53 search results for "Ernest Breleur"
Arts Plastiques
Ernest Breleur : visite d’atelier
Samedi 19 & dimanche 20 janvier 2019
Pour la seconde fois depuis 30 ans, Ernest Breleur ouvre les portes de son atelier au public.
For the second time in 30 years Ernest Breleur open is studio to the public.
Voir la vidéo de l’atelier ci-dessous
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Pour la seconde fois depuis 30 ans, Ernest Breleur ouvre les portes de son atelier au public.
For the second time in 30 years Ernest Breleur open is studio to the public.
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Manifestations culturelles, Patrick Chamoiseau
Considérant M. Ernest Breleur…
— Par Patrick Chamoiseau —
Considérant M. Ernest Breleur, je dirais ceci.
Cette œuvre est importante. L’artiste est considérable.
Examinons ce que je mets dans ces deux termes : l’important, le considérable
A
L’œuvre breleur est importante
1 – L’œuvre importante augmente notre réel. Elle ébranle les certitudes qui nous permettent de vivre et qui nourrissent notre idée du beau, du vrai, du juste, du pertinent, du bienfaisant… Toute œuvre importante augmente le réel par un tourbillon d’interprétations possibles qui sollicite votre participation, qui vous oblige à exister autrement en face de son indéfinition. L’indéfinition c’est la préservation d’une grande intensité de possibles. Elle est inconfortable pour celui qui veut être rassuré. C’est pourquoi il est plus facile et plus fréquent de rejeter une grande œuvre, que de la confronter. L’autre manière de la fuir, est de vouloir à tout prix l’expliquer. Celui qui se lance dans une explication, c’est à dire qui cherche à en enlever et les ombres et les plis, prend le risque de se couper de l’œuvre qui elle, demeure et demeurera malgré tout infiniment ouverte. Celui qui explique encourt aussi le péril de rester inchangé en face de l’œuvre, ce qui est une manière assurée de mourir. Lire Plus
Arts Plastiques
Un atelier dans la jungle : Ernest Breleur
— Par Selim Lander —
Sous les tropiques, la conjonction du soleil et de la pluie produit facilement une végétation luxuriante ; un bout de terre suffit pour faire pousser un rideau de verdure impénétrable. La villa du plasticien martiniquais Ernest Breleur[1] a beau être située dans un lotissement assez récent à la périphérie de Fort-de-France, pour qui a le privilège de partager un moment avec lui dans sa véranda, l’écoutant s’exprimer sur sa démarche artistique, sa maison cernée par les plantes en rangs serrés nommées oiseaux de paradis, semble perdue dans une jungle[2].
L’œuvre d’Ernest Breleur mérite qu’on s’y intéresse. J’ai souligné ailleurs la fécondité des arts plastiques en Martinique, seulement comparable à sa fécondité littéraire[3]. Ce n’est pas un hasard si je mettais alors Breleur en premier. Il est à coup sûr le plus « chercheur » de tous les plasticiens martiniquais, celui qui a le plus su (et voulu) se renouveler au fil des années. Une visite dans son atelier le confirme : aucun des lecteurs de l’ouvrage – par ailleurs remarquable mais qui date déjà de 2008[4] – qui lui a été consacré ne pourrait anticiper l’état actuel de ses recherches, au vu de son œuvre telle qu’elle se présentait il y a une dizaine d’années. Lire Plus
Expositions, Patrick Chamoiseau
Breleur total !
Arpenteur des ombres et servant de l’éclat

— Par Patrick Chamoiseau —
Dans la vie d’un artiste, une exposition n’est jamais quelque chose d’anodin. Ce n’est pas seulement une circonstance où il se montre à son public, et partage le degré de questionnement auquel il est parvenu. C’est surtout l’instant où, d’une certaine manière, l’œuvre s’éloigne du créateur et commence à vivre, loin de lui, une vie autonome, dans ce que Saint John Perse appelait un grand « verger d’éclairs ».
