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Hommage à Paulette Nardal

Vendredi 24 octobre à 18h Hôtel L’Impératrice – 15 rue de la Liberté, Fort-de-France
Avec la chorale « Joie de Chanter » et l’autrice Léa Mormin-Chauvac
Entrée libre et gratuite

Paulette Nardal, une femme, un siècle, une vision universelle

Femme de lettres, journaliste, musicienne, traductrice et militante, Paulette Nardal (1896–1985) fut l’une des grandes pionnières de la pensée noire et féministe du XXᵉ siècle. Originaire de Fort-de-France, aînée d’une fratrie de sept sœurs aussi brillantes qu’indépendantes, elle fit partie des premières femmes noires admises à la Sorbonne dans les années 1920.

À Paris, avec ses sœurs Jane, Alice, Lucie, Andrée, Émilie et Cécile, elle fonde le salon littéraire de Clamart, un espace de rencontre et de réflexion où se croisent les grandes figures de la diaspora noire : Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon-Gontran Damas, René Maran, Marcus Garvey, Marian Anderson, et tant d’autres. De ces échanges naîtra ce qu’on appellera plus tard le mouvement de la Négritude.
Paulette Nardal, souvent désignée comme sa « mère spirituelle », revendiquait avec humilité :

« Nous avons ouvert la voie aux hommes.

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Les sœurs Nardal : pionnières de la Cause Noire

Léa Mormin-Chauvac Préface d’Alain Mabanckou

— Par Sabrina Solar —

Paulette, Émilie, Alice, Jane, Cécile, Lucie et Andrée Nardal : sept sœurs originaires de la Martinique, se sont distinguées par leur engagement littéraire et musical. Paulette et Jane, parmi les premières femmes noires admises à la Sorbonne dans les années 1920, ont fondé le « salon littéraire de Clamart ». Paulette a également co-fondé La Revue du monde noir, tandis que ses sœurs ont rédigé des articles engagés et universalistes.

Lire aussi : Les sœurs Nardal, A l’avant-garde de la cause noire — Par Dominique Daeschler

Un printemps éditorial historique

Léa Mormin-Chauvac, avec sa biographie publiée chez Autrement, éclaire l’importance historique des sœurs Nardal dans le mouvement de la négritude. Cette biographie est la première à leur être consacrée et offre une documentation minutieuse sur leur parcours. Les sœurs, élevées par leur père Paul Nardal pour être indépendantes, ont été des figures emblématiques de l’engagement féministe et antiraciste.

La publication simultanée de deux autres ouvrages par les éditions Ròt-Bò-Krik sur des thématiques similaires révèle un intérêt renouvelé pour ces figures historiques.

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Les sœurs Nardal, A l’avant-garde de la cause noire

 — Par Dominique Daeschler —

Fraîchement paru aux éditions Autrement, un long plaidoyer pour la reconnaissance du travail des Sœurs Nardal ( antiracisme, féminisme, élaboration d’une conscience noire…), écrit par la journaliste Léa Mormin-Chauvac dont on a pu récemment voir le documentaire qui leur est consacré (en collaboration avec MC Gambart) sur France Télévisions.

Les Nardal ? Sept sœurs, un clan, une tribu qui vit dans une famille cultivée ( père ingénieur, mère musicienne) hors d’une société de classes où les mulâtres et les francs-maçons tiennent le haut du pavé. Pour leurs congénères, les Nardal sont excentriques. Les sept filles voyagent, partent à Paris faire des études dans les années 20 (Sorbonne pour Paulette et Jane les plus connues) et ne tardent pas à tenir salon le dimanche dans leur appartement de Clamart. Un salon où le brassage des idées fait loi…

Cette appétence à discourir, cette capacité à assembler les sœurs Nardal les tiennent d’une éducation singulière pour l’époque où l’on mélange idées, théâtre, concerts( piano, orgue, violon, flûte) dans la grande maison de bois de la rue Schoelcher dont elles se partageront plus tard les étages.

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Ciné-Récital en hommage aux sœurs Nardal et à Christiane Eda-Pierre.

