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L’homosexualité dans le monde: de la peine de mort au mariage pour tous

Paris – L’homosexualité, dont Singapour a annoncé dimanche la dépénalisation prochaine, est encore réprimée, voire passible de mort, dans de nombreux pays, alors qu’elle est pleinement acceptée dans d’autres, une trentaine reconnaissant le mariage pour tous.

Selon le rapport publié en 2020 par l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes, les relations entre personnes de même sexe sont réprimées par la loi dans 69 pays sur 193, et passibles de la peine de mort dans 11 pays. 

Actuellement, le mariage gay est autorisé dans 32 pays. 

– Un crime en Afrique – 

Sur un continent où une trentaine de pays interdisent l’homosexualité, l’Afrique du Sud fait figure d’exception : le mariage gay y est légal depuis 2006. L’adoption, la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA) y sont aussi autorisées. 

Les relations entre personnes de même sexe sont passibles de la peine de mort au Soudan, en Somalie et en Mauritanie. Quelques pays les autorisent ou les ont dépénalisées (dont Cap-Vert, Gabon, Côte d’Ivoire, Mali, Mozambique, RDC, Angola, Madagascar, Rwanda, Seychelles et Botswana). 

– Répression au Moyen-Orient – 

Au Moyen-Orient, Israël se distingue en ayant légalisé l’adoption pour les couples homosexuels.

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« Mariage pour tous: Hollande nous a Barjoté.e.s »

— Par Alice Coffin membre du collectif féministe et lesbien Ouiouioui, co-présidente de l’AJL (Association des journalistes LGBT) —

lgbt_flagPour Alice Coffin, la machine à faire oublier comment et au prix de quels renoncements cette loi a été adoptée il y a trois ans est en route. Ne doit rester pour mai 2017 que l’image d’un chemin victorieux tracé par le gouvernement.

On fête ce samedi 23 avril les trois ans de l’adoption de la loi sur le mariage pour tous. Plus on s’éloigne de ce 23 avril 2013, plus François Hollande, les ministres et élu.e.s socialistes, les commentateurs et commentatrices de la vie politique semblent faire de cette mesure, faute d’en voir poindre d’autres, le texte emblématique du quinquennat. Celle que l’on va pouvoir brandir à l’heure des bilans pour dire «ça quand même, c’est la gauche!». La machine à faire oublier comment et au prix de quels renoncements cette loi a été adoptée est en route. Ne doit rester pour mai 2017 que l’image d’un chemin victorieux tracé par le gouvernement et les députés socialistes venus, dans leur grande générosité, accorder des droits aux gays, bi, lesbiennes et trans.

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Mariage pour tous: les trois-quarts des Français veulent le conserver

—Selon AFP —

mariage_pour_tousSelon un sondage Odoxa pour i<Télé publié samedi, 73 % des Français et 56 % des sympathisants UMP ne souhaitent pas que la droite supprime la loi sur le mariage pour tous en cas d’alternance. « Si la droite revenait au pouvoir en 2017, souhaiteriez-vous qu’elle supprime la loi sur le mariage pour tous ? » : 73 % des sondés (56 % à l’UMP) répondent « non », 26 % (44 % à l’UMP) « oui » et 1 % ne savent pas.

Pour huit sondés sur dix (81 %), « les questions économiques et sociales (le chômage, le pouvoir d’achat, les impôts) » doivent être « le sujet abordé en priorité pendant la campagne pour la présidence de l’UMP », contre 11 % qui privilégient « les questions d’insécurité et de lutte contre la délinquance », 4 % « les questions sociétales (les valeurs l’identité nationale, le mariage pour tous…) » et 3 % « les questions internationales » (1 % ne savent pas).