Avec nos amis, nous avons toujours essayé de ritualiser le moment du décrochage. Il est pour nous bien plus important que celui du vernissage. Après l’exposition, le cordon ombilical achève de se rompre, l’œuvre se retrouve pour ainsi dire « lâchée » comme on le ferait d’un animal sauvage. Elle commence non pas une vie décidée par l’artiste, mais véritablement un marronnage dans la matière du monde, tout comme une extension imprévisible dans les consciences et les imaginaires qu’elle a pu confronter. Il est précieux pour un créateur de voir le sillage de ce qu’il a créé. Quand l’œuvre est considérable, ce sillage est tissé d’effervescences, de déclenchements, de germinations, d’émergences de toutes sortes. Lire Plus
Expositions
Marché d’art Fondation Clément 17.07.2026 | 06.09.2026
Un rendez-vous majeur pour l’art contemporain caribéen
La Fondation Clément fait de nouveau de l’Habitation Clément l’un des hauts lieux de la création contemporaine dans la Caraïbe avec la cinquième édition de son Marché d’art. Jusqu’au 6 septembre, ce rendez-vous réunit 42 artistes venus de différents territoires caribéens et offre au public une occasion privilégiée de découvrir des œuvres originales tout en échangeant directement avec leurs créateurs.
Pensé comme un espace de rencontres autant que de diffusion artistique, ce marché permet aux amateurs, collectionneurs et simples curieux d’approcher la richesse de la scène régionale. Peintures, sculptures, dessins et techniques mixtes composent une exposition où se croisent des univers très différents, témoignant de la vitalité et de la diversité de la création caribéenne actuelle.
Parmi les artistes invités figurent des personnalités reconnues telles que Victor Anicet, Ernest Breleur, Christian Bertin, Hector Charpentier, Samuel Gelas, Marie Gauthier, Jean-Marc Hunt, Alain Joséphine, Ricardo Ozier-Lafontaine, Philippe Thomarel, Dora Vital ou encore Henri Guédon. Ils côtoient de nombreux autres créateurs confirmés et émergents, parmi lesquels Flavio Délice, Julie Bessard, Mickaël Caruge, Martine Porry, Karine Taïlamé, Prisca Toulon ou Raymond Médélice, illustrant la pluralité des expressions artistiques de la région. Lire Plus
Expositions
Trois expositions plus une à la Fondation Clément
— Par Selim Lander —
Les Martiniquais et le visiteurs de passage ont le privilège cet été de découvrir trois expositions personnelles couplées au traditionnel Marché d’art qui propose aux amateurs deux œuvres d’artistes en général bien connus pour avoir déjà été exposés à plusieurs reprises à la Fondation ou ailleurs. Des œuvres le plus souvent récentes mais l’on peut découvrir des tableaux du début des années 1990 d’Ernest Breleur et d’Henri Guédon (décédé cette année 2026) et même de la fin des années 1980 pour Victor Anicet, le « patriarche » des artistes martiniquais. Avis aux amateurs ! Quant aux prix, il s’étagent entre 250 € et 25.000 € (un 2x2m de Hébert Édau), soit un écart de 1 à 100 ! .
Les expositions personnelles confrontent trois artistes ayant fait des choix esthétiques radicalement différents : la photo et plus précisément le portrait chez Joël Zobel, le fantastique chez Ronald Cyrille, l’abstrait chez Jocelyn Akwaba Matignon.
Joël Zobel descend sur terre
Walter Benjamin dans L’Oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique analysait la révolution artistique induite par les procédés de reproduction ad libitum des œuvres. Lire Plus
Expositions
» La collection sort de sa réserve »
Fondation Clément jusqu’au 28 juin 2026
Collectionner est une mission. Acheter, conserver, montrer, publier. La Fondation Clément a choisi de promouvoir la diversité de la création de Martinique, de la Caraïbe et de sa diaspora.
Une collection, c’est un ensemble indéfini d’œuvres, une somme de singularités à décrypter, ordonner, articuler. Cette exposition vous invite à un voyage au cœur des multiples facettes de l’art contemporain de la Caraïbe en explorant la question de la figure humaine, de la matière à l’œuvre et du cadre.
D’abord la figure humaine, un des sujets de prédilection de l’art occidental depuis la préhistoire. C’est le lieu privilégié de toutes les expériences plastiques. Affranchie des canons classiques, libérée des codes de représentation traditionnelle, le visage ou la silhouette se déclinent à l’infini : de la photographie traditionnelle à la photographie expérimentale, de la peinture figurative au portrait expressionniste, de la silhouette stylisée à la figure fantaisiste, du totem au masque jusqu’à l’évocation abstraite épurée sur film radiographique.