Vendredi 23 juin 18h30 Salle Frantz Fanon
1ère PARTIE (18h30) :
Récital piano & voix
Avec : la soprano Cécile Achille* et le pianiste concertiste Jeff Cohen.

Conçu pour accompagner la diffusion du documentaire Les Sœurs Nardal, les oubliées de la Négritude, ce programme pour soprano et piano propose de plonger dans la bande originale de la vie de Jane et Paulette Nardal, figures intellectuelles qui ont posé les jalons de la conscience noire.

*(petite nièce des sœurs Nardal et petite cousine de Christiane Eda-Pierre)

Cécile Achille – Soprano

Petite nièce des sœurs Nardal et cousine de la cantatrice Christiane Eda-Pierre, Cécile Achille, fait ses débuts en 2011 à l’Opéra-Comique dont elle devient membre de l’Académie en 2013. Elle mène une carrière internationale éclectique et a chanté sous la directions de grands chefs ou metteurs en scène tels que L. Sow, E. Haïm,Thieû Niang, M. Fau, G. Gallienne ou J. Deschamps.

Elle est passionnée par le répertoire mozartien et a été formée au sein de la Maîtrise Notre-Dame de Paris, puis au CNSMD de Paris. Elle est lauréate de plusieurs concours internationaux : prix de chant Maurice Ravel 2010, Marseille 2017, Benackova Competition 2018, Concours Bellini 2019.

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1936 – Quand René Maran et Paulette Nardal écrivaient les pages coloniales de « Je suis partout »

1936 – Quand René Maran et Paulette Nardal écrivaient les pages coloniales de Je suis partoutL’historien Dominique Chathuant, agrégé et chercheur associé au CERHiC  de l’Université de Reims, a publié récemment  « Nous qui ne cultivons pas le préjugé de race » Histoire(s) d’un siècle de doute sur le racisme en France. Il signale à Madinin’Art la parution sur le site Clio-Textes d’un texte de Réné Maran et d’un autre de Paulette Nardal  publiés dans la  revue collaborationniste « Je suis partout »et dont il fait une présentation en tant qu’historien.

On peut lire ces textes d’un autre point de vue : celui d’un reflet du « monde irrationnel et disjoint de la colonialité et de la postcolonialité. » ( Robert Young) ou celui d’une illustration de ce que Jeanne Wiltord décrit comme « Conséquences du traumatisme colonial  » autour d’une schize : identification imaginaire / identification symbolique. Le psychiatre Frantz Fanon ne semble peut-être pas y avoir échapper, comme pourrait le suggèrer la lecture de sa pièce de théâtre «  L’Oeil se noie » dans laquelle le personnage Ginette (Fanon ?) se trouve partagée entre deux figures identificatoires l’une nocturne, sombre, François et l’autre  solaire, apollinienne, Lucien.

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Hommage aux sœurs Nardal

Vendredi 13 mars 2020 de 8h 30 à 13h Hôtel de la CTM

Paulette (1896-1985), Jeanne, Andrée, Alice, Emilie, Lucie, Cécile
« Nous n’étions que des femmes. Nous avions ouvert la voie aux hommes »
Quand on parle de Négritude, on pense Césaire, Senghor, Damas.
Quand on parle de féminisme, on pense à l’UFM (Union des Femmes de Martinique), créée en 1944.
Quand on parle d’hygiène, de santé, d’actions en faveur de la famille, de la mère et de l’enfant, on pense au Front Populaire et au programme social du Conseil National de la Résistance aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale.
Les soeurs Nardal symbolisent aussi cette nouvelle conception du monde qui cherche à donner aux faibles, aux déshérités, aux opprimés une place dans la société. Elles ont marqué les mouvements intellectuels, littéraires, scientifiques, artistiques au sein des étudiants martiniquais dans le Paris de l’entre-deux-guerres, puis en Marti-nique au XXe siècle.
Au cours des années 1920-1930, les étudiants martiniquais à Paris s’ouvrent aux civilisations africaines et à leurs diasporas de la Caraïbe et du continent américain. C’est une conscience de race qui s’éveille.

