Gaspard, Hamid, Iskias, Karine Joseph-Rose, Marie Gauthier, Valérie HB, Pierre Montagard, Martine Porry, Eric Vincent, Dora Vital, Jérémie Priam.


Fort-de-France

1. Cabinet médical Dr Charles-Jean-Laurent
Immeuble La Perle – Étang Z’Abricot
Samedi 13 sept. | 10h – 16h
Dimanche 14 sept. | 10h – 12h

2. Magasin Charles Opticien
Immeuble Aqualina – Étang Z’Abricot
Samedi 13 sept. | 10h – 16h
Dimanche 14 sept. | 10h – 12h


Sainte-Luce

3. Magasin Atol Audition
1, rue Jean-Jaurès
Samedi 13 sept. | 10h – 16h
Dimanche 14 sept. | 10h – 12h


Contact : 0696 91 97 04
Organisé par : l’association Diversalité
✅ En partenariat avec : Maison des artistes, Association des maires et présidents d’intercommunalités<p>  Lire Plus

Hommage à Serge Châlons : une trace

— Par Christian Jean-Étienne (*) —

Serge Châlons, pédiatre, médecin de santé publique, d’une grande humilité, militant engagé, homme de combat, profondément humaniste et passionné par l’Être humain nous a quittés en mai 2024. Il laisse un grand vide.
Aussi, les quatre associations où il militait ont choisi de lui organiser un hommage durant tout le mois de juillet 2025 aux Archives Territoriales de Martinique pour rappeler son engagement humanitaire envers les enfants de la Caraïbe, sa lutte pour faire reconnaître l’esclavage crime contre l’humanité, son engagement en faveur des ouvriers agricoles et des personnes empoisonnées au chlordécone.

UNE EXPOSITION ET QUATRE CONFÉRENCES
Quatre conférences ont été proposées au public sur chacun de ses engagements, une exposition sur les Bateyes avec d’autres panneaux sur le Comité Devoir de Mémoire , les activités d’ESA-Caraïbes, l’orphelinat de Port-au-Prince, les actions réalisées à Thiotte dans le Sud-Est d’Haîti et la brochure scientifique pour comprendre les méfaits du chloredécone réalisée dans le cadre de Lyannaj pou dépoliyé Matinik.
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La Fondation Clément soutient l’exposition « Paris-Noir ».

Circulations artistiques et lutte anti-coloniales, 1950-2000

Centre Pompidou jusqu’au 30 juin 2025

L’exposition « Paris Noir » retrace la présence de 150 artistes africains, africains-américains et caribéens à Paris dans la seconde moitié du 20ᵉ siècle : de la création de la revue Présence Africaine en 1947 par Alioune Diop, autour du mouvement de la Négritude, qui est une librairie, une maison d’édition et un lieu de rassemblement pour les artistes et les intellectuels venus de ces différents mondes noirs, jusqu’à la création de la Revue Noire dans les années 1990. Cette exposition accompagne 50 ans de décolonisation à Paris, qui agit alors comme un laboratoire anticolonial panafricain et permet aux artistes de penser l’émancipation.

C’est une exposition qui permet à tous ces artistes de s’adosser à des luttes politiques, mais aussi de contribuer de manière décisive à la redéfinition des modernités et des postmodernités à Paris.

On a souvent raconté que les artistes quittaient Paris pour New York après la Seconde Guerre mondiale. Cette exposition nous montre une autre histoire qui vient en faitouvrir cette odyssée du Paris – Monde autour d’axes géographiques qui avaient été ignorés jusqu’à maintenant par l’institution.<p>  Lire Plus

« Ya Ax Thé », une rétrospective du groupe Fwomajé

— par Selim Lander —

Préambule : Lors d’une table-ronde qui s’est tenue le 4 décembre à Tropiques-Atrium en marge de l’exposition Fwomajé, les artistes présents se sont plaints de pas être suffisamment mis en lumière dans les médias. Si cela est en effet possible pour les chaînes de radio et de télévision, comme dans l’unique quotidien de l’île et les quelques magazines existants, on ne saurait adresser ce reproche à Madinin’art, sous la houlette de Roland Sabra, qui ne se contente pas d’annoncer les événements culturels mais publie régulièrement des comptes rendus, critiques s’il y a lieu, des spectacles vivants comme des expositions organisées ici ou là et qui ne demande pas mieux que de donner la parole aux artistes désireux de s’exprimer. En l’occurrence, Madinin’Art a déjà largement annoncé l’exposition Fwomajé en reproduisant plusieurs textes du catalogue dès le 3 octobre et, quelques semaines plus tard, par un texte soulignant combien cette manifestation était « incontournable », suivi de l’annonce des rencontres organisées à l’occasion.