Puis, viennent, dans le second espace d’exposition, le support et les matériaux qui définissent le geste de l’artiste et la matérialité de l’œuvre. Lire Plus
Expositions
La Fondation Clément soutient l’exposition « Paris-Noir ».
Circulations artistiques et lutte anti-coloniales, 1950-2000
Centre Pompidou jusqu’au 30 juin 2025
L’exposition « Paris Noir » retrace la présence de 150 artistes africains, africains-américains et caribéens à Paris dans la seconde moitié du 20ᵉ siècle : de la création de la revue Présence Africaine en 1947 par Alioune Diop, autour du mouvement de la Négritude, qui est une librairie, une maison d’édition et un lieu de rassemblement pour les artistes et les intellectuels venus de ces différents mondes noirs, jusqu’à la création de la Revue Noire dans les années 1990. Cette exposition accompagne 50 ans de décolonisation à Paris, qui agit alors comme un laboratoire anticolonial panafricain et permet aux artistes de penser l’émancipation.
C’est une exposition qui permet à tous ces artistes de s’adosser à des luttes politiques, mais aussi de contribuer de manière décisive à la redéfinition des modernités et des postmodernités à Paris.
On a souvent raconté que les artistes quittaient Paris pour New York après la Seconde Guerre mondiale. Cette exposition nous montre une autre histoire qui vient en faitouvrir cette odyssée du Paris – Monde autour d’axes géographiques qui avaient été ignorés jusqu’à maintenant par l’institution. Lire Plus
Arts Plastiques, Expositions, Peinture, Sculpture
Trois artistes martiniquais à la Fondation Clément
— par Selim Lander —
La Fondation Clément s’attache à faire voir, à promouvoir les artistes antillo-guyanais, tout en faisant découvrir à son public des œuvres venues d’autres horizons mais le plus souvent en relations historiques et affectives avec la Martinique (l’art traditionnel africain, l’art contemporain du Bénin, Télémaque, Pascale Marthine Tayou, etc.). Trois artistes martiniquais, dont un « importé », sont en ce moment à l’affiche, soit dans l’ordre alphabétique Claude Cauquil, Alain Dumbardon et Robert Manscour. Comme ces artistes sont déjà bien connus des amateurs, on se contentera d’examiner ici deux œuvres de chacun.
Les Temps recomposés de Claude Cauquil
En dehors même des amateurs, tout le monde connaît Claude Cauquil à la Martinique, tout en ignorant parfois son nom, pour les grandes fresques peintes sur nos murs, avec ou sans son ami Mickaël Caruge, telle, pour ne citer qu’un exemple, la série de visages plus grands que nature sur le mur situé en face du magasin Bricorama, ex Weldome, à Fort-de-France. Son art, néanmoins, est bien plus divers et s’est encore diversifié au cours du temps avec, d’une part, l’apparition de broderies minutieusement confectionnées et, d’autre part, à l’opposé pourrait-on dire, des toiles de grand format vigoureusement brossées représentant des paysages naturels. Lire Plus
Arts Plastiques, Expositions
« Ya Ax Thé », une rétrospective du groupe Fwomajé
— par Selim Lander —
Préambule : Lors d’une table-ronde qui s’est tenue le 4 décembre à Tropiques-Atrium en marge de l’exposition Fwomajé, les artistes présents se sont plaints de pas être suffisamment mis en lumière dans les médias. Si cela est en effet possible pour les chaînes de radio et de télévision, comme dans l’unique quotidien de l’île et les quelques magazines existants, on ne saurait adresser ce reproche à Madinin’art, sous la houlette de Roland Sabra, qui ne se contente pas d’annoncer les événements culturels mais publie régulièrement des comptes rendus, critiques s’il y a lieu, des spectacles vivants comme des expositions organisées ici ou là et qui ne demande pas mieux que de donner la parole aux artistes désireux de s’exprimer. En l’occurrence, Madinin’Art a déjà largement annoncé l’exposition Fwomajé en reproduisant plusieurs textes du catalogue dès le 3 octobre et, quelques semaines plus tard, par un texte soulignant combien cette manifestation était « incontournable », suivi de l’annonce des rencontres organisées à l’occasion.