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Au Cénacle de Fort-de-France, l’hommage à Paulette Nardal

— par Janine Bailly —

Par le film Les Figures de l’ombre, du réalisateur américain Theodore Melfi, nous découvrions sur nos écrans, en mars 2017, le destin extraordinaire de ces trois femmes noires qui, engagées comme mathématiciennes à la Nasa sur le programme Apollo, durent pour s’imposer affronter et vaincre tous les préjugés du temps, racisme, machisme, sexisme… Grâce à Gerty Dambury, nous retrouvions sur scène, au mois de mai, dans la pièce La radio des bonnes nouvelles, quelques autres femmes fortes dont on n’a pas toujours, en dépit du rôle qu’elles ont pu jouer dans l’évolution de nos sociétés, gardé un souvenir assez vivace. Et ce mardi de juillet, pour la deuxième soirée que nous offrait en bord de mer le Cénacle, c’est une grande figure martiniquaise que nous apprenions à découvrir, à redécouvrir ou à mieux connaître : Paulette Nardal était donc à l’honneur, fille de l’île qui tôt sut partir, s’arracher à sa vie foyalaise, au cocon familial, à la maison de la rue Schœlcher,  pour se confronter au reste du monde, en France, en Amérique aux Nations Unies alors naissantes, au Sénégal chez Senghor ami des Nardal, avant que de revenir chez elle, riche de ses expériences, se mettre au service des siens et de son pays.

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« Peindre à la Martinique », une exposition à la Fondation Clément

— Par Selim Lander —

Peindre à la Martinique, l’exposition qui vient de se substituer à celle consacrée à Christian Bertin – laquelle a dû laisser plus d’un visiteur dubitatif – est une nouvelle exposition patrimoniale, à l’instar de Aux origines de la Caraïbe, Taïnos et Kalinagos qui se poursuit jusqu’au 15 mars, et à nouveau en étroite collaboration avec le Musée du Quai Branly, héritier des fonds du Musée colonial. Elle devrait rallier tous les suffrages, ceux des nombreux visiteurs venus d’ailleurs et plus encore sans doute ceux des habitants actuels de la Martinique. On y découvre « la Perle des Antilles » à travers les yeux des peintres et des premiers photographes d’antan, ce qui permet de mesurer les transformations radicales qui se sont produites au fil du temps (et pas toujours pour le meilleur !). Ainsi, les planches d’un album de photos d’Eugène Cicéry, coloriées puis lithographiées, prises un peu avant 1860, représentent-elles certaines constructions de Fort-de-France qui existent toujours (la Fontaine Gueydon, l’ancien Palais de justice, …) mais situées dans un environnement qui n’est plus reconnaissable.

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L’éphéméride du 22 janvier

Léon-Gontran Damas décède à Washington le 22 janvier 1978

Léon-Gontran Damas (né le 28 mars 1912 à Cayenne, mort le 22 janvier 1978 à Washington, DC), est un poète, écrivain et homme politique français.

Il est cofondateur du mouvement de la négritude avec Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor dans les années 1940. Grand amateur de jazz, il publia en 1937 Pigments, recueil de poèmes préfacé par Robert Desnos où il se révolte avec violence contre une certaine éducation créole d’inspiration bourgeoise qu’il voit comme une acculturation imposée. Un de ses grands thèmes est la honte de l’assimilation. Engagé dans la politique, il fut député de Guyane.

Il fit à Paris des études de droit puis, à l’École des langues orientales, de russe, de japonais et de baoulé.

Biographie
Allée des Trois fleuves à Cayenne, dont le nom fait référence à Black-Label de Léon-Gontran Damas.

Léon-Gontran Damas est né à Cayenne, dernier des cinq enfants de Ernest Damas (1866-?), mulâtre européen-africain, et de Marie Aline (1878-1913), métisse amérindienne-africaine originaire de Martinique. Une sœur jumelle, Gabrielle, née quelques minutes avant lui, mourut en bas âge.