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Première Gay Pride depuis le «Mariage pour tous»

gay-pride-2013-paris  PARIS, SAMEDI 29 JUIN. Entre Montparnasse et Place de la Bastille, plusieurs dizaines de milliers de militants et sympathisants de la cause homosexuelle ont défilé à l’occasion de la Marche des fiertés, un mois jour pour jour après la célébration du premier mariage gay en France. AFP

La traditionnelle Gay Pride, ou Marche des fiertés, se déroule à Paris ce samedi, de Montparnasse à la Bastille. Une marche d’autant plus symbolique puisqu’elle a lieu cette année un mois jour pour jour après la célébration du premier mariage gay en France et que de nombreux couples homosexuels se sont déjà dits «oui» depuis.
Le mot d’ordre de l’édition 2013 est «Droits LGBT (Lesbian Gay Bi et Trans ndlr) : allons au bout de l’égalité». Les chars et participants qui défilent rassemblent quelque 73 organismes et associations, ainsi que le Conseil Régional Ile-de-France.

Cette manifestation, qui a également lieu dans beaucoup d’autres grandes villes du monde, prône la liberté et l’égalité pour toutes les orientations sexuelles et identités de genre : hétérosexuels, homosexuels, lesbiennes, bisexuels, transexuels. La première Gay Pride a eu lieu en Europe en 1972, à Münster, en Allemagne et la première Marche des fiertés en France remonterait à 1981.

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La loi sur « le mariage pour tous » a été intégralement validée par le Conseil constitutionnel.

homosexualites-300François Hollande, le président de la République, vient d’annoncer ce vendredi qu’il promulguera dès ce samedi la loi sur le mariage homosexuel. Des mariages pourront donc être célébrés dès la semaine prochaine.

«Le Conseil constitutionnel vient de valider la loi, j’en prends acte avec la satisfaction de constater que le processus commencé il y a plusieurs mois trouve son aboutissement», a déclaré François Hollande en déplacement à Caen, en notant qu’«il y a eu des controverses, trop de controverses».

«Je promulguerai demain la loi qui deviendra celle de la République», a conclu le président.

Les mesures d’applications sont prêtes assure la garde des Sceaux

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Mariage pour tous : la démocratie laïque à l’épreuve

— Par Nadia Chonville, doctorante en sociologie à l’UAG, pour TERRA NOVA Martinique —

Au niveau national, abstraction faite des divergences essentielles qui persistent entre les soutiens et les détracteurs du texte, tous les points de vue ont eu l’occasion de s’exprimer au sujet du mariage pour tous, preuve de la bonne santé de notre démocratie. Cela n’a pas été le cas en Martinique, où les organisations militantes sont entravées par l’homophobie.

DÉBAT SUR LE MARIAGE POUR TOUS : VARIATIONS RÉGIONALES

La Martinique est située dans l’une des régions du monde les plus homophobes. Ainsi, à Sainte-Lucie et à la Dominique, les deux îles voisines, les relations sexuelles entre personnes du même sexe demeurent purement et simplement interdites par la loi. En Martinique, l’homosexualité ne peut être pénalement sanctionnée, mais sa désapprobation sociale est tout à fait comparable à celle que l’on peut observer dans les îles voisines. Elle contraint les victimes d’agressions à ne pas porter plainte. Elle enferme les Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels (LGBT) dans une vie régie par la loi du silence : l’homophobie latente et active ne leur laisse le choix qu’entre la clandestinité et l’exil.

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Nestor-Azérot, Marie-Jeanne et Nilor votent contre le mariage pour tous

Face à ces votes rétrogrades d’élus martiniquais  seul Letchimy a voté pour.

La gauche n’a pas enregistré de nouvelle défection par rapport à février, avec même un changement «positif»: l’élu socialiste de Mayotte Ibrahim Aboubacar, qui s’était abstenu en première lecture, a cette fois-ci voté pour.

De nombreux députés ultramarins, qui avaient fait part de leurs réticences sur le texte, ont une nouvelle fois divergé de la majorité en rejetant la loi, aussi bien au sein du groupe socialiste (Patrick Lebreton et Gabrielle Louis-Carabin) que radical (Ary Chalus et Thierry Robert) ou communiste et apparentés (Bruno Nestor Azérot, Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor).