Autre sujet d’étonnement pour qui assistait à cette rencontre : que l’extraordinaire travail de la Fondation Clément en faveur des artistes locaux (expositions collectives, personnelles, rétrospectives en tout genre qui font chaque fois l’objet d’une large publicité) n’ait pas été mentionné (en dehors d’une allusion sibylline à une lointaine exposition à « la Case à Léo »). Lire Plus
Expositions
Fwomajé « Les fleurs du Ya Ax Thé » : Quarante ans d’art sous le fromager
Du 01 octobre au 28 décembre 2024 – Salles d’exposition de Tropiques Atrium
Fondé en 1984, le groupe Fwomajé effectue des recherches sur une esthétique caribéenne.
Fwomajé représente un moment fort dans l’histoire des arts plastiques en Martinique et au-delà.
A sa création Fwomajé se compose de : Victor Anicet, Ernest Breleur, François Charles-Edouard, Serge Goudin-Thébia, Yves Jean-François, Bertin Nivor, René Louise.
Cette exposition incontournable retrace 40 ans de création du groupe.
Les fleurs du Ya Ax Thé
Quarante ans d’art sous le Fwomajé
Les fleurs du Fromager volent, elles sont légères, aériennes, rien ne les arrête.
Elles portent en elles un noyau, une substance, la création, et la vie.
Partout dans le monde, elles propagent l’énergie et la puissance de la terre qui les a vues naître ; telles sont les œuvres des maîtres des arts qui ont marqué l’histoire
de la peinture et de la sculpture en Martinique : Le Groupe Fwomajé.
est une nécessité. Il n’était pas concevable que cet anniversaire passe sous silence, alors que le Groupe Fwomajé constitue un phare, un repère incontournable dans le monde des arts plastiques en Martinique, voire dans la Caraïbe. Lire Plus
Expositions
Les Fleurs du Ya Ax Thé – Quarante ans d’art sous le Fwomajé
30 septembre – 28 décembre 2024 – Tropiques Atrium Scène national
— Par Jean-Claude Duverger, Président du Conseil d’administration de Tropiques Atrium Scène nationale —
40 ans, de présence dans le paysage culturel martiniquais.
Merci au Groupe Fwomajé !
40 ans de présence efficiente, de volonté de concrétiser la nécessité de se regrouper.
Cinq hommes se sont réunis, pas dix, pas cent : « le plus petit canton de l’univers peut être l’expression de l’ensemble du monde ».
40 ans d’implication sans faille au service du médium culturel comme gage de réconciliation avec nous-même, une forme d’unification vers une démarche concertée de la valeur ajoutée martiniquaise, de ses atouts, de ses trésors dissimulés, de son esthétique singulière.
Et bien, je crois résolument, que c’est dans cette perspective partagée par toute une génération engagée, que naît le Groupe Fwomajé en 1984, avec l’idée prédominante de créer, sinon motiver une esthétique caribéenne, dont les soubassements seraient portés par cinq acolytes des arts visuels, autour de thématiques diverses : La réminiscence de l’art africain, la réflexion autour du vaudou (quimbois), définir un langage plastique autour de la langue créole et ses résurgences amérindiennes, faire rentrer l’objet amérindien au sein des maisons martiniquaises et autres. Lire Plus
Arts Plastiques, Expositions
Jean-Marc Hunt et le Marché d’art à la Fondation Clément
Negatalent, Jean-Marc Hunt
Avec, d’une part, la seconde exposition personnelle de Jean-Marc Hunt suivant celle de 2015 et, d’autre part, une nouvelle édition du Marché d’art, l’été de la Fondation Clément s’avère particulièrement riche.
