Situé dans les
hauteurs du Lamentin
(direction St
Joseph) au quartier
Chambord. Josiane
Marie Sainte,
agrobiologiste,
paysagiste, nous
accueille avec son
équipe dans le cadre
d’une nature libre.
Il fallait ce
passage dans un
chemin razié ,
néanmoins voiturable
pour bien comprendre
que nous avançons
vers un lieu quasi
magique . Une
lumière matinale
voilée par l’ombre
d’une pluie de
saison s’attarde sur
les herbes dorées
autour de nous et
révèle ces
minuscules
particules en
suspension qui ne
sont que l’haleine
des plantes et
ajoute encore au
suspens de l’endroit
qui apparait d’un
coup : Serre
cathédrale,
bonbonnerie savante
ou atelier
d’artiste ? C’est
dans ce morceau de
verdure que Josiane
fait prospérer son
agriculture
organique celle que
l’on nomme Bio. Un
silence habité par
le murmure de
plusieurs dizaines
de variétés de rimed
razié, ouvre une
géographie de la
santé aussi vieille
que le monde où
l’avenir se lit dans
le passé.
L’inventaire d’une
vie ; replongée dans
des contextes
d’alors, retrouvés
intacts dans les
odeurs et les
enthousiasmes
d’aujourd’hui
« nous sommes faits
de temps, quelque
part, le jour et la
nuit coexistent ».
Expliquant par le
menu les vertus de
ses plantes amies
avec lesquelles elle
devise sans cesse.
Passant sans à-coup,
d’une plante,
l’autre avec la même
aisance, la même
verve gourmande. Sa
quête de
l’authentique ne
déborde cependant en
rien d’une sorte
d’absolu animé par
une passion
exclusive. Toujours
à l’écoute de la
nature, sa logique
cartésienne parle de
ce qu’elle connait
et, Josiane connait
ce dont elle parle
.Elle est dans cette
exigence
inexpugnable, une
conviction
inviolable que la
nature approuve dans
une adéquation qui
répond aux besoins
de l’homme. «
J’ai eu le privilège
d’avoir grandi à la
campagne, à l’époque
où le jardin était
le grenier et la
nature notre
pharmacie » nous
confie-t-elle « initiée
par une grand-mère,
encore vivante, 103
ans et un père très
nature, notre
instinct en cas de
(petit et gros bobo)
était que telle
plante ou feuille
procurait la
guérison. »
« Mon peuple périt,
faute de
connaissance »