On compte aussi des défections du côté des chevènementistes (Jean-Luc Laurent et Marie-Françoise Bechtel, rattachés au groupe PS mais qui disposent de la liberté de vote, se sont abstenus) et d’une poignée d’élus socialistes métropolitains (Bernadette Laclais et Jérôme Lambert, dont l’opposition au texte était connue, ont voté contre, tandis que Jean-Philippe Mallé et Dominique Potier, le tombeur de Nadine Morano, se sont abstenus).

A signaler  que le groupe EELV est le seul à avoir unanimement voté en faveur du projet de loi, comme en première lecture

 

D’après http://www.slate.fr/france/71499/mariage-pour-tous-vote-definitif

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Le mirage du mariage pour tous

– Par Michel Herland –

La nouvelle loi française ouvrant le mariage aux homosexuels fait l’objet d’un affrontement passionné entre des anciens qui n’imaginent pas autre chose que le maintien d’une tradition, il est vrai solidement établie, suivant laquelle il ne saurait y avoir de mariage qu’entre un homme et une femme – et des modernes qui, mettant en avant l’idéal d’égalité, revendiquent pour les couples homosexuels le droit de se marier et d’avoir des enfants, tout comme les couples hétérosexuels.

Les anciens, cependant, s’appuient rarement sur la tradition de manière explicite ; ils mettent en avant plus volontiers l’intérêt des enfants. Ces derniers auraient absolument besoin d’un référent paternel et d’un référent maternel pour s’épanouir.

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Mariage pour tous : les antis et l’opposition se déchaînent

 

 

Deux jours après l’adoption au Sénat du projet de loi sur le mariage entre personne du même sexe et l’annonce par le gouvernement d’avancer au 17 avril le passage en deuxième lecture à l’Assemblée nationale du texte de loi, l’opposition dénonce un « passage en force » et parle de « coup d’État » l’accélération de son réexamen au Palais Bourbon, les opposants au mariage pour tous quant à eux durcissent leurs actions.

La décision du gouvernement de soumettre les articles restant en discussion dès mercredi prochain et non fin mai comme initialement prévu a provoqué la colère des opposants au mariage pour tous et de l’opposition. Le président de l’UMP Jean-François Copé a dénoncé « la volonté délibérée du gouvernement de passer en force au Parlement », tandis que le député UMP Hervé Mariton a évoqué un « coup d’État ». Le député UMP Philippe Gosselin a pour sa part mis en garde contre « une guerre civile ». Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a estimé vendredi que « le président de la République prend le risque d’une confrontation violente avec les Français »

La présidente du Parti démocrate-chrétien (PCD, associé à l’UMP) Christine Boutin a estimé samedi sur ITélé que François Hollande et Jean-Marc Ayrault seraient « responsables » des « débordements » qui pourraient survenir en cas de maintien du texte.

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Tous contre le mariage pour tous ?

Par Serge Larcher, sénateur

A l’heure où s’est engagé à l’Assemblée Nationale le débat relatif au projet de loi visant à instituer le mariage pour tous, il m’a semblé utile de faire quelques mises au point. Il s’agit de rappeler et d’expliquer ce que sont mes convictions et ce que sera ma position quant à ce sujet.
J’entends que la quasi-totalité des élus des outre-mer seraient opposés à ce texte. S’il est évident que les plus farouches opposants ne manquent jamais de se faire entendre, j’ai le sentiment que la majorité est bien silencieuse. Nombreux sont ceux qui en réalité ne prennent pas ou ne défendent pas leurs positions.
J’entends que ce silence serait une façon de ne pas se mettre « en porte-à-faux » avec un électorat très majoritairement opposé au mariage homosexuel. J’ignore s’il faut donner foi à cette explication. Dans le même temps, j’ignore également si une étude sérieuse a été conduite quant à l’état de l’opinion sur ce sujet dans les outremer, et singulièrement en Martinique. Pour ma part, non seulement je voterai ce texte, mais je m’efforcerai également de le défendre toutes les fois où l’occasion m’en sera donnée.