L’exposition Jean-Marc Hunt compte pour sa part une soixantaine d’œuvres réparties en trois séries : Negropolitan Museum, Récits cosmogoniques (voir la première photo) et Jardins créoles poursuivies en parallèle par l’artiste, des toiles auxquelles s’ajoutent quelques sculptures. Les deux premières séries peuvent être qualifiées de néo-expressionnistes, la première avec ses silhouettes anthropomorphes esquissées, la deuxième avec les dessins et les messages inscrits en blanc sur des fonds colorés qui peut être même rapprochée de la figuration libre. On y reconnaît l’artiste engagé qui entend, de son propre aveu, « recenser les questionnements dus à la condition noire et antillaise ». Selon Pascal Blanchard, un historien de la mouvance décoloniale qui signe la préface, Hunt « interroge la notion d’afro-français et d’afro-descendant, il révèle les origines de la culture créole et n’a de cesse de bousculer le passé colonial dont les héritages sont toujours présents » (1). Lire Plus
Poésies
Café littéraire & conférence inaugurale de Mai.Poésie à Foyal
Le mardi 16 mai 2023 au Patio19 et à Tropiques-Atrium
17h : Café poétique et dédicaces, en partenariat avec la librairie Kazabul au Patio19
Avec les auteurs et auteurices : Ar Guens Jean Mary, Witensly Lauvince et Lyonel Trouillot (Haïti), Stelle Dibandi, Fanfan Méryt, Nathanaël et Roger Parsemain (Martinique) Hector Poullet (Guadeloupe).
Patio19 :19 Rue Garnier Pagès, Fort-de-France 97200, Martinique
19 h : Tropiques Atrium
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Conférence inaugurale présentée par Claude Dauphin, Professeur émérite de musicologie à l’UQAM et chercheur associé à l’OICRM : De la subversion et de la poétique : Musicaliser la poésie chez les Indigénistes haïtiens.
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Récital poétique « De la poésie comme de la musique – Pwézi sé mizik, mizik sé pwézi »: avec Nelson-Rafaell Madel et Christophe Césaire- Textes choisis par Faubert Bolivar
Mercredi 17 mai
9h30-11h30 : La poésie est dans la rue-Pwézi an lari-a
- François : Stéphane Martelly, Hermas Gbaguidi / Stelle Dibandi
- Robert : Max Rippon, Christina Goh/ Eric Pézo
- Saint-Esprit : Claude Dauphin, Daniel Berté, Gérard Lamoureux, Dieulermesson Petit-Frère, Ar Guens Jean Mary, Patricia Latour, Lyonel Trouillot
- Saint-Pierre : Michel Ducasse, Françoise James Ousénie/ Malik Duranty
- Sainte-Luce : Francis Combes, Stéphanie Melyon-Reinette /Richard Bunod
- Collège Petit Manoir, Lamentin (8h-11h) : Hector Poullet, Françoise Foutou
- Collège Jane Nardal, Diamant (8h30-10h30) : Roger Parsemain, Witensky Lauvince
- 14h-16h / Centre Pénitentiaire, Ducos : Lolita Monga (quartier des femmes), Mehdi Krüger (quartier des hommes)
16h-18h : Martinique Poésie Tour-Pwézi ka Woulé 1/3
(Sur inscription auprès du secrétariat du festival) Saint-Esprit-Ducos
19h : Hommage à Monchoachi
Médiathèque Alfred Melon-Dégras (AMD), Saint-Esprit
- Projection “Monchoachi, La parole Sovaj”d’Arlette Pacquit
- Récital de morceaux choisis de Monchoachi par Faubert Bolivar, Nicole Cage, Malik Duranty, Simone Lagrand, Arlette Pacquit/ Ponctuation musicale Ali Boulo Santo Cissoko (maître de kora)
- Lancement du dernier titre de Monchoachi : « Retour à la parole sauvage » (Ed.
Poésies
« Mai.Poésie » 2ème edition
Du 08 au 14 mai 2023 PoésieCommune
Du 15 au 20 mai 2023 Festival Mai Poésie
Maintenir la poésie
« Et nous entendons fidèles à la poésie, la maintenir vivante :
comme un ulcère, comme une panique,
images de catastrophes et de liberté de chute et de délivrance,
dévorant sans fin le foie du monde. »
Aimé CESAIRE, Tropiques 8-9, Octobre 1943
— Présentation par Faubert Bolivar, Directeur artistique —
La première édition de « Mai-Poésie » a été une réussite à laquelle ont fortement contribué la diversité et la qualité de nos partenaires dont chacun.e a su faire sienne l’idée du Festival.