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« De l’OJAM à aujourd’hui, nos luttes dialoguent avec celles des peuples noirs »

La Martinique et le combat international pour Mumia Abu-Jamal

Gilbert Pago, historien et militant. Un entretien avec Rodolf Étienne

Historien, enseignant, militant infatigable des luttes anticoloniales et des droits humains, Gilbert Pago revient ici sur l’affaire Mumia Abu-Jamal et sur les liens profonds qu’elle entretient avec l’histoire politique de la Martinique. Cet entretien, réalisé dans le sillage de la grande marche de 146 kilomètres organisée en Pennsylvanie en soutien à Mumia Abu Jamal (28 novembre – 9 décembre 2025), met en perspective l’actualité brûlante de cette mobilisation internationale. À travers un regard ancré dans la mémoire des luttes noires, Gilbert Pago éclaire la manière dont la Martinique s’est mobilisée, dès les années 1990, aux côtés du journaliste américain condamné à mort puis à perpétuité.
Entre héritage de l’OJAM, solidarités de la diaspora afro-descendante et montée des forces réactionnaires, son analyse rappelle combien l’île reste connectée aux combats internationaux pour la justice.

Selon vous, en quoi l’affaire Mumia Abu-Jamal résonne-t-elle avec les grandes luttes politiques, sociales et anticoloniales qui ont marqué la Martinique au XXᵉ siècle ?

La lutte des Noirs aux États-Unis a toujours marqué l’opinion martiniquaise.

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L’OVIFEM – Observatoire Territorial des Violences Envers les Femmes de Martinique

Programme 2025 – Campagne d’Élimination des Violences Faites aux Femmes

Présentation :
L’Observatoire Territorial des Violences Envers les Femmes de Martinique (OVIFEM) a été inauguré le 25 novembre 2018. Il est porté par l’association ALEFPA, reconnue pour son action en faveur des victimes de violences et de la prévention de ces dernières.

L’OVIFEM est une structure partenariale composée d’un comité de pilotage réunissant plusieurs acteurs institutionnels :

  • La Justice
  • La Délégation Régionale aux Droits des Femmes
  • La Collectivité Territoriale
  • L’Éducation Nationale
  • La Caisse d’Allocations Familiales de Martinique (CAF)
  • La Police
  • La Gendarmerie

Mission et Objectifs :

L’Observatoire est situé au centre-ville de Fort-de-France, dans des locaux de 90 m², comprenant des salles de documentation et de réunion ainsi que des bureaux. Les locaux sont accessibles et ouverts au public du lundi au vendredi.

L’OVIFEM a pour objectif de lutter contre les violences envers les femmes, qui sont un phénomène particulièrement présent en Martinique. Ces violences ont un impact profond sur la santé, la vie sociale, familiale et professionnelle des femmes victimes.

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L’éphéméride du 5 novembre

Naissance, sur un bateau, entre Cayenne et Fort-de-France de René Maran, le 5 novembre 1887.

René Maran, né à Fort-de-France (Martinique), le 5 novembre 1887, mort à Paris 13e le 9 mai 1960, est un écrivain français, lauréat du prix Goncourt en 1921 pour son roman Batouala, dont la préface dénonce le colonialisme.
Biographie
René Maran est né le 5 novembre 1887 sur le bateau qui mène ses parents guyanais à la Martinique. Sa naissance est déclarée à Fort-de-France le 22 novembre 18871. Ses parents, partis au Gabon (où son père, Léon Herménégilde Maran, occupait un poste administratif colonial), le mettent en pension, dès l’âge de sept ans, au lycée de Talence puis au lycée Michel de Montaigne de Bordeaux. Il y rencontre Félix Éboué.

René Maran débute en littérature en 1909 dans la revue lilloise de Léon Bocquet : Le Beffroi. Il quitte Bordeaux en 1910, après des études de droit, et devient administrateur d’outre-mer en Oubangui-Chari en 1912. Il écrit des poèmes, puis son roman Batouala – Véritable roman nègre – qui décrit la vie d’un village africain du point de vue du chef éponyme–, encouragé en cela par son ami Philéas Lebesgue qu’il vient rencontrer à Beauvais dès 1915.