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Le mariage pour tous, une mesure de gauche

Par Olivier Ernest Jean-Marie

Après 10 jours de bataille parlementaire, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur le mariage pour tous. La position des députés et des maires martiniquais sur cette mesure sociétale interroge la classique division de l’échiquier politique entre droite et gauche.
Une majorité de maires de Martinique rejette l’idée du mariage homosexuel. 3 députés martiniquais sur 4 ont voté contre le texte défendu par Christiane Taubira.
Or, il est convenu que la Martinique est aujourd’hui une terre de gauche où François Hollande a recueilli plus de 68% des suffrages le 6 mai 2012.
Il est surprenant que des élus qui se qualifient d’« homme de gauche » ne soutiennent pas la mesure du mariage pour tous qui figurait pourtant dans le programme de François Hollande.
Ceux qui se bousculaient pour être à la table de François Hollande, ou aux premiers rangs du Grand Carbet le 15 janvier 2012 lors de l’escale martiniquaise du candidat socialiste n’ont pas gagné en crédibilité en se positionnant contre cette mesure majeure du quinquennat du président de la République.
Ni ceux qui, lors de la campagne des élections législatives de juin 2012, se présentaient sur les plateaux de télévision comme les plus grands supporters de François Hollande en brandissant à bout de bras son programme (Bruno Nestor Azerot) ou en affichant les photos démontrant leur proximité avec les leaders du parti socialiste français (Raymond Occolier).

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Serge Letchimy : « OUI au mariage pour tous »

Madame la Ministre, chère Christiane,

Parlementaire en mission, à propos de l’article 349 du Traité de Lisbonne, il ne m’a pas été pas possible de participer en personne aux débats concernant le mariage pour tous. Les champs de bataille ne sont jamais consécutifs et, par ces temps de crise, il nous faut très souvent faire des choix qui permettent de démultiplier nos avancées sur de larges amplitudes et de manière simultanée.

Néanmoins, il me paraissait indispensable d’expliciter mon vote et cela pour deux raisons.

La première, c’est de vous rendre hommage. Hommage à votre courage, à votre hauteur de vue. La seconde, c’est de rappeler cette coïncidence qui me semble hautement symbolique : celle qui aura porté si brillamment le projet de loi concernant la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité, est aujourd’hui la même qui se retrouve à batailler, avec tout autant de force et d’intensité, pour une transformation de nos états de conscience.

Chère Christiane, j’ai le sentiment que c’est le même combat.

Nous avons en commun ce que Césaire appelait une pression historique. Nous qui avons vécu la négation de notre humanité durant les temps esclavagistes.

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Les députés d’outre-mer boudent le mariage pour tous

Par Laure Equy

Enquête — A gauche, ils seront au moins six à ne pas voter le texte. Ils invoquent notamment «un modèle familial plus conservateur» et «des pratiques religieuses plus prégnantes».

«Ici, les gens sont un peu perdus, bousculés dans leurs repères par cette loi. Je dois soutenir ma population et relayer leurs doléances», justifie un député antillais qui raconte les électeurs défilant à sa permanence pour lui demander de ne pas approuver l’ouverture du mariage aux couples homosexuels. Ils sont plusieurs députés d’outre-mer à se rebiffer ainsi contre le projet de loi sur le mariage pour tous. Sur 27 élus à l’Assemblée nationale – dont 19 à gauche –, seule une petite dizaine compte voter le texte.

Les socialistes devraient largement suivre la consigne de vote du groupe à l’exception du Réunionnais Patrick Lebreton qui a écrit à Bruno Le Roux pour lui expliquer son intention de voter contre. Hélène Vainqueur-Christophe (Guadeloupe) hésite encore mais devrait finalement voter pour ou s’abstenir. En revanche, aucun des cinq députés du groupe GDR (gauche démocrate et républicaine, qui regroupe aussi les dix élus du Front de gauche) n’approuvera le projet de loi : Bruno Nestor Azerot, Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor en Martinique, Huguette Bello (La Réunion) et Gabriel Serville, successeur de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, en Guyane.