Autre sujet d’étonnement pour qui assistait à cette rencontre : que l’extraordinaire travail de la Fondation Clément en faveur des artistes locaux (expositions collectives, personnelles, rétrospectives en tout genre qui font chaque fois l’objet d’une large publicité) n’ait pas été mentionné (en dehors d’une allusion sibylline à une lointaine exposition à « la Case à Léo »).<p>  Lire Plus

Fwomajé « Les fleurs du Ya Ax Thé » : Quarante ans d’art sous le fromager

Du 01 octobre au 28 décembre 2024 – Salles d’exposition de Tropiques Atrium
Fondé en 1984, le groupe Fwomajé effectue des recherches sur une esthétique caribéenne.
Fwomajé représente un moment fort dans l’histoire des arts plastiques en Martinique et au-delà.
A sa création Fwomajé se compose de : Victor Anicet, Ernest Breleur, François Charles-Edouard, Serge Goudin-Thébia, Yves Jean-François, Bertin Nivor, René Louise.
Cette exposition incontournable retrace 40 ans de création du groupe.

Les fleurs du Ya Ax Thé
Quarante ans d’art sous le Fwomajé
Les fleurs du Fromager volent, elles sont légères, aériennes, rien ne les arrête.
Elles portent en elles un noyau, une substance, la création, et la vie.
Partout dans le monde, elles propagent l’énergie et la puissance de la terre qui les a vues naître ; telles sont les œuvres des maîtres des arts qui ont marqué l’histoire
de la peinture et de la sculpture en Martinique : Le Groupe Fwomajé.
est une nécessité. Il n’était pas concevable que cet anniversaire passe sous silence, alors que le Groupe Fwomajé constitue un phare, un repère incontournable dans le monde des arts plastiques en Martinique, voire dans la Caraïbe.<p>  Lire Plus

ARTMADA : appel à artiste

Le collectif MadaPaint, en partenariat avec la Ville de Fort-de-France, le Campus Caribéen des Arts, le Lycée Polyvalent Victor Anicet, ainsi que les associations La Station Culturelle et Antithèse, lance un appel à artistes pour ARTMADA, un festival d’art urbain qui se tiendra du 5 au 15 décembre 2024.

Vous êtes artiste passionné⸱e ? Que vous soyez graffeur, danseur, musicien, slameur, photographe, ou tout autre discipline artistique, c’est l’occasion rêvée de partager votre art avec le public martiniquais ! Ce festival mettra à l’honneur l’art urbain sous toutes ses formes à travers des performances live, des ateliers créatifs et des temps d’échange avec le public.

Thème de cette première édition : L’identité caribéenne et l’afro-descendance. Nous recherchons des artistes dont le travail s’inscrit dans cette dynamique, pour enrichir la scène contemporaine urbaine de Fort-de-France.

Côté récompense :
– 2000€ pour la réalisation de fresques murales
– 800€ pour l’animation d’ateliers ou de temps d’échange

Les artistes sélectionné⸱e⸱s bénéficieront également d’un soutien logistique pour la production de leurs œuvres. Les cachets pour les performances live seront discutés individuellement avec chaque artiste ou collectif.<p>  Lire Plus

Roses d’Octobre : exposition artistique collective

À la MFME Martinique du 5 octobre au 11 novembre 2024

Voici le 3ième volet de l’évènement Féminin Pluriel.

Le premier volet, en avril-mai 2024 à Tropiques-Atrium à Fort de France, 15 artistes plasticiens questionnaient le « féminin ». Dans le deuxième volet, présenté au cabinet médical à Étang Z’Abricots de mai à novembre 2024, les artistes montrent dans l’exposition Généalogies leur réflexion sur le thème des transmissions familiales. Le troisième volet à la MFME (Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant), dans le cadre d’octobre rose, rassemble les oeuvres d’une quinzaine d’artistes sur le rapport de la femme à la santé dans une exposition intitulée Roses d’Octobre.