BALISAILLE est sur la bonne voie pour réussir son pari de « re-créer les conditions propices sinon à un ré-enracinement du moins une ré-institutionnalisation de la poésie en terre martiniquaise ». Nous espérons parvenir à faire à la poésie toute sa place aussi bien dans le cœur et l’esprit de celles et ceux qui nous suivent, mais surtout dans le paysage culturel et institutionnel de l’île. Aussi, de l’avis de toustes la première édition a-t-elle été un véritable succès dont nous pouvons nous inspirer pour la suite. Lire Plus
Arts Plastiques, Expositions
Le Marché de l’art s’installe à la Fondation Clément
– par Selim Lander – Dans la Pinacothèque, la nouvelle salle de la Fondation Clément, cet écrin qui magnifie les œuvres qui y sont exposées, vient de s’ouvrir pour trois mois une exposition-vente réunissant trente-huit artistes caribéens, dont un bon nombre de Martiniquais. Autant dire que les habitants de l’île sont en pays de connaissance. Chacun aura plaisir à retrouver ses artistes favoris et à mieux faire connaissance avec d’autres. Mais la Fondation Clément étant visitée par de nombreux touristes venus d’un peu partout dans le monde, cette exposition est encore une merveilleuse occasion pour les artistes invités de se faire connaître urbi et orbi et, puisqu’il s’agit d’un marché, d’étendre le cercle de leurs collectionneurs par-delà les mers.
Cette exposition est consacrée à la peinture. Seuls trois artistes peuvent être rattachés à la sculpture, quoique ne travaillant ni la pierre ni le bois : Ernest Breleur est présent avec deux caissons de la série « Paysages célestes », Robert Manscour avec ses personnages de verre et Karine Taïlamé avec une pièce de joaillerie. Chez les peintres, le figuratif domine, l’art abstrait n’a plus la vogue d’antan. Lire Plus
Arts Plastiques
Recherches en Esthétique : « Le Désir »
Présentation du 28e numéro de la revue Recherches en Esthétique, « Le désir », janvier 2023.
— Par Martine Potoczny —
Cette présentation est un retour d’expérience en tant que première lectrice de ce nouveau numéro de la revue Recherches en Esthétique et j’espère que ce partage sera à même d’animer le désir du lecteur d’aller à la découverte de ce volume, ou encore de compléter le bel ensemble de 28 thématiques, autant de traces, une mémoire, qui érigent cette revue au rang de collection.
Fidèle à sa ligne de présentation, la première de couverture donne le ton : un fond rouge puissant accueille la reproduction d’une œuvre de Ricardo Ozier-Lafontaine, artiste de Martinique. Tirée de la série Les gardiens, cette œuvre est intrigante avec la représentation d’un personnage mystérieusement hybride et dont l’univers graphique tout à fait particulier suscite le questionnement.
La graphie du titre formule simplement Le désir, mais il s’agira plus précisément de la relation entre art et désir, une relation qui ne concerne pas seulement l’artiste, mais aussi le public. Dans les premières lignes de l’éditorial, Dominique Berthet pose d’emblée la question qui est le fil directeur de ce numéro : « En quoi le désir peut-il concerner l’art » ? Lire Plus
Arts Plastiques
Le Désir dans l’art
— Par Selim Lander —
« Nous n’étions que des hommes, il ne saurait y avoir de victoire,
le désir, juste, jusqu’à l’engloutissement », Laurent Gaudé.
La dernière parution de la revue annuelle Recherches en Esthétique est titrée « Le désir ». Que ce dernier soit le moteur de l’artiste, nul ne le niera, mais faut-il pour autant accepter le jugement de Laurent Gaudé (qui n’est d’ailleurs pas repris dans ReE, il constitue la dernière phrase de son roman Écoutez nos défaites) ? Toute l’histoire de l’art ne témoigne-t-elle pas en effet de « victoires » ou tout au moins de succès éclatants ? Sans doute à ceci près que l’œuvre n’est plus à proprement parler l’art, c’est l’objet inanimé que l’artiste a laissé derrière lui. Elle n’est certes pas complètement morte puisqu’elle vit encore dans le regard du spectateur mais l’on n’est plus à ce moment-là dans l’art au sens premier (du latin ars, artis) qui est avant tout action. Au sens le plus général, il est en effet selon le TLF, « l’ensemble de moyens, de procédés conscients par lesquels l’homme tend à une certaine fin, cherche à atteindre un certain résultat ». Lire Plus
Critiques d'Art, Expositions
Cinq questions à Alain Joséphine
Exposition « de feu et de pluie », visible à la Fondation Clément, du 20 octobre au 12 décembre.