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Mariage pour tous : le combat perdu de l’Eglise

 

Par Danièle Hervieu-Léger

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Dans le débat sur le mariage pour tous, il n’est pas étonnant que l’Eglise catholique fasse entendre sa voix. Le soin qu’elle prend d’éviter toute référence à un interdit religieux l’est davantage. Pour récuser l’idée du mariage homosexuel, l’Eglise invoque en effet une « anthropologie » que son « expertise en humanité » lui donne titre à adresser à tous les hommes, et non à ses seuls fidèles. Le noyau de ce message universel est l’affirmation selon laquelle la famille conjugale – constituée d’un père (mâle), d’une mère (femelle) et des enfants qu’ils procréent ensemble – est la seule institution naturelle susceptible de fournir au lien entre conjoints, parents et enfants, les conditions de son accomplissement.

En dotant cette définition de la famille d’une validité « anthropologique » invariante, l’Eglise défend en réalité un modèle de la famille qu’elle a elle-même produit. Elle a commencé de mettre en forme ce modèle dès les premiers temps du christianisme, en combattant le modèle romain de la famille qui s’opposait au développement de ses entreprises spirituelles et matérielles, et en faisant du consentement des deux époux le fondement même du mariage.

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Mariage pour tous : la Gestation pour autrui ne doit pas être le bouc émissaire

  

Par Elisabeth Badinter, philosophe Irène Théry, sociologue, EHESS

Dans une tribune (Le Monde du 12 décembre), un groupe de personnes se réclamant du féminisme a pris le parti de diviser les couples homosexuels et de désigner des boucs émissaires en opposant gestation pour autrui (GPA) et procréation médicalement assistée (PMA). Selon elles, la GPA n’aurait rien à voir avec l’infertilité et serait au centre de la domination des hommes sur les femmes, des riches sur les pauvres, et son évocation serait responsable de la frilosité supposée du gouvernement à légaliser l’accès des couples de femmes à la PMA.

Pourquoi tant d’amalgames alors que nul ne demande que la légalisation de la GPA en France soit inscrite dans le projet de loi ? La GPA est une pratique reconnue comme partie intégrante de la PMA par l’Organisation mondiale de la santé. Elle mérite à l’avenir un débat informé et serein. Ce débat devra dénoncer avec force tous les cas où des femmes sans droits, poussées par le besoin dans les griffes d’intermédiaires sans scrupules, sont privées de leur pouvoir de décision et interdites de toute relation avec les couples pour lesquels elles portent un enfant.

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Elu, catho et en faveur du mariage pour tous

Par Florent Serrette Conseiller municipal d’une commune rurale dans le Jura, catholique pratiquant

 

L’évangile selon saint Matthieu indique : «Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre» (5.39). Mais c’en est assez. Dans le débat pour ouvrir le mariage civil et l’adoption à tous les couples, la hiérarchie de l’Eglise catholique et les groupes les plus traditionalistes ne cessent de prendre la parole pour exprimer leur opposition. C’est leur droit. Nous avons besoin de ce débat, où tous les points de vue peuvent être entendus pour peu qu’ils s’expriment avec respect. Mais ils le font bien souvent en utilisant des arguments au minimum caricaturaux, au pire homophobes, sexistes et scandaleux. Relayés par les médias, ils sont considérés comme représentatifs.

La réalité est plus nuancée. Je suis catholique, pratiquant, élu local et favorable à la mise en œuvre de l’égalité pour tous promise par notre devise républicaine, en ouvrant le droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Je me sens blessé, insulté même, par les déclarations du cardinal Vingt-Trois («supercherie»), du cardinal Barbarin («polygamie», «inceste») ou par les écrits du diocèse de Dijon («pédophilie»).