Depuis 1999, le programme régional Culture et Santé permet d’inscrire des projets artistiques et culturels au sein des établissements de santé dans les axes suivants : prévention, soins hospitaliers et ambulatoires, secteur médico-social. Le 1er juillet 2024 un avis gouvernemental est publié sur les collaborations à développer entre Culture et Santé, et Handicap et Dépendance. L’activité de pratique culturelle peut, en effet, avoir des effets positifs sur la santé à deux niveaux : comme prévention de certains problèmes de santé et comme traitement complémentaire dans la guérison de certaines maladies.<p>  Lire Plus

Les Fleurs du Ya Ax Thé – Quarante ans d’art sous le Fwomajé

30 septembre – 28 décembre 2024 – Tropiques Atrium Scène national

— Par Jean-Claude Duverger, Président du Conseil d’administration de Tropiques Atrium Scène nationale —

40 ans, de présence dans le paysage culturel martiniquais.
Merci au Groupe Fwomajé !
40 ans de présence efficiente, de volonté de concrétiser la nécessité de se regrouper.

Cinq hommes se sont réunis, pas dix, pas cent : « le plus petit canton de l’univers peut être l’expression de l’ensemble du monde ».
40 ans d’implication sans faille au service du médium culturel comme gage de réconciliation avec nous-même, une forme d’unification vers une démarche concertée de la valeur ajoutée martiniquaise, de ses atouts, de ses trésors dissimulés, de son esthétique singulière.

Et bien, je crois résolument, que c’est dans cette perspective partagée par toute une génération engagée, que naît le Groupe Fwomajé en 1984, avec l’idée prédominante de créer, sinon motiver une esthétique caribéenne, dont les soubassements seraient portés par cinq acolytes des arts visuels, autour de thématiques diverses : La réminiscence de l’art africain, la réflexion autour du vaudou (quimbois), définir un langage plastique autour de la langue créole et ses résurgences amérindiennes, faire rentrer l’objet amérindien au sein des maisons martiniquaises et autres.<p>  Lire Plus

Exposition Féminin pluriel Généalogies

— Par Philippe Charvein —

Les artistes conviés-conviées dans le cadre de cette exposition collective, expriment à travers leurs œuvres, qu’elles soient plastiques ou picturales, une vision du monde, pour ne pas dire une philosophie.

Cette exposition dont le titre est significatif : « Féminin pluriel Généalogies », se présente comme un éloge de la diversité, de la multiplicité qui serait à la source même du vivant. A quoi bon, en effet, semblent nous dire ces artistes, tout ramener à un principe unique, à un système hiérarchique, à une « genèse » réductrice ? Cette exposition est finalement l’occasion d’une célébration : célébration d’une humanité riche de tous ses particuliers ; de toutes ses histoires personnelles ayant contribué – contribuant encore – à un destin commun, une œuvre commune. Célébration d’une humanité saisie dans sa chair, dans sa multiplicité… une humanité destinée à s’enrichir de nouvelles éclosions.

« Généalogies » au pluriel, à cet égard ou la mise en évidence de toutes ces lignes qui se croisent et s’entrecroisent, s’imbriquant les unes aux autres, figurant ainsi une humanité multiple se régénérant en permanence… se construisant en permanence, avec, semble-t-il, le Féminin au centre de tout, comme une sorte de principe générateur et multiplicateur insufflant une vitalité particulière… et renouvelée.<p>  Lire Plus

Jean-Marc Hunt et le Marché d’art à la Fondation Clément

— Par Selim Lander

Negatalent, Jean-Marc Hunt

Avec, d’une part, la seconde exposition personnelle de Jean-Marc Hunt suivant celle de 2015 et, d’autre part, une nouvelle édition du Marché d’art, l’été de la Fondation Clément s’avère particulièrement riche.

L’exposition Jean-Marc Hunt compte pour sa part une soixantaine d’œuvres réparties en trois séries : Negropolitan Museum, Récits cosmogoniques (voir la première photo) et Jardins créoles poursuivies en parallèle par l’artiste, des toiles auxquelles s’ajoutent quelques sculptures. Les deux premières séries peuvent être qualifiées de néo-expressionnistes, la première avec ses silhouettes anthropomorphes esquissées, la deuxième avec les dessins et les messages inscrits en blanc sur des fonds colorés qui peut être même rapprochée de la figuration libre. On y reconnaît l’artiste engagé qui entend, de son propre aveu, « recenser les questionnements dus à la condition noire et antillaise ». Selon Pascal Blanchard, un historien de la mouvance décoloniale qui signe la préface, Hunt « interroge la notion d’afro-français et d’afro-descendant, il révèle les origines de la culture créole et n’a de cesse de bousculer le passé colonial dont les héritages sont toujours présents » (1).<p>  Lire Plus

« Festival Transandans », autour de la culture chrétienne

Du 2 au 13 juillet à Fort-de-France

Le Festival Transandans, 5e édition, à ne pas confondre avec  » Transcendance, le 53ème Festival Culturel de Fort-de-France (!),  débute aujourd’hui avec la visite de la cathédrale Saint-Louis. Les animations autour des arts et de la culture chrétienne en Martinique se poursuivront jusqu’au 14 juillet.