— Propos recueillis par Matilde dos Santos Ferreira, critique d’art et curateur indépendant —
Produite par la Fondation Clément en partenariat avec la DEAL et le PNRM dans le cadre de la candidature de la Martinique à l’inscription sur la liste patrimoine UNESCO.
Le titre de l’exposition « de feu et de pluie » renvoie aux deux versants d’une même gestation : car la Martinique est bien la fille des entrailles fumantes de la terre et des pluies provoquées par le relief, donnant naissance aux forêts tropicales humides. Partant de l’idée que le volcan impacte la vie de l’homme très au-delà de la science et des catastrophes, il a été demandé aux artistes de travailler sur le processus éruptif comme métaphore, voire l’essence de la création. Cinq œuvres ont été créées pour l’exposition : les installations «Respé twa fwa » de Christian Bertin, «Sismographie méga-poétique » de Julie Bessard, « Composition Tellurique » d’Hervé Beuze, « Le jour d’après » de Ricardo Ozier-lafontaine et le triptyque « Un démiurge » de Jean-Baptiste Barret. Lire Plus
Manifestations culturelles
Lettre d’information de la Direction des Affaires Culturelles de Martinique. Novembre 2021
Édition du 15/11/2021
Depuis le 8 novembre dernier, la vie culturelle reprend un nouveau cycle en Martinique : pour tenir compte d’une situation sanitaire dont les indicateurs épidémiologiques s’améliorent mais sont toujours préoccupants, le couvre-feu s’effectue de 20h à 5h et les établissements culturels recevant du public bénéficient d’une facilité permettant au public de retourner à son domicile jusqu’à 22h.
Le public est ainsi invité, en cas de contrôle, à présenter l’attestation de déplacement dérogatoire ainsi qu’un justificatif (carte de membre d’une école de pratiques artistiques, billet de spectacle, ticket de cinéma…).
Ces modalités, vouées à perdurer jusqu’à la fin de l’année 2021, permettent une reprise de la programmation culturelle en soirée dans le respect des mesures et des gestes barrières.
Mobilisée pour accompagner cette relance du secteur culturel, l’équipe de la Direction des affaires culturelles reste à l’écoute des artistes et des acteurs culturels pour leurs projets à réaliser en 2022. Les dossiers de demande de subvention pour l’année 2022 sont à adresser avant le 10 décembre 2021 (hors appels à projet spéficiques).
Ensemble, pour #VivreLaCulture
Christophe Pomez
Directeur de la publication
Directeur des affaires culturelles de la Martinique Lire Plus
Expositions
Un collectionneur sous les tropiques
— Par Selim Lander —

Thierry Jarrin – Gardien 1 – 2007
Bernard Hayot, président du groupe éponyme qui s’étend bien au-delà Antilles mais dont la maison mère se trouve en Martinique, a constitué une collection de plusieurs centaines d’œuvres d’artistes caribéens, ou caribéens d’origine à l’instar d’Hervé Télémaque (Haïti) ou Philippe Thomarel (Guadeloupe), avec quelques rares exceptions (comme le Chilien Roberto Matta). Car le collectionneur, également mécène, s’avère un acteur incontournable du paysage artistique caribéen autant par ses achats que par les expositions qu’il organise sur les cimaises de son musée du François, voire hors de Martinique (Paris, Miami). Ce mécénat explique sans doute, au-delà des goûts du collectionneur, l’éclectisme d’une collection dont les quelques œuvres reproduites ici ne rendent absolument pas compte.

Hervé Télémaque – Et la narine d’Amin n°2 – 1977

Bruno Pedurand – La découverte – 2008 -détail
Celle-ci comporte en effet aussi bien des peintures que des sculptures sur divers supports, des assemblages ou des photographies, œuvres figuratives et abstraites qui traduisent tantôt une technique sophistiquée tantôt relèvent d’un art brut. En réalité, en dehors des grandes installations qui y font défaut, cette riche collection apparaît largement représentative de l’art actuel, « moderne » ou « contemporain ». Lire Plus
Expositions
« La collection sort de sa réserve!»