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« Mariage à l’italienne », un film de Vittorio De Sica

Lundi 26 août à 20h 55 sur Arte
Par Renato Castellani, Tonino Guerra
Avec Sophia Loren, Marcello Mastroianni, Aldo Puglisi
Titre original Matrimonio all’Italiana 30 décembre 1964 en salle | Date de reprise 17 décembre 2014| 1h 42min | Comédie dramatique, Romance

Mariage à l’italienne est un film franco-italien réalisé par Vittorio De Sica, sorti en 1964. Le sujet est une comédie théâtrale en trois actes, Filumena Marturano, écrite en 1946, d’Eduardo de Filippo.

Synopsis
Domenico Soriano (Marcello Mastroianni), un riche séducteur napolitain, a rencontré une prostituée, Filumena Marturano (Sophia Loren), à laquelle il propose de vivre avec lui dans sa demeure. En fait, Filumena se trouve réduite au rôle de bonne pour la mère de Domenico qui est dans un état végétatif et de gouvernante de la maison. En plus de ces charges domestiques, elle en vient à s’occuper du restaurant-pâtisserie de Domenico pendant que ce dernier, libre de toute contrainte, passe son temps à voyager. Après 22 ans de cette vie ingrate, Filumena tombe subitement malade et n’en a plus que pour quelques heures à vivre. Pour soulager sa conscience, Domenico accepte, à la demande du prêtre, de l’épouser In articulo mortis.

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Cuba : la communauté LGBT+ défile pour fêter le mariage homosexuel

Selon des statistiques officielles, 745 couples du même sexe ont célébré leur union depuis l’adoption du nouveau code.
Ils étaient environ 200 à défiler dans les rues de La Havane ce samedi pour célébrer la légalisation du mariage homosexuel, adoptée en septembre dernier.

Quelque 200 personnes ont défilé samedi à La Havane contre l’homophobie et la transphobie, célébrant au rythme de la musique traditionnelle conga la légalisation du mariage homosexuel adoptée dans l’île en septembre.

Scandant «Le socialisme oui, l’homophobie non», les manifestants ont fêté l’approbation en septembre 2022 du nouveau Code de la famille qui légalise le mariage homosexuel, la filiation élargie et la gestation pour autrui, faisant de Cuba le pays le plus progressiste en la matière en Amérique latine. Selon des statistiques officielles, 745 couples du même sexe ont célébré leur union depuis l’adoption du nouveau code.

«C’était une dette du processus révolutionnaire» envers la communauté LGBT+, a estimé à l’AFP Ana Clara León, étudiante en sociologie de 21 ans, bannière arc-en-ciel nouée autour de la taille.

Mariela Castro dans le cortège.
Plusieurs des thèmes inclus dans le nouveau code restent sensibles à Cuba, où la société est encore empreinte de machisme et où le gouvernement communiste a ostracisé les homosexuels dans les années 1960-1970, avant de faire amende honorable.

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L’Eglise protestante unie de France célèbre le premier mariage de pasteures lesbiennes

Ce mariage, qui s’est déroulé à Montpellier, est la première union d’un couple de pasteurs du même sexe.

L’Eglise protestante unie de France (EPUdF) a célébré, samedi 24 juillet, la bénédiction à Montpellier (Hérault) du premier mariage de pasteures lesbiennes, autorisé depuis un synode ayant ouvert en 2015 la possibilité de bénir des couples de même sexe.

Il s’agit de la première union d’un couple de pasteurs du même sexe. « On y va petit à petit, il y a une dimension symbolique importante », explique à l’AFP le pasteur Jean-François Breyne, qui a présidé samedi cette bénédiction au temple protestant de Maguelone, à Montpellier. « Il y a une réalité [sur la question du mariage entre personnes de même sexe dans l’Eglise protestante] qui avance, de fait, assez rapidement », poursuit le pasteur, ravi de « l’impact » de cette célébration pour ses « deux jeunes collègues ».