Lire aussi : Inauguration de la nouvelle cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France le 2 juillet 1895

Organisé par l’Association pour la promotion de l’art et de la culture chrétienne en Martinique (APACC-M), ce festival renaît après une longue pause, grâce à une multitude d’activités variées : expositions, concerts, tables rondes, ateliers de peinture, de vitrail, et un atelier original de création de crèches en calebasses ! Parmi les moments forts, une conférence intitulée « Art sacré et identité martiniquaise en dialogue », réunissant l’historienne Annick François-Augrin, Jean-Michel Monconthour, le curé de Saint-Christophe, l’artiste-restaurateur Jean-Pierre Sauzé et le plasticien Victor Anicet, créateur des vitraux de la cathédrale de Saint-Pierre.

Le Festival Transandans offre aux visiteurs l’opportunité de découvrir l’art et la culture chrétienne sous un nouveau jour.

Programme :<p>  Lire Plus

Généalogies, exposition d’arts plastiques

Du 25 mai au 27 août 2024 au cabinet médical Étang Z’Abricots

– Par Marie Gauthier, plasticienne, agrégée d’arts plastiques —

La généalogie est une recherche des origines et concerne l’histoire des proches ascendants et descendants, et des héritages. Les transmissions familiales constituent une histoire, qui influe la grande histoire et inversement.

L’arbre généalogique condense les récits des implantations, des migrations, dans l’espace, mais aussi dans le temps, les fluctuations des ascensions ou déchéances sociales des familles. La généalogie informe sur les activités des hommes et des femmes, leurs rapports, leurs habitudes, leurs rites, leurs modes de vie, leur manière d’éduquer, de se soigner, d’introduire ou d’exclure des membres.

Les transmissions orales organisent l’histoire des naissances et des décès, des parcours de chacun des membres des familles dans la société. Elles élaborent des mythologies familiales qui structurent et nourrissent les imaginaires, les manières de penser et les réalités du quotidien des groupes sociaux. Les généalogies des familles se croisent naturellement et affirment des relations d’appartenance et de différence qui enrichissent leurs échanges.

Les généalogies caribéennes sont marquées par la situation coloniale et postcoloniale.<p>  Lire Plus

« Féminin pluriel » : Exposition collective d’arts plastiques

Du 8 avril au 4 mai 2024 Salle Arsenec – Tropiques-Atrium
TROPIQUES ATRIUM accueille à la salle ARSENEC, du 8 avril au 4 mai 2024, une exposition d’une quinzaine d’artistes plasticiens, sur la question du féminin selon une approche plurielle, déployée dans leurs œuvres.
Les artistes Victor ANICET, Martine BAKER, Julie BESSARD, Nadia BURNER, Hector CHARPENTIER, Marie GAUTHIER, HAMID, ISKIAS, Raymond MEDELICE, Luis PANNIER, Martine PORRY, Hélène RAFFESTIN, Henri TAULIAUT et Annabel GUEREDRAT, Dora VITAL, rassemblés par la commissaire d’exposition Marie GAUTHIER, ont proposé des œuvres (en peinture, photographie, vidéo, céramique) qui expriment ce qu’il en est pour chacun du féminin.
Si le « féminin » adopte certaines qualités généralement attribuées aux femmes, il recouvre un sens plus large qui reste à définir. Le sens du mot « féminin » employé comme substantif, se conçoit au-delà de la binarité des genres, au-delà du clivage masculin/féminin et s’adresse aux hommes comme aux femmes dans leurs relations mutuelles et la construction des sociétés.
Cette exposition interroge donc le sens du féminin au travers des représentations, des expressions artistiques. <p>  Lire Plus

« Immanence : dans l’intensité de la vibration d’Aimé Césaire », de Michèle Charles-Nicolas

—-Par Fernand Tiburce Fortuné —

Cet article se veut davantage comme une présentation de l’artiste Michèle Charles-Nicolas (MC-N) de ses œuvres, de ses réflexions sur son esthétique, qu’une analyse complète, approfondie de ses productions plastiques elles-mêmes.

Au sein même du livre, Michèle Charles-Nicolas, des Critiques d’art de qualité, éminents spécialistes font ce travail de décryptage sur lequel je me suis appuyé.