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Jacques Martial (1955–2025)

Comédien, metteur en scène et homme politique

Jacques Martial est décédé le mercredi 13 août 2025 à Paris, à l’âge de 69 ans, des suites d’une longue maladie. Né le 7 mai 1955 à Saint-Mandé, en région parisienne, il était d’origine guadeloupéenne. Il laisse derrière lui une carrière artistique et politique dense, marquée par un engagement constant en faveur de la culture et des Outre-mer.

Fils de militaire, il passe son enfance entre Madagascar, le Congo, la Guyane et la Guadeloupe. C’est en Guyane qu’il découvre le théâtre à l’adolescence, avant de poursuivre sa formation à Paris auprès de la comédienne Sarah Sanders. Il devient son assistant et enseigne ensuite le théâtre, tout en menant une carrière d’acteur et de metteur en scène.

Au théâtre, il interprète des auteurs classiques et contemporains — Racine, Shakespeare, Césaire, Koltès — et fonde en 2000 la Compagnie de la Comédie Noire. En 2003, il crée un seul-en-scène autour du Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire, qu’il jouera dans plusieurs régions du monde, notamment aux Antilles, en Australie, à New York et à Paris.

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L’éphéméride du 26 juin

Naissance à Basse-Pointe d’Aimé Césaire le 26 juin 1923

Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France (Martinique), est un écrivain et homme politique français, à la fois poète, dramaturge, essayiste, et biographe.

Fondateur et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude — avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas —, anticolonialiste résolu, il mène en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique et maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à 2001.

Biographie
Les jeunes années
Aimé David Césaire est né le 26 juin 1913 dans l’habitation Eyma. Il faisait partie d’une famille de sept enfants. Son père, Fernand Césaire, était administrateur, gérant d’une habitation à Basse-Pointe, puis après concours nommé au bureau des impôts comme contrôleur des contributions, et sa mère, Éléonore Hermine, était couturière. Son grand-père paternel, Fernand Césaire, après des études à l’école normale supérieure de Saint-Cloud5, fut professeur de lettres au lycée de Saint-Pierre et le premier instituteur noir en Martinique[réf. nécessaire] et sa grand-mère, mamie Nini du Lorrain contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire, aptitudes qu’elle enseigna très tôt à ses petits-enfants.

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Concerts d’aKapela en juin et juillet 2025

L’Ensemble vocal aKapela a été créé en 2018 en Martinique. Il regroupe une dizaine de chanteurs amateurs. Nos membres sont issus de tous horizons, personnels comme professionnels, de tous âges et de tous niveaux musical. Ce qui nous réunit : c’est le plaisir de fondre nos voix dans des polyphonies a cappella.

Une devise s’est naturellement imposée à nous : unis dans la diversité

Notre répertoire regroupe :

  • Des chants de la Renaissance
  • Des polyphonies de l’arc caribéen
  • Des airs du Monde

Nous avons aussi construit un répertoire de chants de Noël avec ces trois types de polyphonies.

Nous nous produisons sur les périodes de décembre pour les concerts de Noël et juin pour notre deuxième répertoire.

Depuis janvier 2024, aKapela est dirigé par David JEAN-BART, professeur certifié d’éducation musicale et de chant choral, formé en musicologie à l’Université Paris 8 et au Conservatoire Maurice Ravel. Egalement musicien, chanteur et arrangeur, il a précédemment dirigé plusieurs formations, dont le Chœur académique de Martinique, le Jeune Chœur de Martinique en collaboration avec Carib’Opera, et le groupe vocal X-FIVE. Il assure actuellement également la direction de la chorale Carib’Ensemble.

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Suzanne Césaire. Archéologie littéraire et artistique d’une mémoire empêchée d’Anny-Dominique Curtius.

— Par Sarha Fauré —

Suzanne Césaire, souvent éclipsée par la renommée de son mari Aimé Césaire, mérite pourtant une attention particulière pour la profondeur de sa pensée intellectuelle et esthétique. Née en 1915 en Martinique, elle fut une figure centrale du mouvement surréaliste antillais, tout en restant, durant de nombreuses années, une voix marginalisée dans le paysage littéraire. Son œuvre trouve une nouvelle reconnaissance grâce à l’ouvrage Suzanne Césaire. Archéologie littéraire et artistique d’une mémoire empêchée d’Anny-Dominique Curtius. À travers cette étude, Curtius éclaire une pensée radicale et originale qui, de 1941 à 1945, a interrogé les rapports de domination coloniale et proposé des alternatives esthétiques et théoriques avant-gardistes.