« Une étape franchie »

« On a fêté ça comme un mariage banal, c’est une étape de franchie pour l’Eglise », témoigne Agnès, l’une des mariées, auprès de l’AFP.

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Mariages homosexuels: des prêtres allemands défient le Vatican

Berlin – Des prêtres catholiques ont lancé lundi une vaste action en Allemagne visant à bénir le mariage de couples homosexuels, auquel le Vatican a récemment réaffirmé sa stricte opposition.

Plus de 100 églises dans le pays organisent des cérémonies de mariages ouvertes « à tous ceux qui s’aiment« , homosexuels, lesbiennes ou hétérosexuels, se joignant ainsi à l’initiative « l’amour l’emporte » lancé par des prêtres, diacres et volontaires. 

« Nous élevons notre voix et disons: nous continuerons à soutenir ceux qui s’engagent dans une vie commune et à bénir leur union« , soulignent les organisateurs sur internet. 

La campagne, critiquée par l’assemblée des évêques, doit se poursuivre sur plusieurs jours. Elle concerne aussi les personnes divorcées, qui ne peuvent plus voir une nouvelle union bénie par un prêtre. 

A la mi-mars, la Congrégation pour la doctrine de la foi du Vatican avait publié une note dans laquelle elle réaffirmait considérer l’homosexualité comme « un péché« , et confirmait l’impossibilité pour les couples de même sexe de recevoir le sacrement du mariage. 

2.600 prêtres, ainsi que de nombreux théologiens et laïcs ont signé en mars une pétition contestant cette ligne, alors même que l’église catholique travaille à une réforme dans le cadre d’un synode axé sur les thèmes sensibles du célibat, des prêtres mariés, et d’une place plus grande réservée aux laïcs et aux femmes. 

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Mauritanie : une femme esclave offerte comme cadeau de mariage

La question de l’attitude jugée trop conciliante du pays face à l’esclavage moderne de nouveau relancée.

— Par Jacques Deveaux —

On connaît son prénom, Moima, on sait également qu’elle est issue de la communauté Haratine. Il y a quelques semaines à Ouadane, au nord de la Mauritanie, cette quinquagénaire a été offerte en dot par un marié à son épouse. En clair, Moima devenait l’esclave de ce nouveau foyer. On n’en sait guère plus sur le contexte de cette affaire. Notamment comment Moima s’est retrouvée esclave, et qui l’aurait vendue. Nullement inquiétées, et sans le moindre remord, les personnes impliquées seraient venues se plaindre du tapage fait autour de la divulgation de cette affaire. Devant témoins, « elles ont affirmé que Moima est leur esclave », précise Aziza Brahim de l’ONG SOS Esclaves-Mauritanie, qui a soulevé l’affaire. Une attitude qui laisse à penser que la pratique semble normale dans ce pays.

L’affaire a déclenché une vive polémique. La Commission nationale des droits de l’Homme du pays, réputée proche du pouvoir, a démenti les faits. « Il n’a pas été établi, après investigations, d’une quelconque preuve de ces allégations », a affirmé Me Ahmed Salem Bouhoubeyni, son président.

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Avec ou sans contrat de mariage les époux doivent participer aux dépenses de la vie commune

Vous vous mariez ou vous souhaitez changer de contrat de mariage ? Une jurisprudence vient rappeler que même dans un régime de séparation de biens, la contribution aux charges du mariage est une règle obligatoire à laquelle les époux ne peuvent déroger. La contribution aux charges du mariage est l’obligation qu’ont les époux de participer à l’ensemble des dépenses de la vie courante : dépenses de logement, nourriture, habillement, santé, éducation des enfants, loisirs…

Deux époux se marient sous le régime de la séparation des biens. Leur contrat de mariage comporte une clause sur la contribution aux charges du mariage. Cette clause indique que « chacun des époux sera réputé avoir fourni au jour le jour sa part contributive, en sorte qu’aucun compte ne sera fait entre eux à ce sujet ». Elle précise également qu’« ils n’auront pas de recours l’un contre l’autre pour les dépenses de cette nature ».