« Le travail de critique littéraire est insuffisant, car il ne parvient pas
à percer tous les mystères d’une création poétique »

R.M RILKE

1 –La pensée créatrice de Michèle Charles-Nicolas

Il est toujours passionnant de découvrir une artiste, un livre d’art, des œuvres avec un mélange de crainte et de curiosité esthétique. Ce livre, parrainé par la Fondation Clément, offre à notre lecture critique, d’une part une appréciation de l’artiste sur son travail et ses motivations profondes, d’autre part une longue interview de l’artiste par Patrick Chamoiseau, enfin des jugements de qualité portés par des critiques d’art sur ses œuvres et son parcours. <p>  Lire Plus

« Le choc » : un nouveau numéro de Recherches en Esthétique

— Par Selim Lander —

Cette revue d’une qualité exceptionnelle autant par la qualité des auteurs qui enseignent, pour certains, dans les meilleures universités, que par le souci de la forme (format 21,3 x 29,8 cm, typographie soignée, papier glacé indispensable pour les nombreuses reproductions dans le texte en noir et blanc comme pour le cahier en couleur) publiera l’année prochaine son trentième numéro. Éditée à la Martinique sans interruption depuis 1995 à raison d’un numéro par an, toujours sous la houlette de son directeur-fondateur, le professeur Dominique Berthet, elle est organisée chaque fois autour d’un thème principal annoncé sur la couverture, tout en consacrant une part à la mise en lumière de quelques artistes caribéens et aux indispensables recensions.

Le choc chez le regardeur

Le thème du numéro 29 prolonge jusqu’à l’extrême celui du « (dé)plaisir » qui faisait l’objet du numéro 26. La sensation esthétique qui nous émeut jusqu’au tréfonds face à un œuvre (ou un paysage) va en effet bien au-delà du simple plaisir (si elle est positive) ou du déplaisir (si elle est négative). Il y a toutes sortes de chocs et ceux qui concernent l’art ne sont pas tous d’ordre esthétique.<p>  Lire Plus

Exposition Diversalité (3ème édition)

Jusqu’au 27 janvier 2024, du lundi au vendredi 8h/19h

— Par Philippe Charvein —

Dire le monde dans ses différents aspects, ses éléments les plus divers ; permettre l’expression de multiples approches dans l’appréciation d’un monde lui-même multiple, avec, peut-être pour ligne de mire, la quête d’une unité improbable : tel est le leitmotiv de cette exposition réunissant quatorze artistes. Quatorze artistes, de sensibilités différentes certes, mais qui se rejoignent dans une même volonté : mettre en évidence un monde au pluriel ; saisi dans son espace géographique et naturel, son patrimoine, son histoire, son évolution.

Un monde au pluriel, qui laisse affleurer les questions essentielles et urgentes que sont la préservation des ressources, la communication moderne, les interrogations sur nos origines. Un monde multiple enfin qui suscite nos propres réflexions s’agissant de la place qui est la nôtre, du rôle que nous y jouons pour un avenir et un devenir viables, sans oublier les régressions qui nous menacent. Autant de toiles et de réalisations artistiques diverses, mises en dialogue et en relation les unes avec les autres afin de mieux faire ressortir une vitalité à la fois commune et diverse.<p>  Lire Plus

Diversalité 2023

Du 18 novembre 2023 au 27 janvier 2024, du lundi au vendredi 8h/19h

— Par Marie Gauthier —

« Il nous faut prendre le temps de nous éparpiller dans la multitude dispersée des détails. »

Gilbert Lascault, Ecrits timides sur le visible, 1979 Paris

Dans l’exposition DIVERSALITE 2023, les artistes plasticiens ont été choisis parce qu’ils ont déjà exposé individuellement dans ce lieu. Cette exposition collective est une manière de nous remémorer leur engagement artistique dans la société martiniquaise.

Ainsi on retrouve les artistes exposants : Victor ANICET, Julie BESSARD, Carole BUTTIN, Claude CAUQUIL, Chantal CHARRON, Marie GAUTHIER, HAMID, ISKIAS, MAURE, Raymond MEDELICE, Pierre MONTAGARD (artiste invité), Martine PORRY, Henri TAULIAUT, Dora VITAL.

Ayant tous à voir avec la Martinique, soit qu’ils y sont nés, soit qu’ils y habitent depuis longtemps, ces artistes engagés dans leur pratique artistique expriment depuis le lieu Martinique, leur mode d’être au monde, l’ouverture à la rencontre et l’accueil des différences.

Justement, le titre DIVERSALITE est emprunté à Edouard GLISSANT, lui-même inspiré par le poète Victor SEGALEN dans son « Esthétique du Divers » (1908). Ce dernier nous engage à percevoir la diversité du monde, en détrônant tout mode comparatif et hiérarchique au profit du mode distinctif.<p>  Lire Plus