L’une des raisons pour lesquelles l’œuvre de Suzanne Césaire est restée dans l’ombre réside dans l’histoire de Tropiques, revue qu’elle cofonde en 1941 avec Aimé Césaire, René Ménil et Aristide Maugée. Bien que cette revue ait été un lieu majeur d’expression intellectuelle et artistique, sa diffusion restreinte et la censure qu’elle subit après 1943 ont contribué à l’effacement de la pensée de Suzanne Césaire. À cela s’ajoute le fait que son rôle a souvent été relégué à celui d’épouse d’Aimé Césaire, ce qui a occulté la force de ses propres idées.

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7ème Édition des Journées du Matrimoine en Martinique : Célébrons l’héritage des femmes

Du 6 au 28 septembre 2024

L’association Culture Égalité a le plaisir de vous informer de la septième édition de la célébration de son mois du Matrimoine qui se déroulera tout au long du mois de septembre.

Depuis 2015, ces journées sont consacrées à mettre en lumière l’héritage culturel et historique des femmes, souvent négligé ou occulté, et à rétablir leur place légitime dans le récit collectif.

Le Matrimoine, c’est bien plus qu’un concept : c’est un engagement à réhabiliter la contribution des femmes au développement social, politique, économique et culturel de notre société. Comme le souligne George Arnauld, co-fondatrice de Culture Égalité, « Le Matrimoine, c’est donner aux femmes la place qu’elles méritent dans l’histoire de l’humanité ». En parallèle des célébrations du patrimoine, l’association rappelle que l’héritage des femmes mérite une reconnaissance équivalente et qu’il appartient à tous de s’en emparer pour une société plus juste.

Cette année, trois événements majeurs rythmeront cette septième édition :

1. Conférence « Vivre et agir : trois femmes marquantes des sociétés coloniales et esclavagistes de la Caraïbe »
Le vendredi 6 septembre à 18h30, Jessica Pierre-Louis, docteure en histoire, animera une conférence à la salle des plénières de l’ancien siège du Conseil général à Fort-de-France.

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Frères Volcans

(À propos du livre Aimé Césaire, René Ménil, l’entretien infini, d’André Lucrèce – éd.Le Teneur).

— par Georges-Henri Lèotin —

Les jeunes générations arrivent toujours dans un monde bien vieux. Avec parfois l’illusion que l’Histoire commence avec elles. Le livre d’André Lucrèce, Césaire/Ménil, l’entretien infini, qui peut contribuer à dissiper cette illusion, se présente comme :

– l’histoire d’une amitié (amitié littéraire, et politique, malgré des divergences)

– une chronique de la résistance intellectuelle au nazisme et à la Collaboration à la Martinique, collaboration dont le tristement célèbre Amiral Robert était le représentant.

LES ARMES MIRACULEUSES

Les 2 citations placées en exergue du livre de Lucrèce donnent le ton. Elles évoquent l’importance et la force de la Poésie dans les sociétés humaines. Le poète n’est pas un doux rêveur marchand d’illusions. Un recueil important d’Aimé Césaire s’intitule « Les armes miraculeuses », indiquant la puissance de la poésie comme instrument pour changer le monde, autant, voire plus que les armées. A condition bien-sûr qu’il ne s’agisse pas de la poésie que nous avons appelée doudouiste, embellissement mensonger de la réalité qui perpétue les dominations en les masquant.

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Cérémonie d’ouverture des JO : retour sur la notion de « wokisme », tant critiquée

— Par Alexandre Frambéry-Iacobone(*) —

Le 26 juillet 2024, la France a été scrutée aux quatre coins du globe à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Après plusieurs mois de déchirements politiques, ces JO étaient attendus pour « réenthousiasmer et se réunir autour d’une France qui accueille le monde », selon Emmanuel Macron. Pourtant, ce grand moment de cohésion nationale a été, d’après des détracteurs, entaché par « l’idéologie woke » : des scènes présentées au cours de la cérémonie d’ouverture seraient des insultes à la nation, puisant leurs fondements dans les racines du « wokisme ».