26 avril – 17 juillet 2020. Exposition collective à la Fondation Clément
Thierry Alet, Victor Anicet, Patricia Baffin, Abel Barroso, Christian Bertin, Alex Bertrand, Julie Bessard, Hervé Beuze, Ernest Breleur, Mickaël Caruge, Claude Cauquil, Fermin Ceballos, Robert Charlotte, Chantal Charron, Ronald Cyrille, David Damoison, Jean-Joseph Dumas, Alain Dumbardon , Edouard Duval-Carrié, Hebert Edau, Fred Eucharis, Samuel Gélas, Rodrigue Glombard, Henri Guedon, Habdaphaï, serge Hélénon, Jean-marc Hunt, Thierry Jarrin, Valérie John, JonOne, Kcho, Khokho René Corail, Jean-luc Laguarigue (de), Louis Laouchez, Stonko Lewest, John Lie-A-Fo, Audry Liseron Monfils, Roberto Matta, Maure, Raymond Médélice, Christophe Mert, Ismael Mundaray, Mounia Orosemane, Ricardo Ozier-Lafontaine, José Pelletier, Michel Rovelas, Shirley Ruffin, Luz Sévérino, Kelly Sinnapah Mary, Hervé Télémaque, Philippe Thomarel, Thierry Tian-Sio-Po, Laurent Valère, Wolfric.
. Collectionner est une mission. Acheter, conserver, montrer, publier. La Fondation Clément a choisi de promouvoir la diversité de la création de Martinique, de la Caraïbe et de sa diaspora. Une collection, c’est un ensemble indéfini d’oeuvres, une somme de singularités à décrypter, ordonner, articuler. Cette exposition vous invite à un voyage au coeur des multiples facettes de l’art contemporain de la Caraïbe en explorant la question de la figure humaine, de la matière à l’oeuvre et du cadre. Lire Plus
Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau
Publication des « Manifestes » d’Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau
Les Manifestes des écrivains Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau paraîtront le 4 février en librairie, à l’occasion du 10ème anniversaire du décès d’Édouard Glissant. Il s’agit de leurs divers textes théoriques et critiques, de textes de réflexion, publiés entre 2000 et 2009.
La sortie de Manifestes, programmée à cette date par les Éditions La Découverte et les Éditions de l’Institut du Tout-Monde, peut s’entendre comme un hommage à Édouard Glissant, disparu à Paris, le 3 février 2011, à l’âge de 82 ans. Un auteur martiniquais qui par ses écrits a influencé profondément son époque. Son ami de longue date, Patrick Chamoiseau, prix Goncourt en 1992 pour le roman Texaco, l’a accompagné dans son parcours intellectuel. Ensemble, ils ont publié les Manifestes, qui traitent entre autres de thèmes sociétaux, et qui sont réunis aujourd’hui pour être édités dans un seul ouvrage, dont l’avant-propos est écrit par Patrick Chamoiseau lui-même, sous le titre de Malgré tout. La postface, Une poétique de la politique, est quant à elle proposée par Edwy Plenel, journaliste politique français qui participe au site d’information indépendant Médiapart. Lire Plus
Expositions
« J-expose + Numeris Clausus »
Du 15 janvier au 10 mars 2021. Fondation Clément.
Le projet est une tentative expérimentale de présenter quelque chose de nouveau. Une présentation de la créativité guadeloupéenne avec deux expositions distinctes. Une exposition numérique J-Expose et une exposition à la Fondation Clément Numéris Clausus. Chacune répondra aux normes du monde auquel elles appartiennent ; le numérique ou le réel, avec des composantes communes.
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J-Expose est une exposition qui vise à faire apparaître le dynamisme de la scène artistique de Guadeloupe. Elle devait se tenir en avril 2020 à la Fondation Clément mais a été suspendue à l’occasion du confinement. Quand la Fondation m’a renouvelé la commande, j’ai conçu une autre exposition pour le lieu et proposé de maintenir J-Expose en tant que projet numérique. J’ai choisi ce format parce qu’aujourd’hui – post confinement – il me semble plus efficace qu’une exposition in situ pour offrir au plus grand nombre une fenêtre sur la créativité des artistes guadeloupéens.
Le confinement, le covid-19 et la crise qui les a accompagnés ont accéléré de façon brutale le taux de participation du numérique dans notre vie. Lire Plus

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