Il y a des livres qui
semblent échapper à toute
échelle de valeurs ; des livres
qui vivent, parlent et souvent
nous enseignent ce que les
sciences et les doctrives
traditionnelles ne savent pas,
ne peuvent ou ne veulent par
voir.
Le
Prophète de Khalil Gibran est de
ceux là.
Dès sa parution, en 1923, le
succès fut immédiat. Ce texte
fait aujourd’hui partie des
grands classiques de la
littérature mondiale. Il suscite
encore, de nos jours, l’intérêt
de milliers de lecteurs.
Le
mystère de ce succès n’est,
peut-être, pas si diffcile à
percer : le message du livre est
universel, hors temps car il
parle au cœur de nous tous.
Le
message essentiel du prophète
est celui de la reconnaissance
envers l’existence et vers les
mystèrieux mécanismes qui la
régulent. Chacun de nous ayant
la capacité de cette
compréhension, au-delà de toute
appartenance à une culture, une
langue ou une religion.
Mise en scène : Au centre de la
création scénique, un comédien,
Michel Le Royer, un
percussionniste, Francesco
Agnello, une voix off : Michael
Lonsdale. L’univers sonore qui
entoure la mise en scène est
réalisé par des instruments de
percussion joués en direct.
MICHEL LE ROYER
Michel le Royer, né à Carrouges,
a fait ses études au Lycée
Lakanal à Paris et s’orientait
vers une carrière de
vétérinaire, lorsqu’il eut un
véritable coup de foudre pour le
thèâtre en assistant à une
représentation de Dialogue des
Carmélites.
Il
suivit la filière classique :
conservatoire, Comédie
Française. Son talent de
comédien, et son physique de
jeune premier sportif lui
ouvrent les portes de la
télévision française, alors en
pleine période créative et du
cinéma pour des rôles avec cap
et épée. On se souvient de son
Lafayette et il demeure le
personnage central de
l‘inoubliable Chevalier de
Maison Rouge.
Au
théâtre il a joué tous les
grands rôles du répertoire,
(Beaumarchais, Giraudoux,
Rostant, Musset, Pirandello
etc.) dans la compagnie Marcelle
Tassencourt, puis plus tard chez
Jean Danet aux Tréteaux de
France. Mais il a joué aussi
Françoise Dorin, Frédéric Dard
et Edouard Bourdet etc.
Il
a ouvert un cours de théâtre à
Lyon, pour faire entendre aux
jeunes que l’avenir est attirant
à condition de se souvenir du
passé.
FRANCESCO AGNELLO
Percussionniste (1er prix de
conservatoire), il découvre le
théâtre grace à Peter Brook,
dans la tragédie de Carmen où il
est percussionniste solo.
Depuis lors il travail sur le
concept de l’harmonisation de la
voix, du geste et de l’espace.
Il
a adapté, créé la mise en scène,
la musique et la scénographie de
L’extra-Ordinaire François
d’Assise, La Boutique d’Orfèvre
et le Prophète de Khalil Gibran.
Extraits de presse
Michel Le Royer fait oublier un
instant, par son excellente
interprétation, qu’il ne fait
que jouer Le Prophète. Le public
boit ses paroles de vérité comme
si elles étaient siennes. Le
texte de Khalil Gibran n’a pas
pris une ride. Il est
intemporel.
Avec un décor fait d’éléments
naturels : bois, sable, eau,
feu, cette œuvre nous ramène à
l’essentiel. La mise en scène
toute en métaphores, ne manquera
pas de frapper les esprits du
sens des mots. (Théâtrothèque)
Michel Le Royer investit avec
talent le personnage du
Prophète, il est le Prophète
avec sa sérénité, son aura, son
discours, son attitude. Il ne
joue plus, il est. La voix est
riche, grave, modulée. Instant
incomparable d’une fiction
devenue réalité.
Francesco Agnello, qui assure
l’adaptation et la mise en scène
et en musique est merveilleux de
justesse dans des phrases
musicales, rien de clinquant,
tout en douceur, harmonie, tout
en symbiose. (La Marseillaise).
Le
travail de Francesco Agnello est
vraiment probe. Grand musicien,
il joue des sons et s’aide de la
voix envoutante, du beau
physique de Michel Le Royer pour
toucher les cœurs. (Le Figaro
magazine)
D’une voix claire le comédien a
su faire souffler sur le public
un vent de poésie et de sagesse
mêlée de méditation (Ouest
France)
Ca
et là des instruments,
hétéroclites, qui, inertes,
rythment l’espace et, animés,
vibrent à l’unisson du texte
sous les frappes maîtrisées du
brillant percussionniste qu’est
Francesco Agnello, également le
metteur en scène. Tambours
d’eau, gong, orgues de tuyaux en
plastique et autres objets
sonores non identifiés
accompagnent de sonorités
irréelles la déclamation toute
en nuance du troublant Michel Le
Royer. Alliant douceur, sérénité
et éclats, ses pieds nus foulant
le sable, il nous parle avec
chaleur, nous pénètre de son
regard bleu pétillant et joue
avec les signes de lumière.
(Béatrice Fantini, Rue du
Théâtre, le quotidien du
Festival Off d’Avignon 2006)