Ci-contre le tableau « Festivités », présenté pendant la cérémonie d’ouverture, a mis en scène la DJ Barbara Butch et de célèbres drag-queens française, ainsi que le chanteur Philippe Katerine en Dionysos. Crédit : Capture d’écran FranceTv.

Utilisé diversement, parfois rapproché d’une autre expression, l’« islamo-gauchisme », le « wokisme » est devenu le grand méchant loup d’une frange de l’échiquier politique et de personnalités publiques.

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Colloque Caribbean Mundus : le programme

Les 23 et 24 mai 2024 sur le campus de Schœlcher
Les 25 mai 2024 au Domaine de la Pagerie des Trois-Ilets

Parce que le monde a déjà traversé de semblables marécages, nous traverserons cette nouvelle épreuve, nous atteindrons une autre rive où, au moins pour un temps, le même monde se fera plus juste, plus vigilant, plus fraternel. Non qu’il s’agisse d’un cycle, obéissant à une vision mécanique comme celle qui réédite les inépuisables frayeurs millénaristes d’invasions barbares et de grands remplacements. Il s’agit de la combativité de celles et ceux qui ne renoncent jamais à façonner la vie, à se charger du monde, à inventer l’avenir.

Nous habitons la Terre, Christiane Taubira.

Récemment renommée autour des grands axes de recherche portés par ses équipes (Pouvoir, Histoire, Environnement, Esclavage, Atlantique, Caraïbe), l’Unité Mixte de Recherche PHEEAC (UA, CNRS, UMR 8053) organise le symposium international Caribbean Mundus en collaboration avec le Centre de développement durable de l’Université de la Havane et de l’Université des West Indies. Cet évènement scientifique bénéficie des financements du programme de recherche et innovation de l’Union européenne H2020 Connected Worlds: The Caribbean, Origin of Modern World (ConnecCaribbean) par le biais de la convention Marie Sklodowska Curie Nº 823846.

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80 ans de droit de vote des femmes : Seule la lutte paye !

Le droit de vote, c’est un droit conquis par les femmes.
— Par Culture Égalité —

Les femmes martiniquaises se sont associées pendant 50 ans à la lutte mondiale pour le droit de vote des femmes.

Dès 1900, Irma Cécette, présidente de la société « l’Union des ouvrières à Saint-Pierre », se déclare féministe et obtient de l’imprimeur Portel la rédaction d’une brochure sur le féminisme et le droit de vote des femmes.  L’éruption de la Montagne Pelée empêcha la sortie de ce document.

En 1919, le député Joseph Lagrosillière inscrit le droit de vote des femmes dans son programme électoral.

En 1925, Camille Fitt-Duval, présidente de l’association des  » Dames de Tivoli « , exige le droit de vote pour les femmes.

En 1931, Claude Carbet, écrivaine et franc-maçonne, intervient fermement (quoiqu’en utilisant  des arguments qui choquent aujourd’hui) : « Pourquoi des ignorants, des ivrognes, des malades, des incapables sont-ils électeurs et éligibles, alors que tant de femmes distinguées sont systématiquement écartées ? »

En 1932, Paulette Nardal, journaliste et assistante parlementaire, membre de l’UFCV (Union Féminine Civique et Sociale), se mobilise pour le droit de vote des femmes.

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Pef o peyi / Le pef et Césaire

Du 2 au 8 décembre 2023

Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente”.
Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950.

“Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde”.
Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950.

Le Parlement des écrivaines francophones (Pef) a été fondé en 2017 par Faouzia Zouari, journaliste et écrivaine tunisienne, lors des « Voix d’Orléans ». Le Pef rassemble aujourd’hui 151 écrivaines, dans le but d’appréhender le monde avec la plume. Il partage la passion d’écrire et une langue : le français, mâtiné de plusieurs langages.

Du samedi 2 au vendredi 8 décembre, plusieurs représentantes du Parlement des écrivaines francophones (Pef) seront en Martinique, afin de présenter leurs ouvrages et d’aborder les écrits d’Aimé Césaire, qui font partie de leurs sources d’inspiration.