Les époux vivent séparément à compter de l’année 2013. En 2016, l’épouse assigne son époux en contribution aux charges du mariage. Parallèlement, l’époux engage une procédure de divorce. Un jugement rendu par le juge aux affaires familiales le condamne à verser à son épouse une somme au titre de la contribution aux charges du mariage.

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Tanzanie : des mariages entre femmes pour éviter les violences conjugales

— Par Laetitia Reboulleau —

En Tanzanie, 70 % de la population est entièrement dépendante de la terre pour pouvoir survivre. Or, selon la tradition, les femmes ne peuvent ni posséder ni hériter de terres. Pour s’affranchir de cette règle, les femmes du peuple Kuria, dans le nord du pays, utilisent une coutume baptisée Nyumba ntobu (« La maison des femmes »), c’est-à-dire le mariage entre femmes. Ainsi, elles peuvent conserver leur propriété et vivre en toute indépendance des hommes, dans un pays où 78 % des femmes ont été abusées sexuellement, physiquement ou psychologiquement par leur mari.

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Voir la vidéo « Vivre sans les hommes »

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Wajib, l’invitation au mariage d’Annemarie Jacir.

De Annemarie Jacir
Avec Mohammad Bakri, Saleh Bakri, Maria Zreik
Genre Drame
Nationalité palestinien

Synopsis : Abu Shadi, 65 ans, divorcé, professeur à Nazareth, prépare le mariage de sa fille. Dans un mois, il vivra seul. Shadi, son fils, architecte à Rome depuis des années, rentre quelques jours pour l’aider à distribuer les invitations au mariage, de la main à la main, comme le veut la coutume palestinienne du « wajib ». Tandis qu’ils enchaînent les visites chez les amis et les proches, les tensions entre le père et le fils remontent à la surface et mettent à l’épreuve leurs regards divergents sur la vie.

De père en fils, les voix multiples de la Palestine

—Par Dominique Widemann —

La réalisatrice palestinienne, donne un troisième long métrage qui prolonge son récit du quotidien de son peuple avec sensibilité. Elle révèle femmes et hommes de chair et aux destinées singulières.

Abu Shadi (Mohammad Bakri) vit à Nazareth. Il prépare le mariage de sa fille. Selon la coutume palestinienne, les invitations doivent être remises de la main à la main par les hommes de la famille.

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L’ivrogne corrigé ou le mariage du diable : un agréable divertissement

— Par Roland Sabra —

Le sympathique collectif de chanteurs lyriques d’origine antillaise ( COMPA) poursuit son chemin. Il est à l’origine de l’évènement Carib’Opéra que la Martinique a accueilli avec ferveur en 2016 et 2017puisqu’en effet l’an dernier plus de 1500 spectateurs ont assisté aux concerts du Lamentin, de Fort-De-France et du Morne Rouge.

C’est en 1759 ou 1760, les avis divergent, que Christoph Willibald Gluck crée L’ivrogne corrigé ou le mariage du diable. La version présentée aujourd’hui inverse titre et sous-titre.

Gluck dont le public martiniquais a pu voir en 2014 au T.A.C ( Théâtre Aimé Césaire) « L’île de Merlin ou le monde renversé » à été l’ un des grands maîtres de l’opéra du XVIIIe siècle, connu pour sa synthèse, non dépourvue d’une certaine élégance, des traditions lyriques françaises et italiennes lors de la fameuse querelle des Gluckistes et des Piccinnistes qui opposa les défenseurs de l’opéra français aux tenants de la musique italienne. D’origine bavaroise Christoph Willibald Gluck est un des compositeurs les plus importants de la musique de la période classique dans l’aire germanophone avec Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Karl Ditters von Dittersdorf, Franz Krommer et Carl Philipp Emanuel Bach.

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