L’idée

7 auteures du parlement des écrivaines francophones issues de pays et de cultures différentes viennent en Martinique pour dire ce que les écrits d’Aimé Césaire, poésie, essais, théâtre ont réveillé chez elles et pour présenter leurs ouvrages.

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Genre, Négritude et Créolité en Caraïbe : « La parole des femmes »

— Par Myriam Moïse(*) —

Souvent laissée en marge de l’Histoire, les femmes caribéennes ont longtemps été dévalorisées, ignorées, ou effacées des discours hégémoniques et patriarcaux. Ce déni et cette incapacité à entendre les voix des femmes de la région ont été constamment dénoncés dans les travaux des théoriciennes et intellectuelles de la région. L’essai de Maryse Condé « La parole des femmes » publié en 1979 démontre l’urgence de l’époque s’agissant de faire entendre et réévaluer les voix de femmes dans la Caraïbe. En 1990, la théoricienne féministe trinidadienne Carole Boyce-Davies définit l’absence de voix féminine comme double : d’une part, l’absence de voix comme « absence historique du texte de la femme écrivain c’est à dire l’absence d’une position spécifiquement féminine sur des questions telles que l’esclavage, le colonialisme, la décolonisation, les droits des femmes et sur des questions sociales et culturelles plus directes », et d’autre part, l’absence de voix comme « le silence c’est-à-dire l’incapacité à exprimer une position ainsi que la construction de la femme comme silencieuse dans certains textes » (Out of the Kumbla).

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Hommage à Jacky Bernard (Fal Frett) et à Jacob Desvarieux (Kassav’)

Mercredi 8 novembre à 18h30 / Tropiques- Atrium

« Corossol » – Sortie de Résidence de Laurent Coq, de Ralph Lavital & 180 collégiens et lycéens de Martinique

Après Caramboles* (2020/21), Laurent Coq et Ralph Lavital conduisent un nouveau programme pédagogique dans les classes CHAM et Options musiques des collèges et lycées en Martinique. Pour ce projet Corossol, ils ont choisi de rendre hommage à deux grandes figures de la musique antillaise récemment disparues :  Jacky Bernard (Fal Frett) et Jacob Desvarieux (Kassav’).
Avec des arrangements spécifiquement élaborés pour rassembler des élèves de différentes classes et générations, le répertoire sera présenté sur la grande scène de Tropiques Atrium le mercredi 8 novembre 2023 avec 151 élèves sur les 180 ayant participé à ce projet.

Jacky Bernard : une légende de la musique martiniquaise

Jacky Bernard, aux côtés de Fal Frett et des frères Bernard, occupe une place inestimable dans le patrimoine musical de la Martinique. Sa contribution à la révolution de l’expression musicale, des compositions, du groov, et des interprétations est indéniable.

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L’ensemble vocal aKapela organise deux conférences publiques sur la polyphonie.

Le 30 octobre à 18h et le 3 novembre à 17h30 au lycée Paulette Nardal de Ducos

Spécialisé dans le chant a cappella, l’octuor aKapela accueille du 27 octobre au 3 novembre 2023 le ténor et chef de chœur M. Bruno Boterf, grand spécialiste de la musique de la renaissance (ou Musique Ancienne) pour un stage de perfectionnement dans l’interprétation de la Musique Ancienne.

A cette occasion, deux conférences musicales interactives publiques sont programmées :

  • Lundi 30 octobre 2023 à 18h

Thème : de la monodie à la polyphonie

Du chant grégorien au chant de la Renaissance, comment est née la polyphonie ? Découvrons l’histoire de cette musique

  • Vendredi 3 novembre 2023 à 17h30

Thème : Interpréter la musique de la Renaissance

Découvrons la construction et la pratique de la polyphonie vocale de la Renaissance

Ces conférences auront lieu : au lycée Paulette Nardal de Ducos

Elles sont gratuites en participation libre

La réservation est obligatoire auprès de Déborah : +596 696 07 66 13 (tel/sms/whatsapp)

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